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Courrier hebdomadaire du CRISP

2013/39 (n° 2204-2205)

  • Pages : 106
  • Affiliation : État de collection : du n° 0 (1958) au dernier numéro paru.
  • DOI : 10.3917/cris.2204.0005
  • Éditeur : CRISP

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Pages 5 - 106

Introduction

1

Les élections communales se sont tenues le 14 octobre 2012 sur tout le territoire belge. Dans certaines communes, les membres du conseil de l’aide sociale et les échevins ont également été élus directement. La présente livraison du Courrier hebdomadaire est consacrée à l’examen de ce scrutin dans les communes de Wallonie.

2

La première partie propose une analyse globale des résultats dans les 262 communes wallonnes. Des comparaisons sont opérées avec les scrutins antérieurs. Des cartes indiquant les zones d’implantation des principaux partis illustrent les tableaux et les commentaires. Une attention particulière est prêtée aux positions majoritaires existant dans certaines communes, à la situation dans les communes de plus de 20 000 habitants, à la présence des femmes parmi les élus et aux enseignements généraux du scrutin communal de 2012 en Wallonie.

3

La deuxième partie aborde la situation par province et par arrondissement. Des tableaux établis par arrondissement présentent, pour les quatre derniers scrutins, la liste arrivée en tête dans chaque commune. Ils précisent également si cette liste a remporté la majorité absolue des suffrages, la majorité absolue des sièges sans pour autant recueillir 50 % des voix, ou seulement la majorité relative des voix et des sièges. Le commentaire aborde les différentes formations politiques traitées dans l’ordre décroissant d’importance qui est le leur en Wallonie au vu de l’examen global présenté dans la première partie : PS, MR, CDH, Écolo puis les autres listes. Pour chaque province et chaque arrondissement sont également précisées la proportion de femmes élues, de femmes membres du collège communal et de femmes exerçant les fonctions maïorales, affinant ainsi les observations posées en la matière dans la première partie.

4

La troisième partie propose une analyse spécifique de la situation des 9 villes wallonnes de plus de 50 000 habitants. Pour chacune d’entre elles, la situation consécutive au scrutin de 2006 est rappelée avant que l’on procède à l’analyse des résultats de l’élection de 2012. Enfin, le processus qui a conduit à la constitution d’une majorité au collège communal est rappelé. Le nombre de voix de préférence recueillies par les principales personnalités de la commune est précisé puisque, en vertu des dispositions du Code wallon de la démocratie locale et de la décentralisation, cet élément intervient dans le processus de désignation du bourgmestre.

1. les enseignements généraux

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Depuis la fusion des communes en 1977, la Wallonie compte 262 communes. Dans 4 communes (de moins de 4 000 habitants chacune), une seule liste a été déposée en vue du scrutin du 14 octobre 2012 : à Onhaye (canton de Dinant, province de Namur), à Ouffet (canton de Nandrin, province de Liège), à Tintigny (canton d’Étalle, province de Luxembourg) et à Vresse-sur-Semois (canton de Gedinne, province de Namur). Néanmoins, le scrutin s’y est déroulé comme ailleurs. La procédure de désignation automatique du bourgmestre dépend en effet des voix de préférence obtenues par les candidats en lice. La tenue d’une élection était donc indispensable  [1][1] Cf. le tableau A2 en annexe, qui reprend la liste de....

6

À Brugelette (arrondissement d’Ath), suite au recours d’une candidate non élue fondé sur une anomalie dans les bulletins de vote utilisés le 14 octobre 2012, le résultat du scrutin a été invalidé le 15 janvier 2013 par le Conseil d’État et une nouvelle élection a été organisée le dimanche 3 mars 2013. La participation à ce second scrutin a été marquée par une légère baisse par rapport au premier (91,5 % des électeurs inscrits se sont présentés, contre 92,4 % en 2012), mais le nombre de bulletins blancs ou nuls a quelque peu diminué (6,0 % contre 7,0 %). La proportion de votes valables par rapport au nombre d’électeurs inscrits n’a par conséquent pas changé entre l’élection du 14 octobre 2012 et celle du 3 mars 2013. Les résultats du second scrutin ont en revanche quelque peu modifié le rapport de force entre les listes déposées : la candidate dont le recours a provoqué l’annulation de la première élection a été élue, la liste arrivée en tête a vu sa majorité absolue en sièges confirmée et même renforcée, et la proportion de femmes parmi les élus s’est accrue de 2 unités (passant de 3 à 5, sur 13 sièges).

1.1. La participation au scrutin

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Au total des 262 communes de Wallonie, 87,8 % des 2 565 325 électeurs inscrits ont pris part aux élections communales du 14 octobre 2012. Ce taux de participation est en net recul (– 4,1 %) par rapport au scrutin communal de 2006 (91,9 %) ; il est inférieur également à celui de 2000 (90,9 %) et à celui de 1994 (93,8 %). Ce taux se situe entre celui enregistré le même jour en Flandre (91,7 %) et celui relevé en Région de Bruxelles-Capitale (82,9 %).

8

Les 5 communes qui connaissent la participation la plus élevée sont Daverdisse, Rumes, Bièvre, Libin et Mont-de-l’Enclus : l’absentéisme y est inférieur à 5 %. Celles où la participation est la plus faible sont toutes localisées en province de Liège : Liège, Spa, Verviers, Saint-Vith et Huy. L’absentéisme y est compris entre 17,4 % (Huy) et 19,7 % (Liège).

9

Concomitamment, le pourcentage des votes blancs et nuls a légèrement progressé entre les deux derniers scrutins communaux : en moyenne, pour la Wallonie, 6,7 % des bulletins déposés sont blancs ou nuls en 2012 ; ce taux s’élevait à 6,1 % six ans plus tôt, à 6,5 % en 2000 et à 5,5 % en 1994. De ce point de vue, la Wallonie devance en 2012 non seulement la Flandre (3,5 %), mais également la Région de Bruxelles-Capitale (5,8 %). Les 5 communes qui enregistrent le taux le plus élevé de bulletins blancs et nuls sont, dans l’ordre décroissant, Butgenbach, Saint-Vith, Burg-Reuland, Lontzen et Colfontaine (toutes plus de 11 % de votes non valables). Celles qui en comptent le moins sont, dans l’ordre croissant, Lasne, Olne, Onhaye, Waterloo et Stoumont (entre 2,4 % à Lasne et 3,0 % à Stoumont).

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Au final, la proportion de suffrages valablement exprimés en 2012 par rapport au nombre total d’électeurs inscrits dans une commune wallonne est de 81,9 %  [2][2] Et ce, que l’on tienne ou non compte des résultats..., soit un recul important par rapport à 2006 (86,3 %).

11

Ces pourcentages globaux dissimulent des écarts non négligeables entre communes. À Daverdisse, 97,5 % des électeurs inscrits se sont déplacés et seuls 4 % d’entre eux ont remis un bulletin blanc ou nul (contre une participation supérieure à 99,0 % en 2006, et une proportion de bulletins blancs et nuls inférieure à 1,0 %). Parmi les 10 communes wallonnes où la proportion de votes valables par rapport au nombre d’inscrits a été la plus élevée, 9 comptent moins de 5 000 habitants. À l’inverse, parmi les 10 communes où ce taux est le plus faible, 4 comptent plus de 50 000 habitants. Des 9 villes wallonnes dont la population dépasse ce chiffre, seule celle de Mouscron (82,4 %) a connu une participation valable supérieure à la moyenne régionale. Sur l’ensemble de la Wallonie, Saint-Vith est la commune dans laquelle ce taux est le plus faible (70,7 %).

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Autre phénomène frappant : parmi les 10 communes où a été enregistré le taux le plus élevé de bulletins blancs et nuls figurent 5 des 9 communes germanophones (contre 6 en 2006)  [3][3] Dans chacune d’entre elles, ce taux dépasse 10 % :... ; 4 autres se situent dans le Hainaut et 1 dans l’arrondissement de Liège.

