Staps
De Boeck Université

I.S.B.N.9782804157777
136 pages

p. 5 à 6
doi: en cours

Veille sur la revue
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n° 79 2008/1

2008 Staps

Éditorial

Le numéro 79 de la revue STAPS que vous découvrez aujourd’hui est pratiquement consacré dans son intégralité à l’intervention dans le domaine des activités physiques et sportives et spécifiquement dans le domaine de l’Education physique et sportive.
Il est, comme à l’habitude pluridisciplinaire. Il correspond donc toujours à la charte de la revue et à la mission de l’AFRAPS qui la supporte : promouvoir la recherche dans le large domaine des activités physiques et particulièrement les recherches portant sur l’intervention dans ce domaine.
Comme le lecteur le sait, STAPS est aujourd’hui indexée dans la plupart des banques de données nationales et internationales. Seule lui manque l’indexation dans la banque de donnée de l’ISI. Notre volonté de défendre la langue française comme véhicule de la connaissance scientifique (ce qui est la mission de l’Association Francophone pour la Recherche en Activités Physiques et Sportives) compromet toujours cette indexation. En effet, le nombre des revues francophones figurant dans la liste des Current Contents (contenus actuels) est très faible. Quant à celle figurant dans la liste S.S.C.I. elle l’est encore plus. Par ailleurs il y a également une très grande difficulté à faire reconnaître une revue pluridisciplinaire. Pourtant nous ne renonçons pas et nous pensons que le souci permanent de la qualité scientifique et de recherche qui a été la préoccupation majeure des rédacteurs de secteurs et des experts de STAPS finira par aboutir à une reconnaissance complète.
En même temps il y aurait à interroger l’indicateur de scientométrie que constitue l’ISI. En effet, celui-ci est géré par une multinationale Thomson CSF. Il est donc d’une certaine façon tenu par la logique de la rentabilité et de l’efficience. Or les sciences herméneutiques ou cliniques par exemple ne sont pas nécessairement à la recherche de l’efficience mais davantage du lien humain et fondent comme on le disait il y a longtemps les « humanités ». Elles sont sans aucun doute porteuses d’humanisme et d’humanisation. Ce dont on a sans doute le plus besoin dans l’espace mondial aujourd’hui. Enfin, lorsque l’on observe des revues à très fort impact factor (facteur d’impact) on constate que toutes sont américaines et de langue anglaise.
Promouvoir l’Europe c’est sans doute aussi ne pas tomber dans ce piège épistémologique et pratique. En dernier lieu, on peut constater que des articles dans Lancet, Science ou Nature sont parfois signés par 50 personnes… Evidemment, ce type de procédure serait proprement inacceptable pour un historien ou un chercheur en sciences humaines qualitative où l’auteur ne peut qu’être impliqué en tant que personne et qu’individu dans sa production.
Il faut signaler enfin que dans notre domaine propre le CNU a été renouvelé. Vincent Nougier est désormais son président et Jacques Defrance son vice-président. Nous savons que le deuxième ayant été impliqué longtemps dans le fonctionnement de STAPS connaît sa valeur pour notre champ pluridisciplinaire. Par ailleurs, l’un de nos rédacteurs de secteur, Thierry Terret est nouvellement élu dans cette instance et je suis certain qu’il saura défendre la renommée et la valeur de notre revue au sein de cette instance.
Il faut enfin rajouter qu’il n’est pas certain que le CNU tout comme les commissions de spécialistes tels qu’ils sont organisés aujourd’hui survivent à loi dite de l’Autonomie des Universités. Les procédures de recrutement d’enseignants-chercheurs pourraient donc être très fortement reconsidérées dans les années à venir. Des comités de sélection pourraient se substituer à ces deux instances.
Je ne terminerai pas cet éditorial sans souhaiter à tous nos lecteurs et auteurs une très bonne année de recherche et de publications 2008, ni sans faire remarquer que nous publions, en toute transparence, comme dans tous les numéros de début d’année civile la liste exhaustive des experts sollicités par STAPS. J’en profite pour les remercier vivement de leur travail sans lequel la revue n’existerait pas.
Jacques Gleyse, Castries
le 16 Janvier 2008
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