2002
TOPIQUE
Violence exhibée, violence cachée, violence sublimée
[1]
Marie-Claire Célérier
43 rue Pierre Curie 78470 St Rémy les Chevreuses
Tout semble opposer la violence exhibée des terroristes et la violence
cachée des États. Mais les deux restent dans un rapport de forces duel où le mal est projeté au dehors. Les individus y subissent l’emprise totalitaire et séductrice de leurs idéaux
et de leurs leaders. L’issue des affrontements violents demanderait la reconnaissance des
manques et conflictualités internes, en même temps que celle de valeurs partagées propres
à l’espace symbolique « humain ».Mots-clés :
Croyance, Emprise, Terrorisme, Violence.
The opposition between the exhibited violence of terrorists and the hidden violence of governments seems clear. Yet both types of violence convey an inner duel
struggle in which evil is projected into the outside world. Individuals are submitted to the
totalitarian, almost over-powering hold of their own ideals and those of their leaders. The
outcome of violent confrontations demands that internal conflicts and telling gaps be
recognised and that simultaneously with this, shared values that are the essence of symbolic “human” space be identified as such.Keywords :
Belief, Hold, Terrorism, Violence.
I – DES VIOLENCES OPPOSÉES
Tout semble opposer la violence exhibée des terroristes et la violence cachée
des États. Le terroriste est seul lorsqu’il commet son acte, faisant fi de toute
valeur accordée à la vie, la sienne comme celle des autres; il semble répondre
par une décharge pulsionnelle primaire, une réponse immédiate de l’ordre de
la quête du « tout, tout de suite », à un besoin, un désir fortement contrarié. Il
faut un certain type de caractère pour être terroriste et il ne suffit sans doute
pas de s’engager dans un tel mouvement pour, le moment venu, être capable
d’agir pour tuer, même s’il ne s’agit pas de se sacrifier volontairement en même
temps que les victimes.
Cette violence entraîne dans la société où elle se produit une angoisse de
l’inconnu, celle d’un danger qui peut survenir partout à tout moment. L a
confiance primaire établie à l’intérieur des cercles environnementaux les plus
proches où l’on croyait savoir ce qui pouvait se passer, est trahie.
Mais le terroriste n’agit pas seul. Il est en connivence de pensées, en corrélation d’actions avec un réseau d’appartenance qui infiltre la communauté et
suscite une angoisse d’intrusion : le danger ne vient pas de l’extérieur, comme
il est habituel de le penser; il est là où nous sommes, du fait de celui qui a osé
prendre une place parmi nous. Ceci entraîne l’exacerbation d’une méfiance à
l’égard de tout autre, différent, qui manifeste dans son habitus et son comportement un écart par rapport aux normes.
Le pouvoir des États, à l’inverse, est un pouvoir raisonné, maîtrisé, qui vise
l’obtention de résultats à distance, par un processus secondarisé où la réflexion
prime l’action. Freud nous a appris de longue date que les processus primaires
où règnent l’imaginaire, tendent à devenir de plus en plus inconscients pour être
coiffés par des processus secondaires; ils rendent la vision du monde par le Moi
plus conforme à la réalité, du moins aux représentations de la réalité qui sont
proposées dans l’espace culturel où vit le sujet. L’action des É tats est
évidemment plus conforme à cette maturation que celle des terroristes.
Mais le pouvoir des États s’exerce lui aussi par l’intermédiaire de réseaux,
politiques, économiques et militaires, infiltrant les pays qui dépendent plus ou
moins d’eux. Leur action, voulue par certains, fait violence aux populations qui,
faute de moyens tant financiers que culturels, ne peuvent que s’y soumettre. Il s’agit
ici d’une violence cachée qui s’exerce aux noms de lois et de contrats reconnus.
Elle entraîne une angoisse d’impuissance; angoisse de castration disait
Freud à partir de la représentation de l’enfant qui pouvait se croire menacé d’être
privé de son organe viril s’il voulait prendre la place de son père; angoisse plus
profonde, identitaire aussi, pour celui auquel l’autre ne reconnaît pas un droit à
l’existence égal au sien; en tout cas, angoisse du faible face au fort, qui appelle
l’exhibition du seul pouvoir qui lui reste, celui de la terreur dans une boucle
sans fin.
