Sud/Nord
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I.S.B.N.2865868826
200 pages

p. 139 à 146
doi: en cours

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no 16 2002/1

2002 Sud/Nord

Devant la réciprocité des intolérances

Lucien Bonnafé
Après : nos pères, face aux fous, aux sauvages, aux infidèles ou mécréants, aux autres et leurs responsabilités et « culpabilités »
Pendant que le monde est secoué par la pire exaspération des intolérances d’engeances, est sous presse une réflexion de « psychanalyse de la connaissance » sur ce que furent nos ruptures avec l’étroitesse des moyens de la connaissance qui nous étaient légués.
Les usages préoccupants de l’histoire, avec « ennemis héréditaires », « missions civilisatrices » et compagnie, y tiennent place significative au rayon formateur des mentalités. Quant aux moyens de la connaissance face aux réalités dérangeantes, les rapports avec la folie y tiennent une place exemplaire.
Le comment reconnaître et en tirer des leçons, ou se taire sur le fait que le gouvernement de la collaboration vichyste n’a pas accordé aux hospitalisés en psychiatrie les suppléments de survie accordés aux hospitalisés « ordinaires » est instructif. Quantitativement, l’ampleur de la mise aux oubliettes de l’hécatombe qui s’ensuivit, et, dans le qualitatif, le caractère tragico-burlesque des censures, précautions oratoires, mouvements d’humeur, tournicotages d’esprit, etc., qui imprègnent les réactions genre « négationnisme doux » devant cette « extermination douce », font éclairage sur ce qui nous intéresse le plus ici : les leçons à tirer des réactions des exécutants face à l’inhumain.
Avec rappel nécessaire du fait qu’au champ de la santé mentale, ce qu’on peut y étudier est aux antipodes du contraire de ce qu’on peut voir ailleurs, mais en montre en fait des versions, dramatiques ou caricaturales, qui ont surtout une vertu hautement révélatrice. Ça aide à saisir le sens des silences d’abord, et des suites, imprégnant les positions conformes aux manières convenables.
C’est bon entraînement pour l’exploration des oubliettes.
J’en étais là de mes tentatives de reparler de mes efforts pour révéler comment mon expérience de changeur pour une psychiatrie différente et d’explorateur de psychanalyse de la connaissance pouvait servir à comprendre et mieux faire dans la grande vague qui suit la secousse du 11 septembre 2001, son sens et ses retombées.
Et, là, tombe une demande de Sud/Nord pour me demander : ce qu’au fond, il me paraît bon de mettre en dialogue.
B. Dans cette demande, j’ai ressenti une continuité très significative avec la touchante initiative de Sud/Nord pour joindre à ma « Lettre ouverte » de 1994 une copie du premier bilan de l’exposition coloniale, du groupe surréaliste, de juillet 1931. C’était bien illustrer mon propos.
X. Je me souviens ; dans la poursuite des recherches sur l’ensommeillement des facultés, la référence à l’amorphe inconnu de Char, quand la mise en sommeil des potentiels de résistance à l’inhumain est nommée « maladie des mouches ». Cette version poétique du grand thème d’opium du peuple illustrait bien les besoins d’étude sur l’intoxication meaculpiste.
B. Il faut redire combien la parole de Char est éclairante sur ici et maintenant ; je redis : « Il y a dans tout être deux gouttes d’Ariel, une goutte de Caliban, plus une parcelle d’amorphe inconnu susceptible de devenir diamant si Ariel persévère, ou, si Ariel démissionne, maladie des mouches. »
X. Oui, ça dit beaucoup pour ici et maintenant.
B. Dans cette persévérance de recherche, la fonction révélatrice du regard critique sur « nos » affaires de psychiatres pour mieux connaître le monde est à son comble. Rien ne nous avait aussi fortement passionné que le vécu de l’hécatombe, puis l’ampleur de conspiration du silence, dans le champ des institutions psychiatriques, la « maladie des mouches » identifiable dans les amnésies et dérapages de mémoires qui flanquent l’ordinaire mise aux oubliettes, demeurent question majeure pour étudier les effet du dérangeant.
X. Dans ma perception, ce qui marque l’esprit de votre « révolution psychiatrique », c’est votre vision des acteurs comme victimes et non coupables. Mais tu annonçais qu’on allait parler du meaculpisme chez tous les citoyens.
B. En effet, il est bon de parler déjà de ce « tous » les citoyens. Il faut revenir sur nos antécédents avec leurs points majeurs : tuerie de 1914-1918 et triomphe colonialiste, avec leur conjonction de pointe au traité de Versailles.