1.2. Les forces en présence

13

Avant d’examiner les résultats des partis, il importe de rappeler quelques évolutions des formations politiques depuis le dernier scrutin.

1.2.1. Évolution récente des partis politiques

14

Entre les élections communales de 2000 et celles de 2006, deux changements importants sont intervenus dans la dénomination des partis politiques francophones. La Fédération PRL FDF MCC s’est transformée, le 24 mars 2002, en Mouvement réformateur (MR). Le Parti social-chrétien (PSC) est devenu, le 18 mai 2002, le Centre démocrate humaniste (CDH).

15

Entre les élections de 2006 et celles de 2012 également, divers changements sont intervenus dans la configuration des partis politiques francophones et germanophones.

16

À l’occasion des élections régionales de 2004 et du scrutin communal et provincial de 2006, les libéraux flamands du VLD ont scellé une alliance avec le petit parti Vivant, partisan d’une réduction du coût du travail pour les entreprises, de l’allocation universelle et du référendum. En 2007, le rapprochement de l’aile flamande de cette formation et du VLD a conduit à rebaptiser ce dernier Open VLD. Cette fusion opérée au nord du pays n’a pas modifié la situation de Vivant en Wallonie, où le parti est demeuré indépendant. Des listes Vivant ont été déposées dans 8 communes wallonnes lors du scrutin de 2006 et dans 2 circonscriptions pour l’élection de la Chambre des représentants en 2007 (Hainaut et Liège). En 2009, Vivant a obtenu 2 sièges lors de l’élection du Parlement de la Communauté germanophone. Au scrutin fédéral de 2010, cette formation a déposé une liste dans le collège français du Sénat, ainsi que dans la circonscription de Liège pour l’élection de la Chambre (les deux députés germanophones figuraient sur cette liste, constituée pour l’essentiel de personnes figurant sur la liste déposée en 2009 en Communauté germanophone). Vivant n’a pas déposé de liste en Wallonie à l’occasion du scrutin communal de 2012.

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Le Parti wallon a déposé une liste dans la circonscription du Hainaut pour l’élection de la Chambre des représentants en 2007, mais pas en 2010. Une seule liste a été déposée sous cet intitulé à l’occasion des élections communales de 2012.

18

En juin 2008, le cartel formé par le Partei Juropa Unabhängig et le Partei der Deutschsprachigen Belgier (PJU–PDB) s’est fondu en une seule formation, Pro Deutschsprachigen Gemeinschaft (ProDG). Tandis que le PDB avait déposé une liste à Eupen lors du scrutin de 2006, ProDG n’a pas pris part au scrutin de 2012.

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Lors du scrutin régional de 2009, une liste a été déposée sous le nom de Parti pensionnés dans la circonscription de Liège (qui correspond à l’arrondissement de Liège). L’année suivante, une liste intitulée Parti pensionné PP a été déposée dans la circonscription de Liège (qui correspond à la province de Liège) pour l’élection de la Chambre des représentants. Cette formation proposait alors en particulier le relèvement du minimum de pension à 1 500 euros par mois pour tous les retraités. En vue du scrutin communal de 2012, le Parti des pensionnés a déposé une liste dans 3 communes (toutes dans l’arrondissement de Liège).

20

En Suède, est apparu, à l’occasion du scrutin européen de 2009, le Parti pirate. Cette formation a fait des émules à l’étranger. Lors du scrutin fédéral de 2010, une liste portant cette dénomination a été déposée pour l’élection de la Chambre des représentants. Le programme de ce parti tenait alors en trois points : réforme du droit d’auteur, abolition du système des brevets et respect du droit à la vie privée. En vue du scrutin communal de 2012, 4 listes PIRATE ont été déposées en Wallonie.

21

À la fin de l’année 2009, a été créé le Parti populaire. Celui-ci a remporté un siège dans la circonscription du Brabant wallon lors de l’élection de la Chambre des représentants en juin 2010, attribué à Laurent Louis. En janvier 2011, cet unique élu a été exclu du PP et a fondé le Mouvement libéral démocrate (MLD), rebaptisé ensuite Mouvement pour la liberté et la démocratie (même sigle). Le PP a déposé une liste dans 10 communes en vue du scrutin du 14 octobre 2012, le MLD en a présenté dans 3 communes.

22

Le Front démocratique des francophones (FDF) a changé de nom le 24 janvier 2010, pour devenir les Fédéralistes démocrates francophones (même sigle). En septembre 2011, en raison de divergences profondes à propos des négociations en cours en vue d’aboutir à un accord de réforme institutionnelle, les FDF ont choisi de quitter le MR  [4][4] S. GOVAERT, « Les négociations communautaires et la.... Ils avaient annoncé dès octobre 2009 leur intention de s’implanter en Wallonie, débordant ainsi de leur périmètre traditionnel d’action, centré sur la région bruxelloise et sa périphérie. Lors du scrutin communal de 2012, une liste FDF a été déposée dans 23 communes wallonnes ; il convient en outre d’ajouter la liste déposée à Thuin sous l’intitulé FDF-HORIZON.

23

En février 2010, le Rassemblement wallon (RW), France, le Parti républicain (PR), l’Alliance démocratique wallonne (ADW), l’Union pour la Wallonie (UPW), Wallons, Socialisme démocratique, Citoyens wallons, Debout la Wallonie et plusieurs anciens membres du Rassemblement Wallonie-France (RWF) ont fondé Wallonie plus (W+). Les différentes composantes de ce regroupement prônent l’autonomie de la Wallonie, son indépendance ou son rattachement à la France. Plusieurs listes W+ ont été déposées en 2010 lors du scrutin fédéral. Seul le RW a déposé une liste, dans 4 communes, lors du scrutin de 2012.

24

Lors du scrutin de 2012, le Rassemblement Wallonie-France (RWF) a choisi de ne pas déposer de listes au niveau communal, mais uniquement au niveau provincial.

25

Le Front national (FN) a connu de nombreux remous depuis 2006. Le 15 mars 2012, la cour d’appel de Liège a, à la demande de la présidente du Front national français, Marine Le Pen, interdit à Salvatore Nicotra, élu communal à Fleurus en 2006 et devenu président du FN en 2009, d’utiliser en Belgique le nom Front national, les initiales FN et la flamme tricolore. Par ailleurs fragmentée, l’extrême droite s’est une fois encore présentée très divisée lors du scrutin de 2012. Six formations ont déposé au total 15 listes portant 8 appellations différentes. En dépit des instructions données par l’administration wallonne des Pouvoirs locaux aux présidents des bureaux de circonscription  [5][5] Circulaire du 14 septembre 2012 relative à la présentation..., et en dépit des nouvelles procédures intentées en Belgique par l’avocat de Marine Le Pen, certaines listes dont le sigle utilisait les lettres F et N, voire le nom de la présidente du Front national français, ont été acceptées. La Nouvelle Wallonie alternative a déposé une liste NWA dans 4 communes. La Fédération des nationalistes wallons (FNW) a déposé une liste dans 3 communes ; elle a également présenté une liste à Pont-à-Celles sous le sigle UC (pour Union communale). Le groupe formé autour de S. Nicotra a déposé à Charleroi une liste FN-belge (pour Famille nationale belge et européenne pour l’égalité, la générosité et l’éthique), et une liste LEPEN (pour Ligue européenne, patriotique, égalitaire et nationaliste) dans 3 communes. Enfin, ont également été présentées une liste DN (pour Droite nationale) et une liste NATION à Charleroi, ainsi qu’une liste N-AF (pour Nouvelle Alliance francophone) à Saint-Ghislain. Au total, 5 listes différentes d’extrême droite se sont présentées à Charleroi. Notons enfin que le dépôt de certaines listes d’extrême droite a été invalidé, en raison notamment de la manière dont les signatures de parrainage ont été recueillies (notamment à Liège).

