2002
TOPIQUE
La pensée est-elle apatride ?
Sophie de Mijolla-Mellor
8 rue du Commandant Mouchotte 75014 Paris
En tant qu’activité qui a sa fin en soi, la pensée théoricienne se met elle-même spontanément hors du monde. Abstraire implique de s’arracher à la quotidienneté,
et de créer un entourage propice à cette néo-réalité que la pensée joue à construire. On
reprendra ici les propos d’Aristote qui définit la vie de l’esprit (Bios theorèticos) comme
une vie d’étranger (Bios xenikos) pour souligner que ce trait est de toutes les époques et
de toutes les cultures.
Mais face à cette extraterritorialité propre à l’intellect se dresse la situation concrète
de ceux qui en sont les acteurs: que devient la pensée, qui se meut parmi les universaux,
lorsque le penseur est arraché à ses repères familiers, plongé dans un bain de langage
étranger, bref exilé? La situation des psychanalystes contraints à l’exil par la montée du
nazisme est-elle comparable à celle d’Érasme ou de Spinoza qui constituaient autour
d’eux un monde de la pensée en se déplaçant d’un pays à l’autre?
On envisagera ici les destins de la psychanalyse en exil non seulement à partir du
développement de la théorie, mais aussi vis-à-vis de la pratique clinique et de l’audience
que cette nouvelle approche du psychisme pouvait trouver dans le public.Mots-clés :
Exil, Nazisme, Cosmopolitisme, Patrie.
As an activity that is an end in itself, theoretical thinking spontaneously
cuts itself off from the real world. Dealing in abstractions implies tearing oneself away
from everyday life, and creating an environment that is conducive to the neo-reality that
thinking gradually constructs. We will discuss here Aristotle’s definition of the life of the
mind (Bios theoreticos) as being that of the life of a stranger (Bios xenikos), thus showing
how this characteristic is common to all periods and cultures.
Opposing this extra-territoriality inherent to the intellect, stands the concrete situation
of those who are indeed it actors – what becomes of thinking, as it travels through the
realm of the universal, when the thinker is torn away from familiar points of reference,
plunged into the sea of a foreign language, in short, sent into exile ? Is the situation of the
psychoanalysts forced into exile by the rise of Nazism comparable with that of Erasmus
or Spinoza who built up around themselves a world of thinking as they moved from one
country to another?
In this light, we will consider the destiny of psychoanalysis in exile not only from the
starting point of the development of a theory, but also from the position of clinical practice and the attention given to this new approach to the psyche as it reached the public.Keywords :
Exile, Nazism, Cosmopolitanism, Nation.
Partant de l’idée de l’extraterritorialité de la pensée lorsqu’elle théorise et
cherche à rendre compte des processus inconscients et de leurs effets, je me suis
interrogée sur les rapprochements que l’on pouvait imaginer avec la situation
historique concrète des psychanalystes contraints à l’exil. Que devient, en effet,
cette extraterritorialité lorsque le sujet pensant qui l’exerce doit vivre non
seulement hors de son pays, mais perd son identité nationale en devenant réfugié
dans un pays d’accueil ? Quels effets peut-on attendre du choc entre cette liberté
d’une pensée sans entrave et cette aliénation d’être contraint à l’absence
d’insertion ?
Je n’entrerai pas dans l’analyse de la singularité de telle ou telle circonstance historique parmi les analystes ainsi « déplacés », car ce sera l’objet des
exposés qui vont suivre, mais je vous propose une brève méditation introductive
sur quelques paradoxes dont le moindre n’est pas que pour pouvoir exister à
l’extérieur il faut être assuré de tenir à l’intérieur par quelque fil invisible mais
solide, constatation que la clinique analytique nous donne quotidiennement à
reparcourir.
I – QU’EST-CE QU’UN « APATRIDE » ?
