Staps
De Boeck Université

I.S.B.N.9782804157784
138 pages

p. 5 à 6
doi: en cours

Veille sur la revue
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n° 80 2008/2

2008 Staps

Éditorial

À l’heure où la recherche et l’Université française sont en mouvement et où la loi « LRU » modifie radicalement le paysage universitaire, balayant peut-être les disciplines frontalières et parfois marginales telles les Sciences de l’Éducation, les Sciences de l’Information et de la Communication et peut-être l’ensemble des Sciences humaines, en tout cas leur versant fondamental, à l’heure aussi où la loi Campus, va conduire à valoriser seulement les plus importantes structures en termes de recherche et de nombre d’étudiants, la revue STAPS est plus que jamais une vitrine pour démontrer la vitalité du champ qui l’a fait naître et sa nécessité en termes d’intelligibilité du monde.
L’éclairage de l’intervention en Activités Physiques et Sportives par le biais de la recherche fondamentale ou appliquée est depuis 1980 le but de la revue. Depuis cette date, STAPS n’a jamais dérogé à cette mission qui lui avait été assignée par les UFR STAPS (et même les UEREPS d’une certaine façon) de même que l’AFRAPS a toujours soutenu cette logique.
Aujourd’hui STAPS est un des éléments du patrimoine scientifique de la recherche francophone. C’est à ce titre qu’elle a été soutenue par le Comité national du livre (en grande difficulté financière faute de renouvellement de ses crédits) depuis plusieurs années, c’est à ce titre qu’elle est reconnue par le CNRS comme une revue B dans plusieurs champs de recherche (voire parfois A). Paradoxalement, ce n’est pas dans le champ STAPS qu’elle a le plus haut niveau de reconnaissance jusqu’à ce jour, alors même qu’elle est un soutien à ce champ. C’est également à ce titre que le directeur de publication a été sollicité par le CNU Sciences de l’Éducation afin que STAPS puisse être reconnue dans ce champ comme une revue de bon niveau scientifique.
La double expertise en aveugle de tous les articles, sa durée d’existence, la présence d’un comité d’experts internationaux multidisciplinaire, sa parution régulière, sa réactivité, en termes de parution d’articles (en moyenne un an après soumission), la qualité de son comité de rédaction en font, aujourd’hui, une des revues les plus fiables, scientifiquement parlant, dans le domaine des sciences de l’Homme et de la Société mais aussi dans le domaine de Sciences de la vie et de la Santé.
Les articles qui sont publiés dans ce numéro ne dérogent à aucune des règles énoncées ci-dessus.
Toutefois, les articles d’Éric Dreidemy, de Pascal Charitas et de Nicolas Lorgnier et al., sont issus d’une récompense : le Prix Jean-Claude Lyleire, décerné chaque année au meilleur Mastère 2 ou diplôme francophone de niveau équivalent dans le domaine des Activités Physiques et Sportives. Dans ce cas ce sont les M2 qui sont soumis à l’expertise. Cette année, le niveau de qualité de travail des trois candidats ci-dessus était tel que le choix opéré par la conseil d’administration de l’AFRAPS et le comité d’expert a été de donner un premier prix à Éric Dreidemy. mais de récompenser deux autres M2 d’excellent niveau. Afin de distinguer le premier des deuxièmes et troisièmes il a été décidé que Pascal Charitas (2e prix) et Nicolas Lorgnier et al. (3e prix) et seraient également récompensés par la publication d’un résumé long (4 pages) de leur mémoire en français et en anglais et non d’un article intégral comme c’est le cas du premier.
On notera cependant que tous ces mémoires sont des mémoires de sciences humaines et sociales or le prix J.-C. Lyleire décerne un premier prix dans deux domaines les sciences de la vie et de la santé et les sciences humaines et sociales. En fait, pour des raisons d’indisponibilité du lauréat, l’article du prix en sciences de la vie et de la santé, Matthieu Domalain, ne peut pas être publié dans ce numéro, il le sera donc dans le numéro 81 (été 2008). Je tiens en tant que directeur de la revue et au nom du comité de rédaction à présenter mes félicitations à ces jeunes chercheurs, dont les travaux remarquables doivent être mis en valeur et publiés, ce qui est la mission de STAPS et de l’AFRAPS, depuis leur origine.
Jacques Gleyse, Castries, le 15 avril 2008
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