26

Ancien sénateur FN, Francis Detraux a créé en 2005 Force nationale, qui a décroché 1 siège de conseiller communal et 2 de conseiller provincial (dans le Brabant wallon et dans le Hainaut) lors du scrutin d’octobre 2006. Candidat au Sénat et dans 4 circonscriptions wallonnes pour la Chambre en 2007, Force nationale n’a obtenu aucun élu  [6][6] En 2007, Force nationale a remporté 0,6 % des voix.... L’année suivante, cette formation a changé de nom pour devenir Wallonie d’abord !  [7][7] En 2009, Wallonie d’abord ! a remporté près de 1,0 %.... Mettant l’accent sur son message régionaliste, elle a cherché à se distancier de la mouvance d’extrême droite, au moins dans ses prises de position publiques. Lors du scrutin communal de 2012, Wallonie d’abord ! a déposé une liste dans 9 communes.

27

Lors du scrutin de 2006, le Parti du travail de Belgique (PTB) s’est présenté sous le sigle PTB+ dans 9 communes. Il a remporté 2 sièges à Herstal (comme en 2000), 1 à Seraing et 1 à La Louvière ; à Courcelles, il s’est présenté en cartel avec le parti local Présence communiste courcelloise (PTB+PCC). En vue du même scrutin, le Parti communiste (PC) a déposé des listes à Liège et à Seraing. En outre, certains de ses membres ont été candidats sur d’autres listes ailleurs en Wallonie ; quelques-uns ont été élus, sur des listes de cartel (par exemple la liste UCPW à Courcelles), d’Écolo (à La Louvière et à Charleroi) ou du PS (à Tournai). Lors du scrutin communal de 2012, une liste PTB+ a été déposée dans 13 communes wallonnes. Plusieurs de ces listes ont inclus des candidats du PC. Ce dernier n’a déposé aucune liste en son nom. Certains de ses membres se sont présentés sur d’autres listes : outre celles du PTB, ont notamment été concernées les listes du Front de gauche, déposées dans 4 communes.

28

À Anderlues, comme en 2006, a été déposée en 2012 une liste GAUCHE (un élu sortant). Le Mouvement socialiste (MS), dissidence du PS née à Flémalle à la veille des élections de 2000, a déposé une liste dans cette même commune en 2012 (il était présent dans 7 communes en 2006). À Liège a été déposée une liste VEGA (pour Verts et à gauche).

1.2.2. Formations en compétition

29

En Flandre, 7 numéros régionaux ont été attribués en 2012, contre seulement 4 en Wallonie (contre 5 en 2006). Le tirage au sort des numéros régionaux a attribué le n° 1 à Écolo, le n° 2 au PS, le n° 3 au CDH et le n° 4 au MR.

30

Les formations qui bénéficient en Wallonie de l’usage d’un numéro régional peuvent choisir d’attribuer ce numéro à des listes incluant, outre leur sigle, d’autres caractères (tels que IC ou LB, pour « intérêts communaux » ou « liste du bourgmestre », ou les initiales d’autres formations avec lesquelles elles constitueraient un cartel). Ainsi, une liste Écolo-Libre a été déposée sous le n° 1 à Lessines. Des listes portant le n° 2 ont été déposées sous l’intitulé PS+ (à Malmedy et à Theux), PS-Stavelot (à Stavelot), PS-IC (à Welkenraedt), UC-PS (à Rixensart), SP ou SPplus (à La Calamine et à Eupen respectivement), ou en cartel avec Écolo (liste PS-Écolo à Plombières). Des listes portant le n° 3 ont été déposées sous l’intitulé CDH-IC (à Andenne), IC-CDH (à Philippeville), CDH-AR (à Rochefort), CDH-Horizons (à Genappe), CDH-IB (aux Bons Villers), CDH-LB (à Ellezelles), CDH-RCA (à Ans), CDH-SC (à Walcourt), CSP ou CSP-CDH (à Eupen et à La Calamine respectivement), D+ CDH (à Dinant), ENSEMBLE-CDH (à Enghien), MSJCANON-CDH (à Anderlues) et OSER-CDH (à Lessines). Enfin, des listes portant le n° 4 ont été déposées sous l’intitulé MR-UC (à Orp-Jauche), MRC (à Erquelinnes), MR-EC (à Walcourt), MR-IC (à Cerfontaine, Les Bons Villers, Rochefort, Seneffe et Welkenraedt), MR-IC-EJS (à Jalhay), MR-LB (à Stavelot), MR-LIMBOURG (à Limbourg), NAP-MR (à Rixensart) et PFF-MR (à Eupen et La Calamine). Certaines listes de cartel impliquant une ou plusieurs des quatre formations disposant d’un numéro régional ont été déposées sous un numéro local. Dans la suite de l’analyse des résultats, le numéro régional servira de référence. Ainsi, lorsque l’on calculera le nombre de majorités absolues ou relatives de chaque parti, celles-ci seront comptabilisées en faveur de la liste qui a reçu le numéro régional correspondant, que celle-ci soit ou non constituée d’un cartel. De même, le numéro régional servira de référence pour l’établissement des cartes et des tableaux de synthèse.

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En 2012, le nombre de listes porteuses d’un numéro régional est à nouveau en recul par rapport au scrutin précédent (443, contre 466 en 2006 et 496 en 2000). Ces listes sont également nettement moins nombreuses en Wallonie (1,7 en moyenne par commune) qu’en Flandre (1 235, soit 4 en moyenne par commune). Une des caractéristiques des élections communales est le dépôt en nombre relativement élevé de listes à composition diverse et à appellation peu explicite : listes de cartel, listes d’intérêts communaux, listes du bourgmestre, etc. En 2012, 569 listes ne portent pas de numéro régional. Les listes identifiables à un parti parce qu’elles portent un numéro régional sont donc moins nombreuses que celles qui n’en portent pas.

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Au total, Écolo est, comme en 2006, la formation qui a déposé en Wallonie le plus grand nombre de listes sous son numéro régional (157, contre 147 en 2006 ; le maximum atteint par cette formation était de 186 en 2000). Le PS suit avec 128 listes déposées, contre 133 en 2006 ; ce nombre est en constant déclin. Avec 89 listes déposées en 2012, le MR est moins présent sous son numéro régional qu’en 2006 (97) et en revient quasiment au nombre de listes déposées par la Fédération PRL FDF MCC en 2000 (88). Le nombre de listes présentées sous son numéro régional par le CDH est également en recul : 69 en 2012, contre 82 en 2006 ; le CDH renoue ainsi avec le nombre de listes déposées par le PSC en 1988.

 - Tableau 1. Élections communales (Wallonie, 1988-2012). Nombre de listes présentées sous un numéro national ou régional

1 PRL en 1988 et en 1994 ; PRL, PRLFDF ou PRLMCC en 2000.

2 PSC en 1988, 1994 et 2000.

3 Soit 25 listes PRL, 6 listes PRLFDF et 57 listes PRLMCC.

4 En 2006, le FN a déposé une liste dans 18 communes wallonnes, mais seule celle présentée à Sambreville a été autorisée à porter le numéro régional attribué à ce parti et à utiliser son sigle.

33

Pour avoir droit à un numéro régional, un parti doit être représenté au Parlement wallon. Quant aux formations politiques plus petites, d’implantation plus réduite ou de création plus récente, elles se présentent sous leur appellation et sous leur numéro local, et non sous un numéro régional (cf. supra).

34

Dans 13 communes (contre 14 en 2006), les quatre partis qui se présentent sous un numéro régional (Écolo, PS, CDH et MR) sont seuls en compétition. À l’inverse, aucune de ces quatre formations ne se présente sous son numéro régional dans 70 communes (contre 68 six ans auparavant).

35

Le plus grand nombre de listes est déposé à Charleroi, la commune la plus peuplée de Wallonie (14 listes, soit 3 de plus qu’en 2006). Le nombre de communes où 2 listes seulement sont en présence est de 45 (contre 43 en 2006). Dans 4 communes, une seule liste a été déposée : à Onhaye, à Ouffet, à Tintigny et à Vresse-sur-Semois (cf. supra).

