Topique
L’Esprit du temps

I.S.B.N.2913062962
200 pages

p. 127 à 133
doi: en cours

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Table ronde

no 82 2003/1

2003 TOPIQUE Table ronde

Mill et Freud : pionniers de l’émancipation de la femme ?

Michelle Moreau-Ricaud 31 quai de Bourbon 75004 Paris
Quelques années avant de faire son stage auprès de J.M. Charcot, dont il suit le travail avec les femmes hystériques hospitalisées, Freud, encore étudiant, se voit confier la traduction du dernier volume de J.S. Mill, qui contient – entre autres – un texte révolutionnaire : The Enfranchisement of Women (1851), L’émancipation des femmes. Bien que Freud n’ait mentionné qu’une seule fois (deux des ouvrages de) Mill, et n’ait jamais signalé quelque autre influence de ce philosophe sur ses représentations, nous faisons l’hypothèse que son travail de traduction est pourtant loin de le laisser indemne quand la question du féminin surgit pour la première fois. Le préjugé masculin ne cède pas aussitôt, mais les résistances de Freud à penser la femme comme un alter ego en seront déjà quelque peu émoussées...Mots-clés : Brentano, « Dark continent », Écoute nouvelle, Idéal de féminité, Préjugé masculin, Stanley. A few years before going on her training course with J.M.Charcot, whose work with hysterical women he was following, Freud, still then a student, was given the last volume of J.S. Mill’s works to translate. This volume contained – among others – a revolutionary text called The Enfranchisement of Women (1851). Although Freud only made one reference to two of Mill’s works and never referred to any other influence the philosopher may have had on his thinking, we might be led to assume that this translation had a far more extensive effect on Freud’s ideas on the question of women in society than he might lead us to believe. Male prejudices do not disappear immediately, but Freud’s resistance before the idea of woman as an alter ego does suffer slightly.Keywords : Brentano, ‘Dark Continent’, Listening again, Feminine Ideal, Male Prejudice, Stanley.
 
I – MILL ET LE JEUNE FREUD : MÊME COMBAT ?
 