II – DES MOTIVATIONS SEMBLABLES AU FACE À FACE MEURTRIER
En fait, les États, comme les groupes terroristes, fonctionnent dans un rapport
de force duel. Le psychanalyste y voit une analogie avec la problématique
narcissique qui régit le comportement primaire des sujets : à partir d’une indifférenciation première à la mère, l’enfant polarise sa vision du monde entre un
dedans et un dehors, entre Je et l’Autre; cette polarisation les ferait apparaître
d’abord en miroir, comme identiques, avant l’accès à l’altérité qui les différencie,
dans un monde où toute relation reste calquée sur ce modèle duel. Ce n’est que
dans un second temps que le sujet accède à ce qu’on appelait du temps de Freud
« résolution du complexe d’Œdipe », du temps de Lacan « assomption de la
castration », et plus volontiers maintenant « accès au symbolique ».
Dans le monde duel, le mauvais, le mal est projeté à l’extérieur : c’est l’autre,
le différent qui est source de toute souffrance et de tout danger. C’est lui qui
est à éliminer. Kohut (1971) a décrit la fixation des personnalités narcissiques
à ces stades primaires où le surinvestissement du Soi grandiose a pris le relais
de l’imago parentale idéalisée. L’idéalisation du groupe d’appartenance peut
jouer la même fonction, le Bien, le Vrai n’appartiennent qu’à lui; le Surmoi
archaïque, l’Idéal du Moi ancré dans des représentations imaginaires cherchent
dans le monde extérieur le reflet de ses propres croyances et reste inaccessible
à la diversité des opinions, des représentations, des désirs possibles. Il parait
certain aux membres du groupe que la seule voie pour les autres est d’adhérer
à ses valeurs, de s’y « convertir », qu’elles soient religieuses ou laïques.
Les versants identitaires et libidinaux restent indissociables dans ce monde
duel. La détention des « vraies valeurs » est promesse d’un Nirvana présent ou
futur. À la consolidation de l’identité fournie par l’adhésion à l’Idéal partagé
s’ajoutera donc le Bonheur de la satisfaction libidinale attendue; qu’il s’agisse
de l’au-delà des religions monothéistes, du futur radieux de l’idéologie
marxiste... ou de la liberté, égalité, fraternité que les régimes démocratiques
offrent comme modèle à ceux qui sont hors de leur champ.
Il va sans dire que cet Idéal de référence ne tient que grâce à des mécanismes
de défense communs, attribués initialement par les psychanalystes à la psychose
et à la perversion. La pratique les montre en fait présents chez tous, dans certains
secteurs du fonctionnement psychique et plus particulièrement dans l’adaptation du Moi au Socius : pour entrer dans la case que la société lui assigne, le
« bon sujet » doit être conforme et les institutions elles-mêmes pour se donner
comme de « bonnes institutions » se doivent de méconnaître en quoi elles ne le
sont pas. Si le psychotique ou le pervers font coexister une vision « réaliste »
du monde avec une reconstruction plus conforme à ses désirs, on peut dire qu’à
un moindre degré, individus et groupes sociaux en font autant. Dénis et clivages
permettent d’ignorer les manques internes, les failles du système, les différences et les conflictualités qu’elles entraînent à l’intérieur des groupes
concernés. La projection du mal à l’extérieur et l’idéalisation de l’image de soi
ont à abolir tout écart : celui qui, chez le sujet, sépare le Moi du Moi Idéal, ce
qu’il est de ce qu’il voudrait être; celui qui, dans une société, existe entre ce
qu’elle est et ce qu’elle voudrait être...ou voudrait qu’on croie qu’elle est.