Les records de méchante connerie dans l’histoire humaine, nazisme et Shoah, ne résultent pas d’une immaculée conception ; ils ont été engendrés par les concepteurs des expositions coloniales de Wembley en 1924 et de Vincennes en 1931, quand ils ont violé à Versailles, après leur tuerie de 1914-1918, l’ennemie héréditaire en lui prenant ses « colonies », lui infligeant l’affront de l’exclure des nations civilisatrices du monde ; à charge de revanche héréditaire dont ils ont fait le nid, avec l’exaltation réciproque de logique de haine et passions dominatrices.
Alors, en « fidèles » de leur manipulation dominante par le « responsable égale coupable », les citoyens français qui furent dans leur ensemble fortement solidaires et « responsables » du traité de Versailles et de l’exposition coloniale seraient coupables de la Shoah. Cette profondément inacceptable retombée de leur « responsable égale coupable » chez qui le prend pour de vrai et non pour manigance de direction de consciences a un effet fortement bloquant. Au lieu de faire percevoir sa réalité de manipulation des in-consciences par les penchants dominateurs, directeurs de consciences avec faute et pénitence, c’est l’effet empêcheur de saisir les contenus tragiquement inhumains de tuerie de 1914-1918 et domination des « sauvages » avec « sabre et goupillon » qui produit le grand ignorantisme censureur des vérités dérangeantes.
Ça montre comment l’« oubli » (= censure) est signe pour mieux comprendre aujourd’hui et demain.
X. Tu ne cesses de mettre en cause leur dégradation meaculpiste des mentalités avec l’« ignorance » ordinaire du fondamental : « Nul n’est irresponsable de ce qui se passe dans son environnement » ; l’insupportable dans sa tragico-burlesque retombée sur : « Coupable » de la Shoah est grand bloqueur des capacités de penser à quel point nul ne peut être irresponsable d’en prévenir le retour… Ce modèle d’inculture n’est pas fait pour la culture d’une résistance intelligente aux intoxications par logiques de haine où prospérera le Caliban dans les engeances de frustrés.
B. Oui. « Coupable » du nazisme n’est que dévergondage meaculpiste, mais non irresponsable ne l’est pas, et « que fait-on pour ne pas provoquer les autres à la barbarie ? » reste la plus actuelle des questions.
W. Cela dit, tu avais promis des éclairages avec le pouvoir révélateur des affaires de santé mentale.
B. Soit, ou des méconnaissances de notre « révolution psychiatrique », pour connaître la « maladie des mouches » véhiculée par l’intox meaculpiste. On ne sait guère à quel point notre action fut fondée, dans le vécu du drame de l’hécatombe, sur un : « La connaissance que nous avons de la folie est fausse », et on reconnaît encore moins l’esprit de sa pratique, qui fut une résistance acharnée à l’obscurantisme meaculpiste, faiseur d’éviction de ce qu’on n’a pas envie de savoir, qui fait pente savonneuse pour l’envoi du drame aux oubliettes.
Comme la méchante sottise opérant dans le sens induit de « coupable de la Shoah » oblitère les capacités de reconnaître les vérités dérangeantes, le spectre d’être vécu, et surtout d’être considéré, comme « coupable » de l’hécatombe, engendra le très révélateur obscurantisme dont il faut parler.
Notre travail pour changer la psychiatrie avec ceux qui avaient été rouages d’institutions de rejet soumises à l’inhumanité du pouvoir sélectionniste fut, à la base, imprégné de la conscience de la fonction de gâchis des potentiels de relation bienfaisante contenus (on a beaucoup dit : par contention) en eux. Il fallait comprendre que ça faisait de ces « agents » des victimes de la malfaisance idéologique du système. La résistance à ce gâchis qui était nécessaire était d’aider les fabriqués pour une suraliénation à devenir désaliénistes.
X. J’ai été très frappé par l’efficacité de vos positions de culture d’Ariel pour réveiller ces potentiels, mais aussi par la faiblesse quantitative de ses effets. La conjoncture que tu ne cesses de dire entre oubliettes du drame et sous-estimation de la riposte me fait penser aux moyens de comprendre le drame historique contemporain, avec ses aspects maladie des mouches…
B. Je dois rappeler, en relation directe avec notre contexte d’ici et maintenant, particulièrement intéressant sur Nord et Sud, un très incisif aspect de notre inscription historique dans la résistance au colonialisme.
J’ai beaucoup rappelé à quel point notre recherche d’un contraire de ce que notre « civilisation » faisait de la folie, était enraciné dans la rupture du « nouvel esprit scientifique » au-delà des étroitesses scientistes, avec ses lumières sur la question des effets de l’observateur sur l’observé.
X. Oui, je pense aux difficultés que vous avez eues pour faire reconnaître que, je cite à peu près : « Gâtisme, agitation, et toutes les variétés des encroûtements asilaires, étaient des artefacts. » Tu as beaucoup insisté sur votre dette à Bachelard et sa philosophie du non, et sa science d’effets plus que de faits.
