2003
Terrains & Travaux
La sociabilité des retraités, une approche statistique (enquête)
Delphine Desmulier
Marieke Polfliet
Jacques-Benoît Rauscher
Dans son ouvrage L’Échange symbolique et la mort, J. Baudrillard (1976) affirme que le troisième âge constitue une sorte de tiers-monde sans aucune utilité ni valeur symbolique, nos sociétés ne parvenant pas à donner un sens à ce temps gagné sur la mort. Or, cette assimilation entre vieillesse, précarité physique et économique, et inutilité n’a plus lieu d’être lorsque l’on sait que désormais le temps de la retraite est en moyenne égal à la moitié de la vie professionnelle, et que les retraités subissent de moindres contraintes financières les empêchant de s’insérer normalement dans la société. Le temps de la retraite est de plus en plus un temps d’activité, pendant lequel les individus continuent à participer à la vie sociale et à des réseaux de sociabilité. Mais cette participation est inégale et diversifiée selon les retraités. Nous voulons examiner ici de quelle manière leur mode de vie passé, l’environnement dans lequel ils vivent et plus généralement le niveau de leurs ressources physiques, économiques, culturelles et sociales influent sur les modes et les niveaux de sociabilité des retraités.
Pour ce faire, nous sommes partis des données de l’enquête « Loisirs » de l’INSEE
[1] (1987-88), qui contient un certain nombre de variables à même de nous renseigner sur les formes et l’intensité des relations sociales des individus : le nombre et la fréquence des invitations par des parents et amis et des réceptions de parents ou d’amis, la participation à un club du troisième âge et la fréquence de participation, la nature des activités de l’après-midi, la participation à des excursions, l’appartenance à une bibliothèque ou à un cercle de lecture et la fréquence d’écoute de la télévision. Nous choisissons de retenir, dans le cadre de ce bref article, les résultats qui nous sont apparus les plus intéressants sociologiquement et de limiter notre analyse à deux types de sociabilité : les échanges d’invitation avec les parents et amis, dont l’étude confirme les résultats existants sur les déterminants de la sociabilité des retraités ; et la participation à un club du troisième âge, sociabilité spécifique au club du troisième âge caractérisée par un profil sociologique original, dont l’analyse met en lumière les contraintes propres aux relations sociales des personnes âgées.
La fréquence des invitations et réceptions, révélateur des profils généraux de sociabilité des retraités
On peut considérer que l’étude des invitations échangées
[2] avec des parents et amis constitue un bon indicateur de l’intensité des relations sociales. Un premier résultat est que ces flux d’échanges d’invitation sont en grande partie symétrique : ce sont les mêmes individus qui sont invités par leurs parents et qui les reçoivent, de même pour les amis. Ainsi, parmi les personnes retraitées qui sont invitées par des amis, 85% reçoivent à leur tour des amis et parmi celles qui reçoivent des amis, plus de 91% sont invités par eux. De la même façon, parmi les personnes retraitées qui sont invitées par des parents, 87% reçoivent des parents à leur tour et parmi les personnes âgées qui reçoivent des parents, plus de 90% sont invités par des parents. Au total, 74% des personnes retraitées reçoivent des personnes de leur famille et 79% sont invitées, alors que 44% d’entre elles reçoivent des amis et 48% sont invitées par des amis. Les personnes âgées invitent donc leurs parents et dans une proportion moindre leurs amis.
L’influence des ressources socio-économiques
Lorsqu’on se penche sur les déterminants de cette sociabilité, on observe une influence considérable du revenu, de la catégorie socio-professionnelle et de l’âge. Il apparaît ainsi qu’un revenu élevé contribue à une sociabilité accrue, en termes de réception de parents et d’amis.
[3] On peut tout d’abord invoquer pour l’expliquer un argument purement économique : il est plus facile de dépenser pour une réception quand le ménage âgé est à l’aise financièrement. En outre, les ménages aisés ont une conception de la retraite différente de celle des ménages moins nantis. Ces derniers vivent selon A‑M. Guillemard (1972) une « retraite loisir » ou une « retraite famille », deux types de retraites fondées sur la consommation, et sur l’apport de services financiers dans le cadre familial. Cette influence du revenu se mêle à celle de la catégorie socio-professionnelle, les personnes âgées disposant du budget le plus important étant aussi celles qui appartenaient aux CSP les plus élevées durant leur vie active. Comme le montre C. Delbès (1989), les personnes fréquentant activement des amis les recrutent tout particulièrement parmi les collègues de travail et sont rarement ouvriers, occupant plus souvent des postes nécessitant la possession de diplômes élevés. L’auteur montre que les retraités ayant exercé des professions à forte responsabilité gardent une vision positive de leur temps d’activité et souhaitent rester en contact non seulement avec le monde extérieur, mais également avec les personnes qu’ils ont fréquentées durant ce temps d’activité.
