2004
Staps
Chronique bibliographique
Chronique bibliographique
Paul YONNET, La montagne et la mort, suivi de : Le vertige, catégorie de l’activité humaine. Paris, Éditions de Fallois, 2003, 222 pages. ISBN 2-87706-472-7. Prix : 17 €.
Le dernier ouvrage de Paul Yonnet traite
« le vertige, catégorie de l’activité humaine ». L’auteur, reprenant le concept de Roger Caillois
[1] se positionne par rapport à lui dans un épilogue (pp. 169-209) qui constitue en définitive une « introduction générale » à l’ensemble de ses ouvrages
[2].
Mais, le vrai sujet de ce livre concerne le rapport de l’alpinisme avec la mort : « Le sujet de l’alpinisme, c’est de tenter d’approcher la limite de la vie et de la mort, le point ténu où tout bascule, le moment où l’être humain se tient sur le fil du rasoir » (p. 45).
Rappelant quelques faits plus ou moins connus, comme la tragédie qui suit la « première » du Cervin le 14 juillet 1965 dans laquelle périssent non seulement le guide Michel Croz, mais également l’un des meilleurs alpinistes du moment, le Révérend Hudson, le gentleman Haddow, mais aussi et surtout le jeune aristocrate écossais lord Francis Douglas – ce qui eut un énorme retentissement en Angleterre et fit songer un temps la reine Victoria à interdire l’alpinisme –, dont on sait moins que le frère, John Solto Douglas, marquis de Queensberry, auteur des règles modernes de la boxe, fit tomber et conduisit trente ans plus tard le célèbre et sulfureux écrivain dandy Oscar Wilde aux travaux forcés et à la déchéance pour fait d’homosexualité
[3]. Ou comme le moment de la première du mont-Blanc, les 7 et 8 août 1786, le cristallier Jacques Balmat et le médecin de Chamonix Michel-Gabriel Paccard n’hésitant pas à quitter la vallée alors que la fillette du premier se meurt !
Pour Paul Yonnet, la montagne, et la pratique sportive de celle-ci – l’alpinisme –, sont indissolublement liées au vertige qu’inspire le côtoiement de la mort et le jeu de l’ordalie
[4] auquel invite l’alpinisme. Il s’agit alors d’étudier
« ce phénomène singulier, et qui relève de l’ethnologie religieuse tout autant que de l’ethnographie des pratiques du temps libre : pourquoi, à la différence des anciens qui ne s’y risquaient pas, souvent en raison de tabous véhiculés par la tradition, et parce que ces ascensions leur paraissaient sans objet et les risques encourus inutiles, les hommes font de ces voies d’accès aux grands sommets des sortes de voies sacrées à caractère sacrificiel, où flotte la mort comme dans un cimetière indien » (p. 50).
Paul Yonnet parcourt au plus près la littérature de montagne, c’est-à-dire principalement le récit des courses des grands alpinistes, à travers laquelle il traque les traces et les indices de cette idée de la fascination. Il se réfère aux états psychologiques des auteurs d’exploits dans les grandes faces Nord ou sur les sommets himalayens ou des Andes comme Lionel Terray, qu’il cite
[5] :
« Ce que nous cherchons, c’est le goût de cette joie énorme qui bouillonne dans nos cœurs, nous pénètre jusqu’à la dernière fibre lorsque, après avoir longtemps louvoyé aux frontières de la mort, nous pouvons à nouveau étreindre la vie à plein bras » (p. 55).
Par l’intermédiaire de l’alpinisme, c’est donc cette expérience de la mort qui serait recherchée ou, plus exactement, le côtoiement de ce moment où la mort « rôde », où l’être humain s’en approche puis s’en éloigne, cet instant où il frôle l’indicible, où les alpinistes sont alors « les témoins d’une expérience unique, première et intraduisible » (p. 69).
