2003
Topique
Les sirènes de l’imaginaire
Michel Grollier
Université Toulouse 2 121 rue Berruer 33000 Bordeaux
Tant pour les médias que pour les instances juridiques qui tentent de traiter
actuellementduterrorisme,ilya la tentation d’interpeller les sciences humaines pour répondre
duphénomène.Visantà élaborer un savoir sur l’humain,celles-cipeuventtenter d’yrépondre.
Dans ce cadre, nous abordons le cas particulier de la psychopathologie, à partir de l’un des
axes majeur de cette clinique qu’est la psychanalyse. En posant trois questions, sur la particularité de l’acte terroriste, sur l’existence d’un profil du terroriste, et sur la possibilité
d’un traitement des effets sur la population, nous présentons les limites d’une telle entreprise et les enseignements que la psychanalyse apporte.Mots-clés :
Psychanalyse, Sacrifice, Singularité, Terrorisme.
It is true both for the media, as it is for the legal institutions that are currently trying to deal with the terrorism problem, that the temptation to call upon human
sciences to look for answers to these problems is strong. Human sciences, in their efforts
to work out a theory about human societies, may indeed provide answers to the problem.
In the light of this, we will look at the particular case of psychopathology, on the basis of
one of the major axes of this clinical process that is psychoanalysis. By asking three questions, on the specificity of the terrorist act, the existence of a profile for terrorists and on
the possibility of treating the effects of terrorism on the population, we will outline the
limits of such an undertaking and the lessons that psychoanalysis can teach us.Keywords :
Psychoanalysis, Sacrifice, Singularity, Terrorism.
« Je n’en sais qu’une seule [chose], en toute certitude,
c’est que les jugements de valeurs portés par les hommes
leur sont indiscutablement inspirés par leurs désirs de
bonheur, et qu’ils constituent ainsi une tentative d’étayer
d’arguments leurs illusions. »
F REUD Sigmund, Malaise dans la civilisation (1929)
P.U.F, Paris,1975, p. 106-107.
Au départ, surgit dans l’histoire collective un événement qui, par son
irruption, la transgression qu’il incarne et son excès, constitue une violence
pour la communauté. Cet événement est à traiter et, dans certains cas, est
recouvert par le signifiant terrorisme. Définir le terrorisme est une tâche délicate,
qui n’est pas l’objet de ce travail, mais s’inscrit dans un champ politique et
historique. Nous allons plutôt centrer notre réflexion sur l’écart entre ce que peut
produire un discours qui s’appuie sur une pratique clinique en sciences
humaines, et les attentes d’une collectivité qui espère et aspire à un traitement
social d’un tel drame. Travail que je propose en trois temps : sur la particularité de l’acte terroriste, sur l’existence d’un profil du terroriste, et sur la
question du traitement des effets sur la population. Que peut en effet répondre
une clinique issue de la psychanalyse à ce nouvel enjeu de civilisation ?
UN ACTE PARADOXAL QUI TEND À EFFACER LE SUJET
Revenons à l’événement qui introduit la rencontre de la communauté avec
le terrorisme. Une cause collective, soutenue par un discours (au sens d’un
arrangement de concepts dans une logique), accompagne, recouvre, englobe ces
événements particuliers. En effet, si la référence est politique et/ou religieuse,
discours à visée universelle, l’événement en inscrit dans la réalité un ancrage
particulier, une interprétation singulière. Il s’agit, comme l’écrit Régis Debray
(1) de provoquer ravages et humiliations symboliques. Ce type de nouage entre
l’événement particulier et le discours qui le soutient est ce qui spécifie et rend
complexe son traitement. C’est face à ce nouage que chacun peut se retrouver
divisé, mis à mal.