36

Lors de l’analyse des résultats électoraux, il faudra tenir compte du fait que la visibilité des résultats des partis qui se présentent sous leur dénomination régionale est beaucoup plus élevée que celle d’autres listes. Les commentaires et comparaisons à leur sujet seront également plus aisés à effectuer.

1.3. Les résultats globaux

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À la différence de ce qu’on peut observer en Flandre  [8][8] 8 V. DE COOREBYTER, « Les résultats des élections... ou en région bruxelloise  [9][9] 9 P. BLAISE, « Les résultats des élections communales..., un parti ou une liste locale détient la majorité absolue des sièges dans la plupart des communes wallonnes : celles-ci sont au nombre de 195 en 2012 (soit 74,4 % des 262 communes wallonnes), contre 172 en 2006 (64,7 %), 157 en 2000, 173 en 1994 et 176 en 1988. Le nombre de majorités absolues est donc en progression (+ 21 unités, soit une croissance de 12 %) par rapport au scrutin précédent  [10][10] L’évolution ici constatée est opposée à celle relevée....

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L’existence de partis, ou de listes locales, à implantation majoritaire s’observe dans chaque province considérée séparément. Parmi les 27 communes du Brabant wallon, on en compte 20 où cette situation prévaut, il y en a 55 sur 69 dans le Hainaut, 63 sur 84 en province de Liège, 34 sur 44 dans le Luxembourg et 23 sur 38 dans la province de Namur.

1.3.1. Bipolarisation et fragmentation

39

En 2012, le nombre de communes dans lesquelles seulement 2 listes se présentent aux suffrages des électeurs est de 45 (contre 43 en 2006, mais à peine 18 en 2000 et 26 en 1994). Dans ces communes, les listes en présence sont rarement des listes portant un numéro régional (1 cas sur 5). On dénombre 4 communes où une des deux listes en présence est déposée par Écolo, 4 autres où une des deux listes est estampillée PS, et 1 où le MR s’oppose à une liste locale ; le CDH ne participe nulle part, sous son numéro régional, à pareille situation de duel. Dans ces communes, Écolo recueille entre 18,0 % (Incourt, dans le Brabant wallon) et 23,5 % (Hamois, en province de Namur, et Thimister-Clermont, en province de Liège), le PS est majoritaire dans deux cas (62,9 % à Waremme et 67,5 % à Oreye, tous deux en province de Liège, contre 30,1 % à Rumes, dans le Hainaut, et 48,1 % à Remicourt, en province de Liège), tandis que le MR conforte sa majorité absolue à Mont-de-l’Enclus (Hainaut), passant de 50,6 % à 67,9 %, contre une liste PS-CDH-Écolo déposée sous numéro local. Dans les 36 autres communes wallonnes où se produit une situation de duel  [11][11] Cf. le tableau A3 en annexe, qui reprend la liste de..., les deux listes en présence sont des listes portant un numéro local.

40

En 2006, 1 031 listes étaient déposées au total des 262 communes wallonnes, soit une moyenne de 3,93 listes par commune. On ne peut guère parler de diminution significative de la fragmentation politique, mesurée par le nombre de listes en présence, en 2012 : 1 012 listes ont été déposées, soit une moyenne de 3,86 listes par commune. Dans chacune des 9 villes de plus de 50 000 habitants, le nombre de listes déposées a été supérieur à cette moyenne, tant en 2006 qu’en 2012. Au total de ces 9 mêmes entités, un nombre identique de listes (71) a été déposé lors de ces deux scrutins. En 2012, le nombre de listes a augmenté par rapport à 2006 dans les villes de Charleroi, La Louvière, Mouscron, Seraing et Verviers, tandis qu’il a baissé dans celles de Liège, Mons, Namur et Tournai. À l’opposé, s’est accru le nombre de communes à propos desquelles on peut parler d’absence de fragmentation politique, une liste seulement y étant déposée : seule la commune d’Onhaye était dans ce cas en 2006, contre 4 en 2012 (Onhaye, Ouffet, Tintigny et Vresse-sur-Semois, cf. supra).

1.3.2. Positions de force

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L’ensemble des majorités absolues – en voix et en sièges, ou en sièges uniquement – et des majorités relatives (soit l’ensemble des positions de premier parti) recueillies sur des listes à numéro régional par les quatre principaux partis politiques présents en Région wallonne est indiqué par province dans le tableau suivant.

 - Tableau 2. Élections communales (Wallonie, 2012). Majorités absolues et relatives par province et par liste

(1) Nombre de communes où le parti se présente sous son numéro régional.

(2) Majorités absolues en voix (et donc également en sièges).

(3) Majorités absolues en sièges uniquement.

42

Le PS continue à devancer les autres partis en nombre de majorités absolues et relatives sur des listes à numéro régional. Du point de vue du nombre de positions majoritaires, il recule cependant quelque peu. Par rapport au scrutin de 2006, le PS dépose 8 listes de moins. Il perd 1 majorité absolue en voix et remporte 2 majorités absolues en sièges de plus qu’en 2006, mais surtout il décroche la première place dans 7 communes de moins qu’au scrutin précédent. Au total, il constitue dès lors la première force politique dans 68 communes, soit 6 de moins qu’en 2006. L’écart entre les deux dernières élections est donc plus prononcé qu’entre les scrutins de 2000 et de 2006, mais proche du recul observé en 2000 par rapport aux résultats de 1994 (74 positions dominantes en 2006, 75 en 2000 et 82 en 1994). Sur le long terme, la tendance est plutôt caractérisée par une réduction du nombre de positions dominantes détenues par le PS (parallèle à une réduction – nettement plus marquée – du nombre de listes déposées par ce parti sous son numéro régional ou national).

43

Quoiqu’il ait lui aussi déposé 8 listes de moins qu’en 2006, le MR consolide son implantation puisque le nombre de ses positions dominantes demeure identique en 2012, et qu’il compte désormais, en plus de ses 9 majorités absolues en voix, 5 majorités absolues en sièges et 5 majorités relatives (contre 1 majorité en sièges et 9 majorités relatives en 2006). En 2006, déposant davantage de listes que la Fédération PRL FDF MCC avant lui, le MR avait non seulement consolidé ses positions, mais aussi acquis davantage de positions de premier parti, ce qui n’est pas le cas en 2012.

44

Déposant sous son numéro régional 16 listes de moins qu’en 2006, le CDH ne perd cependant que 2 positions majoritaires. Par ailleurs, il consolide son implantation puisqu’il compte désormais, outre ses 3 majorités absolues en voix, 2 majorités absolues en sièges et 6 majorités relatives (contre aucune majorité en sièges et 10 majorités relatives en 2006). En 2000, le PSC était le premier parti dans 14 communes wallonnes, en ne déposant alors que 56 listes sous son numéro national.

45

En 2006, Écolo était pour la première fois de son histoire arrivé en première position dans une commune wallonne : celle d’Amay, en province de Liège. Six ans plus tard, cette position s’est transformée en une majorité absolue en voix. Bien qu’ayant déposé 10 listes de plus sous son numéro régional qu’en 2006, Écolo ne parvient pas à conquérir une seconde position de premier parti en Wallonie.

46

C’est dans le Hainaut que le PS et le MR obtiennent tous deux leur plus grand nombre de majorités absolues. Ce constat est toutefois influencé par le critère ici retenu, consistant à ne prendre en considération que les listes déposées sous le numéro régional du parti. Qui plus est, le PS décroche dans cette province environ deux tiers de ses majorités absolues, tandis que le MR n’y obtient pas la moitié des siennes. Par ailleurs, chacun des quatre partis disposant d’un numéro régional réussit son meilleur score dans une province différente : celle de Hainaut pour le PS (Farciennes, 79,8 %), celle de Brabant wallon pour le MR (Waterloo, 68,8 %), celle de Luxembourg pour le CDH (Bastogne, 65,0 %) et celle de Liège pour Écolo (Amay, 54,4 %).

