VST - Vie sociale et traitements
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I.S.B.N.en cours
60 pages

p. 45 à 48
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Point de vue

no 75 2002/3

2002 Vie Sociale et Traitements Point de vue

Petite histoire d’IME

De l’âge d’or à la décadence

Michel Perrier Evry, 91
L’histoire récente de l’IME [1] de M., dans la région parisienne, me semble être un condensé de la transformation des pratiques et des légitimités professionnelles en éducation spécialisée depuis une vingtaine d’années.
Après avoir connu un fonctionnement démocratique et émancipateur lié au mouvement anti-psychiatrique, l’IME est devenu aujourd’hui le lieu d’imposition d’une logique gestionnaire et démagogique, à laquelle l’équipe tente obstinément de s’opposer. On y retrouve, à l’échelle d’un établissement, une bonne partie de ce que décortique la littérature sociologique sur le travail social.
Mais la déception ici est grande, au regard de ce qui était défendu auparavant et que les responsables foulent désormais aux pieds, tout en brandissant haut et fort la bannière de l’éthique et du respect de l’autre. C’est pourquoi j’ai tenté d’esquisser une lecture possible de cette histoire, afin d’en saisir les cohérences et de la resituer dans un contexte global, hors des conflits imaginaires et des interprétations trop affectives.
 
