Terrain 2002/1
Terrain
2002/1 (n° 38)
184 pages
Editeur
Revue affiliée à Revues.org

A propos de cette revue
Alertes e-mail

Recevez des alertes automatiques relatives à cet article.

S'inscrire Alertes e-mail - Terrain

Être averti par courriel à chaque nouvelle parution :
d'un numéro de cette revue
d'une publication de Alban Bensa
d'une publication de Éric Fassin
d'une citation de cet article

Votre adresse e-mail

Gérer vos alertes sur Cairn.info

Cairn.info respecte votre vie privée
Qu'est-ce qu'un événement ?
Article suivant Page 1-1

Vous consultezLes sciences sociales face à l’événement


AuteursAlban Bensa du même auteur

Ecole des hautes études en sciences sociales, Genèses et transformations des mondes sociaux et Laboratoire de sciences sociales, Paris

Eric Fassin du même auteur

Ecole normale supérieure, Laboratoire de sciences sociales et Genèses et transformations des mondes sociaux, Paris

Résumé

Les sciences sociales ne font face à l’événement qu’avec hésitation : elles préfèrent les structures, et réduisent l’événement à ses contextes sociaux et à ses constructions médiatiques. En réaction, l’histoire du temps présent tente d’isoler le présent pour exacerber la présence de l’événement. Ce numéro veut montrer comment nos disciplines peuvent, avec Deleuze, considérer l’événement comme ligne de partage, ou rupture d’intelligibilité. Sans renoncer à l’étude des contextes et des constructions, elles renouent avec l’expérience des acteurs sociaux, faisant place au rôle des individus et à la réalité de l’action. Toutefois, leur approche diffère de la manière dont les acteurs créent des récits pour rendre compte de cette fracture du sens : sociologues, anthropologues et historiens confrontent les récits, sans confondre l’événement avec une origine. La signification de l’événement gagne ainsi à être appréhendée par la construction de séries pertinentes, comme le montre l’exemple du 11 septembre 2001.

Mots clés

médias et sciences sociales, présent et ligne de partage, ruptures d’intelligibilité, récit et série





The social sciences confronted with events
Preferring as they do to focus on structures, the social sciences deal with events quite reluctantly, and reduce them to social contexts and media constructions. In reaction, contemporary history often isolates the present and overemphasizes events. This special issue tries to show how, in line with Gilles Deleuze, the social sciences can study events as dividing lines, or shifts in intelligibility. Without relinquishing the study of contexts and constructions, they can thus refocus on social actors’ experiences by taking into account the role of individuals and the reality of actions. However this approach differs from the way the actors themselves create narratives so as to make sense of the collapse of meaning. Sociologists, anthropologists and historians take into account contradictory narratives without confusing events with origins. The meaning of events can thus be better understood by arranging them into relevant series, as exemplified with the attack of September 11, 2001.

Keywords

social sciences and the media, the present and the dividing line, shifts in intelligibility, narratives and series of events, Deleuze

PLAN DE L'ARTICLE

  • L’événement et la modernité médiatique
  • Le temps de l’événement
  • L’événement vécu :le temps, l’action et l’individu
  • L’événement construit : culture, rite et structure
  • Récit / série
  • La mise en séries de l’événement
  • 911
Accéder à cet article