1.3.3. Appartenance politique des élus

47

Le poids relatif des différents partis se présentant au scrutin de 2012 sous un numéro régional peut également s’appréhender en nombre de sièges de conseiller communal.

 - Tableau 3. Élections communales (Wallonie, 2012). Nombre de conseillers communaux élus par province et par liste

1 Y compris des élus appartenant aux partis précités, élus sur des listes à numéro local.

48

Comme en 2006, mais à la différence du résultat observé en 1988, en 1994 et en 2000, il faut noter que, lors des élections communales du 14 octobre 2012, moins de la moitié des conseillers communaux wallons sont élus sur une liste portant un numéro régional. Le PS est le parti qui compte le plus de conseillers communaux élus sur des listes à numéro régional  [12][12] Pour rappel, les formations qui bénéficient en Wallonie.... Cependant, leur nombre diminue à nouveau (– 28 par rapport à 2006). En l’espace de quatre scrutins, le PS a perdu plus d’un cinquième de ses sièges (1 263 en 2012, contre 1 291 en 2006, 1 400 en 2000, 1 491 en 1994 et 1 639 en 1988). C’est presque uniquement en province de Liège que le PS voit diminuer le nombre de ses élus (– 55 sièges par rapport à 2006), alors qu’il avait mieux résisté dans cette province que dans les autres en 2006. Il est par contre en progrès, en 2012, dans celles de Brabant wallon, de Hainaut et de Namur. À l’inverse, le MR accroît significativement le nombre de ses élus par rapport à son résultat de 2006 (+ 46), alors qu’il a déposé moins de listes sous numéro régional que lors du scrutin précédent (587 élus en 2012, contre 541 en 2006, 536 en 2000 pour la Fédération PRL FDF MCC et 361 en 1994 pour le PRL). Le CDH est le parti qui subit le recul le plus marqué du nombre de sièges décrochés en Wallonie par les listes déposées sous son numéro régional (– 88). Rappelons toutefois qu’il a également déposé 16 listes de moins qu’en 2006. En 2006, le CDH avait décroché 112 sièges de plus que le PSC en 2000 (441 contre 329) ; le PSC en avait obtenu 560 en 1994. C’est Écolo qui a le plus accru, en 2012, le nombre d’élus obtenus sur une liste portant un numéro régional (+ 82). Ce parti réduit ainsi considérablement l’écart qui le sépare, de ce point de vue, du CDH ; il a cependant déposé plus du double de listes que celui-ci. Ce gain ne lui permet toutefois pas tout à fait de résorber la perte subie en 2006 (– 93).

49

Les zones d’implantation majoritaire du PS (cf. la carte 1 établie sur la base des résultats des listes portant son numéro régional  [13][13] Les quatre cartes présentées ci-après peuvent être...) sont toujours situées dans l’axe industriel des deux provinces wallonnes les plus peuplées : les provinces de Hainaut et de Liège. Le PS recueille plus de 50 % des suffrages dans 34 communes de ces deux provinces (contre 35 en 2006). Dans 11 de ces communes, il remporte même plus de 60 % des suffrages. Toutefois, on observe un mouvement inverse entre les deux provinces : tandis que le PS dispose dans le Hainaut de 5 majorités absolues en voix de plus en 2012 qu’en 2006 (24 contre 19), il en perd 6 en province de Liège (10 contre 16 précédemment). Le poids de chacune de ces deux provinces pour le PS se modifie par conséquent sensiblement, puisque la situation de quasi-équilibre constatée en 2006 cède la place à un écart allant du simple à plus du double. À Andenne (province de Namur), le parti conserve la seule majorité absolue en voix qu’il détenait en 2006 en dehors des provinces de Hainaut et de Liège.

50

Le PS réalise de 40 à moins de 50 % des suffrages dans 21 communes (contre 27 en 2006 et 33 en 2000), également situées principalement dans les provinces de Liège et de Hainaut, et de 25 à moins de 40 % dans 35 communes (contre 38 en 2006 et 50 en 2000). Sur 34 communes où il réalise entre 10 et moins de 25 % des suffrages (1 de plus qu’en 2006 et 2000), 6 se trouvent dans le Brabant wallon, 4 dans la province de Namur et 2 dans celle de Luxembourg. On compte enfin 3 communes où il récolte moins de 10 % de voix (contre 6 en 2006 et 4 en 2000) : Malmedy et Stavelot en province de Liège, et Waterloo dans le Brabant wallon.

51

Le meilleur résultat du PS est celui de Farciennes (arrondissement de Charleroi) : 79,8 % (+ 13,3 %). Son plus faible résultat (6,1 %) est atteint à Waterloo (arrondissement de Nivelles). En 2006, les scores du PS se situaient entre 70,0 % à Engis et 6,1 % à Lasne.

52

Parmi les listes portant le numéro régional du MR, 9 obtiennent la majorité absolue des suffrages : 4 dans le Hainaut (Frasnes-lez-Anvaing, Ham-sur-Heure-Nalinne, Mont-de-l’Enclus et Montigny-le-Tilleul), 2 en Brabant wallon (Villers-la-Ville et Waterloo), autant en province de Liège (Hannut et Spa) et 1 dans celle de Namur (Cerfontaine). Le MR (cf. la carte 2 établie sur la base des résultats des listes portant son numéro régional) recueille entre 40 et moins de 50 % des voix dans les communes de Rochefort (province de Namur), de Rixensart (Brabant wallon), des Bons Villers (Hainaut), ainsi que de Jalhay et de Stavelot (province de Liège), soit 2 communes de plus qu’en 2006. Il attire entre 25 et moins de 40 % des suffrages dans 27 communes (contre 20 en 2006), dont 12 situées en Hainaut et 9 en province de Liège. Il remporte entre 10 et moins de 25 % des voix dans 46 communes (contre 64 en 2006), réparties dans les cinq provinces, et moins de 10 % dans les communes de Boussu et de Farciennes (Hainaut).

53

Comme en 2000 et en 2006, les meilleurs résultats du MR sont réalisés à Waterloo (arrondissement de Nivelles) : 68,8 % des voix (soit + 5,7 %). Le plus faible l’est à Farciennes (5,4 %). En 2006, c’est à Amay (arrondissement de Huy) que le MR enregistrait son moins bon score (8,3 %) ; il ne s’y représente pas sous son numéro régional en 2012.

54

Comme pour le PSC auparavant, les zones rurales constituent les zones d’implantation majoritaire du CDH (cf. la carte 3 établie sur la base des résultats des listes portant son numéro régional). Celui-ci obtient plus de 50 % des suffrages dans 3 communes : Bastogne et Marche-en-Famenne (province de Luxembourg), ainsi que Bassenge (province de Liège). Il engrange de 40 à moins de 50 % des voix dans 3 communes, toutes situées dans le Hainaut : Mouscron, Gerpinnes et Ellezelles. Dans 10 communes (contre 23 en 2006), le CDH recueille de 25 à moins de 40 % des suffrages (4 sont situées en province de Liège, 3 dans le Luxembourg, 2 dans le Hainaut et 1 en province de Namur), tandis qu’il réalise entre 10 et moins de 25 % des suffrages dans 46 communes (contre 48 en 2006), dont 19 situées dans le Hainaut et 16 en province de Liège. Il obtient moins de 10 % dans 7 communes, localisées en Hainaut et dans la province de Liège.

55

C’est à Bastogne que le CDH obtient son meilleur résultat (65,0 %) et, comme en 2006, dans la commune d’Amay (arrondissement de Huy) qu’il enregistre son moins bon score : 3,1 % (soit – 1,6 %). En 2006, le CDH remportait son meilleur score dans la commune de Marche-en-Famenne (56,8 %).

