La réunion du dernier comité de rédaction de la revue, le 12
septembre à Paris, a donné lieu à un satisfecit général. Le comité de rédaction
fonctionne de manière tout à fait satisfaisante. Un seul petit problème demeure
: les délais d’expertise, qui, parfois, sont un peu longs. Hélas, dans la
mesure où les experts travaillent de manière bénévole, il est difficile de leur
imposer des délais insoutenables. Il me faut donc conseiller aux étudiants en
thèse, candidats à la qualification en tant que maîtres de conférences, de
soumettre leurs articles plutôt au mois de février ou mars qu’au mois de juin
(les vacances suivent) ou septembre, s’ils ne veulent pas avoir de problème de
délai, d’autant que, bien souvent, la revue se trouve submergée de propositions
d’articles à la rentrée de septembre (ce qui ralentit encore le
processus).
Les articles, en tout état de cause, continuent d’affluer. Le
niveau de qualité demeure préservé par des expertises indépendantes et sans
concession. Je dois d’ailleurs de ce point de vue remercier encore les experts
pour la qualité de leur travail et, en général, leur rapidité de
réponse.
Enfin le comité de rédaction a noté un afflux plus important
d’articles provenant du domaine des Sciences de la vie, ce qui renforcera à
terme la pluridisciplinarité (toujours difficile à tenir) de la revue.
La seule ombre au tableau de ce comité de rédaction est le
léger retard pris par le numéro spécial consacré aux familles et au sport.
Malgré le travail incessant de John Salmela qui coordonne ce travail, les
auteurs, en raison de navettes et du délai de traduction de l’anglais, n’ont pu
remettre définitivement leurs articles au début septembre. La sortie du numéro
sera très légèrement différée, donc. Par contre, le numéro sur le genre et les
activités physiques coordonné par Thierry Terret est arrivé à un degré
d’avancement tout à fait satisfaisant qui devrait permettre une sortie dans les
délais prévus.
Ce numéro 62 de STAPS
est composé de six articles de recherche et de nombreux comptes-rendus de
soutenances de thèses ainsi que de recension d’ouvrages. Je dois d’ailleurs ici
remercier Michel Raspaud qui s’est particulièrement investi dans ces
domaines.
Ce numéro est essentiellement orienté vers l’intervention dans
le domaine des activités physiques et sportives, montrant ainsi que la
réorientation de la politique éditoriale a porté ses fruits. Deux articles ne
relèvent cependant pas de ce domaine puisqu’ils sont l’un de l’ordre des
sciences de l’Homme et l'autre de celui des Sciences de vie. Tous s’inscrivent
par contre particulièrement bien dans l’éclectisme constitutif des
STAPS.
Philippe Terral, dont l’article relève plutôt du domaine de
l’épistémologie des savoirs, traite de « La question de la construction des
savoirs au sein de la “communauté éducation physique et sportive” ».
Thierry Debanne, produit un article sur l’intervention mais
cette fois dans le domaine sportif, en étudiant : « l’Activité perceptive et
décisionnelle du gardien de but de handball lors de la parade : les savoirs
d’experts. ».
Le texte de Valérie Mees, Ghislain Carlier, Jean-Pierre Renard
s’inscrit également dans le large domaine de l’intervention en Éducation
physique en étudiant « L’influence du chef d’établissement sur l’éducation
physique et ses déterminants ».
Jean-Louis Gouju, Daniel Bouthier et Pierre Veermersh traitent
eux aussi d’un problème lié à l’intervention dans le domaine des activités
physiques au travers de « l’Objectivation des actions athlétiques par entretien
d’explicitation. Étude de cas. ».
Par contre les deux articles suivants ne participent pas du
domaine de l’intervention bien qu’ils touchent aussi aux activités physiques et
sportives.
Celui intitulé : « Description mécanique de la gestion
proprioceptive du dégrouper lors d’un salto arrière » rédigé par Mathieu
Boucher, Arnaud Decatoire et Ridha Jeddi relève comme on le comprend du domaine
de la biomécanique et celui de Nadine Debois davantage de la psychologie du
sport en réalisant une revue de littérature sur le passage « De l’anxiété aux
émotions compétitives : État de la recherche sur les états affectifs en
psychologie du sport »
Un dernier point noir est à noter le changement de tarif de la
revue qui a vu ses charges augmenter et doit donc ajuster ses prix en
conséquence. Par contre, une bonne nouvelle concerne la diffusion de la revue
qui figure désormais dans le catalogue de l’OFUP.
Jacques Gleyse,
Castries le 25 septembre 2003.