B. Sans omettre la connivence avec son successeur Canguilhem, mais Yves Buin vient de faire la juste observation que je n’avais pas assez dit la référence qui s’impose au principe d’Heisenberg sur la modification de l’observé par l’observateur, qui n’est pas réservé à la mécanique quantique. Par un de ces hasards plein de charmes qui nous réjouissent, en même temps, je lisais ailleurs que Georges Devereux avait coutume de s’y référer.
Là, dire qu’avec Devereux, dans la période de la Libération qu’il passa à Paris, avant de rejoindre les « vétérans » à Topeka, cette fraternité épistémologique était effectivement au cœur de nos échanges. Et qu’il ait illustré en ethnopsychiatrie les illustrations du fait que tableau et destin de la folie soit très témoins de comment on la regarde, on la traite et maltraite, contribue fortement à illustrer notre présent souci.
X. Tu insistes beaucoup sur les affaires du Sénégal.
B. Oui, c’est le plus près de nous, je veux dire du colonialisme français et des leçons de nos critiques. Le fait est l’énormité des perversions du regard sur les rapports entre dominateurs et dominés, avec les énormes, disons « ignorances », chez les « occidentaux ». Particulièrement éloquent fut le travail de Henri Collomb, à partir de Dakar, explorant (comme il put le montrer avec le film N’doep, exemplaire), comment des cultures tribales peuvent accompagner, comme participants concernés, celui qui perd la tête, avec les signes de solidarité, comme tambours, montrant que l’évolution des phases dites « psychoses aiguës », prenait une tournure favorable à l’inverse de ce que produit le comportement de rupture de solidarités et de rejet, à l’opposé d’accompagnement, qui est le modèle « colonisateur ». Avec cette note étrange que les mainmises de l’islamisation n’avaient pas entraîné une altération des bienfaits des conduites non ségrégatives comme celle qui fit de la « chronicisation » une importation du colonialisme occidental. Ça donne à penser sur l’« amorphe inconnu » avec qui travailler dans la culture islamique, avec les très fraternels anticléricaux qui y sont de notre trempe.
Et voici que vient s’inscrire dans notre panorama le beau témoignage du « Noir d’Afrique » élevé avec « nos ancêtres les Gaulois », puni, s’il parlait wolof à l’école, par l’accrochage au cou d’un bout de bois nommé « symbole ».
Mais symbole des plus fécondes fraternités : Collomb avait fait afficher sur stèle, à Dakar, le dicton wolof : « Tout homme est le gardien de son frère. »
X. Des rapports entre dominateurs et dominés !
B. Il est bien dans nos présentes recherches d’éclairages de montrer comment l’esprit dominateur peut infester leur « science » par étroitesse scientiste.
Il est vrai que la « science » caractéristique de cette civilisation a administré, en 1986, par les soins de savante mission financée par l’Organisation mondiale de la santé, les résultats d’une recherche sur les troublantes grandes différences observées à travers le monde dans l’évolution des schizophrénies. Alors, puisqu’il est établi qu’« elle ne doit rien à la société ni à sa famille », il résulte que, vu : « L’ignorance où nous sommes actuellement de la nature chimique ou physique de l’affection, une pluralité de phénomènes pathologiques dont l’origine (congénitale ? virale ? toxique ?) pourrait être multiple. » Alors puisqu’il a été scientifiquement établi qu’elle n’a rien à voir avec l’environnement, ça trace impérieusement les bonnes voies de sa connaissance.
À ce point d’affirmations péremptoires de l’« établi », il n’est pas sans valeur que cette certitude ait pu être commentée avec « Maman les p’tits bateaux qui vont sur l’eau ont-ils des jambes ? – Mais oui mon gros bêta, car s’ils n’en avaient pas, ils ne marcheraient pas » et : « Si l’on coupe les pattes aux puces dressées à sauter au signal sonore, elles deviennent sourdes. »
X. Que plus on se vit dominateur, moins on pige comment va la vie chez les autres n’est assurément pas encore assez dit.
B. On pourrait s’y étendre indéfiniment, mais entre hier et aujourd’hui, il est bon de redire, comme on nous l’a demandé, les leçons des questions de santé mentale ; je rappelle : il faut réfléchir sur l’occupation du monde colonisé et de tout ensemble démographique soumis au même magistère, par l’implantation de maisons de fous genre « occidental », modèle asile d’aliénés.
