Vingtième Siècle. Revue d'histoire
Presses de Sc. Po.

I.S.B.N.9782724631340
296 pages

p. 3 à 11
doi: 10.3917/ving.103.0003

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Articles

n° 103 2009/3

2009 Vingtième siècle Articles

Pour une histoire collective et décloisonnée du Proche-Orient contemporain

Leyla Dakhli Agrégée d’histoire et ancienne élève de l’École normale supérieure de Fontenay/Saint-Cloud, Leyla Dakhli est l’auteure d’une thèse de doctorat consacrée aux intellectuels syro-libanais à l’époque mandataire, soutenue en décembre 2003 à l’Université de Provence et récemment publiée aux Éditions IISMM-Karthala : Une génération d’intellectuels arabes, Syrie et Liban (1908-1940). Vincent Lemire Agrégé d’histoire et ancien élève de l’École normale supérieure de Fontenay/Saint-Cloud, Vincent Lemire, actuellement maître de conférences à l’Université Paris-Est – Marne-la-Vallée, est l’auteur d’une thèse intitulée « La soif de Jérusalem. L’eau dans la ville sainte : enquêtes archéologiques, politiques hydrauliques, conquêtes territoriales, 1840-1940 », soutenue en juin 2006 à l’Université de Provence, à paraître aux Publications de la Sorbonne à l’automne 2009. Ses recherches portent sur le Proche-Orient contemporain, sur les archives des bidonvilles et sur l’histoire de la photographie. Il a notamment publié avec Stéphanie Samson, Baraques : l’album photographique du dispensaire La Mouche-Gerland (Le Temps qu’il fait / ENS éditions, 2003). Daniel Rivet Professeur émérite de l’Université Paris-I et ancien directeur de l’Institut d’études de l’Islam et des sociétés du monde musulman, Daniel Rivet a publié, entre autres ouvrages, Lyautey et l’institution du Protectorat français au Maroc (L’Harmattan, 1988) et Le Magheb à l’épreuve de la colonisation (Hachette Littératures, 2002). Il prépare actuellement un ouvrage sur le Carnet du jour du journal Le Monde.
Pourquoi consacrer aujourd’hui un numéro spécial de la revue Vingtième Siècle au Proche-Orient contemporain, en revenant sur les grandes matrices idéologiques qui constituent sa trame historique, sur les frontières disputées qui traversent ses territoires, sur les fractures internes qui segmentent ses sociétés ? Est-ce que tout n’a pas été déjà dit et ressassé sur le sujet, depuis les conflits frontaliers sans cesse analysés par les experts en géostratégie, jusqu’aux problèmes liés aux multiples identités de la région, étudiées de longue date par les anthropologues et les ethnologues ? Pourquoi s’aventurer sur un terrain saturé de discours tautologiques et d’enquêtes redondantes, en prenant le risque de la confusion ? Parce qu’il nous semble qu’une analyse renouvelée et accessible peut être proposée aujourd’hui au lectorat francophone, sur un sujet essentiel qui passionne autant qu’il divise. Ce pari repose sur trois intuitions simples, qui sont aujourd’hui les trois postulats fondateurs de ce travail collectif.
En premier lieu, nous voulons tenter de montrer que ce territoire proche-oriental, si souvent abordé de façon parcellaire voire pointilliste, mérite justement d’être considéré comme un objet d’histoire à part entière, susceptible d’être appréhendé dans sa globalité et dans sa cohérence, même si l’intelligence globale de cet objet doit être nourrie du croisement des analyses ponctuelles. Cette perspective comparée, sans gommer les singularités de telle ou telle situation nationale ou historique, permet en effet de repérer un certain nombre de lignes de force, de jeux d’échos et de miroirs, au sein d’un espace généralement perçu comme irréductiblement fragmenté, fractionné en une multitude de « communautés », de « crises », de « questions »… soit de phénomènes historiques présentés traditionnellement de façon fermée et inarticulée. Cet émiettement scientifique, obstacle à une intelligence véritable des phénomènes historiques, s’explique à la fois par la complexité des enjeux et des terrains, par la barrière des langues, mais aussi par la violence des conflictualités idéologiques qui traversent cet espace et, par voie de conséquence, polarisent le champ académique qui s’en est emparé. À contre-courant de cette historiographie cloisonnée, nous avons voulu réunir dans ce volume collectif des chercheurs d’horizons très différents.
En second lieu, il nous est apparu opportun, en ce début de 21e siècle, de prendre acte des processus actuels de reformulation et de reconfiguration des identifications nationales dans la région, pour tenter d’y apporter l’éclairage spécifique de la discipline historique. Cette réflexion vise à mettre en relief la genèse de ces processus d’identifications nationales, leur plasticité, leur capacité d’adaptation aux circonstances historiques, leurs évolutions récentes aussi, dans le cadre d’une crise généralisée des grands consensus nationaux. Au-delà des querelles sémantiques, en choisissant de travailler sur les « identifications » plutôt que sur les « identités », nous voulons défendre une approche dynamique et contextuelle des phénomènes identitaires, loin des assignations reconstruites a posteriori, loin également des catégorisations simplistes et univoques, trop souvent plaquées au Proche-Orient sur des réalités mouvantes [1].
Enfin, pour réussir ce pari d’une appréhension globale mais contextualisée des processus d’identification au Proche-Orient, la longue durée du cadre séculaire nous est apparue particulièrement pertinente. Grâce à cette perspective large, qui prend en écharpe le 20e siècle en sortant des sursauts immédiats et des péripéties événementielles, il est possible de saisir à la fois les racines des grands paradigmes idéologiques actuels, leurs nombreuses mutations au cours du siècle, mais aussi, plus récemment, certains effets retours des débats fondateurs. En ce qui concerne les sionismes, les utopies panarabistes ou le nationalisme turc, cette prise en compte de la longue durée permet ainsi de dépasser les jugements à l’emporte-pièce et de donner toute leur place aux contextes et aux circonstances en proposant ainsi une approche véritablement « historienne » des idées politiques. À la suite des articles, des « repères chronologiques » donnent en outre le moyen de retrouver les dates essentielles de l’histoire du Proche-Orient au 20e siècle et de construire ainsi des passerelles entre des événements ou des phénomènes coïncidents.
 
