2006
THÉRAPIE FAMILIALE
Éditorial
Violence, société et psychiatrie
Serge Kannas
[1]
[2]
Mission Nationale d’Appui en Santé Mentale , Avenue d’Italie F-75013 Paris
Est-ce que la société est violente et dangereuse, en quoi, quels sont les facteurs
qui y contribuent, quels sont les groupes qui en sont le plus affectés ? N’étant pas
expert du domaine, j’observerai une société qui évolue sur fonds d’insécurité écologique (climat, pollution, prélèvement sur les ressources), sanitaire (sang contaminé,
vache folle, amiante, OGM), socio-économique et politique (inégalités, mondialisation non régulée, terrorisme) grandissante, poussant au principe de précaution généralisé et à la recherche illusoire du risque zéro. Société qui n’a jamais été aussi sûre
dans le domaine de la criminalité de sang, tandis que l’expérience d’insécurité, de
violence envers les biens et les personnes ne cesse de croître; je parle de l’expérience, et non du sentiment d’insécurité, car la vie quotidienne et matérielle de très
nombreuses personnes en est affectée et restreinte.
On ne peut pas ne pas supposer de relation entre ces derniers phénomènes, émergeant depuis quelques dizaines d’années, et les lieux et les groupes qui en sont préférentiellement affectés, au sein ou à la périphérie des mégapoles : semblent jouer un
rôle important l’urbanisation accélérée, prolongement de l’exode rural et de l’immigration, les mécanismes de ghettoïsation qu’elle sécrète, conséquences de l’insuffisance ou de l’impuissance des politiques publiques urbaines face à la combinaison
dévastatrice de la spéculation immobilière et de la concentration de populations
socialement plus pauvres, moins qualifiées et moins formées, ethniquement minoritaires et stigmatisées. S’y ajoutent la précarisation des services publics dans leur
fonction de lien social, d’appartenance collective et l’économie, potentiellement
maffieuse, du sous-emploi généralisé et chronique et de la drogue, cette dernière
jouant depuis une trentaine d’années, par tous ses toxiques représentés, un rôle
d’amplificateur individuel et collectif.
Si l’on s’approche d’un registre macrosocial plus limité, on est frappé également
par la concordance entre ces phénomènes de violence et d’insécurité et la précarisation du lien micro et macrosocial. Nous avons parlé de la vulnérabilité des services
publics ou de leurs équivalents (écoles, transports, services de santé, etc.). Nous pourrions évoquer aussi la perte des solidarités et la montée de l’individualisme, la fragmentation de la famille élargie réduite à son pôle nucléaire puis, aujourd’hui, de
plus en plus décomposée ou recomposée. On voit bien que jouent, dans cette énumération, les éléments déjà cités de la ghettoïsation (féodalisation) généralisée
mais, également, ceux de la culture individuelle, urbaine et économique.
Tous ces éléments ne sont pas, en eux-mêmes, « pathogènes », ce qui l’est, c’est
le
changement
[3]. Autrement dit la
transition incertaine, inconfortable, entre des gisements de ressources anciens et familiers, qui disparaissent, et l’émergence de mécanismes de soutien nouveaux, qui peinent à apparaître et à s’affirmer. Les conséquences
les plus directes en sont la précarisation des mécanismes adaptatifs et régulateurs des
tensions individuelles et microsociales, sources de la capacité, personnelle et collective, à se contrôler, mécanismes créés et maintenus par le lien, et l’amplification de
la primauté de l’immédiat, de l’urgent, sur le différé, de l’agir impulsif sur la parole
et le dire. Est-ce un hasard si l’on reconnaît, dans cette description, les facteurs à
l’œuvre dans l’apparition croissante des
crises de toutes sortes, affectant l’équilibre
mental individuel et les groupes, se traduisant par l’explosion des demandes en psychiatrie et en santé mentale, et des urgences en général ? Est-ce surprenant de considérer que les groupes sociaux les plus affectés sont les plus vulnérables et/ou les
plus stigmatisés : non seulement « les juifs, les nègres et les arabes, les homosexuels,
mais également les femmes, les pauvres, les précaires, les exclus, les toxicomanes,
les marginaux, les jeunes enfants ou les adolescents [les jeunes], les victimes, les
handicapés et les malades mentaux », tous dépositaires, du fait même du caractère
supposé « particulier », temporaire ou définitif, de leur altérité, d’une
monstruosité
au sens de René Girard (1972,1978,1982), ainsi que dans Foucault (1974-75), Beavin
(1981) et Perera (1986)
[4], ce qui leur permet d’être inclus dans une fonction de bouc
émissaire potentielle et, dans l’expulsion sacrificielle qu’elle implique, de faire
retrouver au groupe social dominant, sur un mode expiatoire à la fois recherché et
subi, son unité mythique ?