56

Pour la première fois, Écolo obtient un résultat dépassant 50 % des voix dans une commune : Amay (arrondissement de Huy), 54,4 % (+ 10,9 %). Il recueille désormais entre 25 et moins de 40 % des voix dans 4 communes (contre 3 en 2006) : Ottignies-Louvain-la-Neuve et Mont-Saint-Guibert (Brabant wallon), Eupen (province de Liège) et Enghien (Hainaut). Le parti vert recueille entre 10 et moins de 25 % des voix dans 90 communes (contre 68 en 2006), dont 28 situées en province de Liège, 21 dans celle de Namur (essentiellement dans la moitié nord de la province, soit l’arrondissement de Namur et le canton de Ciney) et 20 dans le Brabant wallon (cf. la carte 4 établie sur la base des résultats des listes portant son numéro régional). Le Hainaut et la province de Luxembourg continuent à lui apporter de moins bons résultats. Dans 62 communes (contre 77 en 2006), son résultat n’atteint pas 10 %. C’est à Leuze-en-Hainaut (arrondissement de Tournai) qu’Écolo enregistre son moins bon score : 3,7 % (– 1,6 %).

57

Le PTB est devenu, à l’occasion du scrutin communal de 2012, la cinquième formation en Wallonie en nombre de sièges. Loin derrière les quatre partis qui disposent d’une représentation au Parlement wallon, le PTB obtient 15 élus (contre 4 en 2006), essentiellement dans des communes de l’arrondissement de Liège. Il dépasse 10 % dans les communes de Seraing (5 sièges avec 14,1 %, soit + 9,1 %) et de Herstal (4 sièges avec 14,0 %, + 4,6 %) ; dans ces 2 communes, il arrive en seconde position, derrière le PS qui obtient la majorité absolue des voix. Il obtient plus de 5 % dans 4 communes, dont la ville de Liège (6,4 %, + 4,9 %), où il entre au conseil communal avec 2 élus. Dans le Hainaut, le PTB conserve le siège obtenu en 2006 à La Louvière (4,9 %, + 0,7 %) et en décroche un dans les villes de Mons (3,6 %, + 2,4 %) et de Charleroi (3,4 %, + 1,3 %). Ce parti est désormais présent au conseil communal de 5 des 9 villes wallonnes de plus de 50 000 habitants. Dans les 8 communes où la comparaison est possible, le PTB progresse par rapport au scrutin de 2006.

58

Les listes déposées sous l’appellation Front de gauche récoltent entre 0,9 % (Charleroi) et 6,1 % (Courcelles) des voix ; à Courcelles, le candidat figurant en tête de liste est réélu (en 2006, il conduisait une liste étiquetée UCPW). À Anderlues, le candidat qui conduit la liste Gauche (7,2 %, soit – 0,3 %) est réélu. À Liège, la liste VEGA remporte 3,6 % des voix et décroche 1 siège pour sa première participation à un scrutin.

59

Désormais inférieur au nombre des élus de gauche radicale, le nombre de conseillers élus sur une liste d’extrême droite est en recul significatif et renoue avec celui observé en 2000 : 5 élus en 2012, contre 28 en 2006, 6 en 2000 et 35 en 1994. Seules les listes FN-belge (5,8 % et 2 sièges à Charleroi), FNW (4,0 % et 1 siège à La Louvière) et LEPEN (7,1 % à Fleurus et 5,4 % à Châtelet, 1 siège dans chaque commune) obtiennent des élus. Notons en outre que le candidat figurant en tête de la liste Wallonie d’abord ! élu à Dison (6,2 %) avait été élu sur la liste FNationale en 2006 (8,4 %). Au total, le résultat des listes d’extrême droite en lice dans la commune de Charleroi avoisine 10 %, contre 13,1 % en 2006.

60

Dans 8 communes, les FDF remportent plus de 5 % des voix. Ils obtiennent leur meilleur score à Erquelinnes et à Sambreville (6,9 %). Dans cette seconde commune, la liste décroche 1 siège, de même qu’à Ans (6,4 %) et à Braine-l’Alleud (6,2 %). C’est à Herstal que la liste FDF réalise le moins bon résultat (1,2 %). Présentes dans 24 communes wallonnes, les listes FDF recueillent en moyenne 3,4 %. Dans 7 des 11 communes du Brabant wallon où est déposée une liste FDF, son score est supérieur à cette moyenne.

61

Le PP remporte lui aussi un siège dans 3 communes wallonnes : Trooz (11,4 %), Frameries (7,9 %) et Verviers (6,0 %). Il remporte plus de 5 % dans la commune de Pont-à-Celles (5,1 %). Il réalise son moins bon score à Yvoir (1,9 %). Ses résultats sont moins bons dans les communes de la province de Namur où il présente une liste que dans celles des provinces de Hainaut et de Liège.

62

Malgré quelques résultats supérieurs à 4 % des suffrages, les listes du Parti pirate (5,1 % à Ottignies-Louvain-la-Neuve), du Parti des pensionnés (4,2 % à Fléron) et du Rassemblement wallon (4,1 % à Fontaine-l’Évêque) ne remportent pas de siège.

 - Carte 1. Élections communales (Wallonie, 2012) . PS (listes à numéro régional)
 - Carte 2. Élections communales (Wallonie, 2012). MR (listes à numéro régional)
 - Carte 3. Élections communales (Wallonie, 2012). CDH (listes à numéro régional)
 - Carte 4. Élections communales (Wallonie, 2012). Écolo (listes à numéro régional)

1.3.4. Situation dans les communes moyennes et grandes

63

Au 1er janvier 2012  [14][14] Conformément au Code wallon de la démocratie locale..., on compte en Wallonie 39 communes de 20 000 habitants ou plus. Il y en avait 40 en 2006, 37 en 2000 et 30 en 1994. Dans le Hainaut, la commune de Boussu ne compte plus, en 2012, que 19 899 habitants alors qu’elle en comptait 20 061 lors du scrutin précédent. Le nombre de communes où vivent de 20 000 à 49 999 habitants est actuellement de 30.

64

Dans ces communes moyennes, c’est comme auparavant le PS qui détient la plus grosse part de positions majoritaires. Par rapport au scrutin de 2006, il compte 1 majorité absolue en sièges de moins mais 1 majorité absolue en voix de plus, et il obtient 1 majorité relative de plus. Au total, le PS accroît donc d’1 unité le nombre de communes de 20 000 habitants ou plus dans lesquelles il représente la première formation (alors que Boussu ne fait plus partie de ces communes et que le PS y remporte toujours la majorité absolue des voix). Le MR consolide quelque peu sa position puisque, en 2012, outre la majorité absolue des voix qu’il conforte à Waterloo, il remporte la majorité absolue des sièges à Rixensart (alors qu’il n’y obtenait que la majorité relative en 2006)  [15][15] Précisons cependant que la liste portant le numéro.... Comme en 2006, le CDH arrive en tête, sans remporter la majorité des sièges, dans une seule de ces communes en 2012. Quant à Écolo, il reste exclu de cette liste.

65

Par rapport à 2006, le nombre de communes comptant entre 20 000 et 49 999 habitants dans lesquelles arrive en tête une liste ne portant pas de numéro régional est en recul : elles étaient au nombre de 9 en 2006 et ne sont plus que 7 en 2012. En revanche, 4 d’entre elles connaissent une situation où la première formation remporte la majorité absolue des suffrages, contre seulement 3 six ans auparavant. Ces 4 communes sont dirigées par un bourgmestre membre du MR, réélu : Braine-l’Alleud (Liste du bourgmestre Vincent Scourneau, 54,4 %, soit + 3,5 %), Braine-le-Comte (BRAINE, liste dirigée par Jean-Jacques Flahaux, 52,4 %, + 3,5 %), Chaudfontaine (MR-IC conduite par Daniel Bacquelaine, 52,8 %, + 5,0 %) et Wavre (LB emmenée par Charles Michel, 55,1 %, – 6,6 %).