Foyers
 
 
Le premier volet de ce numéro, consacré aux foyers qui ont contribué à forger les grandes matrices idéologiques de la région, tente de brosser à grands traits les structures essentielles des utopies panarabistes, sionistes et turc-ottomanistes. Pour chacun de ces grands récits idéologiques, il s’agit de réfléchir à nouveaux frais sur l’articulation des « utopies de papier » et des réalisations nationales, mais aussi sur l’épuisement – ou le dépassement – de ces paradigmes nationaux, ce qui fait immédiatement émerger un certain nombres de spécificités dans chacun des cas étudiés.
Dans le cas des utopies panarabistes étudiées par Leyla Dakhli, c’est l’articulation de leur dimension culturelle, politique et religieuse qui est analysée tout au long du siècle, ce qui permet d’échapper à la vision étroite d’un nationalisme arabe originel, purement laïc par nature, dégagé au départ de toute influence religieuse et culturelle. En revenant sur l’importance des composantes linguistique et littéraire dans la structuration initiale de l’« arabité », en rappelant également que l’islamisme politique prend racine dans les premières décennies du siècle, Leyla Dakhli remet en cause la chronologie linéariste d’une parenthèse panarabiste limitée à sa seule incarnation politique autoritaire, dans les années 1950-1960, pour nous présenter le paysage composite d’une arabité aux aspérités multiples et aux fréquentes reconfigurations.
Denis Charbit, lui, revient sur l’histoire des sionismes politiques au 20e siècle, en insistant sur la capacité d’adaptation et de reformulation des options pionnières, au gré des circonstances et des contingences, au gré aussi de la modification des rapports de force et des opportunités politiques dans la région. Cette volonté de réinscrire les perspectives sionistes dans leur temps et dans leur contexte vise à faire émerger un véritable objet d’histoire, dont il ne s’agirait plus de faire le procès à charge ou à décharge, mais qu’il s’agirait d’analyser sereinement avec les outils ordinaires de la discipline. La réflexion autour du sionisme comme colonialisme, la prise en compte de l’écart toujours maintenu avec l’option totalitariste, le questionnement autour des fonctions historiques et discursives de la Shoah, tout ceci permet à Denis Charbit de rendre compte de l’historicité et de la plasticité des utopies sionistes, en rejetant tout à la fois la chimère d’une « pureté virginale » préservée et le stigmate d’un « péché originel » impossible à absoudre.
Marc Aymes enfin, en travaillant sur la structuration du nationalisme turc contemporain, montre que la proclamation d’une rupture nette et définitive avec l’horizon impérial de l’époque ottomane (1923) s’accompagne pourtant d’une certaine continuité dans les pratiques étatiques et dans les référents culturels. L’analyse fouillée de cette « concordance des temps » lui permet de s’interroger sur l’ambiguïté fondamentale des processus d’identifications nationales dans la Turquie du 20e siècle, sans cesse tiraillée entre le volontarisme d’un discours de modernisation et un enracinement profond dans les structures idéologiques de l’impérialisme ottoman. Cette étude permet en outre de rendre justice à l’importance des héritages ottomans dans le Proche-Orient contemporain et de rappeler par exemple que les divers nationalismes arabes, à l’orée du siècle, se sont d’abord construits par opposition à l’impérialisme ottoman, et non pas en réaction à ce qui sera plus tard perçue comme une « menace sioniste », encore trop lontaine et indisctincte.
 