 
Ces deux hommes, l’un sur le plan philosophique et politique, l’autre sur le plan de la thérapeutique paraissent avoir mené le même combat, pour aider la femme, la libérer de ses entraves sociales et psychiques. Je ferai l’hypothèse d’une influence de Mill sur le jeune Freud : le jeune Freud ne s’intéressait-il pas aux questions sociales, hésitant un temps entre le droit et la médecine ? De plus comment la traduction de cet Anglais révolutionnaire ne l’aurait-il pas entamé dans ses préjugés issus du milieu juif de Vienne ?
Freud, pionnier dans l’écoute des femmes, certes d’abord de femmes souffrant de troubles hystériques, qu’il essayait de comprendre et de guérir, continue à nous poser quantités de questions. Une énigme : comment lui est venue cette écoute nouvelle, ce savoir nouveau ? Cette écoute allait révolutionner le rapport médecin-malade, engendrer la psychanalyse et ouvrir un champ de connaissances inouïes – et controversées – contribuant en retour à une modification de notre « Kultur ».
Dans l’interrogation de Freud sur le fonctionnement psychique de la femme, peut-être avons-nous sous-estimé, dans sa formation, son intérêt pour la philosophie – et en particulier comme j’avais essayé de le montrer à Gand (Moreau-Ricaud, 1994) [1] pour celle de l’anglais John Stuart Mill, qu’il cite deux fois dans son œuvre, et dont il a, jeune homme, traduit le dernier volume, contribuant ainsi à la diffusion des idées « modernes » sur les femmes, leur quête de liberté et d’émancipation.
Notre idéalisation du fondateur de la psychanalyse nous arrête parfois dans la nécessaire approche historico-critique de l’œuvre. Craignons-nous de le trouver moins original ? Freud se moque bien de cela, soucieux, au contraire, de citer des prédécesseurs ou de reconnaître le retour de cryptomnésies.
S’il est pour nous évident que Freud intitule son champ de découverte sur le modèle d’Aristote – comme pour la « Métaphysique », c’est au-delà des ouvrages de psychologie que se situe sa « méta-psychologie » – on peut s’interroger sur l’influence de la philosophie dans le corpus analytique lui-même. Certes, Freud a la dent dure envers les philosophes et ne cesse de se distancer de leur discipline. En voici quelques exemples : il s’inquiète auprès de son cher Binswanger, filant vers la « Daseinanalyse » et laissant tomber l’inconscient : « Est-ce que le démon philosophique vous aurait finalement attrapé dans ses griffes ? Tranquillisez-moi » (Freud, 1917). À Max Eitingon, qui lui fait lire le philosophe russe Chestov, il confesse : « Vous n’imaginez pas combien me sont étrangères toutes ces cogitations philosophiques » (Freud, 1928). Quant à Juliette (Favez) Boutonnier qui l’interroge par lettre, il lui répond qu’il se « sent étranger à la philosophie » (Boutonnier, 1955). Or il n’en est rien : Freud ne s’est pas privé de cogiter pendant sa jeunesse ! Nous savions qu’il avait même confié à Fliess qu’il n’a « eu d’aspiration qu’à la connaissance philosophique », et qu’il est « sur le point de la réaliser en passant de la médecine à la psychologie », ajoutant : « je suis devenu thérapeute contre mon gré » (Freud, 1896).
Aussi est-il intéressant de trouver deux données nouvelles dans les travaux de Sigfried Hessing et d’Eva Laible, sur son intérêt pour la philosophie : « j’avoue volontiers ma dépendance à l’égard de Spinoza. Si je n’ai pas pris la peine de citer directement son nom, c’est que je n’ai pas tiré mes présupposés de l’étude de cet auteur, mais de l’atmosphère créée par lui ». (Hessing, 1977). Il n’a donc de Spinoza qu’une connaissance par « ouï-dire ».
Dès 1876, alors qu’étudiant extrêmement pauvre, Freud doit travailler pour subvenir à ses besoins et à ceux de sa famille, car son père n’a plus d’activité (Laible, 1993), il arrive encore à consacrer du temps, en plus de ses études, à la fréquentation assidue des cours du Professeur Frantz von Brentano. Relisons ses Lettres de jeunesse (Freud, 1874) : à Eduard Silberstein il confie son admiration pour ce « philosophe merveilleux », ce dialecticien, « sacrément intelligent, voire génial » (p. 137), qui semble être, bien que prêtre, un « idéal » pour le jeune Freud se présentant en « empiriste athée » : « je n’ai pas échappé à son influence » confie-t-il. Et, encore : « Sous l’influence de Brentano notamment (qui a eu un effet de maturation) la décision est née en moi de passer le doctorat de philosophie sur la base de la philosophie et de la zoologie » (je souligne). C’est Brentano qui l’initie à la pensée grecque et à celle de philosophes contemporains, dont Mill.
Venons-en à la traduction : pourquoi Freud, encore étudiant en médecine, traduit-il, entre 1879-1880 L’émancipation des femmes de John Stuart Mill, en fait co-écrit avec Mrs Harriet Taylor, future Mrs Mill ? Ce n’est pas « pour échapper à l’ennui », « pour tuer le temps » comme l’imagine Jones (Jones, 1953,61), ni par choix chevaleresque, comme je le supposais de manière erronée (Moreau-Ricaud, 1998), c’est un travail de commande : le philosophe et éditeur Gomperz, sur recommandation de Brentano, lui fait cette offre – véritable aubaine sur le plan financier et de la formation – à la mort de Wessel, le traducteur de Mill qui laisse le dernier volume non traduit, où se trouve cet essai et d’autres sur le socialisme, Platon, etc. Freud a donc été remarqué par Brentano pour sa passion philosophique...
Qu’apprend Freud, à 23 ans, dans cette « épreuve de l’étranger » (Berman, 1984) qu’est une traduction ? La réflexion d’un penseur sur la position sociale de la femme n’a pas pu le laisser indifférent. L’essai sur L’émancipation des femmes s’appuie sur un argument « utilitariste » (p. 130) : la situation actuelle de la femme – nous sommes dans l’Empire Britannique en 1851 – légalement assujettie à l’homme, est non seulement injuste pour elle, mais nuisible aux progrès de l’humanité. De saines relations dans le mariage et la démocratie exigent une égalité de leur statut juridique. Les Mill réfutent les idées reçues sur la soi-disant « inaptitude » de la femme à occuper des responsabilités professionnelles (comme médecin, juriste, etc.), de mener à bien vie publique et vie familiale, et de savoir voter. Cette profession de foi vise un changement dans la condition de la femme. Mill les a entendues : elles veulent, souhaitent, aspirent à être éduquées, à avoir un métier, à voter, bref à être l’égale de l’homme sur le plan de la citoyenneté. Leur chantre, Mill, ne se contentera pas de l’écriture de son brûlot, mais ira jusqu’à se faire élire au Parlement pour les faire émanciper ! Sans succès d’ailleurs à ce moment-là.
 
