Staps
De Boeck Université

I.S.B.N.sans
152 pages

p. 139 à 142
doi: 10.3917/sta.061.0139

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Chronique bibliographique

no 61 2003/2

Bessy Olivier, Hillairet Dieter, Les espaces sportifs innovants, PUS, 2002.

Réalisé sous la direction d’Olivier Bessy et Dieter Hillairet, l’ouvrage en deux volumes « Les espaces sportifs innovants » nous offre une source d’information originale et diversifiée sur la question de l’innovation dans les équipements et sur celle des nouvelles pratiques.
Le travail se structure intelligemment. Un historique nous rappelle l’enracinement économique, culturel et politique des espaces sportifs. L’analyse de la demande permet de souligner l’importance de l’innovation comme forme d’adaptation aux pratiquants de sport. Ce travail ne se contente pas de proposer un état de la demande, il soulève la question de l’offre à l’aide d’approches qui mêlent perspectives théoriques et présentation d’études de cas. Ce livre est construit à partir de la contribution d’auteurs s’appuyant sur la sociologie, les sciences de gestion, la géographie, l’économie ou encore l’architecture ; les universitaires y côtoient des professionnels et le mélange donne un ouvrage d’une grande richesse.
La question de l’unité des contributions est évidemment problématique. La diversité des textes, tant dans le style que le fond, et les difficultés liées à la définition de l’innovation risquaient de poser des problèmes de cohérence à l’ouvrage. En effet, certaines contributions portent sur l’analyse de la demande sans que le lien avec l’innovation ne soit rappelé précisément. D’autres portent sur l’offre à partir d’une sélection de pratiques qualifiées d’innovantes. D’ailleurs faut-il parler d’innovation alors que les systèmes d’offre échappent rarement à l’impératif de l’innovation ? A partir de quand faut-il utiliser ce terme ?
Conscients des problèmes liées à l’ampleur du projet et aux difficultés de définition de la notion d’innovation, O. Bessy et D. Hillairet nous proposent une classification très utile pour tenter de clarifier la diversité des approches de l’innovation. Ils donnent ainsi de la cohérence aux propos des différents auteurs. Si les offres marchandes ont probablement tendance à adapter plus rapidement leurs produits en raison des menaces concurrentielles qui existent, ces adaptations ne sont pas nécessairement innovantes et toutes les innovations ne sont pas toujours très pertinentes. L’ouvrage nous rappelle ces difficultés en s’attachant à analyser la diversité des formes d’innovation. En effet, malgré les difficultés d’identification des processus d’innovation, les auteurs nous présentent de nombreuses analyses des adaptations de l’offre aux transformations de la demande. Ils nous livrent des informations et des réflexions précieuses à l’analyse des innovations tant en ce qui concerne l’offre non-marchande que marchande. Les pratiques de montagne, de forme, de glisse, d’aventure et les équipements (piscines ou stades), les espaces urbains ou ruraux sont étudiés dans cet ouvrage. Par exemple, les analyses du fonctionnement des « espaces eaux-vives » ou des espaces sportifs ouverts peuvent être des exemples très utiles à comprendre. Les étudiants qui souhaiteraient se spécialiser dans le management du sport ou les acteurs des collectivités locales pourront y trouver des références de qualité.
L’ouvrage propose également de clarifier la consommation des sportifs par une classification de leurs besoins. Les caractéristiques de la demande sont rappelées au gré des différents chapitres. Les auteurs proposent d’ailleurs de donner un cadre général à l’analyse des besoins sportifs. Cette partie du travail est peu moins convaincante. Comme dans de nombreuses approches des sciences de gestion la notion de besoin y est traitée de façon trop fonctionnaliste. Cependant, le livre n’est pas centré sur la demande et eu égard à l’intérêt du travail et à la richesse des analyses, il s’agit d’un défaut très mineur.
Fabien Ohl
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Michel Raspaud, Les enjeux des expéditions sur les plus hautes montagnes du monde. 1880-2000, PUG, Sports, cultures, sociétés, 2003,