Frontières
 
 
Le second volet de ce numéro spécial se propose de revenir sur la construction historique des frontières interétatiques au Proche-Orient, en insistant là encore sur leur mobilité, sur leur élasticité et sur les itinéraires d’exilés, d’immigrés ou de réfugiés qui les traversent et les sillonnent depuis le début du siècle. En plaçant la matérialité du territoire au centre de la réflexion, en se plaçant au plus près du relief et des accidents de terrain, trop souvent ignorés par l’histoire des relations internationales, en privilégiant finalement une histoire sociale des zones frontalières et de leurs habitants, les différents articles cherchent à déconstruire la vision d’une ligne frontière vide d’hommes, perçue comme une simple abstraction géopolitique, pour redonner à ces zones de contact toute leur épaisseur et toute leur densité historique.
En travaillant sur la mise en place des frontières dans les États postottomans, Philippe Bourmaud étudie les découpages territoriaux et l’instauration des différents codes de nationalité au cours des années 1920, mais aussi les nouvelles articulations entre droit du sang et droit du sol et leurs conséquences en termes de droit de réfugiés. Cette histoire séculaire des catégorisations nationales, particulièrement fouillée dans le cas des populations palestiniennes déplacées après 1948, permet à l’auteur de réfléchir aux processus d’exclusion, de discrimination et d’apatridie qui se sont peu à peu mis en place dans la région.
Jean-David Mizrahi enquête pour sa part sur les confins syro-transjordaniens de la fin du 19e siècle au début des Mandats, pour mettre en lumière le passage d’une « région frontière » à une « ligne frontière », lourd de conséquence pour les populations locales. En suivant pas à pas les trajectoires des familles exilées, des bandits de grand chemin ou des paysans manouvriers, il montre que le brassage des hommes, dans toute leur fluidité identitaire, a contribué à fabriquer une « nation arabe » vécue et habitée, sans doute plus sûrement et plus durablement que les discours politiques.
En analysant le processus de fabrication et de consolidation de la frontière turco-syrienne dans les années 1920 et 1930, des deux côtés de la ligne de démarcation territoriale, Benjamin Thomas White et Seda Altuğ dialoguent directement avec Jean-David Mizrahi : loin d’une approche étroitement diplomatique et géopolitique des dispositifs frontaliers, ils mettent en relief l’articulation des discours sur « l’insécurité frontalière » et le renforcement des appareils d’État, tout en soulignant que, du côté syrien, la puissance mandataire française appréhende surtout la frontière comme un limes impérial situé en bordure de son domaine colonial, plutôt que comme une frontière nationale pour la future Syrie indépendante.
Jihane Sfeir, enfin, revient sur l’une des frontières les plus emblématiques de la région, celle qui sépare depuis 1948 le Liban d’Israël et qui, avant 1948, était une intense zone de contact entre les populations du Liban-Sud et celles de la Palestine mandataire. En étudiant, sur la période 1943-1958, le passage d’une frontière ouverte et poreuse à une barrière militaire voulue comme étanche et infranchissable, elle examine l’impact des nouveaux dispositifs frontaliers sur les identités libanaises et palestiniennes, qui se dessinent ainsi en miroir.
 
