2003
STAPS
Chronique scientifique
Soutenance de thèses
Résumé détaillé de la thèse, Dynamique
politique et sociale au Bénin : le mouvement associatif sportif ou les enjeux
du pouvoir : 1960-2001, par Pascal
DAKPO, Tél : (00229) 33 69 69,
Pascaldakpo@ hotmail. com,
Sous la direction de Nancy MIDOL et Borhane
ERRAÏS
D’un volume de 565 pages en deux tomes, la thèse est articulée
en quatre parties et structurée en 25 chapitres et onze pages de
bibliographie.
Le sport connaît aujourd’hui une évolution telle que celle-ci
révèle des interactions intimes entre sa pratique et les autres champs de
l’activité humaine : politique, idéologique, social et culturel. On peut noter
que l’évolution fondamentale de ce caractère dynamique de la pratique sportive,
semble être la forte implication de la politique dans le système sportif dans
tous les pays et tout particulièrement dans ceux en développement
(Tiers-monde).
L’objectif de cette thèse a été d’étudier le mouvement sportif
associatif comme système fonctionnel d’action. Différentes disciplines
sportives, comme
matériau et support
ont permis d’analyser la dynamique politique et sociale, les enjeux et les
stratégies qui s’y inscrivent. Le questionnement a porté sur l’interaction
entre l’Etat, le mouvement associatif et la société. A travers la pertinence de
l’analyse du phénomène sportif tel qu’il se déploie au Bénin à l’ère de la
démocratie, la thèse a appréhendé l’écologie
[1] sociale et politique de ce pays en privilégiant les
interactions entre le politique et le sportif. Les modèles d’analyse du
politologue David Easton ont permis d’aborder la vie politique comme un système
ouvert et adaptable
[2] et
les thèses de Norbert Elias et E. Dunning ont souligné par ailleurs la
pertinence de l’analyse sportive comme «
clé de
la connaissance de la société »
[3].
Remarquons sur le plan national, que le Président béninois
Mathieu Kérékou a montré en 1986 son intérêt pour le sport en participant au
premier cross
[4] à
Cotonou dans le cadre de la première journée nationale des sports, sous un
impressionnant tapage médiatique ? Ces états de fait, pourraient à ces égards
rejoindre l’idée avancée par Kidane Fékrou qui considère que le «
phénomène sportif, fait social est devenu une affaire
concernant directement les chefs d’Etat et les gouvernements
[5]
».
Ces exemples montrent la relation qui lie politique et sport
s’exprime à travers 3 axes :
- l’exploitation patriotique et nationaliste de l’événement
sportif ;
- l’utilisation du sport comme support de la
diplomatie.
- l’exploitation de l’espace social du sport à des fins
électoralistes, de conquête et de captage de pouvoir.
Dans la thèse, il s’agit d’analyser des stratégies de conquête
du pouvoir politique par le truchement du mouvement sportif béninois. Le sport
servirait-il de tremplin permettant aux dirigeants sportifs d’accéder à la
scène politique ? Le sport constitue-t-il au Bénin, un espace singulier de
réussite politique ? Pourrait-on dire à cet égard que c’est la quotidienneté de
l’Etat démocratique béninois qui est mise en scène à travers la dynamique
sportive ?
Indépendant depuis 1960, le Bénin anciennement dénommé Dahomey
a connu trois régimes politiques qui ont rythmé et marqué la dynamique sociale
et culturelle de la société béninoise. Le sport, pratique importée par le
pouvoir colonial (1870-1959) sera repris par les divers gouvernements de la
post-indépendance (1960-1971). Dans le contexte béninois, le sport n’est plus
seulement une pratique divertissante mais avant tout un lieu d’exercice du
pouvoir, un enjeu politique et une idéologie au sens gramcien du terme. La
période de la post-indépendance est marquée par une série de coups d’Etat.
Durant cette période, le sport béninois se moule sur le système sportif
colonial.