Cet ouvrage traite des expéditions sur les montagnes de l’Himalaya. Il s’agit de comprendre les conditions dans lesquelles les Occidentaux se sont engagés dans la conquête des plus hauts sommets de la planète (les plus de « 8 000 »), les contraintes auxquelles ils ont dû faire face, la manière dont ils les ont contournées ou les échecs qu’ils ont subis.
Mais, cette histoire de l ‘himalayisme qui s’est constituée à partir de la fin du XIXe siècle, au-delà de ses aspects matériels -les expéditions et leur organisation -, s’inscrit aussi dans un siècle aux multiples vicissitudes et changements fulgurants. Guerres locales ou mondiales ; tensions géopolitiques ; colonisation, décolonisation et émergence du tiers-monde ; transformations économiques et progrès technologiques ; interpénétrations culturelles ; sportivisation des sociétés occidentales ; Tous ces éléments, peu ou prou ont eu une influence sur la pratique et les transformations de l’himalayisme.
L’ambition de ce livre est de montrer que la compréhension de l’évolution de la pratique de l’himalayisme n’est pas totalement indépendante des transformations de ce siècle.
Michel Raspaud est professeur des Universités, directeur de l’UFR APS à l’université Joseph Fourier de Grenobleil effectue ses recherches au sein du laboratoire « Sport et environnement social ». Fasciné par l’Himalaya, sportif et spécialiste des sports de montagne, il enseigne la sociologie du sport.
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Gilles Vielle-Marchiset, Sports de rue et pouvoirs sportifs, Presses Universitaires Franc-Comtoises, 2003

A l’aube des années quatre-vingt, l’avènement de pratiques auto-organisées en milieu urbain ont bouleversé le paysage sportif. L’espace des pouvoirs sportifs locaux est alors mis en question par ces nouvelles significations sportives. Cet ouvrage propose une analyse des conflits (les structures et les agents concernés, les modalités, les enjeux) inhérents au développement de sports de rue. Les revendications de ces sportifs auto-organisés amènent un nouveau partage du pouvoir sportif local et surtout de nouveaux modes de domination. Ce processus est l’expression d’un net changement dans l’espace sportif local.
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Jean-Pierre Augustin, Le sport et ses métiers. Nouvelles pratiques et enjeux d’une professionnalisation, 2003, La Découverte, les métiers du social

Le sport n’est plus seulement un mode de loisir, une organisation institutionnelle ou un ensemble de techniques : il est devenu un enjeu économique et un gisement d’emplois. Accompagnant la progression des pratiques sportives et ludosportives, les métiers du sport ne cessent de se développer, même si nombre d’entre eux ont encore des statuts mal définis.
On assiste ainsi à la création de nouveaux métiers – régis à la fois par les règles du marché et par une multitude d’organismes publics et privés – et à la professionnalisation accélérée d’un secteur longtemps limité par l’idéal olympique de l’amateurisme. Les perspectives qui s’ouvrent pour ces nouveaux métiers dépassent le simple cadre des pratiques pour venir répondre à des besoins émergent en termes d’organisation et de gestion. Cet ouvrage fait donc le point sur les pratiques, métiers et formations liés au sport et analyse leurs évolutions. Destiné à un vaste public, il s’adresse tout d’abord, aux jeunes et en particulier aux étudiants, à qui il fournit une véritable synthèse sur le sujet. Il concerne également les responsables sportifs, les élus et les aménageurs, mais il se veut plus largement une introduction approfondie pour tous ceux qui désirent saisir les enjeux de la professionnalisation et de la formation aux métiers du sport.
Jean-Pierre Augustin, professeur à l’université Michel de Montaigne-Bordeaux-III et chercheur à la Maison des sciences de l’homme d’Aquitaine (MSHA), est l’auteur de plusieurs ouvrages sur les formes d’actions collectives et les institutions liées au sport et à l’animation. Il est président de l’Observatoire national des métiers de l’animation et du sport (ONMAS).
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Catherine Carpentier-Bogaert, Didier Demazière, Yves Maerten, Williams Nuytens, Pascal Roquet, Le peuple des tribunes. Les supporters de football dans le Nord/Pas-de-Calais, Béthune, Documents d’Ethnographie Régionale du Nord-Pas-de-Calais, N° 10, 1998

Supporter son équipe de football c’est prendre rang sur la scène sociale, s’exprimer publiquement, s’exposer aux autres. C’est pourquoi le supporter révèle indissociablement les solidarités collectives et les tensions entre groupes, de la cohésion et de la différenciation sociale. Cette publication est le résultat d’enquêtes historiques, sociologiques, et ethnologiques sur les supporters de football des grands clubs de la région. Les auteurs se sont mêlés aux foules qui composent les tribunes, ils ont saisi l’atmosphère des cafés de supporter, ils ont accompagné des groupes dans leurs déplacements lors de matchs à l’extérieur, ils ont interviewé de nombreux passionnés. Les contributions des auteurs, les documents d’époque, les reportages photographiques montrent comment le football s’insère dans le vies individuelles, génère des sociabilités, cristallise des identités collectives.
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Dieter Hillairet, Economie du sport et entrepreneuriat, Collection Economie et Innovation, L’Harmattan, 2003,

