Un « nationalisme de la frontière »
Bandes armées et sociabilités politiques sur la frontière turco-syrienne au début des années 1920
Jean-David Mizrahi
Le dépècement de l’Empire ottoman, au lendemain de la première guerre mondiale, a créé des vides que les nouveaux occupants, détenteurs des mandats de la SDN, ne pouvaient aisément contrôler. La France a dû compter avec des formes de résistance à la fois brutales et intermittentes, particulièrement sur les marches septentrionales des territoires du Levant soumis à son administration. Ces modes d’action et de sociabilité caractérisent ce que Jean-David Mizrahi analyse comme un « nationalisme de la frontière » qui a nourri, au Proche-Orient, une tradition de la violence.
• ○ La mesure de l’insécurité
• ○ Les formes du banditisme
• ○ Les sociabilités politiques de la frontière
• ○ « Dire et mal dire » : propagande nationaliste et opinion populaire