2003
TOPIQUE
Table ronde
Mill et Freud : pionniers de l’émancipation de la femme ?
Michelle Moreau-Ricaud
31 quai de Bourbon 75004 Paris
Quelques années avant de faire son stage auprès de J.M. Charcot, dont il suit
le travail avec les femmes hystériques hospitalisées, Freud, encore étudiant, se voit confier
la traduction du dernier volume de J.S. Mill, qui contient – entre autres – un texte révolutionnaire : The Enfranchisement of Women (1851), L’émancipation des femmes. Bien que
Freud n’ait mentionné qu’une seule fois (deux des ouvrages de) Mill, et n’ait jamais signalé
quelque autre influence de ce philosophe sur ses représentations, nous faisons l’hypothèse
que son travail de traduction est pourtant loin de le laisser indemne quand la question du
féminin surgit pour la première fois.
Le préjugé masculin ne cède pas aussitôt, mais les résistances de Freud à penser
la femme comme un alter ego en seront déjà quelque peu émoussées...Mots-clés :
Brentano, « Dark continent », Écoute nouvelle, Idéal de féminité, Préjugé masculin, Stanley.
A few years before going on her training course with J.M.Charcot, whose
work with hysterical women he was following, Freud, still then a student, was given the
last volume of J.S. Mill’s works to translate. This volume contained – among others – a
revolutionary text called The Enfranchisement of Women (1851). Although Freud only
made one reference to two of Mill’s works and never referred to any other influence the
philosopher may have had on his thinking, we might be led to assume that this translation
had a far more extensive effect on Freud’s ideas on the question of women in society than
he might lead us to believe.
Male prejudices do not disappear immediately, but Freud’s resistance before the idea
of woman as an alter ego does suffer slightly.Keywords :
Brentano, ‘Dark Continent’, Listening again, Feminine Ideal, Male Prejudice, Stanley.
I – MILL ET LE JEUNE FREUD : MÊME COMBAT ?
Ces deux hommes, l’un sur le plan philosophique et politique, l’autre sur
le plan de la thérapeutique paraissent avoir mené le même combat, pour aider
la femme, la libérer de ses entraves sociales et psychiques. Je ferai l’hypothèse
d’une influence de Mill sur le jeune Freud : le jeune Freud ne s’intéressait-il
pas aux questions sociales, hésitant un temps entre le droit et la médecine ?
De plus comment la traduction de cet Anglais révolutionnaire ne l’aurait-il pas
entamé dans ses préjugés issus du milieu juif de Vienne ?
Freud, pionnier dans l’écoute des femmes, certes d’abord de femmes
souffrant de troubles hystériques, qu’il essayait de comprendre et de guérir,
continue à nous poser quantités de questions. Une énigme : comment lui
est venue cette écoute nouvelle, ce savoir nouveau ? Cette écoute allait révolutionner le rapport médecin-malade, engendrer la psychanalyse et ouvrir
un champ de connaissances inouïes – et controversées – contribuant en retour
à une modification de notre « Kultur ».
Dans l’interrogation de Freud sur le fonctionnement psychique de la femme,
peut-être avons-nous sous-estimé, dans sa formation, son intérêt pour la philosophie – et en particulier comme j’avais essayé de le montrer à Gand
(Moreau-Ricaud, 1994)
[1] pour celle de l’anglais John Stuart Mill, qu’il cite
deux fois dans son œuvre, et dont il a, jeune homme, traduit le dernier volume,
contribuant ainsi à la diffusion des idées « modernes » sur les femmes, leur
quête de liberté et d’émancipation.
Notre idéalisation du fondateur de la psychanalyse nous arrête parfois dans
la nécessaire approche historico-critique de l’œuvre. Craignons-nous de le
trouver moins original ? Freud se moque bien de cela, soucieux, au contraire,
de citer des prédécesseurs ou de reconnaître le retour de cryptomnésies.
S’il est pour nous évident que Freud intitule son champ de découverte sur
le modèle d’Aristote – comme pour la « Métaphysique », c’est au-delà des
ouvrages de psychologie que se situe sa « méta-psychologie » – on peut s’interroger sur l’influence de la philosophie dans le corpus analytique lui-même.