Une démarche originale
 
 
Géré par la Croix Rouge depuis sa création en 1960, l’EMP de M. connaît en 1977 un grave conflit institutionnel qui oppose la direction de l’époque à l’équipe éducative, alors soutenue par le Dr. Tony Laîné. À la suite de ce conflit, la Croix Rouge licencie le directeur et cède la gestion de l’établissement à l’association Y en 1978.
L’équipe est déjà composée à cette époque du noyau actuel des éducateurs les plus anciens. En 1978, la gestion de l’association Y est nationale et chaque établissement jouit d’une certaine autonomie de fonctionnement ; le directeur y est un véritable « chef » d’établissement. En 1978, c’est le Dr. F., par ailleurs collaborateur du Dr. Laîné, qui en est à la fois le directeur et le médecin-psychiatre. Mais la charge est lourde et, trois ans plus tard, c’est M. S., un ancien instituteur et directeur d’école de l’hôpital de jour de P., qui en prend la direction.
M. S. est lui aussi un ancien collaborateur du Dr. Laîné, ainsi qu’un militant de l’éducation nouvelle ; avec le Dr. F., ils vont imprimer à l’EMP de M. une « image de marque » qui lui collera longtemps à la peau.
Cette réputation tenait aux deux directions vers lesquelles s’orientait le travail : d’une part l’intégration scolaire, d’autre part l’accueil d’enfants psychiatrisés. Il y a eu ainsi jusqu’à 40 % de l’effectif scolarisé dans les écoles « ordinaires » du secteur géographique ; le projet s’appuyait sur un réseau d’enseignants mobilisés par la cause de l’intégration, et sur une pratique de travail en commun établie dans la durée entre ceux-ci et les éducateurs. L’établissement avait de même acquis la réputation de ne refuser aucun enfant susceptible de bénéficier d’une prise en charge en EMP, ce qui s’appliquait surtout à ceux présentant des troubles sévères de la personnalité (enfants autistes, psychotiques déficitaires). C’est cette pratique qui fera l’objet d’une reconnaissance institutionnalisée en 1993, lorsque le projet d’établissement inclura la création d’une section d’enfants présentant un « plurihandicap déficitaire et mental grave », prévue initialement pour 10 enfants sur un effectif total de 45.
On retrouve dans la démarche institutionnelle le double héritage d’alors, c’est-à-dire l’inscription dans le réseau de l’Éducation nationale et les liens forts avec l’intersecteur de psychiatrie infantile.
De ce passé « engagé », marqué aussi bien par une tendance à la désinstitutionnalisation des handicapés par leur intégration dans la vie « ordinaire » et par le décloisonnement des fonctions au sein du personnel soignant, l’EMP avait en outre hérité la profonde originalité d’une démarche professionnelle en adéquation avec l’ambition de son projet.
Jusqu’en 1992, les projets successifs faisaient référence à l’esprit du projet fondateur de 1978, établi avec l’association Y ; dans le préambule était annoncé « l’abolition des clivages hiérarchiques par catégorie professionnelle », plaçant l’équipe dans son ensemble comme base de travail institutionnel et la reconnaissant comme instance de décision de type démocratique. Les décisions importantes étaient prises par vote de l’ensemble du personnel, y compris les embauches de nouveaux salariés. La prise en charge des enfants, sous tous ses aspects, concernait l’ensemble des professionnels sans exception, du médecin au personnel de service.
Sans doute la charge émotionnelle du terme « abolition » est-elle trop forte pour qualifier la volonté d’égaliser les rapports de travail et la responsabilité éducative entre les professionnels. Sans doute aussi faut-il éviter de tomber dans le piège de « l’âge d’or » qui ne serait que la fuite hors d’un présent insatisfaisant. Nous devons pourtant convenir d’une chose : vingt-cinq années de pratiques suffisent amplement à témoigner du fait que les fondements du projet avaient une portée réelle et s’incarnaient dans des actes. Le fonctionnement mis en place pouvait être qualifié de démocratique dans la mesure où la responsabilité du projet – et non le « pouvoir » – était l’affaire de tous.
Cette époque avait évidemment ses manques, ses conflits, mais le travail y était traversé par ce qu’on pourrait appeler un esprit militant. D’une façon générale, on peut dire que les gens se sentaient concernés par tout ce qui touchait à la prise en charge ainsi qu’à la vie institutionnelle ; rien n’était caché ni interdit, ou en dehors des prérogatives de qui que ce soit. Chacun d’entre nous était porteur du projet institutionnel, organisait son travail en fonction des nécessités, participait aux admissions, aux orientations, entretenait des relations suivies avec les partenaires extérieurs et surtout les familles, dans un esprit de grande disponibilité.
Ce modèle, fait d’une implication importante et d’une certaine liberté dans le travail, perdura jusqu’en 1996. Succédant à M. S. en 1986, M. C. d’abord puis M. G. ensuite ne modifieront pas sensiblement la démarche de l’établissement. Entre temps, la gestion de l’association Y est devenue départementale.
C’est au printemps 96 que se situe le tournant décisif. L’équipe de l’IME doit alors faire face à de graves turbulences ; c’est à ce moment que l’association, prétextant une faute professionnelle, licencie le directeur, M. G. Le médecin-psychiatre démissionne dans la foulée, nous laissant « orphelins » et assez déboussolés. Un nouveau psychiatre est embauché à la rentrée 96 ; au bout d’une année de direction intérimaire, l’association recrute Mme M., qui prend ses fonctions en février 97.
On assiste alors à une « mise au pas » de l’institution, une reprise en main autoritaire qui nous prend de court et que nous ne comprenons pas. Sans que rien ne soit explicité, un fonctionnement inédit s’impose peu à peu sur le registre de la négativité ; nos prérogatives éducatives se réduisent comme une peau de chagrin sous la poussée d’interdits et de contraintes administratives, sans qu’aucune référence ne soit faite à un quelconque projet, surtout sans que rien ne soit négocié. La richesse et l’acquis de plus de vingt années de pratique semblent voués à disparaître ; l’histoire officielle de l’IME commence désormais en 1997, du passé doit être fait table rase.
L’ordre règne
C’est ce rejet massif et sans appel de notre spécificité professionnelle qui nous laissera pour longtemps sidérés. Les liens tissés avec l’extérieur, la plasticité des relations avec les familles, les capacités d’initiatives, la confiance dans le travail, tout est balayé au profit d’une rigueur qui nous aurait jusque-là, soi-disant, fait défaut. Philippe Gaberan fait part d’une expérience analogue dans un chapitre de son livre, paru en 1998 [2]; il y écrit notamment que : « fortement incités à tirer un trait sur leur métier d’éducateur, les nouveaux directeurs reçoivent pour consigne de remettre de l’ordre dans un secteur supposé en avoir grand besoin. Dès lors, la période est propice à l’émergence de « petits chefs » ». À l’IME, l’ordre règne donc :