Dans le débat international où je pus évoquer ce bon champ de réflexion, ce fut celui dans lequel le regard critique sur les institutions psychiatriques « occidentales » permit d’énoncer quelle méchante sottise fut l’exportation du modèle asilaire « occidental » à travers le monde. Il faut redire que copier ce modèle « colonisateur » était contre toute raison raisonnable, dans un mépris magistral pour l’idée de structures que les cultures locales pouvaient inspirer elles mêmes, quant aux possibilités les mieux inscrites dans chaque culture d’organiser le plus humainement les rapports à la folie. Avec l’indication du fait que l’inhumanité des renfermeries des colonisateurs a provoqué chez eux, chez les plus lucides des opérateurs, les critiques qu’il est raisonnable de présenter comme les meilleurs moyens d’échange, pour s’entraîner à faire au mieux chacun dans son chez soi avec la culture qui y fonctionne. La sagesse des héritiers des colonisateurs est de dire : inspirez-vous de notre critique, et non des modèles que nous critiquons.
Il y a par exemple le fait que la caricature de psychiatrie colonialiste, avec les énonciations par l’« école d’Alger » de la faiblesse d’esprit « diencéphalique » des « indigènes », pouvait paraître « civilisatrice » en la comparant aux traditions islamistes de lapider les fous, par actes de foi rituels.
X. Autant qu’il y ait, à travers le monde, de barbaries face à la folie, il y a une diversité de cultures impliquant d’autres voies que les parachutages d’asiles. Et, comme il ne manque nulle part d’Ariel ni de Caliban, nous voici revenus à l’amorphe inconnu, et à sa fécondité. Il y a partout à travers le monde des potentiels de rigueur de méthode, quant aux meilleurs moyens d’échange, pour s’entraîner à faire au mieux chacun dans son chez soi avec la culture qui y fonctionne : la sagesse des héritiers des colonisateurs est bien de dire : inspirez-vous de notre critique, et non des modèles que nous critiquons.
B. Révélation, sur nos affaires et les affaires du monde : quand le climat de guerre de religion montre à quel point peuvent s’enfler les potentiels générateurs des plus inhumaines barbaries, ensommeiller les facultés de considérer comme primordiale la question de l’amorphe inconnu est le fond de leur ignorantisme militant. Les intolérances réciproques sont ignorances concurrentielles, incapacités concurrentes de pouvoir et vouloir savoir qu’il y a partout, cultivable chez les autres, et aussi beaucoup chez soi, un potentiel de vivre que nul n’est irresponsable de ce qui se passe dans son monde. Les passions directrices de conscience ne facilitent pas la connaissance des potentiels cultivables chez autrui. Et l’exaltation des logiques de haine est bloquante de l’épanouissement de potentiels de solidarités.
Ces passions dominatrices ne sont pas faites pour ouvrir les esprits à la reconnaissance, comme question irrécusablement de base, de la réciprocité des intolérances. Privilégier la culture des logiques de haine dans le plus profond mépris des potentiels de fraternité partout latents mais éveillables est la leçon des dominateurs qui contamine chez les dominés les aspirants à domination.
Des moyens intellectuels permettant de se mettre « dans la peau » des citoyens vivant « de l’autre côté » la plus bête que méchante connerie en cours.
L’extrême comble d’accomplir ouvertement les actes les plus glorieux par la quantité d’inhumanité qu’ils donnent en spectacle, à l’enseigne du suprême tout-puissant, épisode spectaculaire dans sa hauteur (c’est le moins qu’on puisse dire !) de la bassesse inhumaine caractéristique des guerres de religion, a comme suite pratique la question la plus élevée.
Dans la profondeur des aveuglements qui ne donnent guère, dans cette guerre, plus de lucidité que dans les autres, plutôt le contraire avec la profondeur des aveuglements proscripteurs des entités réciproquement terroristes, l’effet, évidemment très dominant, des exaltations fanatiques des rancœurs et passions revanchardes exaspérées, spectaculaires ou plus ou moins secrètes, sera-t-il plus efficient, dans notre monde dominateur et surtout dans les engeances dominées, plus efficace que ne le fut, et demeure, notre résistance à la connerie du traité de Versailles, de son 1914-1918 et son colonialisme, et générateur de la Shoah ?
Et je reviens à notre nouvel esprit scientifique qui nous a permis de comprendre, à contre-courant, les fonds profonds d’inhumanités. Ces regards sur le traité de Versailles et l’exposition coloniale ont fondé, contre les étroitesses d’esprit dominantes, connaissance et respect de l’amorphe inconnu cultivable en résistance à la domination par tous maîtres de structures dominatrices.
Et il ne sera jamais assez mis en œuvre, assez fraternellement chez tous subisseurs d’intox cléricales, le : inspirez-vous de notre critique, et non des modèles que nous critiquons.
Il est du devoir des résistants à la méchante stupidité colonialiste d’aider tous manipulés par leurs suzerains porteurs des réciprocités d’inhumanités à fraterniser inépuisablement.
Redisons : il y a dans tout être une parcelle d’amorphe inconnu susceptible de devenir diamant… si on ne la méprise pas.
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