Par ailleurs, le surgissement même de l’événement a nécessité l’engagement
de sujets qui se sont fait acteurs, auteurs de l’événement. Ces sujets ont extrait
cette conclusion du discours auquel ils adhèrent. Jacques Alain Miller parle
ainsi du terroriste (2) comme de celui qui accepte de mettre sa vie en jeu, de
risquer de la perdre pour un signifiant idéal. La première butée clinique se fait
jour ici, sur la logique propre à chacun de ces sujets. Un acte, pour un sujet,
met en cause son intimité radicale, sa cause psychique, dont il doit pouvoir
singulièrement rendre compte. Si de ce qu’il produit, le sujet ne peut répondre
que par un discours qui lui est extérieur, c’est-à-dire par une aliénation, cette
justification recouvre alors une dimension de passage à l’acte, de ce qui se fait
en deçà d’une parole singulière. Dans l’acte terroriste, le sujet range son être
entièrement sous un signifiant qui s’impose, et qu’il tente d’imposer, comme
projet d’idéal collectif.
Nous retrouvons là, au niveau du sujet, un effet de rencontre du singulier
et de l’universel qui se noue dans un événement particulier où s’aliène le un,
le singulier. C’est à partir de cette aliénation sacrificielle que se comprend
pourquoi, au niveau de l’ordre social et des médias, le terroriste est dépouillé
de sa singularité et donc le plus souvent de son nom. Seul circule le signifiant
idéalisé mis en jeu, au prix de la jouissance mortifère du sacrifice du sujet.
Nous pouvons ainsi saisir l’écart de traitement social et médiatique, dans la
postérité, avec celui des actes des sujets, même fou, qui soutiennent la particularité de leurs passages à l’acte. Tels Landru ou Dutroux, qui deviennent
ainsi collectivement les signifiants mêmes de l’interdit par son dépassement.
Leurs actes, ou plutôt aussi passages à l’acte, prenaient appui sur des causes
singulières, même si elles étaient pathologiques. Ils évoquent alors le rapport
de chacun à la loi collective. Les terroristes, eux, restent le plus souvent
anonymes et s’incarnent dans le discours collectif à travers un thème, voire
une figure emblématique qui ramène au signifiant idéal. Le traitement médiatique se déploie alors dans le recours à diverses expertises ou appels à la
cohésion sociale. Ce qui se retrouve mis en cause par le terrorisme est un ordre
collectif, la mise en cause d’un rapport à la loi et à l’ordre social, ses fondements mêmes.
NOTRE CLINIQUE PEUT-ELLE DÉFINIR LE SUJET TERRORISTE ?
Le clinicien peut retrouver, dans ce que lui apporte un sujet, la logique de
sa souffrance, de ses actes, passage à l’acte ou parole. Mais le traitement au un
par un limite la généralisation voire la contredit. Pourtant, Freud, à partir de sa
clinique, pouvait repérer ce que devait traiter la civilisation. Ainsi : « L’homme
n’est point cet être débonnaire, au cœur assoiffé d’amour, dont on dit qu’il se
défend quand on l’attaque, mais un être, au contraire, qui doit porter au compte
de ses données pulsionnelles une bonne dose d’agressivité » (Freud, 3, p. 64).
Hormis des prises de position politiques, les cliniciens ont ainsi eu peu à
dire des figures récupérées par l’ordre collectif, d’un Ravaillac ou d’une
Charlotte Cordai jusqu’aux anarchistes jeteurs de bombes, en passant par l’ordre
des assassins au Moyen-Orient. En revanche, il est toujours possible de rendre
compte de la logique à l’œuvre pour un sujet acteur d’un drame ayant un certain
écho collectif, si celui-ci en propose les coordonnées singulières. L’exemple de
Louis Althusser, de plus en plus étudié, répond de cette dimension; d’autant
que l’évocation médiatique de son acte et les commentaires de la presse eurent
pour effet de relancer sa démarche de justification singulière (cf. sa réaction à
l’article de Claude Sarraute intitulé Petite faim, paru dans Le Monde). Nous
avons là un sujet qui explicite la nécessité d’exister singulièrement dans le
discours public et qui use de l’écrit pour cela. Ses textes, et particulièrement
ses deux autobiographies (dont L’avenir dure longtemps (4), écrite après le
drame), abordent les impasses d’un sujet qui n’a pas ce qu’il faut pour répondre
de ceque nécessite le monde, parcours qui échoue dans un drame où se condense
une jouissance sacrificielle. À propos de ses derniers écrits, il parle de la constitution d’« un acte libérateur, me rendant enfin à une vie normale et
éventuellement une vie publique ». Nous voyons combien ici le mouvement est
tentative de participer à l’ordre collectif, à l’inverse de l’action terroriste qui
cherche à le subvertir voir l’abolir. Mais cette opposition dans la démarche
n’empêche pas une même condition d’aliénation. C’est la même intuition qui
amenait Cédric Gouverneur, dans son reportage paru en 2000, à qualifier
« d’autisme » l’attitude de la population des jeunes basques qui forme la base
sociale de ETA (5).