Mais, à l’intérieur de cet essai sur « la montagne et la mort », Paul Yonnet revient sur une polémique qui a fortement agité les milieux de l’alpinisme à l’occasion du cinquantenaire de la première ascension de l’Annapurna (par Maurice Herzog et Louis Lachenal, le 3 juin 1950). Ceci, suite à la publication de l’ouvrage de l’alpiniste et écrivain (de montagne) américain David Roberts,
Une affaire de cordée
[6]. L’éditeur, Michel Guérin, lequel avait retrouvé auparavant l’original du manuscrit de Lionel Terray dans la maison familiale de l’alpiniste à Grenoble ainsi que les carnets manuscrits originaux de Louis Lachenal (publiés après sa mort par Gérard Herzog – qui vient de décéder –, le frère de Maurice, sous les auspices de Lucien Devies et Maurice Herzog), par l’édition du livre polémique de Roberts redonne alors un coup de jeune non seulement au classique de Terray, mais également aux carnets non expurgés de Lachenal publiés quatre ans auparavant, deux beaux ouvrages richement illustrés
[7] puisque le livre de Roberts s’appuie entre autres sur ses mêmes carnets.
Pour Paul Yonnet, le travail d’historien de Roberts n’est qu’un ouvrage écrit
« à l’américaine » (p. 95), c’est-à-dire pétri de puritanisme dont les objectifs consistent à montrer que personne n’est tout noir, ni tout blanc, et qu’il n’y a pas de héros pur et parfait (ce que tout le monde sait d’évidence, par ailleurs). Surtout, cet ouvrage est le fruit d’une erreur majeure aux yeux de l’auteur : il est anachronique, dans le sens où il analyse des faits vieux de cinquante ans avec les yeux d’aujourd’hui. Yonnet reproche à Roberts de décortiquer l’histoire de l’Annapurna avec les valeurs de notre époque, lesquelles sont notablement éloignées de celles de l’après-guerre. A partir de la position de l’individualisme contemporain, on ne peut pas comprendre, sans une certaine objectivation des circonstances, les états d’âme des personnages de l’époque, leur investissement pour le drapeau et la représentation de la nation dans une conjoncture politique, économique, sociale et symbolique dramatique
[8], car aujourd’hui
« le service de collectivités d’appartenance et d’objectifs dépassant les existences individuelles a perdu de sa validité idéologique et sociale » (p. 103).
En dernier lieu, Paul Yonnet démontre que,
a contrario des thèses de Roberts, l’Annapurna est bien un « mythe », c’est-à-dire
« un drame où les hommes se retrouvent aux prises avec les situations extrêmes de la condition humaine » (p. 123). C’est en cela
[9] que cette « aventure » a parlé à la nation de l’époque et a eu un tel retentissement, retentissement mondial puisque l’ouvrage écrit par Maurice Herzog, au-delà de tout ce certains peuvent lui reprocher, a été traduit dans de multiples langues et vendu à plus de quinze millions d’exemplaires dans le monde à ce jour…
Michel Raspaud
Laboratoire SENS
Université Joseph Fourier
Grenoble I
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Dantec, (Ronan), Il y a un siècle… Le sport, éditions Ouest France, 2003, 139 p.
Inscrit au sein d’une collection assez éclectique réunissant déjà une dizaine de titres, l’ouvrage de Ronan Dantec offre au lecteur une histoire des origines du sport, de la fin du xix
è siècle aux années vingt. Un parti pris résolument thématique met en scène les premiers sports athlétiques et leurs déclinaisons compétitives, les inscrivant dans ce que l’on qualifie désormais de « préculture de masse ». Une iconographie riche et soignée, souvent inédite, constitue le principal attrait d’un ouvrage davantage destiné au profane qu’aux spécialistes de l’histoire des pratiques et du spectacle sportif. L’historien ne peut en effet rester inerte devant cette vision « millénariste » et « positiviste » de l’histoire du sport, pourtant obstinément combattue par les contemporanéistes et les historiens des STAPS. Ronald Hubscher, Pierre Arnaud, Georges Vigarello (pour ne citer que quelques noms de « pionniers ») ont pourtant, et depuis fort longtemps, expliqué comment et combien les sports modernes demeurent une création du xix
è siècle, inscrite dans ce processus complexe des révolutions industrielles, qui affecte les économies et les sociétés d’Europe occidentale. Aussi demeure-t-on plus que réservé, pour ne pas dire désespéré, lorsque l’on nous présente, une fois encore, réunis sous le générique de « sports », jeux traditionnels, loisirs balnéaires ou bien encore méthodes et conceptions d’éducation physique… Faut-il le répéter, le sport moderne s’inscrit dans un temporalité précise. Il obéit à des règles définies, bientôt universelles. Il suppose l’aménagement d’espaces spécifiques, répond à des impératifs de distinction sociale et à un « ethos de comportement » qui empêche toute confusion avec d’autres formes de pratiques ou d’usages corporels.