Un « sans patrie », or dans le mot « patrie » il y a le mot « père » et c’est autour
de cette figure du père que tournera mon propos. Remarquons tout d’abord que
le terme « apatride » peut perdre cette résonance dans d’autres langues. En
anglais, par exemple, où il devient « stateless », même si la patrie se nomme
indifféremment « fatherland » ou « mothercountry », et en allemand qui qualifie
l’apatride de « Heimlatloss », ce qui nous ramène au « Heim » de
l’« Unheimliche », le « bien-connu » du giron maternel devenu étrangement
inquiétant et duquel le « Heimwech » de la nostalgie se languit.
Le rapprochement de la notion d’« apatride » avec un terme apparemment
voisin comme celui de « cosmopolite » nous permet d’en saisir l’essence. Le
cosmopolite, comme Thomas Mann ou Elias Canetti
[1], s’avance dans la triomphante certitude d’être citoyen de l’univers ou tout au moins d’une Europe
cultivée d’avant la déchirure de 1914. Comme l’« Homme sans qualité » que
décrit Robert Musil
[2] à cette même époque, il a le sens du possible, c’est-à-dire
la faculté de ne pas accorder davantage d’importance à ce qui est qu’à ce qui
n’est pas, c’est un utopiste qui traite la réalité comme une tâche et une invention
perpétuelle. Sous d’autres formes, le cosmopolite rejoint l’internationalisme
prolétarien qui avait cru pouvoir s’opposer à la guerre fratricide, avant d’y voir
les avantages de l’écrasement des états bourgeois.
Mais, là où le cosmopolite multiplie et annule simultanément les cités
d’appartenance, l’apatride est à l’inverse privé, déchu de sa citoyenneté
d’origine, sans pouvoir s’en reconnaître une autre. Son statut est privatif au
sens de la perte :
« Heimatloss », ce terme date des années 20, date de naissance
de la pulsion de mort et période, comme la qualifiera la philosophe Hannah
Arendt, de « calme trompeur, d’atmosphère sordide et étrange d’une querelle
de famille à la Strindberg »
[3]. Que se passait-il alors ?
La liquidation de la Double Monarchie et de l’empire tsariste fit apparaître
non seulement des dénationalisations liées aux changements des frontières et
l’apparition de minorités protégées par un statut spécial, mais aussi des dénationalisations dues à l’expulsion de citoyens politiquement indésirables. Ces
dernières étaient quelque chose de tout à fait différent de l’ostracisme ou du
bannissement, puisqu’il s’agissait pour un Etat de se débarrasser définitivement
d’une portion de ses habitants. De plus, l’importance numérique de ces
personnes qui avaient perdu la protection de leur gouvernement contraignait les
autres États à ne pouvoir assumer le devoir d’asile à leur égard et à n’avoir à
disposition que deux moyens : le rapatriement ou la naturalisation, situation
que nous n’avons cessé de connaître depuis sous d’autres formes.
Bien loin donc d’être défini dans une aire supranationale où l’on peut se
réclamer de la culture pour se créer des ancêtres, l’apatride apparaît donc comme
une anomalie, résultat d’une situation de confusion historique ou d’abus totalitaires, « un « hors-la-loi » par définition »
[4] puisque privé du droit de résidence
et de travail, il est perpétuellement en situation de transgresser la loi, en même
temps qu’il vit hors de sa sphère d’application puisqu’il n’est pas citoyen.
Commentant le statut de l’apatride, Hanna Arendt fait remarquer que la
seule chance de salut qui lui reste, s’il ne veut (ou ne peut) ni être naturalisé,
ni être expulsé, est de s’assurer un degré de particularisme tel qu’il n’ait plus,
pour être reconnu, besoin de son identité nationale. « Il est exact, écrit-elle, que
les chances du réfugié célèbre sont plus grandes, tout comme un chien qui a un
nom a davantage de chances de survivre qu’un chien errant qui ne serait juste
qu’un chien en général » (ibid., p. 266).
Il n’est pas donné à tout un chacun de devenir un génie, même si sa capacité
de résilience face au traumatisme de l’exil forcé l’y favorise. En revanche, et
plus modestement, participer à la création d’une élite qui s’inter-reconnaît
autour d’un chef incontesté est un phénomène groupal beaucoup plus accessible.