Une deuxième question qu’on peut se poser concerne la violence des malades
mentaux et en quoi celle-ci affecte la société. Plusieurs évènements récents (la tuerie
de Nanterre, les agressions contre le Président de la République, contre le Maire de
Paris), dans leur succession rapide, peuvent donner de cette question une vision déformée. L’examen de la littérature française et internationale dans ce domaine n’est pas
commode, tant les biais de comparaison sont nombreux. La recherche suggère toute-fois que la dangerosité des malades mentaux traités rejoint (ou n’est pas significativement différente de) celle observée en population générale. Elle est plus élevée pour les
patients non traités et concerne surtout la comorbidité (alcool, drogues) et le caractère
inaugural des troubles graves (les psychoses), la famille ou l’entourage proche en
étant les principales victimes.
L’exercice de la psychiatrie est affecté, comme l’ensemble de la société, par
cette évolution. Les hôpitaux et les services, les centres de crise et les unités
d’urgence, les centres de consultation, sont ouverts sur la cité et ne sont plus sanctuarisés, ni dans les représentations ni dans les pratiques collectives. Les trafics, les
violences et les abus de toutes sortes, contre les clients et les usagers, sont monnaie
courante dans ces structures de soin. La clientèle évolue : on voit moins de patients
psychotiques chroniques, rendus dociles par des médications à dose élevée et des
institutionnalisations prolongées, et davantage de patients jeunes, volontiers rétifs,
consommant simultanément de l’alcool ou de la drogue, tandis que leur famille et
leurs amis interviennent massivement. Les professionnels changent : la féminisation
croissante, la modification dans la formation et la perte de la culture ancienne de
l’infirmier psychiatrique, le turn-over accéléré des agents et le raccourcissement des
carrières, précarisent la réponse professionnelle et augmentent le risque de son
inadéquation face à davantage de patients en situation d’acuité extrême.
Dans cette évolution générale, la « réussite » même de la psychiatrie est devenue
un facteur de risque. En cinquante ans, en France, les durées moyennes de séjour de
l’hospitalisation psychiatrique publique ont été divisées par dix, par vingt si l’on
n’inclut pas les patients chroniques. La qualification, le nombre et l’encadrement,
médical et paramédical, deviennent de moins en moins adaptés aux besoins des
patients et au temps de travail professionnel qu’ils nécessitent. Ceci modifie considérablement l’atmosphère des services, les cadences et le style du travail, dont l’accélération et le manque de temps convivial, constituent un facteur de risque. Ils augmentent, dans le comportement professionnel, la part de contrôle et d’attitude autoritaire,
pour aller vite, et le risque de bras de fer avec les patients, au détriment de la durée et
du style nécessaires pour créer l’alliance thérapeutique indispensable ou un minimum de coopération. Il faut ajouter à cela la suroccupation des services. La conjonction de ces facteurs concernant la société, les pratiques, la formation, les organisations, la clientèle, et un turn-over accéléré des patients, un taux élevé de patients sous
contrainte dans l’hospitalisation, une suroccupation des lits constituent un facteur
structurel d’insécurité chronique pour les patients et les professionnels, particulièrement dans la partie hospitalière de la psychiatrie (4,5,6,7,12,13,14,15,16,17,18).