Ces derniers temps, des auteurs ont tenté de définir le profil du terroriste.
SergeTisseron s’y essaie dans le numéro 13 des Cahiers de médiologie (6). Pour
lui, les formes d’organisation psychique des terroristes «(Elles) consistent dans
un clivage particulièrement bien réussi entre les capacités d’acceptation sociale
d’un côté, et le maintien d’une haine préservée de toute raison de l’autre ».
Serge Tisseron élabore un travail qui conjoint la question de la haine et du
clivage, noués dans la théorisation d’un traumatisme irrémédiable de l’enfance.
Déni, clivage et idéalisation peuvent se retrouver mis en jeu, pour un tel sujet,
par des causes dites encourageantes ou déclenchantes que sont, pour Tisseron,
guerre, catastrophe ou organisation spécifique. Retenons ce qui s’inscrit au
creux de cette élaboration : une haine non touchée par la raison, hors de raison.
Comme il le note, cela induit des conflits avec les travaux qui se réfèrent à la
notion de résilience, mais pas seulement avec eux. Ainsi Jacques Alain Miller
prend position de façon tranchée : « Un terroriste est un idéaliste. C’est un fou,
ce n’est pas une canaille » (2). Cela nous conduit à poser que le monde, une
culture, pourrait offrir à certains quelques signifiants idéaux derrière lesquels
peut se ranger leur être, au prix de son existence même. Cette aliénation radicale
évoque celle de la folie, aliénation qui, à ne pas se loger dans le manque qu’offre
la civilisation, exige du sujet une férocité plus grande. À verser du côté du
sujet, elle en fait la victime d’unAutre jouisseur, un dieu féroce, d’où les délires
qui tentent de réinscrire un sujet fou dans un lien social déréglé. À verser du
côté de l’idéal, elle exige en pâture l’être même, ainsi que quelques autres, ce
serait là la solution du terroriste. Pour le clinicien, reste l’éthique de l’offre
faite au sujet de mettre en question ses choix, l’offre de repenser la logique de
sa jouissance et de son fantasme. C’est, je pense, ce qui amène Jacques Alain
Miller à avancer : « La vraie question est de savoir pourquoi la psychanalyse
ne prend pas racine en terre d’islam. Il le faudrait pourtant, pour assécher la
jouissance mortifère du sacrifice » (2).
NOTRE CLINIQUE PERMET-ELLE DE DÉFINIR UNE PATHOLOGIE
INDUITE PAR LE TERRORISME ?
Aux Etats-Unis d’Amérique s’est développé, depuis la guerre du Vietnam,
un grand nombre de recherches sur les traumatismes et les pathologies affectant
l’environnement civil lors des guerres, les « stress post-traumatiques » [voir à
ce sujet l’article de Marc Jarzombek (7)]. Sur le même thème, la rencontre
entre la psychologie et les médias a déjà donné, outre-Atlantique, naissance à
une discipline académique, des programmes universitaires (PIET, Dart Center),
des sociétés internationales, des journaux, des centres et des manuels.