Dans ces conditions, un père mythique se substitue à la patrie perdue dans un
mouvement régressif qui peut conduire, on le sait, à une violence de horde.
Mais le destin peut aussi être plus complexe; j’en envisagerai deux figures, celle
du déplacement des Pénates et celle de leur intériorisation.
II – DÉPLACER LES PÉNATES
Enée s’enfuit de Troie en portant son père sur son dos et en tenant son fils
Ascagne par la main, il emporte avec lui les pénates et traversera les mers après
les tribulations que l’on sait pour aborder finalement au rivage où, plus tard,
Rome sera fondée. Freud cite cette histoire pour souligner que la légende a
pour fonction, comme le roman familial, d’embellir des origines trop modestes.
Mais en 1938, exilé à Londres, ce n’est pas Enée et son récit glorieux qu’il
évoque, mais l’exemple du rabbin Yohanan ben Zakkaï qui, après la destruction
du Temple, avait sollicité de Vespasien le droit d’ouvrir la première école
d’études juives dans une autre ville que Jérusalem.
Le psychanalyste argentin, Moïses Kijak, dans un articule récemment publié,
commente cette évocation
[5] comme la voie que Freud propose à ses collègues
prisonniers dans la Vienne nazie. Certes, comme celui-ci l’écrit, dans
L’Homme
Moïse, « la psychanalyse, qui s’est répandue partout au cours de ma longue
vie, n’a toujours pas de foyer plus précieux pour elle que la ville où elle est née
et a grandi »
[6]. On peut entendre ce « toujours pas » comme l’attente de trouver
« enfin » un lieu plus favorable, cette « belle, libre et généreuse Angleterre » dont
il saluera l’accueil amical trois mois plus tard dans la seconde préliminaire au
troisième essai de
L’Homme Moïse.
Abandonner Vienne comme les Juifs chassés par les Romains de Jérusalem
et reconstruire non pas le Temple, mais un lieu d’étude et de rencontres, telle
serait l’issue sublimatoire de l’apatride. À partir de là, l’espace prend une toute
autre forme : il n’est plus lieu de naissance, enracinement dans le sol ainsi que
le revendiquera la mythologie « Völkish » des nazis avec le « Blut und Boden »
(sang et sol), mais espace de pensée, espace abstrait, progrès dans la spiritualité
qui détache la pensée de son assise sensorielle.
Ainsi, même si subsiste sous forme de vœu le retour « l’an prochain à
Jérusalem », le judaïsme n’est plus rattaché à un point géographique particulier,
il a trouvé, comme le dira Heine en la Bible, sa « patrie portative ».
Mais qu’en était-il de Freud et de la psychanalyse ? Le transport des pénates
à Londres et la construction d’autres lieux de travail et d’échanges, outre-Atlantique notamment, ne pouvait que durcir la nécessité de cohésion autour
de ce qui était plus que jamais la « cause ». L’histoire de la psychanalyse racontée
par Freud avait été en fait une autobiographie de son créateur
[7], construite sous
la forme d’un
Bildungsroman, scandée par les souffrances et les luttes du héros
solitaire d’abord, puis accompagné de quelques fidèles dont certains, comme
Jung et Adler, se révélaient être des anti-héros. La maturité et la reconnaissance à l’existence à peine atteinte, le danger renaissait à nouveau puisque,
comme le note Freud dans
L’Homme Moïse, on découvrait alors avec surprise
que « le progrès avait conclu un pacte avec la barbarie ».
Du coup, comment s’étonner que le déplacement des pénates sous de
meilleures auspices ne se soit accompagné d’un resserrement autour de la figure
du héros vieilli, fragile mais d’autant plus précieux. « Rome n’est plus Rome,
mais partout où je suis » : cette parole d’Auguste aurait pu être reprise par Freud
dans la droite ligne des combats du début, mais le destin de la psychanalyse n’en
a-t-il pas été changé ? N’avons-nous pas collectivement été conduits à une
fidélité au texte confondue avec une affirmation nécessaire de la cohésion et
de la spécificité de la découverte freudienne ? N’avons-nous pas ignoré les
dissidents au lieu de nous instruire de leurs écarts, plongeant et replongeant dans
le texte du Père fondateur indéfiniment redécouvert parce que la patrie ayant
disparu, seul le Père subsistait ?