III – L’EMPRISE DU GROUPE SUR SES MEMBRES
S’il y a loin du fonctionnement des petits groupes étudiés par les psychanalystes, tel Kaës (1993,1998), à la suite de Bion et d’Anzieu à celui des
sociétés, leur modèle enrichit aussi la compréhension de ce qui mobilise chacun
dans les réseaux internationaux, qu’ils soient étatiques ou multinationaux,
religieux ou terroristes. L’enfant ne s’est pas développé à partir d’une monade
initiale nantie de besoins pulsionnels, sur laquelle les parents, le groupe-famille,
puis les autres auraient contribué à imprimer l’histoire qui le constitue; il a
émergé d’un tout, le désir de sa mère et le creuset familial, avant de se différencier
et de conquérir son autonomie. Pour Castoriadis (1986) l’un des aspects du
sujet, le sujet social, est fabriqué à partir du matériau psychique par la société,
via la famille, le langage, l’éducation etc., il reste indissolublement lié à la société
dans laquelle il a grandi. Il existe une intrication permanente entre les fantasmes
subjectifs et les Significations Imaginaires Sociales. L’Institution Imaginaire de
la Société, elle-même, continue de se nourrir d’un inconscient collectif qui la
fonde, dans un jeu permanent entre fantasme individuel et mythe collectif.
L’appartenance du sujet au groupe est fondatrice, d’où l’emprise que le
groupe garde sur lui, d’où la tentation de revenir s’y fondre. Le sujet projette
sur le groupe une part de ses aspirations et de ses représentations pour y trouver
satisfaction à des besoins internes, à des désirs inassouvis. Le groupe qui satisfait
des besoins identitaires et libidinaux archaïques peut entrer avec ses « sujets »
dans une double relation d’emprise telle que l’a définie R. Dorey (1981) :
emprise obsessionnelle qui cherche une sorte de mise à mort de tout désir de
l’autre non conforme aux règles édictées; emprise perverse qui s’exerce par la
séduction, le sujet sous emprise croyant faire lui-même les choix qui répondent
au désir inexprimé de l’autre.
- Le groupe peut exercer une emprise totalitaire, sur le mode obsessionnel
ou paranoïaque, en se donnant comme détenteur de la seule vérité possible, et
satisfaire ainsi Surmoi et Idéal du Moi. La croyance que le groupe comblera
les besoins individuels, protégera des manques et de la souffrance exerce à
l’extrême une emprise mortifère qui interdit de penser autrement. C’est celle
que nous attribuons aux extrémistes et terroristes de tous bords.
- Mais nous subissons nous-mêmes une emprise plus douce, la croyance dans
les vertus de la démocratie, qui nous ont été inculquées dès l’enfance, dans la
famille, à l’école, dans les médias. Nous ne pouvons guère nous en abstraire
pour les voir de l’extérieur et admettre qu’une autre pensée peut être bonne, de
même que nous avons du mal à admettre qu’il y a loin chez nous entre les
principes et leur mise en œuvre.
- L’emprise séductrice, plus perverse, est celle du leader charismatique à
qui les membres du groupe tendent à abandonner leur pensée personnelle pour
adopter la sienne. L’illusion groupale (Anzieu, Kaës, 1972) leur permet de se
sentir comme lui, meilleurs, mieux aimés, notamment dans les moments
d’émotion partagée qui les lient. Des alliances et des pactes inconscients de déni
renforcent l’emprise du groupe sensé avoir réponse à tout. Le « nous sommes
tous des américains » au lendemain du 11 septembre 2001 soudait ainsi les
démocrates face à l’agression des terroristes d’Al Qaïda.
IV – UNE VIOLENCE SUBLIMÉE, NÉCESSAIRE
Freud (1920,1938) situait du côté de la Pulsion de Mort l’aspiration au
Nirvana, à l’abaissement des tensions à zéro, comme les forces de destruction;
si dans le fonctionnement intra-psychique et inter-subjectif, la déliaison, tout
ce qui sépare, disperse, éclate, est du côté de Thanatos et la liaison, l’amour, la
proximité, du côté d’Éros, un excès de liaison est lui aussi mortifère. Les sociétés
comme les sujets ne vivent que de déliaisons/réorganisations, de ruptures d’équilibre et de retours à l’équilibre; la tension entre des tendances opposées en est
constitutive et gagne à être reconnue pour être gérée, plutôt que d’être niée et
d’entraîner, aux marges, des excès de violence.