II – FREUD EST-IL CONVAINCU DE LA PERTINENCE DE LA THÈSE DE MILL ?
 
 
En partie seulement. Notons d’abord, chose étonnante, qu’il ne traduit pas la dédicace, hommage de Mill à sa muse qui « exaltait son sens de vérité et de justice » ! Pourquoi ? Or, trois ans plus tard, dans une lettre à sa fiancée – qui fera elle aussi une entaille dans son préjugé masculin – il lui demande d’être, comme Harriet l’était pour Mill, sa « camarade de combat ». Mais montrant son admiration – pour cet « homme qui sut le mieux (en ce siècle) se libérer des préjugés courants » (Freud, 1883) et qui a « un demi-siècle d’avance sur ses contemporains » – il ne peut cependant pas le suivre dans l’idéal d’autonomie professionnelle et financière de la femme : « C’est véritablement une idée mortnée que de vouloir lancer les femmes dans la lutte pour la vie, à la manière des hommes ». Et il propose à Martha sa protection dans la maison... comme au temps du siècle de Périclès, dans l’Antiquité grecque ! Il continue cependant : « Peut-être une éducation nouvelle arrivera-t-elle à supprimer tous les tendres attributs de la femme, son besoin de protection qui ne l’empêche pas de vaincre. Peut-être parviendra-t-elle, comme les hommes à gagner sa vie. Il est également possible qu’en pareil cas, on ait tort de déplorer la disparition de la plus délicieuse chose que le monde ait à nous offrir : notre idéal de féminité. Je crois que toutes les réformes législatives et éducatives échoueraient (...) mais sa situation demeurera ce qu’elle a toujours été : celle d’une créature adorée dans sa jeunesse, d’une femme aimée dans sa maturité ». (Freud, 1883)
Mais cet acte de traduction ne laissera pas Freud indemne : médecin, il va modifier son écoute des plaintes et des revendications des patientes; il éprouve plus d’empathie envers elles – mise à part Dora et aussi « la jeune homosexuelle » [2] – les aide à changer de vie, et va théoriser ce « che vuoi ? ». S’il se « sentait très attiré par la spéculation », puis s’en était ensuite « courageusement écarté » (Jones, vol. 1, p. 32), il va y revenir autrement. Il s’en est écarté, pour faire son œuvre, au-delà (meta) de la médecine, de la philosophie, et de la psychologie. Mais dans « Résistances à la psychanalyse », article publié en français dans la Revue Juive de Genève, il ira jusqu’à parler de « fausse position de la psychanalyse, à mi-chemin entre médecine et philosophie » (Freud, 1925).
 