Cela dit, on lira cependant avec intérêt les chapitres successivement consacrés aux jeux traditionnels régionaux (les boules, la lutte bretonne) et au développement de l’éducation physique, après 1870. Conjuguant impératifs hygiénistes et discours patriotiques, sociétés et Unions sont privilégiées par les gouvernements républicains, reléguant ainsi les sports athlétiques en dehors de la sphère scolaire. On comprend mieux les causes de « ce retard français », dès lors qu’il s’agit d’observer la greffe puis l’émergence des sports athlétiques dans l’hexagone. Si leur dimension éducative ne peut être contestée (les expérimentations de Thomas Arnold au Collège de Rugby vers 1830 devenant une sorte de modèle itératif), les premières formes de pratique demeurent l’apanage d’une élite bourgeoise et aristocratique : lawn-tennis, canotage, yachting, skating, courses hippiques, football-association… La popularisation de ces activités sera en fait plus lente et beaucoup plus complexe que ne le suppose ici l’auteur. Son empathie sympathique vis-à-vis de l’objet l’amène parfois sur les chemins d’une hagiographie très discutable, que la communauté scientifique ne peut cautionner.
De même, l’accès des populations ouvrières aux pratiques sportives ne sera possible que par l’imposition progressive du paradigme de la compétition : la boxe et le cyclisme constituent en effet des exemples particulièrement signifiants, et les premiers « héros sportifs » (à l’image de Georges Carpentier) accompagnent l’essor d’une presse spécialisée qui relate les exploits de tel ou tel : A ce titre, les pages successivement consacrées à la rénovation des jeux olympiques, au Tour de France et autres courses automobiles méritent d’être signalées : ces compétitions fondées sur la recherche du record inscrivent le fait sportif dans la modernité de son époque, même s’il demeure fondé sur l’exaltation de « l’adulte mâle individuel ». L’auteur rappelant le caractère confidentiel des pratiques sportives féminines, avant qu’Alice Milliat ne fonde en 1917 la Fédération Française Sportive Féminine et que les Jeux d’Amsterdam en 1928 ne signent l’admission définitive des femmes dans l’enceinte olympique. C’est donc bien seulement au seuil des années trente que le sport moderne se pare définitivement des déterminants (la pratique, le spectacle, la compétition) qui consacrent une légitimité et dimension culturelles aujourd’hui avérées.
Olivier Chovaux.
Atelier SHERPAS, Université d’Artois.
1-Carmen Lúcia SOARES
. IMAGENS DA EDUCAÇÃO NO CORPO: ESTUDO A PARTIR DA GINÁSTICA FRANCESA NO SÉCULO XIX. 2a.ed. Campinas: Autores Associados, 2001.
Résumé : Ce livre analyse une forme spécifique d’éducation du corps dans l’Europe du xix
e siècle : la gymnastique. Nous avons pris comme référence la gymnastique française et principalement les œuvres de ses deux fondateurs : Francisco Amoros et Georges Demeny.
Son discours est constitué par l’analyse et l’interprétation de diverses sources : celles des œuvres écrites des deux fondateurs cites plus haut ; celles de la littérature de l’époque, tout particulièrement celles des romans réalistes de Flaubert et de Zola ; celles des peintures et des dessins dont le contenu révèle la présence d’une éducation du corps, amplifiant de la sorte la compréhension des actions humaines au long du temps ; et finalement celles des images sur la gymnastique du xix
ème présentes dans les œuvres des auteurs analysés, aussi bien que dans les œuvres de leurs commentateurs nationaux et étrangers.