 - Tableau 4. Élections communales (Wallonie, 2012). Positions majoritaires dans les communes de 20 000 habitants et plus
66

Une analyse plus détaillée de la situation dans les villes de plus de 50 000 habitants est proposée dans la troisième partie de ce Courrier hebdomadaire. Notons cependant que des changements importants sont intervenus en 2012 en termes de positions majoritaires. Alors qu’il n’avait obtenu la majorité absolue (en voix) que dans 2 communes en 2006, le PS se trouve en 2012 dans cette position dans 4 communes : 3 (Mons, Seraing et La Louvière) où il recueille la majorité des suffrages et 1 (Charleroi) où il obtient la majorité absolue en sièges seulement. En 2000, le PS obtenait la majorité absolue des suffrages dans ces 4 villes. En revanche, s’il conserve la majorité relative dans les villes de Liège, Tournai et Verviers, le PS la perd dans celle de Namur. C’est le CDH qui devient en 2012 le premier parti dans la capitale wallonne. Dans la ville de Mouscron enfin, le CDH conforte sa première position et retrouve la majorité absolue des sièges que le PSC détenait en 1994.

1.4. La présence des femmes

67

Depuis 1994, des quotas ont été imposés à la confection des listes de candidats afin de favoriser une représentation équilibrée des femmes et des hommes dans les conseils communaux. Prévoyant au maximum la présence de trois quarts de personnes du même sexe sur une liste en 1994 et de deux tiers en 2000, le quota a été porté à la parité (chaque liste pouvant cependant comporter un écart maximal d’une personne afin de permettre le dépôt de listes complètes  [16][16] Au niveau communal, chaque conseil compte en effet...) avant les élections de 2006. Depuis ce scrutin-là, la mixité doit en outre être respectée au sein des deux premières places de la liste.

68

La présence de femmes s’est trouvée améliorée par l’imposition de ces quotas puisque les élues représentaient 12 % des élus communaux wallons en 1988, avant la mise en place de tels quotas, 18 % en 1994, 26 % en 2000, 32 % en 2006 et 34,9 % en 2012 (1 854 sur 5 306 conseillers communaux ; 1 856 et 35,0 % en tenant compte de la seconde élection intervenue à Brugelette, le 3 mars 2013 – cf. supra). Notons cependant que la présence des femmes dans les conseils communaux de Wallonie est plus faible, aux mêmes dates, que dans les conseils communaux bruxellois et flamands.

69

La proportion de femmes élues est la plus importante sur les listes Écolo puisqu’elles représentent 43,2 % de l’ensemble des élus verts (en Flandre, Groen occupe également la première position en la matière  [17][17] P. BLAISE, « Les résultats des élections communales...). Vient ensuite le MR (37,3 %). La proportion de femmes élues en 2012 sur une liste PS (34,0 %) ou CDH (30,3 %) est inférieure à la moyenne régionale. En chiffres absolus, les élues sont les plus nombreuses au PS (430), au MR (219), chez Écolo (142) et au CDH (107).

70

Au sein des collèges communaux wallons également (qui incluent de plein droit le président du conseil de l’action sociale), la proportion de femmes  [18][18] Les données relatives aux échevins et aux bourgmestres... s’est accrue. Elle est de 28,3 % dans les majorités mises en place en Wallonie après le scrutin de 2012 (contre 25,6 % après le scrutin de 2006 ; en 2012, cette proportion est de 33,0 % en Flandre et de 39,5 % à Bruxelles)  [19][19] Sur le plan national, la proportion de femmes parmi.... L’obligation constitutionnelle de rendre le collège mixte, entrée en vigueur pour la première fois en 2006, n’est pas étrangère à ces accroissements. Enfin, la proportion de femmes bourgmestres a également progressé, et de manière nette en 2012, mais elle reste faible, s’élevant seulement à 13,0 % en Wallonie (soit 34 bourgmestres, contre 8 % en 2006 ; en 2012, cette proportion est de 12,7 % en Flandre et de 5,3 % en Région bruxelloise)  [20][20] Sur le plan national, la proportion de femmes bourgmestres....

71

Dans la deuxième partie de ce Courrier hebdomadaire sont précisées, pour chaque province et chaque arrondissement, la proportion de femmes élues, celle de femmes au sein du collège communal et celle de femmes exerçant les fonctions maïorales.

1.5. Les principales tendances

72

Depuis le scrutin de 2006, dans les communes wallonnes, est désignée bourgmestre la personne de nationalité belge qui obtient le plus grand nombre de voix de préférence sur la liste la plus forte qui participe au pacte de majorité communale. Par conséquent, et sauf désistement de la personne ainsi désignée, on peut considérer que, dans les communes où une liste remporte la majorité absolue des sièges (et, a fortiori, des voix), le nom de la personne qui occupera les fonctions maïorales est connu dès la clôture des résultats du scrutin. En 2006, deux tiers des communes wallonnes (66,0 %) ont connu une situation de majorité absolue et, par conséquent, de désignation automatique de leur bourgmestre. En 2012, cette proportion grimpe à trois quarts des communes de Wallonie (74,4 %). À l’inverse, le nombre de communes dans lesquelles le jeu des alliances nouées après les élections influence la désignation du bourgmestre s’est réduit, passant de 89 à 67 sur 262.

73

Dans la littérature scientifique consacrée aux élections communales en Belgique, est apparue la thèse de la « nationalisation du scrutin local », soit le renforcement du rôle joué par les partis nationaux (en l’occurrence, en Wallonie, des partis francophones) dans un scrutin pourtant de dimension locale  [21][21] 21 Cf. R. DANDOY, J. DODEIGNE, G. MATAGNE, M. REUCHAMPS.... Sans prétendre confirmer ou infirmer cette thèse, on peut relever que, en 2012 comme en 2006, mais à la différence du résultat observé en 1988, en 1994 et en 2000, moins de la moitié des conseillers communaux wallons sont élus sur une liste portant un numéro régional.

74

Parmi les partis qui disposent d’un numéro régional, le scrutin de 2012 ne marque pas de modification de la hiérarchie observée en 2006 : le PS continue, de loin, à devancer le MR (le premier dispose de plus du double de sièges par rapport au second), suivi, dans cet ordre, par le CDH et Écolo. Seuls les écarts varient entre ces quatre formations : le MR, en progrès, se rapproche quelque peu du PS, en recul, tandis que se resserre de manière plus marquée l’écart entre le CDH et Écolo (passant de près de 200 sièges à moins de 25).

75

Dans les communes de plus de 20 000 habitants, peu d’évolutions sont à souligner. Le PS connaît un statu quo si on observe le nombre de communes dans lesquelles il arrive en tête. Cependant, il perd cette position dans 1 des 9 grandes villes wallonnes (en l’occurrence, celle de Namur) et l’occupe désormais dans 1 commune moyenne de plus qu’en 2006. Le MR consolide ses positions, transformant une majorité relative en majorité absolue en sièges. Le CDH arrive désormais en tête dans 1 grande ville de plus qu’en 2006, celle de Namur ; en nombre de positions majoritaires, ce parti devance donc légèrement le MR, alors qu’il faisait jeu égal avec celui-ci en 2006. Enfin, dans ces communes de plus de 20 000 habitants, les listes ne portant pas de numéro régional occupent la première place dans 2 cas de moins qu’en 2006  [22][22] 22 Rappelons que la Wallonie compte, en 2012, une....

76

En ce qui concerne les quatre formations disposant d’un numéro régional, on peut donc considérer que le scrutin communal de 2012 se traduit par une certaine stabilité. Quelques modifications un peu plus importantes sont à relever quand on observe les positions majoritaires des partis dans l’ensemble des communes wallonnes. Le MR et Écolo conservent en 2012 un nombre identique de positions majoritaires à celui enregistré en 2006 ; mais ils consolident quelque peu celles qu’ils détiennent. En léger recul quant au nombre de communes où il arrive en tête, le CDH renforce ses positions dans plusieurs de celles où il est la première force. C’est principalement le PS qui voit le nombre de ses positions majoritaires reculer par rapport à 2006. Lors de ce scrutin-là, ses pertes étaient surtout intervenues dans le Hainaut et dans la province de Namur, provinces dans lesquelles avaient éclaté les « affaires » généralement évoquées pour expliquer ce recul. Dans la région liégeoise, le PS avait alors mieux résisté. En 2012, le PS reprend une part du terrain perdu dans le Hainaut. Cette fois, c’est en province de Liège que ses principaux reculs sont à relever.