III – QUANT AUX IDÉAUX FÉMININS
 
 
S’ils sont clairs chez les Mill, il n’en est pas de même chez les autres. Freud, lui, découvre bien des faiblesses chez les femmes; mais petit à petit, assez lentement certes, ses découvertes sur la « prédominance de l’envie » chez la femme, le surmoi plus faible ou absent, les « passions élémentaires », l’inhibition à savoir, le peu de disposition pour le transfert et pour la sublimation, bref sur la potentialité de la femme d’être une ennemie de la Culture, seront réinterrogées, élaborées. Ces jugements péjoratifs tomberont parfois comme des préjugés, ou seront mis en doute, émoussés, et compris comme réactions à la condition sociale faite à la femme. N’ira-t-il pas jusqu’à oser voir la femme hors du seul angle biologique, de l’espèce et de sa « fonction sexuelle » dans laquelle on l’étudiait jusqu’alors, pour la considérer comme une « créature humaine » ? (Freud, 1932). Cela prête à rire : le Concile de Trente n’est pas si loin. Freud n’ira pas jusqu’à considérer la femme comme un être également historiquement déterminé...
Si Mill a fait une première entaille dans ses préjugés masculins, des expériences, des rencontres importantes, l’aident également à se représenter la femme comme un possible alter ego. Avec toutes les figures de femmes qui ont croisé sa route, et qui l’ont formé – sa « Frauenbildung » (Hassoun, 1993) on pourrait s’amuser à faire un Catalogue pour... Don Freud ! Certes, il a réussi à imposer à ses collègues hostiles à cette idée la présence des femmes analystes dans son cercle de Vienne : le Dr Margarethe Hilferding, en 1910, puis sa fille Anna, et surtout Lou Andreas Salomé (1912), plus tard Helen Deutsch. Mais là encore, dans les débats, « les analystes mâles (étaient soupçonnés) d’être farcis de préjugés profondément ancrés qui nous empêchaient d’y voir clair et de nous montrer impartiaux en tout ce qui concerne le féminin » (Freud, 1932). Mais ne reste-t-il pas encore chez lui, en 1937, dans l’émouvante Nécrologie qu’il consacre à Lou quelque bribe de ce « préjugé ancré » ? Il semblerait, tant il en fait une exception. Je le cite : « Les 25 dernières années de cette femme extraordinaire ont été consacrées à la psychanalyse, qu’elle a pratiquée et à laquelle elle a apporté une contribution scientifique pleine de valeur. Je n’exagère pas lorsque je dis que nous avons tous considéré comme un honneur qu’elle vint prendre place dans les rangs de nos collaborateurs et de nos compagnons de lutte et que nous avons également considéré cette démarche comme une nouvelle garantie de la vérité de la théorie analytique (...). (ici, Freud évoque ses liens avec Nietzsche et Rilke : est-ce cela qui l’épatait également ?). Quiconque l’approchait était très fortement impressionné par la sincérité et l’harmonie de son être, et s’apercevait avec stupéfaction que toutes les faiblesses féminines, et peut-être la plupart des faiblesses humaines lui étaient étrangères ou qu’elles les avait surmontées au cours de sa vie (...) ». Ne traîne-t-il pas encore dans sa louange quelque chose d’une « essence » féminine ? Notons aussi ce terme de « compagnon de lutte », emprunté aux Mill et que Freud avait déjà repris en 1883 pour sa fiancée.
Freud est bien loin d’avoir, comme Mill, prophétisé le destin de la femme « moderne » du siècle dernier (le XX e) ! Sa théorie n’est que celle d’un homme, limité par sa subjectivité. Rappelons ce qu’il dit dans L’avenir d’une illusion : « (...) lorsqu’il s’agit de se former un jugement (sur le futur) (...) les dispositions subjectives (...) jouent un rôle difficile à apprécier; or celles-ci dépendent de facteurs purement personnels : de sa propre expérience, de son attitude plus ou moins optimiste envers la vie, attitude dictée par son tempérament et ses succès ou insuccès (...) » (Freud, 1927).
La femme reste-t-elle toujours, en ce début du XXIe siècle, pour les analystes cette « terre étrangère » (Schnitzler), ou ce « dark continent » ? Permettez-moi de vous redonner ici l’hypothèse faite (Moreau-Ricaud, 1994) sur cette dernière expression que Freud n’utilise qu’en anglais et ne traduit pas en allemand. Il l’emprunte à la géographie. Cela n’est pas pour nous étonner : souvenez-vous du « caput nili » (les sources du Nil) pour les causes de la névrose, ou de « l’assèchement du Zuiderzee », comme tâche psychique à accomplir. Plus exactement Freud emprunte cette métaphore à la désignation par le journaliste Stanley (Sir Henry Morton Stanley, 1841-1904) du continent africain, luxuriant et dangereux, qui commence à peine à être exploré et pour lequel les cartes n’ont pas encore été établies. Les cinéphiles ont sûrement en mémoire la fameuse retrouvaille, au fin fond de l’Afrique noire, du géographe par ce journaliste : « Dr Livingstone, I presume ? ».
Cette métaphore de la femme comme « dark continent » me paraît teintée d’humour et de régression à la case départ : au moment où Freud reprend cette expression cela signifie-t-il que malgré ses expériences il n’aurait toujours rien appris sur la femme ? Ou bien a-t-il quelque espoir d’être là aussi un « conquistador » ? Car c’est justement l’année où Freud traduit Mill (deux ans avant de rencontrer sa fiancée) que l’ouvrage de Stanley est publié en Angleterre : (1879) Through the dark continent.
 