Certes, Freud a la dent dure envers les philosophes et ne cesse de se distancer
de leur discipline. En voici quelques exemples : il s’inquiète auprès de son cher
Binswanger, filant vers la « Daseinanalyse » et laissant tomber l’inconscient :
« Est-ce que le démon philosophique vous aurait finalement attrapé dans ses
griffes ? Tranquillisez-moi » (Freud, 1917). À Max Eitingon, qui lui fait lire le
philosophe russe Chestov, il confesse : « Vous n’imaginez pas combien me sont
étrangères toutes ces cogitations philosophiques » (Freud, 1928). Quant à Juliette
(Favez) Boutonnier qui l’interroge par lettre, il lui répond qu’il se « sent étranger
à la philosophie » (Boutonnier, 1955). Or il n’en est rien : Freud ne s’est pas privé
de cogiter pendant sa jeunesse ! Nous savions qu’il avait même confié à Fliess
qu’il n’a « eu d’aspiration qu’à la connaissance philosophique », et qu’il est
« sur le point de la réaliser en passant de la médecine à la psychologie »,
ajoutant : « je suis devenu thérapeute contre mon gré » (Freud, 1896).
Aussi est-il intéressant de trouver deux données nouvelles dans les travaux
de Sigfried Hessing et d’Eva Laible, sur son intérêt pour la philosophie :
« j’avoue volontiers ma dépendance à l’égard de Spinoza. Si je n’ai pas pris la
peine de citer directement son nom, c’est que je n’ai pas tiré mes présupposés
de l’étude de cet auteur, mais de l’atmosphère créée par lui ». (Hessing, 1977).
Il n’a donc de Spinoza qu’une connaissance par « ouï-dire ».
Dès 1876, alors qu’étudiant extrêmement pauvre, Freud doit travailler pour
subvenir à ses besoins et à ceux de sa famille, car son père n’a plus d’activité
(Laible, 1993), il arrive encore à consacrer du temps, en plus de ses études,
à la fréquentation assidue des cours du Professeur Frantz von Brentano. Relisons
ses Lettres de jeunesse (Freud, 1874) : à Eduard Silberstein il confie son
admiration pour ce « philosophe merveilleux », ce dialecticien, « sacrément
intelligent, voire génial » (p. 137), qui semble être, bien que prêtre, un « idéal »
pour le jeune Freud se présentant en « empiriste athée » : « je n’ai pas échappé
à son influence » confie-t-il. Et, encore : « Sous l’influence de Brentano
notamment (qui a eu un effet de maturation) la décision est née en moi de passer
le doctorat de philosophie sur la base de la philosophie et de la zoologie »
(je souligne). C’est Brentano qui l’initie à la pensée grecque et à celle de philosophes contemporains, dont Mill.
Venons-en à la traduction : pourquoi Freud, encore étudiant en médecine,
traduit-il, entre 1879-1880 L’émancipation des femmes de John Stuart Mill,
en fait co-écrit avec Mrs Harriet Taylor, future Mrs Mill ? Ce n’est pas
« pour échapper à l’ennui », « pour tuer le temps » comme l’imagine Jones
(Jones, 1953,61), ni par choix chevaleresque, comme je le supposais de manière
erronée (Moreau-Ricaud, 1998), c’est un travail de commande : le philosophe
et éditeur Gomperz, sur recommandation de Brentano, lui fait cette offre
– véritable aubaine sur le plan financier et de la formation – à la mort de Wessel,
le traducteur de Mill qui laisse le dernier volume non traduit, où se trouve
cet essai et d’autres sur le socialisme, Platon, etc. Freud a donc été remarqué
par Brentano pour sa passion philosophique...