Part de personnes recevant des parents et des amis à déjeuner ou dîner parmi les retraités et les actifs
Réception de parents à déjeuner ou dîner Réception d’amis à déjeuner ou à dîner Retraités Actifs Retraités Actifs Type de ménage Personnes seules 59% 60% 29% 54% Couples sans enfants 85% 88% 55% 81% Un ou deux enfants 92% 93% 67% 86% Revenu Moins de 4500F 63% 70% 26% 63% 4500 à 8000F 76% 76% 43% 76% 8000 à 15000F 84% 89% 61% 70% Plus de 15000F 90% 92% 75% 91% CSP Agriculteurs 71% 92% 71% 77% Artisans-commerçants 72% 85% 44% 78% Cadres 84% 89% 73% 92% Professions intermédiaires 81% 89% 67% 88% Employés 68% 79% 36% 76% Ouvriers 74% 82% 33% 71%
En ce qui concerne l’âge, on observe une rupture à partir de 70 ans. Les sexagénaires reçoivent davantage que les septuagénaires, qui reçoivent eux-mêmes beaucoup plus que les octogénaires. Pratiquement, ceci peut s’expliquer par le fait qu’en vieillissant, les ressources physiques des personnes retraitées diminuent et les invitations représentent une charge plus importante. Ceci s’explique également par le fait qu’à partir de 70 ans, on peut estimer que la personne a davantage « intériorisé » son statut de retraité. Elle participe ainsi à ce que A.-M. Guillemard appelle la « retraite-troisième âge ».
Ces résultats sont biens résumés par l’analyse factorielle, qui oppose en premier lieux les individus sociables à ceux plus isolés. Les premiers tendent à être les plus diplômés, à disposer d’un revenu et d’une position sociale élevés alors que les seconds sont très âgés et disposent d’un faible revenu.
AFC affinée
Note de lecture : l’axe 1 oppose les individus qui reçoivent parents et amis et sont invités par des parents et amis – c’est-à-dire qui ont une sociabilité importante en relation avec les proches – aux individus qui ne reçoivent et n’invitent ni parents, ni amis et qui ont donc une sociabilité plus limitée. Les premiers tendent à être les plus diplômés, à disposer d’un revenu et d’une position sociale élevés alors que les seconds sont plutôt très âgés et disposent d’un faible revenu. L’axe 2 oppose quant à lui davantage le milieu urbain au milieu rural. L’analyse des contributions à l’axe 2 met, en particulier, en évidence une corrélation entre l’appartenance à un club du troisième âge et le fait d’habiter en milieu rural.
La solitude agit négativement sur la sociabilité
Enfin, résultat original, on constate que la structure du ménage a une grande importance sur les invitations et réceptions et donc sur la sociabilité des personnes âgées. Les personnes vivant seules reçoivent et sont reçues beaucoup moins que les personnes vivant en couple. Ainsi 38% des personnes âgées vivant seules déclarent ne jamais recevoir de parents pour déjeuner ou dîner, contre seulement 13% des personnes vivant en couple.
[4] Tout se passe comme si la sociabilité, du moins les échanges d’invitations, était une activité de couple, qu’il est difficile de poursuivre seul.
Ce résultat explique enfin pourquoi on observe une réception plus élevée par les hommes que par les femmes. Les femmes seules sont en effet plus nombreuses que les hommes seuls ; comme la solitude est un facteur qui agit négativement sur la réception de parents ou d’amis, il faut conclure dans ce cas que c’est davantage la solitude que le sexe de la personne qui peut expliquer sa pratique de réception ou d’invitation. Il est d’ailleurs très improbable, compte tenu des études réalisées sur le sujet, de penser que les femmes pourraient être moins sociables que les hommes en termes de réception et d’invitation. En effet, en ce qui concerne les liens avec la famille F. Héran (1988) montre que les femmes entretiennent souvent davantage que les hommes les liens avec leurs enfants. En ce qui concerne les liens avec les amis, V. Caradec (1996) explique que les femmes de retraités opèrent ainsi une sorte de « surenchère » pour entraîner leurs maris dans des activités à l’extérieur du foyer et assurer une transition moins difficile entre le monde professionnel et le monde de la retraite.