Dernièrement, la revue Nature (8) informait sur la découverte d’un gène ayant
un lien avec le Post Traumatic Stress Disorder (PTSD). Cette question du
traumatisme, relancé par la montée du terrorisme au-devant de la scène médiatique, est abordée en France dans la résurgence du concept de résilience,
démarche qui répond aux recherches des origines génétiques aux USA.
Revenons à l’expérience clinique. Des cellules d’urgences existent désormais
dans chaque département, comprenant un certain nombre de psys volontaires
pour intervenir en cas de catastrophe ou d’attentat. En Gironde, elles ont
fonctionné dès la catastrophe ferroviaire de Sainte Foy la Grande en 1998, ainsi
que lors de l’explosion des silos à grains de Blaye. Le drame de Toulouse en
2001 a permis de questionner leurs actions. Dans le numéro de Libération du
21 septembre 2002 (9), nous pouvons lire le commentaire du professeur
Sztullman : « Peut être, faute d’avoir jamais connu ce type de catastrophe, les
psychologues n’ont-ils pas su faire ». Reste à savoir ce qu’ils n’ont pas su faire,
le marqueur mis en avant étant la consommation actuellement élevée d’anxiolytiques chez les toulousains. Nous avons un avis différent dans le rapport de
l’Equipe de Recherche Clinique de Toulouse le Mirail, coordonnée par le
professeur Marie Jean Sauret (10), qui reprend l’expérience de ses membres
ayant participé aux cellules de crises. L’équipe note d’abord l’importance de
la dimension d’après coup de l’événement, d’une signification à élaborer pour
répondre de cette irruption; ainsi que les réponses singulières de chaque victime,
constat qui annule les prétentions à une prévention des traumatismes. Il y a
irruption d’un non-sens qui mobilise le réel du sujet, un impossible à traiter. Dans
un deuxième temps, il semble s’imposer pour chacun la nécessité de penser un
auteur à l’agression, penser un Autre qui leur veut du mal. Le rapport évoque
un écart possible entre les victimes d’attentats et les victimes de catastrophes
naturelles dans leurs démarches pour situer une cause, référence à des partenaires différents mais tout autant ravageurs. Cet écart a été rendu audible aux
chercheurs, d’abord par l’incertitude de la catastrophe de Toulouse qui laissait
envisager la possibilité de l’attentat, mais aussi par l’expérience des inondations
du Sud Est. Il y a là effet du malaise contemporain, qui voit s’effacer, s’effriter
ou disparaître les anciens partenaires de la civilisation (proposés par la religion,
la science ou les idéologies politiques). Mais sur le terrain, les chercheurs
étaient surtout au service des victimes (cliniciens !), et il faut un patient travail
d’après coup et de recueil pour permettre d’élaborer des repères à cette
recherche. Reste le constat que l’oubli est pire que le cauchemar, que le
traitement en est toujours singulier, et qu’en rajouter du côté du non-sens est
un nouvel attentat pour des sujets qui ne cherchent qu’à faire valoir un sens qui
autorise leur vérité singulière.
LE CLINICIEN ET L’ORDRE SOCIAL
Pour pouvoir développer sa clinique, Freud avait dû répondre de cette
question de l’inscription de chaque sujet singulier dans l’ordre collectif de la
communauté. D’où son rappel du prix de la castration pour participer aux
échanges sociaux, dont il avait proposé une modélisation dans le mythe œdipien.
Comme nous l’avons vu, Freud avait un avis tranché sur la force des pulsions
humaines et l’agressivité de l’homme. Il en déduisait la tâche de la civilisation :
réduire les manifestations à l’aide de réactions psychiques d’ordre éthique (3).