La nouvelle et jeune république instituée en 1972 s’ouvre sur
une ère marquée par le régime marxiste léniniste qui imprègne de son idéologie
toutes les institutions politiques, sociales et culturelles. Dès 1975, les
associations sportives sont dissoutes et un organigramme centralisé vertical
descendant est imposé à la société sportive béninoise. Cette expérience s’est
avérée au bout de quatorze ans désastreuse car elle a sacrifié le sport de
masse à un sport d’élite à visée nationaliste, sans pour autant bénéficier des
moyens financiers en accord avec ses ambitions.
Dès 1990, le Bénin rompt avec le marxisme à travers la «
conférence nationale » qui instaure un régime plus démocratique et plus
libéral. Si le régime politique change, ce sont pourtant les mêmes hommes
politiques qui assurent la continuité de l’Etat. Cependant ce nouveau régime va
favoriser un foisonnement d’associations culturelles sportives et de
développement et imprimer une nouvelle dynamique d’expression
démocratique.
Pour vérifier confronter l’hypothèse de l’instrumentalisation
du sport par la classe politique, la méthodologie a combiné des concepts et
techniques sociologiques (enquêtes par questionnaires, biographiques ou récits
de vie, entretiens) auprès d’une population ciblée de 137 sujets, dirigeants
fédéraux et de ligues du mouvement sportif béninois (cf. tableau). Elle a pris
en compte aussi bien les données issues des archives documentaires disponibles
que de celles de seconde main (littérature sur le sujet). L’entretien
biographique a été réalisé exclusivement au niveau des présidents de
fédérations et a tenu compte de leur positionnement au sein du système
politique. Une deuxième étude a été effectuée sur une population de 139 sujets
sportifs-pratiquants au sein des 16 disciplines sportives et fédérales dans le
but de recueillir leur opinion sur la manière dont ils sont gérés et le type de
dirigeants sportifs qu’ils souhaitent avoir à la tête des structures sportives.
Les données, saisies par le biais du logiciel Epi info 6 ont été traités en
nous appuyant principalement sur une analyse statistique (logiciel SPSS) et sur
l’analyse des discours verbaux, des trajectoires (récit de vie) et sur
l’observation.
Les variables qui ont été prises en compte ont contribué à
identifier : la place dans la hiérarchie politique, la catégorie
socioprofessionnelle des sujets, l’âge et le sexe (invariants), l’appartenance
politique, sportif et non sportif. La procédure de recueil des données
biographiques respectives a été entreprise à partir des curriculum vitae que
les locuteurs (dirigeants sportifs) ont fourni. Les enquêtes ont été conduites
dans les départements l’Atlantique/littoral et de l’Ouémé/plateau
principalement à Cotonou et à Porto-Novo ; ces deux villes qui drainent
majoritairement les acteurs de la classe politique béninoise.
Il est apparu que le mouvement associatif et sportif sert
d’espace tremplin à la scène politique. L’appartenance conjointe d’un
responsable au système politique et au système sportif lui confère une
bonification alternativement dans chacun des systèmes. Le sport devient alors
un espace de captation de légitimité en terme de capital symbolique et
instrument d’opportunité politique et d’ascension sociale. Ces associations
sont par ailleurs au centre d’enjeux ethniques, politiques, qui fondent des
réseaux de connivences relativement complexes. Dans d’autres circonstances, le
sport est appréhendé au Bénin comme un terrain propice à l’expression
culturelle et ethnique d’individus et de groupes en quête d’une existence
sociale et politique.