Sociabilité des retraités et clubs du troisième âge
L’étude de la sociabilité des retraités nous invite également à étudier leur participation à des associations. Les retraités ont en effet largement participé au développement de la vie associative à partir des années 1970. L’enquête menée par le CERC
[5] en 1989 sur les conditions de vie des personnes âgées a montré que la participation aux clubs du troisième âge constituait le pôle principal de participation des personnes âgées à la vie associative : 37% des personnes de 60 ans et plus, prenant part à des activités collectives ou associatives, participent à un club du troisième âge, alors que seulement 14% d’entre elles sont membres d’associations sportives ou culturelles. Selon P. Pochet (1997), la diffusion très large des clubs du troisième âge a commencé dans les années 1970 sous l’impulsion des pouvoirs publics et notamment des municipalités, avant d’être renforcée par de nombreuses initiatives individuelles. Ainsi, environ vingt mille organismes, pour une population de deux millions de personnes âgées, ont été dénombrés en 1983, et P. Pochet mentionne que cet engouement ne s’est pas démenti depuis.
Profil des participants aux clubs du troisième âge
L’analyse statistique réalisée à partir de l’enquête Loisirs met en évidence un ensemble de corrélations entre la participation à un club du troisième âge et une série de variables sociologiques : la participation à un tel club est ainsi étroitement liée au fait d’habiter en milieu rural
[6], d’être une femme, de disposer d’un revenu inférieur à 8 000 F
[7] et d’être issu de catégories socio-professionnelles peu favorisées (agriculteurs, employés et ouvriers).
Participation aux clubs du troisième âge
Taux de participation à un club du troisième âge habitat commune rurale 38% commune de moins de 5 000 habitants 33% 5 000 à 20 000 habitants 17% 20 000 à 50 000 habitants 9% plus de 50 000 habitants 20% Paris 14% Sexe Homme 21% Femme 27% Type de ménage Personnes seules 28% Couples sans enfant. 22% Couples avec un ou deux enfants. 7% Revenu Moins de 4500F 28% 4500 à 8000F 26% 8000 à 15000F 21% Plus de 15000F 15% Catégorie socioprofessionnelle Agriculteurs 38% Artisans-commerçants 24% Cadres 14% Professions intermédiaires 25% Employés 27% Ouvriers 21%
Les femmes participant aux clubs du troisième âge sont ainsi beaucoup plus nombreuses que ce qui est normalement attendu (lorsque l’on applique le pourcentage global de participants aux clubs du troisième âge au nombre de femmes de notre échantillon). De même, l’analyse de la participation à ces clubs en fonction de l’habitat montre que 45% de la population participant à un club du troisième âge est d’origine rurale et que 37% des individus habitant en milieu rural participent à un club du troisième âge. À l’opposé, les personnes habitant les villes de plus de 50 000 habitants et la capitale ont un taux de participation aux clubs du troisième âge compris entre 14 et 20%.
Enfin, la participation aux clubs du troisième âge varie selon l’origine socioprofessionnelle : ainsi, parmi les participants au club du troisième âge, on dénombre 27% d’anciens ouvriers, 20% d’anciens agriculteurs, 20% d’anciens employés et seulement 5% d’anciens cadres. De même, en termes de revenu, nous constatons que 41% des participants au club du troisième âge disposent d’un revenu inférieur à 4 500 F alors que seulement 4% d’entre eux disposent d’un revenu supérieur à 15 000 F. Enfin, parmi les participants à un club du troisième âge, nous dénombrons 34% de personnes âgées de 60 à 69 ans, contre 47% de personnes entre 70 et 79 ans, le taux de participation baissant nettement à partir de 80 ans (seuls 18% des participants ont plus de 80 ans).
Cette analyse statistique est confirmée par les principaux résultats INSEE de 1996
[8], selon lesquels les participants au club du troisième âge sont en majorité des femmes, des individus de milieu modeste, relativement âgés et habitant au sein des espaces ruraux. Nous constatons, en outre, que les personnes seules participent davantage aux clubs du troisième âge que les personnes vivant en couple avec ou sans enfants : 28% des personnes seules participent à un club du troisième âge contre 22% de personnes vivant en couple sans enfants, et seulement 7% de personnes vivant en couple, avec un ou deux enfants.