Qu’apprend Freud, à 23 ans, dans cette « épreuve de l’étranger » (Berman,
1984) qu’est une traduction ? La réflexion d’un penseur sur la position sociale
de la femme n’a pas pu le laisser indifférent. L’essai sur L’émancipation des
femmes s’appuie sur un argument « utilitariste » (p. 130) : la situation actuelle
de la femme – nous sommes dans l’Empire Britannique en 1851 – légalement
assujettie à l’homme, est non seulement injuste pour elle, mais nuisible aux
progrès de l’humanité. De saines relations dans le mariage et la démocratie
exigent une égalité de leur statut juridique. Les Mill réfutent les idées reçues
sur la soi-disant « inaptitude » de la femme à occuper des responsabilités professionnelles (comme médecin, juriste, etc.), de mener à bien vie publique et vie
familiale, et de savoir voter. Cette profession de foi vise un changement dans
la condition de la femme. Mill les a entendues : elles veulent, souhaitent, aspirent
à être éduquées, à avoir un métier, à voter, bref à être l’égale de l’homme sur
le plan de la citoyenneté. Leur chantre, Mill, ne se contentera pas de l’écriture
de son brûlot, mais ira jusqu’à se faire élire au Parlement pour les faire
émanciper ! Sans succès d’ailleurs à ce moment-là.
II – FREUD EST-IL CONVAINCU DE LA PERTINENCE DE LA THÈSE
DE MILL ?
En partie seulement. Notons d’abord, chose étonnante, qu’il ne traduit pas
la dédicace, hommage de Mill à sa muse qui « exaltait son sens de vérité et de
justice » ! Pourquoi ? Or, trois ans plus tard, dans une lettre à sa fiancée – qui
fera elle aussi une entaille dans son préjugé masculin – il lui demande d’être,
comme Harriet l’était pour Mill, sa « camarade de combat ». Mais montrant
son admiration – pour cet « homme qui sut le mieux (en ce siècle) se libérer
des préjugés courants » (Freud, 1883) et qui a « un demi-siècle d’avance sur ses
contemporains » – il ne peut cependant pas le suivre dans l’idéal d’autonomie
professionnelle et financière de la femme : « C’est véritablement une idée mortnée que de vouloir lancer les femmes dans la lutte pour la vie, à la manière des
hommes ». Et il propose à Martha sa protection dans la maison... comme au
temps du siècle de Périclès, dans l’Antiquité grecque ! Il continue cependant :
« Peut-être une éducation nouvelle arrivera-t-elle à supprimer tous les tendres
attributs de la femme, son besoin de protection qui ne l’empêche pas de vaincre.
Peut-être parviendra-t-elle, comme les hommes à gagner sa vie. Il est également
possible qu’en pareil cas, on ait tort de déplorer la disparition de la plus
délicieuse chose que le monde ait à nous offrir : notre idéal de féminité. Je crois
que toutes les réformes législatives et éducatives échoueraient (...) mais sa
situation demeurera ce qu’elle a toujours été : celle d’une créature adorée dans
sa jeunesse, d’une femme aimée dans sa maturité ». (Freud, 1883)
Mais cet acte de traduction ne laissera pas Freud indemne : médecin, il va
modifier son écoute des plaintes et des revendications des patientes; il éprouve
plus d’empathie envers elles – mise à part Dora et aussi « la jeune homosexuelle »
[2] – les aide à changer de vie, et va théoriser ce « che vuoi ? ». S’il se
« sentait très attiré par la spéculation », puis s’en était ensuite « courageusement
écarté » (Jones, vol. 1, p. 32), il va y revenir autrement. Il s’en est écarté, pour
faire son œuvre, au-delà (meta) de la médecine, de la philosophie, et de la
psychologie. Mais dans « Résistances à la psychanalyse », article publié en
français dans la
Revue Juive de Genève, il ira jusqu’à parler de « fausse position
de la psychanalyse, à mi-chemin entre médecine et philosophie » (Freud, 1925).
III – QUANT AUX IDÉAUX FÉMININS
S’ils sont clairs chez les Mill, il n’en est pas de même chez les autres. Freud,
lui, découvre bien des faiblesses chez les femmes; mais petit à petit, assez
lentement certes, ses découvertes sur la « prédominance de l’envie » chez la
femme, le surmoi plus faible ou absent, les « passions élémentaires », l’inhibition
à savoir, le peu de disposition pour le transfert et pour la sublimation, bref sur
la potentialité de la femme d’être une ennemie de la Culture, seront réinterrogées, élaborées. Ces jugements péjoratifs tomberont parfois comme des
préjugés, ou seront mis en doute, émoussés, et compris comme réactions à la
condition sociale faite à la femme. N’ira-t-il pas jusqu’à oser voir la femme hors
du seul angle biologique, de l’espèce et de sa « fonction sexuelle » dans laquelle
on l’étudiait jusqu’alors, pour la considérer comme une « créature humaine » ?