L’implantation des psychanalystes émigrés en Amérique du Nord dont il sera
question demain ouvrira avec l’« ego-psychology » un courant de la psychanalyse contre lequel Lacan prônera le « retour à Freud » au nom duquel il
introduira sa propre conceptualisation dans laquelle « Le Nom du Père » aura
la place que l’on sait. Certes, l’appel aux ancêtres a généralement pour fonction
d’ouvrir un avenir différent vis-à-vis d’un présent objet de critiques. Mais cette
redécouverte va s’accompagner de débats quasi talmudiques sur les textes
fondateurs.
En France, on connaît le destin de ces querelles de traduction qui nous ont
amenés à ne pas disposer encore à l’heure actuelle d’une édition complète et
chronologiquement ordonnée comme la « Standard Edition » des œuvres de
Freud. Déplacer les pénates conduit donc à un resserrement vers ce qui est
déplaçable, soit le texte, le livre, mais les phénomènes de groupe qui ont présidé
à la constitution des associations de psychanalystes sont restés fortement tributaires de la figure du père, phénomène que le déracinement initial me semble
expliquer en partie.
À l’inverse, il me semble que, hors des débats institutionnels où chaque
groupe tend à s’affirmer comme le vrai interprète et le juge de ce qui est ou n’est
pas de la psychanalyse, une autre dimension plus individuelle n’a cessé simultanément d’exister. J e la situerai non pas dans le déplacement, mais dans
l’intériorisation des Pénates.
III –- INTÉRIORISER LES PÉNATES
Lorsque Freud se déplace de la « Bergasse » à « Maresfield Gardens », il
reconstitue son cabinet et l’espace divan/fauteuil. Dans tous les coins du monde,
ce même dispositif se retrouve peu ou prou, dès qu’il y a un analyste et un
patient. Rien mieux que cet aspect matériel du cadre n’exprime le fait que le
lieu de l’analyse est un espace à part, un monde autre, soustrait à l’ordre
quotidien de la vie. La rencontre entre le patient et l’analyste hors de ce cadre
a toujours quelque chose de bizarre, voire de transgressif.
Cette aptitude de la pensée à se mettre à l’écart de ce qui est proche et
présent, à se mettre « entre parenthèses », n’est pourtant pas propre à l’analyse,
mais apparaît comme le fait de toute pensée qui s’attache au-delà des instances
particulières des objets de l’expérience, à la recherche d’universaux qui sont,
par définition, hors de toutes localisation concrète. D’où l’idée que développait
déjà Aristote, selon laquelle la vie du penseur (bios theoréticos) est une vie
d’étranger (bios xénikos). Le Moi pensant est partout et il n’est nulle part, c’est
un
apatride au sens fort du terme
[8], comme le souligne H. Arendt.
Ce qui est vrai de la philosophie est-il également applicable à la psychanalyse ? Je ne ferai qu’évoquer une question pourtant principale, celle de la
langue. Pour les philosophes en exil dans l’Antiquité, le grec reste le vecteur
de la communication, comme au XVIIe siècle le sera le latin. Les langues de
l’intellect permettent d’échanger et protègent à la fois, elles sont un trait d’union
qui définit une patrie de la pensée. Mais le travail de l’analyse se situe ailleurs
et ce sont les mots de l’enfance au plus près des sensations qui reviennent et
rendent toujours difficile d’analyser ou d’être analysé dans une autre langue que
sa langue maternelle. De même, les faits ou les images que rapporte l’analysant
sont inscrits dans une réalité matérielle forte : parfums, couleurs, textures...