Principaux résultats et
conclusion
Une radiographie du mouvement sportif béninois montre qu’une
nouvelle donne est en place permettant à une élite administrative et
intellectuelle d’être cooptée pour exercer des fonctions des responsabilités
fédérales et sportives. Si d’anciens dirigeants marxiste-léninistes
reconvertis, occupent encore de hautes fonctions sportives, la société sportive
fait appel à d’autres acteurs de la société civile révélant ainsi un jeu de
pouvoirs entre élite politique et chefferies locales. Dans le paysage fédéral
sportif apparaissent de nouveaux acteurs : hommes d’affaires (opérateurs
économiques), administrateurs, juristes, universitaires etc., qui entrent en
connivence avec les pouvoirs locaux. Des stratégies clientélistes se déploient
surtout en période électorale. Par ailleurs, des dirigeants sportifs se
trouvent ainsi catapultés au plan politique grâce à leur assise sportive. On
observe fréquemment chez les dirigeants sportifs un cumul de fonctions dans les
autres secteurs des activités humaines. Le champ sportif se requalifie et
devient parfois le lieu d’affrontement entre dirigeants et clubs appartenant à
la mouvance au pouvoir et à l’opposition. Par ailleurs, Les rencontres
sportives internationales constituent des occasions au cours desquelles se
manifestent des expressions d’unité nationale. L’Etat utilise le sport pour
redynamiser la solidarité, l’unité et la fraternité nationales. Le sport
d’élite est l’occasion pour de nombreuses factions ethniques d’exprimer
collectivement un minimum de sentiment national commun. Les rencontres
sportives internationales auxquelles participe le Bénin n’inhibent pas
cependant les particularismes ethniques auxquels on revient aussitôt passés les
moments d’enthousiasme communautaire. Ainsi à travers le football par exemple,
réapparaît l’inéluctable retour à l’appartenance identitaire ethnique. Ce repli
identitaire est le plus souvent dicté par des intérêts et enjeux de pouvoirs en
vu de l’exercice par certains d’une hégémonie politique à l’échelle locale.
L’étude a repéré d’autre part des regroupements lignagers dans la ville de
Cotonou sur lesquels se greffent des associations sportives à fortes valences
ethniques.
Les nouveaux rapports politico-sportifs prennent la forme
d’un métissage entre tradition et modernité, entre universel et singulier,
entre culture et civilisation vodoun
et culture citadine. On assiste en fait, à partir de ces résurgences du
traditionnel, à de nouvelles identités qui participent à la recomposition du
paysage politique béninois. Il s’agit d’une forme singulière de mise en scène
sociale et de nouveaux rapports entre les pouvoirs traditionnels locaux et le
pouvoir central. L’étude a révélé qu’en période électorale, le champ sportif se
re-qualifie et devient un espace de propagande électorale, de captation de
légitimité et de notoriété auprès d’électeurs potentiels. Le mouvement
associatif pourrait apparaître comme un élément non négligeable de l’actuelle
recomposition du paysage politique et social dans le cadre de la nouvelle
démocratie instaurée au Bénin. Il est évident que l’ascension des dirigeants
n’est pas isolée des conjonctures sociales, idéologiques et politiques dans le
nouveau régime démocratique. Les associations constituent une base électorale
potentielle où se joue « le jeu » électoral dans les localités. Ces résultats
évoquent les aspects dynamiques du mouvement associatif béninois qui offrent
des perspectives d’accès au champ du politique, suscitant ainsi un dialogue
direct avec le pouvoir central. La liberté d’associationnisme « communautaire »
inhérente au processus démocratique a servi de déclic à une organisation de la
société civile sur la base de réseaux identitaires et politiques. Elle a permis
la présence de multitude d’organisations de la société civile qui, sur le
terrain politique accompagne l’Etat dans ses actions en matière de
développement. D’une part, de nombreux dirigeants sportifs, aussi bien acteurs
politiques (pouvoir exécutif et pouvoir législatif) que chefs de partis
politiques ont connu dans une certaine mesure, leur ascension politique, grâce
à leur positionnement (…) et/ou à leurs actions d’envergure menées au sein du
mouvement sportif béninois. Les résultats statistiques significatifs, les
différentes analyses des discours d’un côté et des trajectoires biographiques
des acteurs de l’autre, illustrent et attestent amplement cette assertion.