2-Carmen Lúcia SOARES
. EDUCAÇÃO FÍSICA: RAÍZES EUROPÉIAS E BRASIL. 2a.ed. Campinas: Autores Associados, 2001.
Résumé : Cette étude, prenant pour point de départ la période historique allant des années 1850 aux années 1930, analyse l’influence sur l’Education Physique au Brésil de la manière de penser des médecins hygiénistes. Il est possible d’affirmer que l’influence de cette pensée n’a pas porté que sur l’Eduaction Physique mais en vérité sur toute la société brésilienne à une époque d’énormes transformations culturelles, sociales et politiques.
Fruit de la « biologisation » et des effets de ses conceptions qui commandent la construction de cette nouvelle société en transformation, l’Education Physique, alliée aux idéals d’eugénisme, de regénération et de purification de la race, devient l’instrument utilisé par les médecins hygiénistes, d’amélioration de la santé physique et morale de cette société. Elle devient la protagoniste d’un corps sain, robuste et discipliné ainsi que d’une société aseptique, propre, ordonnée et moralisée, accordée enfin aux modèles d’hygiène de contenu bourgeois.
L’Éducation Physique pouvait être ainsi la « recette » et le « remède » pour la guérison de tous les maux affligeant cette chaotique société capitaliste brésilienne en train de se former.
Les sources consultées – Annales du Ire, IIIème et Vème Congrès Brésilien d’hygiène (1923 ; 1926 ; 1929) ; Annales du Ire Congrès Brésilien d’Eugénisme (1929) ; Bulletins d’Hygiène Mentale et d’Eugénisme (1929-1931) ainsi que les livres des premières décades du xx
e siècle – révèlent le désir des médecins de prendre pour eux la responsabilité de penser et de « solutionner » les problèmes non seulement d’Éducation Physique mais de l’Éducation d’une façon générale et de la société dans son ensemble.
3-Carmen Lúcia SOARES. (org.) CORPO E HISTÓRIA. CAMPINAS :AUTORES, Associados, 2001.
Résumé : Cet ensemble d’articles écris par des historiens et des professeurs d’Éducation Physique se dédiant aux recherches historiques de l’Éducation Physique au Brésil, tisse avec des mots et des images, des découpages du temps, des découpages déterminés par le présent révélant, de cette manière, des regards multiples et singuliers sur ce texte incomplet qu’écrivent les sociétés : le corps.
Territoire construit de libertés, d’interdictions, et révélateur de sociétés entières, le corps est la première forme de visibilité humaine. Un sens aigu de sa présence envahit les lieux, exige de la compréhension, détermine des fonctionnements sociales, crée des disciplines et éveille d’indomptables intérêts des diverses domaines de la connaissance. Sa matérialité polysémique peut être vue comme synthèse de rêves, de réalisations, de désirs, de frustrations, de tyrannies et de rédemption de sociétés entières. Ses multiples sens demandent, alors, de multiples regards, de multiples théories, de multiples interactions de savoirs pour parler de lui. Car le corps même tourné et retourné dans tous les sens, scruté minutieusement intérieurement et extérieurement, découpé et transformé en plusieurs parties qui vivront dans d’autres corps ou en réceptacle de nombreux et diverses objets – matériaux qui s’y incorporent – ou même en soufrant toutes sortes de mutilations – interventions désirées ou imposée – semble garder le pouvoir d’être ce territoire préservé du l’humain faillible cachant encore un peu de mystères sur son existence.
Actualité de l’édition*, Michel Lequarré, Faculté des Sciences du Sport et de l’Education Physique Université de Lille II
ATTALI M. ; Saint-Martin J., L’éducation physique de 1945 à nos jours : les étapes d’une démocratisation, A. Colin, 2004, 325p, 21 €.
AUBERT F., BLANCON T., LEVICQ S., Athlétisme T2 : les sauts, Revue EPS, 2004, 252p, 30,50 €.
BERNAND A., La joie des jeux : aux origines des compétitions olympiques, Périplus, 2003, 297p, 47 €.
BONNET C., LESTIENNE F., Percevoir et produire le mouvement, A. Colin, 2003, 185p, 23 €.