(Freud, 1932). Cela prête à rire : le Concile de Trente n’est pas si loin. Freud
n’ira pas jusqu’à considérer la femme comme un être également historiquement
déterminé...
Si Mill a fait une première entaille dans ses préjugés masculins, des expériences, des rencontres importantes, l’aident également à se représenter la
femme comme un possible alter ego. Avec toutes les figures de femmes qui
ont croisé sa route, et qui l’ont formé – sa « Frauenbildung » (Hassoun, 1993)
on pourrait s’amuser à faire un Catalogue pour... Don Freud ! Certes, il a réussi
à imposer à ses collègues hostiles à cette idée la présence des femmes analystes
dans son cercle de Vienne : le Dr Margarethe Hilferding, en 1910, puis sa fille
Anna, et surtout Lou Andreas Salomé (1912), plus tard Helen Deutsch. Mais
là encore, dans les débats, « les analystes mâles (étaient soupçonnés) d’être
farcis de préjugés profondément ancrés qui nous empêchaient d’y voir clair et
de nous montrer impartiaux en tout ce qui concerne le féminin » (Freud, 1932).
Mais ne reste-t-il pas encore chez lui, en 1937, dans l’émouvante Nécrologie
qu’il consacre à Lou quelque bribe de ce « préjugé ancré » ? Il semblerait, tant
il en fait une exception. Je le cite : « Les 25 dernières années de cette femme
extraordinaire ont été consacrées à la psychanalyse, qu’elle a pratiquée et
à laquelle elle a apporté une contribution scientifique pleine de valeur.
Je n’exagère pas lorsque je dis que nous avons tous considéré comme un
honneur qu’elle vint prendre place dans les rangs de nos collaborateurs et de
nos compagnons de lutte et que nous avons également considéré cette démarche
comme une nouvelle garantie de la vérité de la théorie analytique (...). (ici, Freud
évoque ses liens avec Nietzsche et Rilke : est-ce cela qui l’épatait également ?).
Quiconque l’approchait était très fortement impressionné par la sincérité et
l’harmonie de son être, et s’apercevait avec stupéfaction que toutes les faiblesses
féminines, et peut-être la plupart des faiblesses humaines lui étaient étrangères
ou qu’elles les avait surmontées au cours de sa vie (...) ». Ne traîne-t-il pas
encore dans sa louange quelque chose d’une « essence » féminine ? Notons
aussi ce terme de « compagnon de lutte », emprunté aux Mill et que Freud avait
déjà repris en 1883 pour sa fiancée.
Freud est bien loin d’avoir, comme Mill, prophétisé le destin de la femme
« moderne » du siècle dernier (le XX e) ! Sa théorie n’est que celle d’un homme,
limité par sa subjectivité. Rappelons ce qu’il dit dans L’avenir d’une illusion :
« (...) lorsqu’il s’agit de se former un jugement (sur le futur) (...) les dispositions subjectives (...) jouent un rôle difficile à apprécier; or celles-ci dépendent
de facteurs purement personnels : de sa propre expérience, de son attitude plus
ou moins optimiste envers la vie, attitude dictée par son tempérament et ses
succès ou insuccès (...) » (Freud, 1927).
La femme reste-t-elle toujours, en ce début du XXIe siècle, pour les analystes
cette « terre étrangère » (Schnitzler), ou ce « dark continent » ? Permettez-moi
de vous redonner ici l’hypothèse faite (Moreau-Ricaud, 1994) sur cette dernière
expression que Freud n’utilise qu’en anglais et ne traduit pas en allemand.