D’autre part, certains sujets, tiennent leur ascension politique, au travers de
leur mobilisation active et de leurs actions participatives et militantes, non
seulement dans des structures associatives « civiles » émergeant au niveau des
régions, mais également au sein des structures politiques locales de partis
politiques. Cela constitue à maints égards une dynamique sociale mise en œuvre
dans la nouvelle démocratie au Bénin. Parmi les autorités politiques, on
retrouve des sages de villages ou de quartiers du lignage de dynastie royale
ancestrale. Cette identification de personnalités politiques et de chefferies
locales qui se réapproprient les valeurs de la tradition nous a permis de
révéler la revivification de la mémoire collective qui se fonde sur des
expressions ethniques. Cette affirmation identitaire débouche sur une prise de
pouvoir consécutive à une cristallisation de la légitimité reconquise qui donne
vie au pouvoir local et permet de dialoguer avec le pouvoir central.
Le jury de thèse composé des deux directeurs, de M. Jean
Pierre Augustin et de M. Jean François Médard a accordé la mention très
honorable avec les félicitations du jury, le 20 Juin 2003.
Nancy Midol, le 26 juin 2003
* * *
Thèse d’Albert Minakpon TITO,
Analyse de « l’ordre local » constitué par les
organisateurs de courses à pied hors stade dans le département de
l’Isère, Contact :
minakpontito@ yahoo. fr
Thèse de Doctorat en STAPS sous la direction de Michel Raspaud,
soutenue le 10 octobre 2002 à l’Université Joseph Fourier - Grenoble 1
(Laboratoire EROS). 2 tomes, 412 et 318 p. (annexes).
Composition du Jury : Jean
Camy, Président (Lyon 1), Eliane Perrin (Genève), Charles Pigeassou
(Montpellier 1), Michel Raspaud (Grenoble 1).
Résumé : Cette recherche a
pour objectif de comprendre et d’analyser la construction de « l’ordre local »
(Friedberg) des courses à pied hors stade dans le département de l’Isère. Il
s’agit en d’autres termes de mettre en évidence le mode de relation entre trois
groupes d’acteurs reliés au « problème » de l’organisation des courses
pédestres hors stade et leur mode de fonctionnement, c’est-à-dire les
dynamiques endogènes et le mécanisme d’auto-entretien du comportement des
acteurs.
L’analyse s’inscrit dans le courant de l’analyse stratégique de
Crozier et Friedberg (1977) et de la théorie de la régulation de Reynaud
(1989).
Les résultats montrent que bien qu’ayant des objectifs
différents, les trois groupes d’acteurs (organisateurs, commission
départementale des courses hors stade et partenaires) développent des
stratégies complémentaires permettant à l’ensemble de participer à
l’organisation des courses à l’échelle départementale et à chacun d’atteindre
ses objectifs.
L’analyse de la structuration de la géographie départementale
des courses et des stratégies des organisations d’offre de courses, montre que
les organisateurs développent tous des stratégies concurrentielles. Par
ailleurs, l’acceptation, par tous, des règles issues des échanges négociés,
permet à la fois de réguler le comportement des uns et des autres, d’intégrer
les différentes stratégies et d’assurer un « ordre local » des courses au
niveau du Département.
Mots clés : Organisation –
Courses pédestres – Stratégies – Ordre local.
Thèse de Pierre CREPATTE,
Le professeur d’éducation physique et son rapport à
l’éprouvé du corps. (Le plaisir du mouvement et la difficulté d’en
parler), 2 tomes, de 609 p. et 219 p. (annexes). Contact :
Pierre. Crepatte@ ujf-grenoble.
fr
Thèse de Doctorat en Sciences de l’Education, dirigée par
Charles Hadji, soutenue à l’Université Pierre Mendès France - Grenoble 2
(Laboratoire des Sciences de l’Education), le 6 décembre 2002.