CHAMPELY S., Statique vraiment appliquée au sport, De Boeck, 2003, 272p, 42 €.
CHAZAUD P., Management du tourisme et des loisirs sportifs de pleine nature, PU du sport, 2004, 350p, 69 €.
FROISSART T., « Sport populaire » de Seine-et-Oise 1880-1939, L’Harmattan, 2003, 292p, 24,50 €.
GUIDO L., HAVER G., (sous la direction de), Images de la femme sportive, Georg, 2003, 254p, 22 €.
HECKETSWEILER B.,
HECKETSWEILER P., Voyage en biochimie : circuits en biochimie humaine, nutritionnelle et métabolique, 3e ed., 2004, 72p, 23 €.
HELUWAERT M., Sports… sans jeunesse ? L’Harmattan, 2003, 141p 13 €.
Images, sciences, mouvement : autour de Marey, L’Harmattan, 2003, 261p, 21,35 €.
Le SCANFF C. (sous la direction), Manuel de psychologie du sport T2 : l’intervention auprès du sportif, Revue EPS, 2003, 431p, 29 €.
OHL F., TRIBOU G., Les marchés du sport : consommateurs et distributeurs, A., Colin, 2004, 288p, 22,50 €.
OLINGER J-P., BERTHILLER E., L’activité gymnique du lycéen, Revue EPS, 2004, 142p, 27 €.
OLLIER F., La maladie infantile du parti communiste français (« Le sport ») T1 : sport rouge et stratégie de développement du capitalisme, L’Harmattan, 2003, 299p, 24,40 €.
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SARTOU J-J., Enseigner l’EPS : de la réflexion didactique à l’action pédagogique, Action, 2003, 217p, 27 €.
TERRET T., Les jeux interalliés de 1919 : sport, guerre et relations internationales, L’Harmattan, 2003, 141p, 13 €.
TRIBOU G., AUGE B., Management du sport : marketing et gestion des clubs sportifs, Dunod, 2003, 458p, 39 €.
VASSEUR C., Démarche qualité et organisation sportives : guide pratique du manager, INSEP, 2003, 214p, 20 €.
VIAL J-P., Piscines et baignades : guide de la responsabilité, PU du sport, 2003, 238p, 32 €.
[1]
Roger CAILLOIS,
Les jeux et les hommes. Paris, Gallimard, collection “Idées”, 1967.
[2]
Paul YONNET,
Jeux, modes et masses. Paris, Gallimard, 1985 ;
Voyage au centre du malaise français. Paris, Gallimard, 1993 ;
Systèmes des sports. Paris, Gallimard, 1998 ;
Travail, loisir. Temps libre et lien social. Paris, Gallimard, 1999 ; « Mon bicentenaire du mont-Blanc », in Charles FICAT (éd.),
Histoires de montagnes. Paris, Sortilèges-Les Belles lettres, 2000.
[3]
Voir Odon VALLET,
L’affaire Oscar Wilde. Paris, Gallimard, collection “Folio”, 1997.
[4]
Voir David LE BRETON,
Passions du risque. Paris, Métailié, 1991.
[5]
Lionel TERRAY,
Les conquérants de l’inutile. Paris, Gallimard, 1961, p. 85.
[6]
David ROBERTS,
Une affaire de cordée. Chamonix, Guérin, 2000.
[7]
Voir Lionel TERRAY,
Les conquérants de l’inutile. Chamonix, Guérin, 1996, et Louis LACHENAL,
Carnets du vertige. Chamonix, Guérin, 1996.
[8]
Sur le plan du sport, de ses symboles et de l’identification populaire à des héros, rappelons que Marcel CERDAN venait de perdre la vie aux Açores, le 27 octobre 1949, dans l’accident de l’avion qui le menait aux États-Unis pour reconquérir le titre de champion du monde.
[9]
Comme l’avait déjà montré avec pertinence Dominique LEJEUNE – étonnement absent de la bibliographie ? – avec son bel article sur « Les vainqueurs de l’Annapurna »,
L’Histoire. N° 105, novembre 1987, pp. 16-26.