Chez le sujet, la pulsion d’attachement qui tend à ne rien perdre des liens
déjà établis s’oppose aux pulsions dérivées de la pulsion d’emprise qui l’attirent
vers l’extérieur, le nouveau, le différent; des éthologues comme Harlow
observent d’ailleurs déjà celle-ci chez les jeunes primates. Un détachement des
premiers objets d’amour, détachement permis voire favorisé par ceux-ci, est
nécessaire pour que l’enfant trouve sa place dans le monde des autres, qu’il ait
accès au symbolique, au sens que l’on donne au monde là où il vit, au lieu de
rester pris dans les représentations imaginaires construites dans ses premières
relations. (cf « la pathologie du détachement », Célérier, 1992,2002). C’est
notamment pour avoir saisi les divergences de pensées et de désirs de ses parents
– unis, on l’espère pour l’essentiel – qu’il accède à l’autonomie, en sachant ce
qu’il peut et ce qu’il doit penser dans l’espace culturel qui est le sien.
Les sociétés, si elles veulent vivre et pas seulement survivre, ont elles aussi
à admettre leur pluralité et à autoriser un certain détachement du déjà-institué.
Tout ceci n’est pas sans engendrer une violence qui, dans le meilleur des cas,
est une violence sublimée, maîtrisée. Elles qui ont souvent émergé de la violence
se sont données des lois pour la canaliser. La terreur d’État qui s’oppose à toute
violence hors la sienne est mortifère et suscite résistance et violence agie, tandis
que les lois de la démocratie, faisant valoir les droits des individus à côté de
leurs devoirs, la tempère.
QU’EN DÉDUIRE À PROPOS DU TERRORISME ?
La lutte contre le terrorisme demande de sortir des représentations imaginaires d’un monde duel, fermé.
- Il est illusoire de compter exterminer tous les terroristes. D’autres « têtes
brûlées » se relèveront toujours pour manifester leur opposition par des excès
de violence. Le mouvement collectif qui les porte suscite des émotions fortes
qui font taire la réflexion comme Freud le montrait déjà (1921,1933). L e
désarroi personnel de leur vie sans avenir, la violence du monde qui les entoure
et les éventuelles défaillances du milieu familial ne les poussent pas à « secondariser » leur fonctionnement, à accepter de différer la réalisation de leurs désirs
et de substituer la pensée et la parole aux actes, dans l’espoir de jours meilleurs.
- Il est aussi illusoire d’attaquer de front les idéologies qui les soutiennent.
Comme on l’a vu, les « certitudes » qu’elles offrent jouent comme supports
identitaires et promesses de satisfaction libidinale; toute « persécution » à leur
endroit ne peut que renforcer la cohésion du groupe autour de ses croyances.
Plus les convictions sont de type sectaires, plus elles s’enferrent dans l’alternative d’un dedans idéalisé à préserver jusqu’au bout et d’un dehors persécutif
à combattre aussi inexorablement. L’acception extrémiste actuelle de la Djihâd
islamique n’est qu’une incarnation de ce type d’alternative.
- Mais il est aussi illusoire de croire que les difficultés rencontrées par les
sociétés démocratiques pour vaincre le terrorisme sont propres à la conjoncture
actuelle. L es psychanalystes montrent que les petits groupes génèrent une
régression vers un fonctionnement psychique primaire, préœdipien, une fantasmatique groupale qui fait d’abord référence à la mère et favorise la survenue
d’angoisses de type psychotiques, persécutoires ou dépressives. Mes lectures
historiques ou géo-politiques me laissent penser que les sociétés plus vastes
génèrent un tel risque et que, en dehors de toute emprise dictatoriale, elles mettent
en place elles aussi pour lutter contre les angoisses sécrétées par leur imaginaire
collectif, les mécanismes de défense puissants que l’on croyait propres à la
psychose. Leur efficacité gomme l’imaginaire anarchique sous-jacent pour ne
laisser paraître qu’une surface relativement lisse et unifiée, donnée pour le sens
commun, à partir duquel les déviants sont stigmatisés. Le terrorisme est l’un
des dangers – réel et fantasmé – contre lequel elles se défendent ainsi.