Composition du Jury :
Mireille Cifali (Genève), Philippe Meirieu, Président (IUFM Lyon), Charles
Hadji (Grenoble 2).
Résumé : Quelles sont les
satisfactions éprouvées dans les pratiques physiques ? Peut-on identifier
divers éprouvés du corps ? Comment peut-on parler de ses sensations corporelles
? Pour répondre à ce questionnement, 17 enseignants d’éducation physique et
sportive spécialistes sont interrogés.
L’évocation d’une situation de pratique réelle, le choix d’un
objet ou d’une matière représentant le corps en mouvement permettent de mieux
saisir la teneur de l’éprouvé du corps et de distinguer les modalités
d’expression qui permettent d’en rendre compte.
La théorie freudienne est le cadre théorique sollicité dans un
premier temps. L’analyse des entretiens en deux temps, individuelle puis
synthétique, permet d’identifier la singularité des satisfactions individuelles
et de faire ressortir les données suivantes : concourent aux satisfaction de la
pratique des plaisirs de nature « érotique », des contentements de soi
narcissiques, et la satisfaction des exigences provenant de l’idéal. Sont
étudiés le rôle de la nature des dépenses physiques, les sensations de justesse
du geste, de facilité, de légèreté, la place de la peur, de la douleur et le
rapport entre l’activité et la passivité. Le recours théorique aux plaisirs de
l’enfance, qu’ils soient érotiques ou narcissiques permet d’identifier des
modes de rapports physiques issus des modalités des actes dans lesquels
l’enfant prend, conserve et donne ce qu’il produit.
Les premiers résultats du travail questionnent, dans un
deuxième temps théorique différents textes, qui apportent leur contribution
tant sur la nature de l’éprouvé des pratiques physiques que sur la difficulté
de parler de ceux-ci. On développe le rôle des ajustements des diverses
sensibilités dans le plaisir physique et narcissique. On marque la place de
l’agressivité dans le désir de se dépasser. On distingue le plaisir de la
fusion au milieu ou de son effraction. On relève le plaisir des postures et de
l’exhibition du corps. On interroge les distinctions opérées par les théories
récentes de la motivation. L’importance des représentations et du langage dans
la définition même de l’éprouvé est soulignée.
Mots clés : Activités
physiques et sportives – Sensibilités – Sensations – Eprouver – Satisfactions –
Plaisir – Erotisme – Narcissisme – Estime de soi – Education physique et
sportive – Enseignant d’éducation physique – Enseignement – Transmission –
Représentation – Langage.
* * *
Thèse de David TROUILLOUD,
L’effet Pygmalion en Education Physique et Sportive.
Réalité, processus médiateurs et variables modératrices de l’influence des
attentes de l’enseignant sur la motivation et la performance des
élèves. Contact :
David. Trouilloud@ ujf-grenoble.
fr
Thèse de Doctorat STAPS, sous la direction de Philippe
Sarrazin, soutenue le 17 octobre 2002 à l’Université Joseph Fourier – Grenoble
1 (Laboratoire EROS). 280 p.
Composition du Jury :
Marielle Cadopi (Montpellier 1), Pascal Bressoux (Grenoble 2), Jean-Claude
Croizet (Clermont 2), Luc G. Pelletier (Ottawa), Richard Pfister, Président,
Philippe Sarrazin (Grenoble 1).
Résumé : Ce travail
doctoral a pour objectif de mieux appréhender le rôle joué par les attentes
initiales des enseignants sur la motivation et les performances ultérieures des
élèves en contexte naturel d’Education Physique et Sportive. Ce travail
s’appuie sur un modèle théorique articulant (a) les présupposés du modèle «
reflet-construction » sur les liens entre perception sociale et réalité sociale
en situation naturelle (Jussim, 1991), (b) les étapes fondamentales des
différents modèles explicatifs de l’effet Pygmalion (e.g., Good & Brophy,
2000), et (c) certains éléments des théories actuelles de la motivation, et en
particulier ceux de la théorie de l’autodétermination (Deci & Ryan, 2002).
