Concurrence et réglementation dans des secteurs clés en Norvège
Elizabeth Roderburg
Des mesures sont prises pour réduire le niveau élevé de la
participation de l’État norvégien dans le capital et améliorer la
gouvernance d’entreprises des sociétés où la propriété de l’État est
appelée à se maintenir. La Norvège a parcouru un long chemin en
matière de principe de bonne gouvernance et en séparant le rôle du
propriétaire du rôle du régulateur, en particulier en transférant la
propriété au ministère du Commerce et de l’Industrie, quoique
certains ministères sectoriels continuent à détenir des entreprises.
Le manque, dans certains cas, de neutralité concurrentielle et la
question d’un contrôle accru de la concurrence sont des questions
à régler. Ce dernier aspect en particulier est important dans le
secteur de l’aviation civile où des progrès restent à faire avec un
transporteur, SAS, qui détient une situation de quasi-monopole et
avec des subventions croisées entre aéroports et une situation
concurrentielle dans le transport aérien régional qui laisse à désirer.
Le gouvernement et l’Autorité norvégienne de la concurrence ont
déjà pris des mesures en faveur de la concurrence, notamment en
interdisant les programmes de fidélité pour les usagers des vols
domestiques et une abrogation de la surtaxe sur les passagers. Le
secteur hospitalier en cours de réforme donne déjà des signes
d’amélioration de son efficacité, même si une séparation plus forte
des rôles du prestataire et de l’acquéreur pourrait accroître encore les
effets positifs. Ce rapport a été préparé pour l’Étude de l’OCDE de
la réforme de la réglementation : Norvège, publiée en 2003.
• 1. Entreprises publiques et introduction des mécanismes
de marché dans les services publics
— 1.1. Vue d’ensemble de l’étude et principaux thèmes abordés
— 1.2. Entreprises publiques
— 1.3. Aviation civile
— 1.4. Hôpitaux
— 1.5. Institutions du marché du travail