Il l’emprunte à la géographie. Cela n’est pas pour nous étonner : souvenez-vous du « caput nili » (les sources du Nil) pour les causes de la névrose, ou de
« l’assèchement du Zuiderzee », comme tâche psychique à accomplir. Plus
exactement Freud emprunte cette métaphore à la désignation par le journaliste
Stanley (Sir Henry Morton Stanley, 1841-1904) du continent africain, luxuriant
et dangereux, qui commence à peine à être exploré et pour lequel les cartes n’ont
pas encore été établies. Les cinéphiles ont sûrement en mémoire la fameuse
retrouvaille, au fin fond de l’Afrique noire, du géographe par ce journaliste :
« Dr Livingstone, I presume ? ».
Cette métaphore de la femme comme « dark continent » me paraît teintée
d’humour et de régression à la case départ : au moment où Freud reprend cette
expression cela signifie-t-il que malgré ses expériences il n’aurait toujours rien
appris sur la femme ? Ou bien a-t-il quelque espoir d’être là aussi un « conquistador » ? Car c’est justement l’année où Freud traduit Mill (deux ans avant de
rencontrer sa fiancée) que l’ouvrage de Stanley est publié en Angleterre : (1879)
Through the dark continent.
·
BERMAN A. (1984) L’épreuve de l’étranger, Paris, Gallimard, 1984.
·
FAVEZ-BOUTONNIER J. (1955) lettre de Freud, Bulletin de la SFP h, 1955,1, p. 3.
·
FREUD S. (1874) lettre à Edouard Silberer, Lettres de jeunesse, Paris, Gallimard, 1990.
·
FREUD S. (1883) lettre du 5 nov., 1883, Jones (1953), La vie et l’œuvre de Sigmund Freud,
P.U.F., 1970, vol. 1, pp. 194-5.
·
FREUD S. (1896) lettre à Fliess du 2 avril 1896, Naissance de la psychanalyse, Paris,
P.U.F., 1956, pp. 143-4.
·
FREUD S. (1917) lettre du 20 août 1917, Freud, Binswanger Correspondance 1908-1938,
Paris, Calmann-Lévy, 1995.
·
FREUD S. (1925) « Résistances à la psychanalyse », Résultats, idées, problèmes, II, Paris,
P.U.F., 1987, pp. 125-134.
·
FREUD S. (1927) L’avenir d’une illusion, Paris, P.U.F., 1971.
·
FREUD S. (1932) « La féminité », Nouvelles Conférences d’introduction à la psychanalyse,
Paris, Gallimard, Folio, 2000.
·
FREUD/EITINGON (1928) lettre du 22 avril, Jones, La vie et l’œuvre de Sigmund Freud,
op. cit.
·
FREUD S, (1937) « Lou Andreas-Salomé », The Standard Edition of the Complete Psychological Works of Sigmund Freud, London, Hogarth Press, 1964, pp. 297-298 (ma traduction).
·
HASSOUN P.L. (1983) Freud et la femme, Paris, Calmann-Lévy, 1993.
·
HESSING (1977) « Freud et Spinoza », cité par H. Vermorel, Colloque de Clamecy, 1994.
·
JONES E. (1953) La vie et l’œuvre de Sigmund Freud Paris, P.U.F., 1970, vol Il, p. 61.
·
LAIBLE E. (1993) « Trough privation to knowledge : unknown documents from Freud’s
university’s years », International Journal of Psychoanalysis, vol 74.
·
MOREAU-RICAUD M. (1994) « Malaise dans la culture : la place des femmes. Freud
traducteur de L’Emancipation des femmes de Mill », Psychoanalytische Perspectiven,
Gent, 2000,39.
·
MOREAU-RICAUD M. (1998) « S. Freud, traducteur de L’émancipation des femmes de
J.S. Mill », Topique, 1998,67,127-139.
·
MOREAU-RICAUD M. (1998) « Sigmund Freud, Translator of The Enfranchisement of
Women by J.S. Mill », London, Psychoanalysis and History, Artesian Books Ldt, 1999,
vol. 1,2.
[1]
Je voulais en 1994 pour le Congrès de l’Université de Gand
Les écrits pré-analytiques de
Freud interroger les traces, les restes, les idées de ses lectures philosophiques qui se retrouvent
dans sa théorie et en particulier dans sa position envers la femme. J’étais loin de songer que
l’actualité politique nous obligerait à revoir cette question...
[2]
Comme me le rappelle Ghyslain Lévy.