L’enfermement
Bernard Guiter
Dans des temps peu lointains, le monde psychiatrique ne cachant pas sa vocation, les médecins constituaient le corps des aliénistes ou internistes. Le personnel, en uniforme, obéissait à une hiérarchie militaire. Les outils thérapeutiques, encore en vigueur dans certains asiles, étaient la camisole, les sangles, l’hydrothérapie chaude ou glacée selon le niveau de sténicité du patient interné. Les internements portaient alors le nom de « soin forcé » qu’il s’agisse d’un internement requis par le préfet ou, à défaut, par le maire (placement d’office) ou qu’il s’agisse d’un souhait familial (placement volontaire qui n’avait rien d’un volontariat).
• Alors, le névrosé s’enferme…
• Celui qui est resté enfant