Six études ont été réalisées, impliquant 1497 élèves et 71 enseignants. D’autre
part, les postulats de l’autodétermination ont permis d’identifier plusieurs
processus motivationnels médiateurs (e.g., compétence perçue et motivation
autodéterminée des élèves, comportements de l’enseignant) de ce phénomène
(études 2, 3, 4 et 5). L’analyse des modérateurs du phénomène (étude 6) a
montré que les attentes de l’enseignant ont eu une influence particulièrement
importante (1) dans les classes où les pratiques d’enseignement mettaient
l’accent sur un climat motivationnel contrôlant et peu informationnel, (2)
auprès des garçons, et (3), lorsque ces attentes étaient positives.
Mots clés : Attentes de
l’enseignant – Prophétie auto-réalisatrice – Effet Pygmalion – Précision –
Motivation – Théorie de l’autodétermination – EPS.
* * *
Thèse de Kossivi ATTIKLEME,
Programmes d’enseignement de la natation dans les
collèges : contraintes et conditions d’élaboration. Le point de vue de
l’anthropologie didactique. Contact :
kattikle@ yahoo. fr
Thèse de Doctorat en STAPS, sous la direction de Richard
Refuggi et Michel Raspaud, soutenue le 7 novembre 2002 à l’Université Joseph
Fourier – Grenoble 1 (Laboratoire EROS). 2 tomes, 281 p. et 350 p. environ
(annexes).
Composition du Jury :
Chantal Amade-Escot (Toulouse 3), Annie Bessot (Grenoble 1), Yvon Léziart,
Président (Rennes 2), Michel Raspaud (Grenoble 1) et Richard Refuggi (Grenoble
1).
Résumé : L’objectif de
l’étude est de savoir, quatre ans après l’injonction faite aux enseignants
d’Education Physique et Sportive des collèges d’élaborer le programme des
Activités Physique Sportives ou Artistique à enseigner dans leur établissement,
si l’accomplissement de cette tâche est problématique et pourquoi ?
Le recours à la théorie anthropologique du didactique de
Chevallard (1992), a permis d’interpréter ce nouveau geste professoral en
termes de changement de position au sein de l’institution scolaire et
d’envisager les conditions épistémologiques susceptibles de le rendre
possible.
L’enquête menée auprès des collègues de l’agglomération
grenobloise sur l’enseignement de la natation permet de constater que, si les
membres des équipes enseignantes arrivent à adopter une position commune sur le
type de nage auquel confronter les élèves et à s’y tenir dans le cadre de leur
cours, il n’en est pas de même pour la définition des éléments techniques à
leur faire acquérir pour qu’ils accèdent au rapport à la nage attendu.
La difficulté à adopter une telle position est liée au fait
que, tous les enseignants ne se réfèrent pas à une praxéologie natatoire
(savoir sur la nage) pour les déterminer et en justifier la pertinence. Une
telle situation amène à s’interroger sur l’existence objective de ce type de
savoir dans les institutions susceptibles de le manipuler et à la considérer
comme une des conditions nécessaires au changement de position sollicité par
l’institution.
Mots clés : Programme
d’enseignement – Natation – Anthropologie didactique – Praxéologie –
Position.
[1]
Entendons par écologie, les différentes stratégies et ruses qui
sont déployées au sein de la micro société à l'avènement de la démocratie au
Bénin.
[2]
David Easton, Analyse des systèmes politiques, Paris, Armand
Colin, 1974, 487 p.
[3]
Norbert Elias & E. Dunning, sport et civilisation. La
violence maîtrisée, Paris, Fayard, 1994, p. 25.
[4]
Ce cross s’est déroulé le 21 juin 1986.
[5]
Kidane Fékrou, « La passion du football » In Revue Olympique,
Organe officiel du mouvement olympique, n° XXVI-21 juin-juillet 1998, p.
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