Fractures
 
 
Le troisième et dernier volet de ce numéro s’attache aux lignes de fractures internes qui traversent les sociétés locales, pour rendre compte de la complexité des processus d’identification et de leur historicité. La combinaison des diverses identités religieuses, nationales, locales, linguistiques, générationnelles, sexuelles, leurs reconfigurations épisodiques au gré des grands événements internationaux et au fil des trajectoires individuelles, l’articulation parfois contradictoire des catégories discursives et des cloisonnements vécus, tout ceci explique la difficulté et en même temps l’enjeu d’une tentative d’analyse comparée des processus de segmentation identitaire au Proche-Orient.
Orit Bashkin ouvre cet ensemble d’articles en rendant compte du parcours sinueux d’Anwar Shā’ul, « Arabe juif » dans l’Irak de l’entre-deux-guerres, intellectuel de renom, figure de la presse culturelle bagdadi, ardent défenseur de la cause palestinienne à partir des émeutes de 1929, animateur de la cause panarabiste et de la lutte anticoloniale, juif de naissance et de religion, émigré tardivement en Israël en 1971. En lui laissant la parole, en prenant au sérieux sa propre vision d’une biographie tortueuse mais qui a sa logique propre, Orit Bashkin met en lumière l’instabilité et la réversibilité de tout processus d’identification nationale, soumis aux aléas des injonctions politiques et des grandes ruptures historiques.
L’article d’Aurélia Smotriez entre directement en résonance avec l’article précédent, par une enquête menée aux sources de la ségrégation scolaire en Israël, sur la période charnière qui suit immédiatement la déclaration d’Indépendance (1948-1953). La politique scolaire, socle traditionnel des politiques d’identification nationale, est ici envisagée non pas sous l’angle de la notion simpliste et unilatérale d’« intégration », mais par l’analyse des interactions multiples entre minorité arabe (musulmane et chrétienne), majorité juive issue des immigrations européennes et minorité « juive arabe » ou « juive orientale » en provenance des pays arabes voisins. L’analyse des conflits, des programmes et des lois scolaires qui émaillent cette période fondatrice de l’histoire israélienne, permet à Aurélia Smotriez de remettre en cause le schéma traditionnel d’une division binaire entre Juifs occidentaux (« Ashkénazim ») et Juifs orientaux (« Mizrahim ») d’une part, entre Juifs laïcs et Juifs religieux d’autre part, pour dessiner les contours d’une société segmentée et ethnicisée, au sein de laquelle les catégories scolaires jouent un rôle décisif.
Kinda Chaib quant à elle revient sur l’histoire des identités chiites au Liban-Sud, en travaillant non pas sur le cloisonnement supposé qui séparerait cette communauté des autres citoyens libanais, mais en insistant sur les processus de fragmentation qui traversent en interne ce que l’on présente habituellement comme « la » communauté chiite libanaise. Dans le cadre d’une « société de résistance » provisoirement cimentée par la lutte armée contre l’ennemi israélien, les différentes factions du chiisme libanais se distinguent en effet par leurs histoires singulières, par leurs référents idéologiques spécifiques, mais également par leurs différents ancrages locaux. Ceci contribue à l’émergence d’une sorte de patriotisme cantonal, notamment décelable par l’analyse des décors funéraires.