Mais Freud ne tergiversait pas quant à la responsabilité morale du sujet, comme
il le démontre avec son texte sur la responsabilité morale du contenu des rêves
(11). À sa suite, Lacan écrira « De notre position de sujet nous sommes toujours
responsable. » (12). C’est une position qui refuse tout déterminisme, mais qui
reconnaît l’implacable logique de l’inconscient à laquelle participe une part du
sujet. Comme le rappelle Lacan, cette position fut épinglée comme terroriste
par certains. C’est fondamentalement, pour la psychanalyse, la base de toutes
réponses possibles à l’offre d’expertise faite par les médias. Nous retrouvons
là les limites dont traite le travail actuel d’Elizabeth Roudinesco, notamment
dans ses contributions au débat sur la famille dans lequel s’étaient engagés un
certain nombre de psychanalystes (13).
Freud a bâti son œuvre à partir d’une clinique qu’il a toujours défendue
comme telle, et s’il a pu évoquer les grandes organisations sociales, voire les
efforts de la civilisation et les ravages imaginaires du groupe, il précisait qu’appliquer la psychanalyse à la communauté civilisée ne se fait que par analogie.
Ainsi : « Non seulement les êtres humains mais aussi les concepts, ne sauraient
êtres arrachés sans danger de la sphère dans laquelle ils sont nés et se sont
développés » (4, p. 105-106). Cette mise en garde pose la limite entre l’espace
d’un discours scientifique et l’univers du commentaire, aussi médiatique soit-il. Ainsi, comme l’évoque la citation proposée en exergue de ce travail, sachons
repérer les semblants qui soutiennent notre civilisation et les accepter à leur
place, sans vouloir y mêler nos illusions par nos jugements de valeur. Au risque
de sacrifier la rigueur scientifique de notre clinique dans un simple recours à
l’imaginaire. Mais l’existence même de la psychanalyse constitue l’affirmation
que toute jouissance peut s’assécher autrement que dans le drame, de cela
chaque sujet est alors responsable.
·
(1)DEBRAY R.Lepassageà l’infini,Les cahiers de médiologie 13, premier semestre2002,
Gallimard, Paris, pp. 7-17.
·
(2) MILLER J.A. Lettres à l’opinion éclairée, Seuil, paris, 2002.
·
(3) FREUD S. Malaise dans la civilisation, P.U.F, Paris, 1971.
·
(4) ALTHUSSER L. L’avenir dure longtemps, Paris, Stock-Imec - Le livre de poche, 1992.
·
(5) GOUVERNEUR C. Isolés dans une bulle ultranationaliste, sanglante dérive des extrémistes basques, Le Monde diplomatique, Août 2000, p.6-7.
·
(6) TISSERON S. Logiques du clivage, Les cahiers de médiologie 13, premier semestre
2002, Gallimard, Paris, pp. 233-240.
·
(7) JARZOMBEK M. L’onde traumatique, Les cahiers de médiologie 13, premier semestre
2002, Gallimard, Paris, pp. 221-230.
·
(8) SEGMAR R. H., COOPER-KAZAZ R., MACCIARDI F., GOLTSER T., HALFOR Y.,
DOBROBORSKI T. et SHALEV A.Y. Association between the dopamine transporter
gene and postraumatic stress disorder, Nature 2002, volume 7, number 8, p. 903-907,
Nature publishing group USA.
·
(9) SZTULMAN H. in Gilbert Laval, Peut-être les psys n’ont-ils pas su faire, Libération,
Samedi 21 Septembre 2002.
·
(10) Collectif ERC, coordonnée par le Pr. M. J. Sauret - Psy de crises, crises de psy, Rapport
des activités des chercheurs de l’Equipe de Recherches Cliniques, octobre 2001,
Université Toulouse 2 le Mirail, U.F.R. Psychologie, 5 allées Antonio Machado,
Toulouse Cedex.
·
(11) FREUD S. De la responsabilité morale du contenu des rêves, Résultats, idées, problèmes
II, P.U.F, Paris,1985, pp. 144-148.
·
(12) LACAN J. La science et la vérité, Ecrits, Seuil, Paris, 1966, pp. 855-877.
·
(13) ROUDINESCO E. La famille en désordre, Fayard, Paris, 2002; ainsi que l’entretien
du 16 octobre 2002, émission « la suite dans les idées », France Culture.