En fait les terroristes isolés n’auraient que peu de pouvoir sans le soutien
de communautés plus larges qui les financent ou les protègent au nom d’idéaux
partagés. Et c’est, me semble-t-il, sur ce terrain qu’il est possible d’agir. Une
majorité de valeurs humaines est reconnue par tous. Au-delà du « tu ne tueras
pas, tu ne t’approprieras pas le bien d’autrui », la volonté d’aider les plus
démunis par l’aumône ou les lois sociales, de développer une certaine fraternité,
de respecter la nature et les êtres vivants, de consacrer une part de son énergie
à des buts qui transcendent les aspirations de chacun... existe chez beaucoup.
Par contre, dans nos démocraties et ailleurs, notamment par l’intermédiaire de
la mondialisation et de la manne pétrolière tombée sur des castes privilégiées,
le culte de Mammon avec la puissance de satisfaction libidinale qu’on lui
connaît, supplante bien des aspirations plus vertueuses.
Ne pourrions-nous, au su de ces aspirations multiples et contradictoires,
tendre vers l’utopie que prônait C. Castoriadis (1989) : une société autonome,
composée de sujets autonomes. Elle ne recevrait de diktats ni du ciel, ni de
dogmes périmés; elle évoluerait par l’évolution continue de ses institutions.
Ceux que leur évolution personnelle a rendus plus autonomes sans toutefois les
marginaliser et les pousser à la violence, ceux dont la vision du monde s’alimente de l’ouverture aux autres hors de la dichotomie qui le partage entre un
dedans bon et un dehors mauvais, les remettraient en question. Peut-être, dans
ce monde ouvert, plus de sujets et de groupes sociaux trouveraient leur place
en acceptant les tensions inévitables – la violence sublimée – et s’entendraient
pour lutter contre les violences extrêmes.
Hélas ! les analyses qui proposent une autre version interprétative des situations sociales que le discours institué ont du mal à se faire entendre. Ceux qui
les émettent ne sont pas, par définition, ceux qui mènent des actions au nom de
la société, au prix des dénis et clivages qui maintiennent la cohésion sociale en
créant des catégories d’exclus. Espérons que les réflexions sur l’état des choses,
aussi diverses soient-elles, proposées par les participants à ce colloque, constitueront un corpus dont les hommes de pouvoir et d’action pourront tenir compte.
Vœu pieux, à moins que nous ne soyons nombreux à nous unir pour réduire
l’emprise totalitaire de nos préjugés et l’emprise séductrice de Mammon !
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ANZIEU D., KAËS R. et al. (1972), Le travail psychanalytique dans les groupes. Paris,
Dunod.
·
CASTORIADIS C. (1986), L’état du sujet aujourd’hui. Topique, 38, p. 7-40.
·
CASTORIADIS C. et collectif (1989), Autonomie et autotransformation de la société. La
philosophie militante de Cornelius Castoriadis. Genève, Paris, Droz.
·
CÉLÉRIER M.C. (1992) Pathologie du détachement. Persistance dans l’économie psychique
d’un dualisme archaïque attachement/emprise. L’évolution psychiatrique, 57,4, p. 579-594.
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CÉLÉRIER M.C. (2002) Repenser la cure psychanalytique. Paris, Dunod.
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DOREY R. (1981) La relation d’emprise, Nouvelle Revue de Psychanalyse, 24, p. 117-140.
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FREUD S. (1920), Au-delà du principe de plaisir, Essais de psychanalyse Paris, Payot, 1989.
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FREUD S. (1921), Psychologie collective et analyse du moi, Essais de psychanalyse. Paris,
Payot, 1989.
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FREUD S. (1933), Pourquoi la guerre ? Résultats, idées, problèmes, T 2, P.U.F., 1985.
·
FREUD S. (1938) Abrégé de psychanalyse, Paris, P.U.F., 1950.
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KAËS R. (1994) Le groupe et le sujet du groupe. Éléments pour une théorie psychanalytique des groupes. Paris, Dunod.
·
KAËS R. et al. (1998) Différences culturelles et souffrance de l’identité. Paris, Dunod.
·
KOHUT H. (1971) Le soi. P.U.F., 1974.
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Ces réflexions doivent beaucoup à la psychanalyste Catherine Breton qui, la première, m’a
proposé de travailler sur ce thème après les événements du 11 septembre.