Toutes choses égales par ailleurs…
La régression logistique sur le fait de participer ou non à un club du troisième âge permet de vérifier et préciser ces résultats. Tout d’abord, on confirme, toutes choses égales par ailleurs, les effets décisifs de l’habitat (les individus habitant dans des agglomérations de moins de 5 000 habitants ont une participation plus élevée de 17 points que leurs homologues des villes, moyennes ou grandes) et de l’âge. On observe également un effet du sexe toutes choses égales par ailleurs, ce qui veut dire que les femmes, même lorsqu’on prend en compte le fait qu’elles sont plus souvent seules et âgées, ont tendance à plus participer à ces clubs.
Régression logistique sur le fait de participer ou non à un club du troisième âge
Modalité de référence en italique modalité active coefficients logit écart à la situation de référence significativité Constante -1,826 Age <60 ans -0,294 ns 60-69 ans 70-79 ans 0,416 5,76% p<0,001 80 ans et plus 0,061 ns Type de ménage seul couple sans enfant -0,310 -3,30% p<0,01 couple avec enfant -1,317 -9,74% p<0,05 autre ménage -0,383 -3,98% p<0,05 habitat ville de plus agglomération de moins de 5 000 habitants 1,026 17,12% p<0,001 100 000 habitants ville < 100 000 habitants -0,046 n.s. sexe homme femme 0,295 3,91% p<0,05 CSP occupée avant la retraite agriculteurs 0,272 n.s. commerçants, artisans, chefs d’entreprise 0,153 n.s. ouvrier cadres et professions intellectuelles supérieures -0,208 n.s. prof. intermédiaires 0,370 5,03% p<0,1 employés 0,280 3,69% p<0,1 inactifs -0,155 n.s.
Enfin, la régression logistique met en avant la participation préférentielle, toutes choses égales par ailleurs, non pas des classes les plus défavorisées, mais des employés et des professions intermédiaires. La construction d’un modèle plus élaboré (non représenté ici) incorporant des variables de revenu et de diplôme n’améliore pas sensiblement l’information : si les coefficient logit associés à ces variables confirment une participation plus marquée, toutes choses égales par ailleurs, des plus bas revenus et des moins diplômés, aucun de ces coefficients n’est significativement différent de zéro au seuil de 10%.
Une sociabilité dominée ?
P. Pochet, reprenant l’analyse de A. Rozenkier
[9], considère que les clubs du troisième âge permettent à leurs membres de s’identifier à un groupe et proposent, par là-même, une forme de sociabilité aux personnes défavorisées et/ou isolées, qui n’ont pas la possibilité d’accéder à d’autres types de sociabilités. Disposant d’un réseau de relations souvent très limité et de peu d’opportunités de rencontres avec des personnes extérieures à leur foyer, elles voient dans la participation à un club du troisième âge un moyen d’y pallier. Il s’agit par conséquent d’une sociabilité que l’on peut qualifier de « dominée », dans la mesure où la participation à un club du troisième âge est dans ce cas choisie par défaut, en raison de l’incapacité à participer à d’autres types de sociabilité plus gratifiantes. La surreprésentation dans les clubs du troisième âge de catégories peu favorisées, telles que les agriculteurs ou les ouvriers et employés, s’explique alors par leur faible dotation en capital culturel.
A contrario, cette sociabilité fait l’objet de stratégies d’évitement de la part des groupes disposant de ressources plus importantes. C. Starzec et M.-G. David ont, en effet, montré dans leur enquête de 1996
[10] que les personnes mieux dotées en capitaux culturels souhaitent utiliser leurs anciennes qualités professionnelles et garder ainsi à la fois le sentiment d’une forme « d’utilité sociale » et un lien avec le monde professionnel, si bien qu’elles s’investissent davantage dans les associations humanitaires et caritatives que dans les clubs du troisième âge. L’analyse des auteurs montre d’ailleurs que les cadres, les professions libérales et les professions intermédiaires constituent environ la moitié des effectifs des associations sportives, culturelles, professionnelles ou humanitaires. Ainsi, les motifs d’engagement au sein d’une association varient considérablement selon les milieux sociaux. L’engagement associatif des cadres supérieurs correspond, selon une étude du Conseil Économique et Social
[11], à une volonté de garder contact avec le monde professionnel, par le biais d’associations de conseil ou d’activités de formation bénévole. Il semble que les participants à un club du troisième âge recherchent davantage l’accès à certains loisirs et distractions (dont les excursions organisées par les clubs), tout autant que le maintien de contacts avec l’extérieur.