On voit bien que cette évolution, comme d’autres, expose la psychiatrie à un
dilemme éthique, technique et organisationnel grandissant: soit elle se replie pour
se cantonner, tel un prisonnier volontaire, dans sa tour d’ivoire, au traitement des
maladies mentales au sens strict, délaissant tous les aspects psychosociaux au
groupe social, au politique, sinon elle risque d’être accusée de dérive « sociatrique »
ou de réductionnisme social (sic) qui nie le fait psychopathologique ou médical;
soit elle accepte de s’ouvrir au contexte social des maladies, des troubles et des crises, à leur retentissement et à la souffrance psychique invalidante. La psychiatrie
risque alors, dans la position opposée de bonne à tout faire, d’être confrontée à une
noria ininterrompue de clients. Elle y gagne, en prime, le droit à l’étiquetage psychiatrique du comportement dangereux de l’individu dans la société, ce qui pourrait
s’apparenter à une tentative de blanchiment par le social et le politique de ses propres
responsabilités.
La prise de conscience politique des facteurs macrosociaux à l’œuvre dans tous ces
phénomènes d’insécurité, si elle peut guider le citoyen, ne constitue pas par elle-même,
bien que pourtant indispensable, une aide ou un remède immédiats pour un quelconque changement, même minime. L’accomplissement même des transformations
sociales et culturelles attendues ne garantit pas, mécaniquement, les progrès, car les
liens qui unissent les éléments ne sont que des corrélations et, rarement, des enchaînements linéaires d’allure causale. En outre, l’échelle de temps nécessaire à la réalisation
de ces transformations, qui s’ajoute à l’incertitude quant aux résultats, représente un
délai important pour éventuellement aboutir : au minimum cinq à dix ans, parfois
trente ou cinquante après les premières initiatives. Et ce temps n’a pas à voir avec le
temps du citoyen, de l’individu ou du patient. Il nous faut donc continuer à travailler en
alliant le court et le long terme, avec la modestie d’approches forcément incomplètes,
réductrices, et les frustrations que cela implique, ce que les élus connaissent fort bien.
Pour finir sur ces interrogations, voici une histoire d’amour, que je dois à E. Hall
(1978). Je vous parle « d’un temps que les moins de vingt ans ne peuvent pas
connaître »
[5], car la situation se passe en Angleterre dans les années quarante, pendant la deuxième guerre mondiale. A cette époque, de nombreux GI’s américains,
jeunes et vigoureux, sont stationnés en Grande Bretagne, base d’attaque vers le
continent. Leur âge et ce moment particulier de leur vie les poussent à rechercher la
compagnie amicale et sentimentale des jeunes filles britanniques probablement attirées, elles aussi, par cet exotisme discret d’Outre-Atlantique. Jusque-là, tout va
bien. Mais les GI’s se plaignent à leur hiérarchie de leurs déboires amoureux, avec
suffisamment de fréquence pour que l’État-Major américain s’inquiète du moral des
troupes et déclenche une recherche sociologique explicative du mystère. En effet, à
de nombreuses reprises, les GI’s se plaignent de ruptures incompréhensibles, voire
de gifles, entre eux et les jeunes filles anglaises, alors que « tout allait bien ».
Cette mini-violence incompréhensible va faire l’objet de la recherche de Hall. Il
étudie le comportement de cour, autrement dit comment, dans une culture donnée,
les jeunes gens se font la cour, depuis le premier contact jusqu’à la « conclusion »,
marquée éventuellement par les rapports sexuels. Hall va identifier, dans le comportement amoureux de cour, plusieurs dizaines de séquences, du début jusqu’à la fin,
et va s’intéresser à la place du baiser dans cet enchaînement. Il va observer que,
dans la culture américaine, le baiser arrive en troisième position (sur vingt-quatre).
Autrement dit, les jeunes gens américains embrassent très tôt et cela n’emporte pas
de conséquences radicales quant au sort ultérieur de la relation amoureuse. Toute-fois, chez les Britanniques, le baiser arrive en avant-dernière position.