  • tous les moments de la vie institutionnelle donnent lieu à une multiplicité d’écrits ; fleurissent ainsi des notes de service, des emplois du temps par groupe, par enfant, des bilans, compte rendus, ordres du jour, ordres de mission, projets de groupes, de transferts, d’activités, feuilles de présence, cahiers de rendez-vous, demandes de récupérations, fiches de déplacement… La consignation par écrit devient la validation incontournable de tout acte professionnel, sa projection, son « double » ; de plus, un système de courrier entre la direction et les salariés se met également en place, où l’écrit a pour fonction de matérialiser une relation d’inféodation ;
  • malgré tout cela (ou peut-être à cause de), l’information ne circule plus. Ce qui est du ressort des uns ne concerne pas forcément les autres. La direction filtre toutes les informations et ne les redistribue que d’une façon parcimonieuse, lorsqu’elle le fait, décidant de ce qui nous regarde ou ne nous regarde pas… aucune information exacte n’est réellement fournie sur le fonctionnement institutionnel (budget, mouvement du personnel, stages, projets, etc.). De plus, tous les documents provenant de l’intérieur (projets, bilans, courriers) sont corrigés, voire réécrits par la direction ; les courriers adressés à l’extérieur sont de même « corrigés » et signés par la directrice. Les professionnels ne sont plus, de fait, reconnus comme responsables de leurs écrits ;
  • considéré jusqu’alors comme essentiel, le travail avec les familles se réduit désormais à un « partenariat » dont une des conséquences est de dénier en partie le caractère pathogène des relations intrafamiliales. Les liens de confiance établis au fil des années et la disponibilité que les membres de l’équipe se sont toujours efforcés d’avoir vis-à-vis des parents laissent la place à des relations formalisées (les courriers ou les communications téléphoniques passent par la direction) et parcellisées (les éducateurs parlent de l’enfant dans la vie du groupe, l’instituteur de la classe, l’AS de l’orientation, etc.) ;
  • les éducateurs sont responsables des enfants « de 9 heures à 4 heures 1/2 », comme cela leur a été précisé, ce qui signifie notamment que les orientations ne les regardent plus, que du jour au lendemain ils ne sont plus reconnus compétents pour ce qui se passe à l’extérieur, notamment dans la famille. Cette logique remet en question les pratiques d’orientation, qui consistaient à rencontrer les équipes accueillantes et à accompagner les enfants, parfois les familles elles-mêmes. Nombres d’orientations s’étaient faites à ce prix ; abandonner cette démarche a engagé l’IME dans des difficultés croissantes, dont certains jeunes et leurs familles ont dû faire les frais ;
  • d’une manière générale, les spécificités sont « reprécisées », ce qui signifie que les professionnels se retrouvent cloisonnés dans des tâches précises et que ce qui compose ces mêmes tâches doit être avalisé par la direction : la légitimité des qualifications ne suffit plus à donner aux différents professionnels, y compris les psychothérapeutes, l’autorité nécessaire à décider du contenu de leur travail ;
  • la notion d’équipe s’efface au profit de celle de « plateau technique ». Le travail ne repose plus sur une volonté collective et une éthique de l’engagement, mais sur un ensemble de spécialistes œuvrant chacun dans son champ de compétences. La référence à la « technicité » donne l’illusion d’un savoir neutre et tout-puissant.
Les différentes étapes de cette « reprise en main » ne permettent pas, au début, de comprendre d’emblée ce qui est en train de se passer ; aussi les excuses fusent-elles comme autant d’explications, toujours dans le registre affectif et individualisé propre à l’enfance inadaptée : la directrice est « malade », elle cherche à nous éprouver, son expérience est limitée aux handicapés physiques. Mais la persistance de ce fonctionnement obligera l’équipe à revoir peu à peu sa copie.
Un des traits caractéristiques de ce qui se met en place est la centralité de la fonction de direction. Dans sa contribution à l’ouvrage Les Mutations du travail social [3], le sociologue Roger Bertaux a bien analysé cette substitution de la légitimité gestionnaire et technocratique de l’encadrement aux légitimités traditionnelles assumées par les professionnels du travail social. Dans cette centralité, la direction gère les flux – d’enfants, de personnels, d’informations – et légitime toute expression de la démarche institutionnelle ; ainsi, une décision quelle qu’elle soit (ou une information, une action) ne sera reconnue que si elle est validée nommément par la direction.
Les professionnels se trouvent de fait dépossédés de leurs prérogatives. Des gens qui, depuis plus de vingt ans pour une partie d’entre eux, travaillaient dans l’enthousiasme et la cohésion se retrouvent du jour au lendemain considérés comme des « amateurs », soi-disant incapables de la moindre rigueur et ne mesurant pas la portée de leurs actes.
La responsabilité des éducateurs est réduite au choix de la couleur des murs. Bien entendu, le discours institutionnel proclame haut et fort la recherche de l’autonomie et « l’inscription de l’enfant dans la cité », puisque ce sont là les buts que l’on est censé poursuivre ; mais comment croire qu’un éducateur puisse exercer la plénitude de son rôle si, tel que l’écrit Daniel Roquefort [4], « il lui faut lever le doigt ou rédiger une demande en trois exemplaires chaque fois qu’il a besoin de quelque chose ? » Il s’agit pourtant « d’aller au bout d’une démarche qui vise à positionner l’éducateur en adulte », précise l’auteur.
Cette démarche était pourtant celle de l’IME jusqu’à la fin des années 90, et l’équipe l’avait entamé, ne l’oublions pas, avec la bénédiction de l’association Y. Mais c’était, il est vrai, à une époque où le Dr. Laîné parlait de « rapports de civilité », de « contacts qui s’établissent peu à peu avec le temps » et de « correspondance entre les spécialistes », lors d’un discours prononcé à l’assemblé générale du CREAI d’Île-de-France en 1982, à propos de l’intégration scolaire. C’était aussi une époque où régnaient « les amitiés d’avant qui attachaient la base et le sommet », comme l’a écrit Jean Cartry [5].
 