BIBLIOGRAPHIE
 
·  BERMAN A. (1984) L’épreuve de l’étranger, Paris, Gallimard, 1984.
·  FAVEZ-BOUTONNIER J. (1955) lettre de Freud, Bulletin de la SFP h, 1955,1, p. 3.
·  FREUD S. (1874) lettre à Edouard Silberer, Lettres de jeunesse, Paris, Gallimard, 1990.
·  FREUD S. (1883) lettre du 5 nov., 1883, Jones (1953), La vie et l’œuvre de Sigmund Freud, P.U.F., 1970, vol. 1, pp. 194-5.
·  FREUD S. (1896) lettre à Fliess du 2 avril 1896, Naissance de la psychanalyse, Paris, P.U.F., 1956, pp. 143-4.
·  FREUD S. (1917) lettre du 20 août 1917, Freud, Binswanger Correspondance 1908-1938, Paris, Calmann-Lévy, 1995.
·  FREUD S. (1925) « Résistances à la psychanalyse », Résultats, idées, problèmes, II, Paris, P.U.F., 1987, pp. 125-134.
·  FREUD S. (1927) L’avenir d’une illusion, Paris, P.U.F., 1971.
·  FREUD S. (1932) « La féminité », Nouvelles Conférences d’introduction à la psychanalyse, Paris, Gallimard, Folio, 2000.
·  FREUD/EITINGON (1928) lettre du 22 avril, Jones, La vie et l’œuvre de Sigmund Freud, op. cit.
·  FREUD S, (1937) « Lou Andreas-Salomé », The Standard Edition of the Complete Psychological Works of Sigmund Freud, London, Hogarth Press, 1964, pp. 297-298 (ma traduction).
·  HASSOUN P.L. (1983) Freud et la femme, Paris, Calmann-Lévy, 1993.
·  HESSING (1977) « Freud et Spinoza », cité par H. Vermorel, Colloque de Clamecy, 1994.
·  JONES E. (1953) La vie et l’œuvre de Sigmund Freud Paris, P.U.F., 1970, vol Il, p. 61.
·  LAIBLE E. (1993) « Trough privation to knowledge : unknown documents from Freud’s university’s years », International Journal of Psychoanalysis, vol 74.
·  MOREAU-RICAUD M. (1994) « Malaise dans la culture : la place des femmes. Freud traducteur de L’Emancipation des femmes de Mill », Psychoanalytische Perspectiven, Gent, 2000,39.
·  MOREAU-RICAUD M. (1998) « S. Freud, traducteur de L’émancipation des femmes de J.S. Mill », Topique, 1998,67,127-139.
·  MOREAU-RICAUD M. (1998) « Sigmund Freud, Translator of The Enfranchisement of Women by J.S. Mill », London, Psychoanalysis and History, Artesian Books Ldt, 1999, vol. 1,2.
 
NOTES
 
[1]Je voulais en 1994 pour le Congrès de l’Université de Gand Les écrits pré-analytiques de Freud interroger les traces, les restes, les idées de ses lectures philosophiques qui se retrouvent dans sa théorie et en particulier dans sa position envers la femme. J’étais loin de songer que l’actualité politique nous obligerait à revoir cette question...
[2]Comme me le rappelle Ghyslain Lévy.
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[1]
Je voulais en 1994 pour le Congrès de l’Université de Gand ...
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[2]
Comme me le rappelle Ghyslain Lévy. Suite de la note...