Dima de Clerck, elle, se penche sur la portée réelle du « processus de réconciliation » engagé en 1993 pour panser les plaies laissées ouvertes par la guerre de la Montagne de 1982-1983 entre druzes et chrétiens, deux communautés dont la coexistence a toujours été érigée en symbole fondateur du consensus national libanais. En travaillant sur les notions de proximité, de mixité et de convivialité, elle s’interroge sur les données sociologiques et générationnelles qui influencent les représentations et les stéréotypes croisés de ces deux collectivités, traversées en leur sein même par de multiples clivages.
Stéphanie Latte Abdallah, enfin, dévoile un aspect largement méconnu de l’histoire des idées politiques au Proche-Orient, en enquêtant sur les mouvements féministes en Jordanie et dans les pays voisins depuis les années 1950. Le croisement des dynamiques migratoires, des engagements nationalistes (en faveur notamment de la cause palestinienne) et des logiques générationnelles lui permet de faire l’hypothèse d’une tendance à l’autonomisation de la cause féministe vis-à-vis des stratégies étatiques ; autonomisation encouragée aussi bien par l’élargissement progressif de sa base sociologique que par l’émergence ambivalente d’un féminisme islamique contestataire, aux multiples ramifications. Si l’on veut percevoir la réalité des aspérités sociopolitiques locales, les identités sexuelles et les barrières de genre doivent désormais à l’évidence être intégrées aux études consacrées à l’histoire des sociétés proche-orientales.
Au total, la publication de ce numéro spécial, s’il ne vise bien sûr aucunement à l’exhaustivité, permet au lectorat français d’accéder à un certain nombre de percées historiographiques récentes, hors des sentiers rebattus de l’analyse géopolitique et de la sempiternelle « question d’Orient ». En ouvrant largement les colonnes de ce volume à une jeune génération de chercheurs très proches du terrain et des sources locales, en donnant également la parole aux chercheurs étrangers et à des thématiques parfois inattendues, nous voulons manifester notre attachement à la circulation des idées et des controverses, sur un territoire trop souvent livré à la chronique compartimentée des guerres et des batailles. Au fil des pages, le lecteur sera peut-être bousculé dans certains de ses a priori, concernant notamment l’histoire des frontières et de leur plasticité, la relativité des catégories identitaires et la diversité de leurs usages, la prégnance de l’héritage turc-ottoman dans la région, trop souvent négligé au profit d’une vision tantôt communautariste tantôt nationaliste des conflictualités. Un certain nombre d’hypothèses proposées ici feront sans doute débat, c’est en tout cas ce qu’il faut souhaiter ; d’autres susciteront de nouvelles vocations parmi les chercheurs francophones, ce qui serait le meilleur prolongement possible à ce travail collectif.
Carte 1
Les dominations européennes au Moyen-Orient (1930) et les indépendances
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(Réalisée par Roberto Gimeno et Patrice Mitrano, février 2003, pour Questions internationales, La Documentation française. Nous remercions la Rédaction de la revue de son aimable autorisation de reproduction.)
Carte 2
Le Moyen-Orient dans son contexte régional
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(Extrait d’une carte réalisée par Roberto Gimeno et l’atelier de cartographie de Sciences Po, janvier 2007, pour Questions internationales, La Documentation française. Nous remercions la Rédaction de la revue de son aimable autorisation de reproduction.)
 
NOTES
 
[1]Gérard Noiriel (dir), L’Identification : genèse d’un travail d’État, Paris, Belin, « Socio-histoire », 2007.
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Le Moyen-Orient dans son contexte régional