L’économie du sport est un champ d’étude récent dans les sciences sociales et économiques. Jusqu’à présent, l’analyse portait principalement sur le comportement des « grands » et des « médiatiquesé » (le big sports business), tels les grandes entreprises (production et commerce), l’Etat et les institutions internationales (CIO, fédérations… ), les médias, les stars et les clubs vedettes du sport pro, les ménages… et finalement peu sur les « petits » acteurs, tels les petites et très petites entreprises ou encore les travailleurs indépendants (le small sport business). Si les premiers sont décisifs dans l’épanouissement du marché (chiffre d’affaires, flux des transactions, mondialisation, équilibre des échanges…), ce sont les seconds qui participent le plus à la vitalité du secteur des Sports et des Activités en Relation (SAR), au développement économique et social (innovations, création d’entreprises et d’emplois…). L’auteur, tout en démontrant (dans la première partie de l’ouvrage) l’importance d’une économie du sport maximaliste centrée sur le profit, la croissance et la logique du marché, prouve que l’activité des petites structures et le phénomène entrepreneurial sont tous deux prépondérants. Il aborde (dans la deuxième partie) les principaux champs de l’entrepreneuriat à travers l’esprit d’entreprendre, l’impact et les caractéristiques des petites entreprises, le lancement d’activités nouvelles… mais aussi à travers l’analyse socio-économique de l’entrepreneur (traits de caractère, capital expérentiel, facteurs-clés de succès, typologies et profils des créateurs…).
Parce que conçu dans un esprit propédeutique aux sciences économiques et sociales du sport, l’ouvrage s’adresse aux étudiants, aux enseignants, aux chercheurs… mais aussi à tous ceux qui désirent étendre leurs connaissances dans le domaine.
Dieter HILLAlRET est Maître de Conférences à l’Université Blaise Pascal (Clermont-Ferrand II). Ses travaux et publications portent sur la gestion de l’innovation, l’entrepreneuriat (économie et socio-économie de la petite entreprise et de l’entrepreneur) ainsi que sur le développement d’activités nouvelles. Il est aussi l’auteur de L’innovation sportive. Entreprendre pour gagner dans la même collection.
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Stéphane Lamache, Volley-ball. Méthode d’entraînement, 2002. Chiron éditeur.

Le volley-ball est un sport très différent des autres sports collectifs ; en effet, c’est un sport où la balle ne peut être arrêtée, ce qui veut dire que l’apprentissage technique, tactique et stratégique du jeu doit faire une large part non seulement au travail de contrôle de la balle mais aussi à l’intelligence du jeu. Tout va en effet très vite en volley ; plus on approche du haut niveau et plus le choix du geste technique, déterminant, doit devenir quasiment instinctif.
On comprend donc que l’apprentissage du volley-ball doive impérativement se faire de façon évolutive et mesurée. On ne peut pas mettre, à l’entraînement, les débutants dans une situation de match à six contre six si l’on souhaite leur faire apprendre telle ou telle habileté technique ; il faut bien au contraire adapter le jeu de telle sorte qu’ils puissent maîtriser un à un les différentes parties du volley jusqu’à pouvoir, en situation de match, prendre les bonnes décisions de jeu. Stéphane Lamache le sait bien : il est entraîneur depuis près de quinze ans ; c’est pourquoi il a mis au point une méthode d’entraînement claire, pratique, efficace. Afin d’accompagner les jeunes joueurs jusqu’au plus haut niveau et développer chez eux l’intelligence du jeu. On trouvera notamment à cet effet une soixantaine de fiches d’entraînement permettant de travailler avec les joueurs toutes les habiletés techniques, tactiques et stratégiques.
L’ouvrage de Stéphane Lamache sera en clair incontournable pour tous les éducateurs, entraîneurs et autres professionnels du volley-ball soucieux d’atteindre avec leur équipe une qualité de jeu optimale.
Stéphane Lamache, professeur d’EPS, conseiller pédagogique sur l’académie de Paris, est entraîneur diplômé d’Etat, membre du jury du brevet d’Etat. Formé à l’école de volley de la V GA Saint-Maur et du Racing Club de France, il a été champion de France junior en 1986. Joueur de niveau national de 1986 à 1996, il a suivi un stage de présélection en équipe de France espoir : Il est entraîneur en école de volley depuis 1988 (niveaux poussins, benjamins, minimes, cadets et juniors).
La rédaction
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