Autrement dit, si une jeune fille anglaise est sollicitée pour être embrassée, cela
l’engage énormément : soit elle accepte le baiser, et les rapports sexuels sont envisageables tacitement dans un délai assez proche, soit elle ne veut pas s’engager ou
courir le risque de laisser croire, d’une façon ambiguë, qu’elle est prête à aller plus
loin, ou bien encore elle ne veut pas être vue comme une fille facile face à un garçon
bien entreprenant, et elle refuse alors la poursuite de la relation amoureuse en se
dégageant, y compris parfois, brutalement.
Que retenir dans cette description ? Tout d’abord que la place de l’Autre dans nos
représentations mutuelles est une source potentiellement importante d’incompréhension par manque de connaissance. Ce manque peut engendrer la peur et celle-ci le
conflit par anticipation défensive, parfois, l’ignorance assimilant le différent à l’agresseur. Ensuite, on remarquera que l’Autre n’est pas nécessairement ethnique, il est également culturel, familial ou différencié au sein de, et par les représentations individuelles construites dans l’histoire et l’environnement de chacun. Dans l’exemple rapporté,
les groupes en cause ne sont pas, tels qu’on pourrait imaginer, une incompréhension
culturelle. L’Autre n’est pas toujours celui qui est le plus loin de nous.
Enfin, ce qui nous paraît important dans le travail rapporté par Hall n’est pas tant
l’acculturation dans la relation amoureuse, source éventuelle de mini-violence et
d’insécurité, que l’illusion déterministe que cette approche en termes d’acculturation pourrait comporter. L’exposé de Hall ne mentionne pas les nombreux cas qui
ont réussi, malgré ou au-delà de l’acculturation, ou bien qui ont développé des stratégies mutuelles qui, sans forcément réussir, n’ont pas généré d’insécurité ou de
violence parce que, du moins c’est ce qu’on peut supposer, les protagonistes ont pu
s’en parler et éviter le pire.
On trouve une illustration dramatique et spectaculaire de ce dilemme dans
l’avant-dernier film de Steven Spielberg, Minority Report, tiré d’une nouvelle de
Philip K. Dick : le policier joué par Tom Cruise, témoin par anticipation du crime
qu’il va perpétrer lui-même dans un avenir proche, devient un fugitif poursuivi
parce que tout le monde pense que le crime va être commis obligatoirement, alors
que la fin du film révèle qu’au dernier moment, l’individu, c’est-à-dire Tom Cruise
lui-même, peut accomplir un autre choix que celui de la violence. C’est donc à cette
dernière réflexion qu’on peut s’arrêter : l’analyse des déterminants macro ou microsociaux extrêmement pesants des comportements de violence dans les rapports
sociaux ne doit pas nous exonérer de notre part de liberté individuelle et de ses
conséquences en termes de choix et de responsabilité personnelle, au sein de la
société et dans les situations que nous vivons, que nous croyons souvent, simplement, observer mais auxquelles, constamment, nous participons.
Cette responsabilité est pratique et non théorique, elle est sollicitée en permanence,
au carrefour entre individu et contexte. Provoquer, ou pas, répondre, ou non, à la provocation par une contre-provocation, font partie des enjeux sociaux quotidiens. « La
perspective d’un univers auquel nous participons suggère que le fondement de l’observation repose sur l’éthique plutôt que sur l’objectivité… Il n’existe pas de description,
effectuée par un observateur libre, d’une situation objective, qui peut être objectivement estimée et évaluée. Il devrait être clair que ce que nous percevons est influencé
par la manière dont nous nous comportons, et que la manière de nous comporter
dépend de la contrainte exercée par notre perception. L’observateur se trouve dans
l’observé, le thérapeute dans le problème clinique, le lecteur dans ce qui est lu… » (7).
·
1. Beavin J., Sikorski L. et al. (1981 pour la traduction française): Protection et désignation du bouc
émissaire dans les familles pathologiques, in « De l’interaction », sous la direction de P. Watzlawick
et J. Weakland, Seuil, Paris, pp. 118-135.