Une logique de service
 
 
Sous couvert d’efficacité, la centralité de la fonction de direction tourne le dos à la « civilité » pour s’ouvrir à la gestion manageriale. C’est un système de type bureaucratique qui s’installe, où seul compte le respect de la procédure – qui est plus simple à obtenir que celui de la personne – et où n’existe que ce qui se voit et s’évalue ; c’est là le sens de ce « double » de la pratique que constitue la paperasse administrative : l’essentiel, comme pour la comptabilité, est de pouvoir produire des tableaux, projets, compte rendus et autres emplois du temps, en vertu du fait que plus on peut remplir de cases, plus l’activité est « riche » et plus efficace doit être le travail… c’est cette conception comptable qui tend désormais à prévaloir.
D’après Joseph Rouzel, « le discours actuel qui guide en sous-main la marche des institutions, issu du politique et de ses modes d’administration, porte encore en son style, dans ses textes, cette exigence de réduire les populations accueillies à des objets » ; il s’agit de « satisfaire les besoins des usagers », indique Rouzel, mais il précise que « l’être humain, Lacan nous l’a seriné, n’est pas un être de besoin mais un être de désir. En cela, rien ni personne ne saurait le satisfaire [6]».
Une des conséquences de cette situation est que les familles, les « usagers », sont peu à peu considérés comme des « clients », et les professionnels comme des « prestataires de services ». La logique qui semble en découler, c’est que nous travaillons de moins en moins sur le désir des uns et des autres – sur ce qui fait « vivre », bien ou mal – mais plus sur les besoins, puisque ceux-là seuls peuvent être satisfaits. Ainsi, insidieusement, les réponses institutionnelles glissent d’une démarche éducative et thérapeutique vers une démarche de type commercial dans laquelle prime la demande supposée des parents : aménagement des horaires d’accueil, remplissage de l’emploi du temps, spécialisation des réponses en vue d’une soi-disant meilleure efficacité.
Afin d’attirer le chaland, l’IME soigne son image et décore sa « vitrine » : le moins possible d’enfants dans la cour en dehors des « récréations » pour ne pas laisser croire qu’on ne s’occupe pas d’eux, des lieux propres et bien rangés, des enfants polis et bien éduqués, et le plus de témoignages possibles sur ce qui se fait, pour persuader les parents que l’on produit bien de l’éducatif. Il est indispensable, en période de restriction des dépenses publiques, de prouver que les deniers de l’État ne sont pas gaspillés.
Dans le récit de Philippe Gaberan, le directeur mis en cause « s’est construit une représentation de sa mission à partir de clichés largement répandus dans le milieu : les éducateurs sont payés à ne rien faire, ils n’ont aucun sens des réalités économiques, ils sont des vecteurs de gabegie et d’irresponsabilité ». Ces clichés ont probablement servi de prétexte à l’association pour « mettre au pas » l’IME de M. : l’équipe éducative y était ancienne et forte, réputée pour y faire la pluie et le beau temps. Au risque de casser une dynamique professionnelle, l’association a choisi d’assurer son pouvoir sur ceux-là même qui, dans un rapport de force imaginaire, paraissaient la menacer : l’équipe de l’IME n’avait-elle pas supporté sans dommage deux vacances de directions en moins de trois ans, et n’était-elle pas réputée pour être un repère de « gauchistes » ?
Dans le souci de ne pas faire de différences entres les salariés de ses différents établissements, autrement dit de les inféoder les uns comme les autres, l’association a donc choisi de briser vingt années d’un travail reconnu et apprécié dans le département. C’est là, d’ailleurs, la condition minimale pour que l’établissement s’ouvre aux nouvelles réalités socio-économiques, et devienne une entreprise « comme les autres ». À l’image de la société à laquelle elle tente de s’intégrer de la pire des façons, l’association remplace peu à peu la solidarité par le mépris : « Le mépris des salariés de la base, le mépris dont Barthes écrivait qu’il est au commencement du fascisme, le mépris s’installe, la concertation s’évanouit, la communication se coupe [7]».
 
NOTES
 
[1]IME : Institut médico-éducatif (appelé auparavant EMP : Externat médico-pédagogique).
[2]P. Gaberan, Être éducateur dans une société en crise, ESF Éditions, 1998.
[3]Bertaux, Schleret, Bernardi, « Logiques professionnelles, logiques institutionnelles logiques de mission », in Chopart, Les Mutations du travail social, Dunod, 2000.
[4]Daniel Roquefort, Le Rôle de l’éducateur, L’Harmattan, 1995.
[5]Jean Cartry, « Que sont les utopies et les pères fondateurs devenus ? », Lien Social, 24 février 1994.
[6]Joseph Rouzel, La Pratique des écrits professionnels en éducation spécialisée, Dunod, 2000.
[7]Jean Cartry, op. cit.
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