Topique
L’Esprit du temps

I.S.B.N.9782847951172
136 pages

p. 5 à 6
doi: en cours

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n° 101 2007/4

2007 TOPIQUE

Avant-propos

Sophie de Mijolla-Mellor
En partant des travaux qui ont été menés par les diverses sociétés de psychanalyse en Europe dans le but de tenter de répondre et d’argumenter la volonté des pouvoirs publics de réglementation de l’exercice de la psychanalyse, l’Association internationale d’Histoire de la psychanalyse (AIHP, wwww. aihpiahp. com)a proposé à Paris, en 2007, un colloque ayant pour objet l’analyse des différentes positions qui ont été prises ces dernières années dans les pays concernés. Les textes du présent numéro de Topique sont pour la plupart issus de cette rencontre. Ce fut un temps réflexif en commun, non pour proposer de nouvelles solutions, mais pour analyser d’un point vue critique et historique celles qui ont été préconisées faire le point de nos différences, voire de nos divergences face à une interrogation partagée.
Car il ne s’agit pas de reposer une fois de plus les questions fondamentales propres à la relation entre psychothérapie et psychanalyse ni de se demander si le coefficient de « scientificité » de la psychanalyse en fait ou non un objet pertinent pour ceux qui veulent s’en instituer les « évaluateurs ».
En revanche, face à ce terme un peu autoritaire de « réglementation », il est utile de convoquer les dimensions historique, sociologique, politique et anthropologique qui peuvent permettre de rendre compte des différentes « solutions » qui ont été trouvées, de leurs éventuelles impasses ou dangers.
De même, vis-à-vis des projections qu’il est possible de concevoir pour l’avenir, il est capital de réfléchir sur les éventuelles reconfigurations des relations entre les Écoles de psychanalyse dans les différents pays auxquelles la menace commune d’une perte identitaire a pu ou non conduire.
Objectifs multiples donc, interrogeant aussi bien les divers particularismes nationaux (par exemple cette psychanalyse “à la française” que désignent volontiers nos voisins anglo-saxons) qu’une évolution européenne cette fois-ci dont la variété apparaît tout autant nécessaire à souligner que les éventuels rapprochements.
Cette étude n’aurait pas pu exister sans le travail que Jacques Sédat a mené depuis de longues années avec le « Groupe de contact », dont il rend compte dans ce qui suit. Je le remercie pour le travail qu’il poursuit et pour son aide efficace et amicale dans la préparation de ce numéro de Topique.
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