Mais la sensorialité ainsi mobilisée et transmise à l’analyste qui va y répondre
à partir de son contre-transfert et de son propre vécu singulier ne peut donner
lieu à interprétation que parce qu’une théorie sous-jacente va les désigner
comme signifiants et non comme accessoires. Les objets de l’analyse ne sont
pas dématérialisés comme dans la pensée philosophique, mais ils ne peuvent
prendre leur relief que parce qu’ils sont désignés, interrogés, parfois mis à la
question par les universaux de la théorie qui, pour être flottante, n’en est pas
moins présente et intensément mobilisée.
Le travail de l’analyse n’est pas la remémoration autobiographique, le récit
du présent ou l’anticipation de l’avenir, il ne s’applique que dans ce non-lieu
qui est aussi un non-temps, celui de l’instant où de l’affect s’échange dans le
transfert, à l’intérieur du cadre de la durée fixe d’une séance. Que ce non-temps
soit aussi celui de la répétition du passé infantile est moins important que le fait
qu’il puisse ainsi exister comme instant privilégié et répétable, réitérable dans
une situation où, parce qu’il n’est plus redouté, il peut enfin être expérimenté
au lieu d’être nié ou déformé.
Il est temps de conclure. Deux directions contraires se présentent que je ne
tenterai pas de résoudre :
- D’une part, le destin de la psychanalyse qui l’a amenée à la diaspora alors
qu’elle n’avait pas encore quarante ans d’âge, a conduit le mouvement psychanalytique international à se durcir sur des positions loyalistes, une propension
à revendiquer une pureté de l’analyse jointe à la dénonciation des hérésies ou
des compromissions en tous genres et ce, dans toutes les sociétés de psychanalyse sans exception.
- D’autre part, retrouvant en cela le destin de ces penseurs proscrits comme
Aristote, Spinoza ou Érasme, les psychanalystes ont pu, grâce à l’assise
théorique dont ils étaient porteurs, se déplacer vers des terres d’accueil où ils
étaient plus libres de penser, d’exister et de poursuivre leur œuvres.
Les exposés et les témoignages qui vont suivre nous diront quelles ont été
leurs difficultés de se trouver privés de ce fil invisible que j’évoquais au début
qui, rattachant à l’intérieur, permet de flotter au-dessus des particularismes
nationaux. Lorsque la perte de la patrie est irréversible parce qu’elle vous a
rejeté, seul le travail de la pensée peut travailler sur l’absence.
Je dirai donc, pour terminer, que si la pensée peut revendiquer d’être apatride,
c’est parce qu’elle peut offrir une néo-patrie, celle de l’esprit. Pour les psychanalystes, ceci se matérialise dans ce lieu mythique et abstrait appelé l’« espace
analytique », tel que chaque séance a vocation à le recréer en tout lieu.
[1]
Canetti, E.,
Histoire d’une vie, Paris, Albin Michel, 1980.
[2]
Musil, R.,
L’Homme sans qualité, Paris, Seuil, 1956.
[3]
Arendt, H.,
L’impérialisme, Paris, Fayard, 1982, p. 241.
[4]
Jemings, R.-Y., « Some international aspects of the refugiee question »,
British Yearbook
of International Law, 1939, cit. par H. Arendt,
L’impérialisme, ch. 5, note 35.
[5]
Cf. Kijak, M., « Sigmund Freud et son identification à Rabbi Yohanan ben Zakkaï », in
Le Coq Héron, n° 162, septembre 2000, p. 87.
[6]
Freud, S.,
L’Homme Moïse, Paris, Gallimard, 1986, p. 13.
[7]
Mijolla-Mellor S. de, « Autobiographie de la psychanalyse », in
Le Coq Héron, n° 118,
septembre 1990; « De la découverte de Freud à la recherche en psychanalyse »,
in Topique, n° 61,
1996; « Un désaveu de postérité »,
in Topique, n° 79,2002.
[8]
Cf. Arendt, H.,
La vie de l’esprit, Paris, P.U.F., 1981, p. 224.