·
2. Foucault M. (1974-1975): Les anormaux, cours aux Hautes Etudes, Gallimard-Seuil éd., Paris.
·
3. Hall E. (1978): La dimension cachée, Seuil, Paris.
·
4. Kannas S. et al. (2000): Violence et contexte, l’expérience d’un service mobile d’urgence psychiatrique (ÉRIC) à propos du risque de passage à l’acte des patients et de la sécurité des professionnels,
in Cahiers Critiques de Thérapie familiale et de pratiques de réseau, 24, pp. 101-115, De Boeck Université Ed., Bruxelles.
·
5. Kannas S. (2001): Violence et insécurité dans les services d’urgences et les hôpitaux psychiatriques
(43 p.), non publié.
·
6. Mauriac F. (1997): Aller au-devant de la crise pour désarmer la violence, in Albernhe T., éd., Criminologie et psychiatrie, Ellipses, pp. 623-625, Paris.
·
7. McKeeney B. cité dans S. Kannas (2001): Questions soulevées par la clinique psychosociale, épistémologie de l’observateur et théorie du saucisson entier, in : La santé mentale des Français, sous la
direction de de Kervasdoué J., Lepoutre R., Odile Jacob, Paris.
·
8. Girard R. (1972): La violence et le sacré, Grasset, Paris.
·
9. Girard R. (1978): Des choses cachées depuis la fondation du monde, Grasset, Paris.
·
10. Girard R. (1982): Le bouc émissaire, Grasset éd., Paris.
·
11. Perera S. (1986): The scapegoat complex : Toward a mythology of shadow and guilt, Toronto, Inner
City Books.
·
12. Pochard F., Robin M., Mauriac F., Kannas S. (1997): Hospital admission, an anthropological view
using mimetic and systemic theories, European Psychiatry, 12,324.
·
13. Pochard F., Robin M., Kannas S. (1998): The treatment of suicidal patients, New England Journal of
Medicine, 338,261-62.
·
14. Pochard F., Kannas S. et al. (1998): Sécurité et interventions psychiatriques à domicile en urgence,
L’Encéphale, XXIV, 324-329.
·
15. Pochard F., Robin M., Faessel A.I., Kannas S. (1999): Passage à l’acte suicidaire et violence sacrificielle, hypothèse systémique et anthropologique, L’Encéphale, XXV, 296-303.
·
16. Regel I., Pochard F., Robin M., Noirot M.N., Mauriac F., Chenu E., Devynck C., Waddington A.,
Kannas S. (2000): Interventions d’urgence à domicile et sécurité des professionnels : questions liées
au contexte et aux aspects relationnels, Le Carnet Psy, 53,35-41.
·
17. Regel I., Pochard F., Robin M., Noirot M.N., Mauriac F., Chenu E., Devynck C., Waddington A.,
Kannas S. (2000): Interventions, à la demande de la police, d’une unité mobile d’urgence psychiatrique, Le Carnet Psy, 53,33-35.
·
18. Robin M., Kannas S. et al. (1998): Ethique pratique et situation de crise en psychiatrie, L’Evolution
psychiatrique, 63,227-234.
[1]
Psychiatre, praticien hospitalier, ancien chef de service, Mission Nationale d’Appui en Santé Mentale,
Paris.
[2]
Je tiens à remercier F. Mauriac, Frédéric Pochard, Michaël Robin, qui m’ont aidé dans cette réflexion.
[3]
Ce qui est la définition même, thermodynamique, de la crise : changement ou rupture d’équilibre entre
un élément et son environnement.
[4]
Confer également toute la littérature de thérapie familiale et de l’école de Palo-Alto, depuis les années
soixante-dix, à propos du patient désigné, de la victimisation, du protectionnisme et des processus de
bouc-émissarisation dans les familles, des coalitions dans les triades, etc.
[5]
Charles Aznavour :
la Bohème.