La participation de personnes relativement âgées aux clubs du troisième âge peut aussi être interprétée en termes d’utilité sociale. À partir d’un certain âge, de nombreuses personnes retraitées considèrent qu’elles ne peuvent plus être « utiles » à la société, ceci notamment du point de vue de leurs capacités physiques, et elles renoncent à leur investissement au sein d’associations humanitaires ou caritatives, optant alors éventuellement pour les clubs du troisième âge. Ces derniers leur offrent ainsi une sociabilité que l’on peut qualifier de « substitution », dans la mesure où la participation à un club du troisième âge est choisie en dernière instance par ces personnes.
Nous pouvons enfin mettre en avant une dernière hypothèse pour rendre compte de la surreprésentation des clubs du troisième âge en milieu rural : il est probable qu’il s’agit, dans un certain nombre de cas, d’espaces de rencontre entre des personnes qui se connaissent par ailleurs, le club étant alors le lieu, promu et soutenu par la municipalité, de la pérennisation de liens de sociabilité préexistants.
L’étude de la participation des retraités aux clubs du troisième âge, comme celle concernant la fréquence des réceptions de parents et d’amis et des invitations par des parents ou des amis, nous montrent donc clairement que le milieu socio-professionnel que les personnes ont fréquenté durant leur vie active est un élément capital, qui modèle leur comportement durant leur retraite. Outre leur niveau de ressources économiques et physiques, le rapport que les personnes retraitées entretiennent avec l’univers professionnel et affectif d’avant leur retraite détermine la manière dont elles vivent cette période, au sein d’un espace donné. La retraite apparaît donc comme un temps de prolongation de l’identité professionnelle et sociale sur un autre mode que celui du travail et non comme un temps inclassable après la formation et l’activité.
·
BAUDRILLARD (J.), 1976. L’Échange symbolique et la mort, Gallimard, Paris.
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CARADEC (V.), 1996. Le Couple à l’heure de la retraite, Presses Universitaires de Rennes.
·
CERC, 1989. Enquête sur les conditions de vie des personnes âgées.
·
Conseil Économique et Social, 1993. Les Activités d’utilité sociale des retraités et des personnes âgées, Direction des journaux officiels.
·
GUILLEMARD (A.-M.), 1972. La Retraite, une mort sociale. Sociologie des conduites en situation de retraite, Mouton, Paris.
·
HÉRAN (F.), 1988. « La sociabilité, une pratique culturelle », Économie et Statistique, n° 216.
·
PAILLAT (P) (dir.), 1989. Passages de la vie active à la retraite, PUF, Paris.
·
POCHET (P.), 1997. Les Personnes âgées, Repères n° 224, La Découverte, Paris.
·
ROZENKIER (A.), 1987. Les Clubs du troisième âge : Genèse et fonctionnement, CNAV.
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STARZEC (C.), DAVID (M.-G.), 1996. Conditions de vie des personnes de 60 ans et plus, INSEE Résultats.
[1]
Enquête sur un échantillon représentatif de 10 872 individus. Nous y avons prélevé les individus retraités, qui constituent un échantillon de 2 663 individus.
[2]
Appréhendées à partir des questions suivantes : « vous arrive-t-il de recevoir des parents ou des amis pour déjeuner ou pour dîner ? », « Et vous arrive-t-il d’être invité à déjeuner ou à dîner chez des parents ou des amis ? ».
[3]
On peut cependant noter que les personnes retraitées ayant un revenu élevé ont tendance à davantage inviter leurs parents que leurs amis
[4]
Cet écart est également vérifié pour les réceptions de personnes vivant seules et pour les réceptions d’amis par les personnes vivant seules, bien qu’il soit moins spectaculaire que dans le cas mentionné ci-dessus.
[5]
Conseil de l’Emploi, des Revenus et de la Cohésion sociale.
[6]
Un espace est dit rural lorsque la plupart des communes comptent moins de deux mille habitants.
[7]
Soit 1 200 € (le montant est indiqué en francs dans l’enquête).
[8]
C. Starzec, M.-G. David,
Conditions de vie des personnes de 60 ans et plus, INSEE Résultats, 1996.
[9]
A. Rozenkier,
Les Clubs du troisième âge : Genèse et fonctionnement, CNAV, 1987.
[10]
C. Starzec, M.-G. David,
op. cit., 1996.
[11]
Conseil Économique et Social,
Les Activités d’utilité sociale des retraités et des personnes âgées, Direction des journaux officiels, 1993.