77

Les changements les plus importants survenus en Wallonie lors du scrutin communal de 2012 sont, à une autre échelle, à relever parmi les petites formations, celles ne disposant pas d’une représentation au Parlement wallon. Parmi ces partis, et comme il le fait en Flandre (où il porte le nom de PVDA), le PTB progresse fortement. Si l’on ajoute aux 15 sièges que celui-ci décroche en Wallonie les quelques élus remportés par d’autres listes se positionnant très à gauche, et vu le recul significatif des formations d’extrême droite, on peut observer que la gauche radicale compte en 2012 environ 3 fois plus d’élus que les listes d’extrême droite. Il faut remonter au scrutin de 1988 pour observer une telle hiérarchie entre ces deux familles de partis ; à l’époque, le PC comptait encore 6 élus en Wallonie.

78

Quelques-uns des partis se présentant pour la première fois à un scrutin communal en Wallonie ou se présentant désormais seuls parviennent à décrocher des élus. Tel est en particulier le cas des FDF et du PP, qui obtiennent chacun 3 sièges. Le Parti Pirate n’y parvient par contre pas.

2. Les résultats par province et par arrondissement

79

Cette partie examine la situation par province et par arrondissement. Des tableaux établis par arrondissement présentent, pour les quatre derniers scrutins, la liste arrivée en tête dans chaque commune. Ils détaillent la nature des situations majoritaires relevées. Le commentaire aborde les différentes formations politiques traitées dans l’ordre décroissant d’importance qui est le leur en Wallonie : PS, MR, CDH, Écolo, puis les autres listes. Pour chaque province et chaque arrondissement  [23][23] À l’exception de la province de Brabant wallon, qui... sont également précisées la proportion de femmes élues et celle de femmes exerçant des fonctions maïorales et scabinales.

2.1. Les résultats dans la province de Brabant wallon

80

La province de Brabant wallon est composée du seul arrondissement de Nivelles, qui comprend 27 communes. Dans cette province, 4 communes ont vu le nombre de leurs conseillers communaux augmenter de 2 unités : Chastre, Genappe, Nivelles et Ottignies-Louvain-la-Neuve.

81

En 2012, 9 listes PS sont déposées dans la province, soit 1 de moins qu’en 2006. À Rixensart, le PS se présente à nouveau sous le sigle UC-PS, cette fois en faisant usage de son numéro régional. Comme en 2006, 4 listes utilisent uniquement le sigle du MR et son numéro régional. Dans 4 communes, le sigle MR est associé à un autre, principalement IC. Dans 2 cas (Orp-Jauche et Rixensart), l’étiquette ainsi formée utilise le numéro régional du MR. En 2006, le CDH avait déposé une liste portant son étiquette et son numéro régional dans 9 communes brabançonnes, auxquelles s’ajoutait une liste incluant son sigle à Genappe. En 2012, le numéro régional du CDH n’est utilisé que dans 2 communes, dont celle de Genappe où concourt la liste CDH-Horizons. Écolo se présente sous son numéro régional dans 24 communes, soit 1 de plus qu’en 2006. Dans aucune commune de la province ne concourent à la fois ces quatre formations sous leur sigle et leur numéro régional. Par ailleurs, de nombreuses listes à dénomination locale s’apparentent à ces partis.

82

Le tableau 5 présente les positions majoritaires dans les différentes communes de la province de Brabant wallon. Pour le MR et le PS, sont reprises les situations où une liste est déposée sous numéro régional, même si l’étiquette diffère légèrement d’une commune à l’autre.

 - Tableau 5. Élections communales (Wallonie, 2000-2012). Majorités absolues et relatives dans la province de Brabant wallon

A : voix et sièges ; B : sièges ; C : total.

1 Fédération PRL FDF MCC en 2000 avec des listes à dénomination PRL, PRLMCC ou PRLFDF.

 - Tableau 6. Élections communales (Wallonie, 1994-2012). Listes arrivant en tête dans les communes de la province de Brabant wallon

En grasses : majorités absolues en voix et en sièges ; en italiques : majorités absolues en sièges ; en romaines : majorités relatives.

1 Ex æquo en sièges avec AC.

2 Ex æquo en sièges avec PSC et IC.

3 Ex æquo en sièges avec la Fédération PRL FDF MCC.

4 Ex æquo en sièges avec ARC.

5 Ex æquo en sièges avec ITTRE + - L.B.

6 Ex æquo en sièges avec ac.

83

Dans les tableaux 5 et 6, il apparaît que le nombre de communes du Brabant wallon où une liste remporte la majorité absolue s’est une nouvelle fois accru. Depuis 2006, plus de la moitié des communes de cette province connaissent une situation de majorité absolue, au moins en sièges.

84

Dans les communes où il se présentait sous son numéro régional en 2006 et en 2012, le PS connaît 2 reculs (Villers-la-Ville, – 2,4 %, et Waterloo, – 1,7 %) et 2 avancées (Court-Saint-Étienne, + 4,4 %, et Ottignies-Louvain-la-Neuve, + 0,9 %). À Tubize, le PS arrive en tête. À Beauvechain, la liste EC du bourgmestre sortant Marc Deconinck, et à Orp-Jauche la liste UP du bourgmestre sortant Hugues Ghenne, tous deux PS, obtiennent la majorité absolue, en voix pour la première, en sièges uniquement pour la seconde. Le PS est également membre des listes locales de cartel qui arrivent en tête dans les communes de Beauvechain, de Braine-l’Alleud, de Chastre, d’Incourt (où le bourgmestre sortant, Léon Walry, député wallon et chef de groupe PS au Parlement de la Communauté française, remporte 1 307 voix de préférence sur la liste EPI, soit 104 de moins qu’en 2006), de La Hulpe, de Perwez, de Ramillies et de Walhain (où Laurence Smets, bourgmestre sortante, remporte 1 114 voix de préférence, soit 15 de moins qu’en 2006).

85

Le MR progresse dans les 2 communes où il se présente sous son sigle et sous son numéro régional. À Villers-la-Ville, il conforte la majorité absolue décrochée, tant en sièges qu’en voix, en 2006 grâce à un gain de 0,4 % des suffrages. À Waterloo, il gagne 5,7 % des voix et un siège en 2012, après une quasi-stagnation en 2006. Serge Kubla, député au Parlement wallon, ancien ministre wallon et bourgmestre sortant, est automatiquement désigné bourgmestre au vu du résultat de sa liste et de son score personnel (4 767 voix de préférence, soit 434 de moins qu’en 2006). À Rixensart, la liste NAP-MR, qui porte le numéro régional du second et obtient la majorité absolue des sièges, remporte davantage de voix en 2012 (47,2 %) que les listes LB-MR et N.A.P. séparément en 2006 (respectivement 26,4 % et 19,9 %). À Genappe et à Lasne, la liste MR-IC renforce la majorité absolue détenue depuis plusieurs scrutins déjà (+ 5,9 % et + 5,1 % respectivement, portant les scores à 59,5 % et 65,8 %). À Orp-Jauche, la liste MR – UC, deuxième, recueille moins de voix que la liste LB de 2006 à laquelle elle peut être comparée (28,8 % des suffrages contre 34,7 %). À Braine-l’Alleud, la Liste du bourgmestre, élargie à des candidats d’autres formations que le MR, renforce la majorité absolue (54,4 %, soit + 3,5 %) décrochée en 2006 par la liste MR IC. Le bourgmestre sortant, Vincent Scourneau, remporte 4 590 voix de préférence (765 de moins qu’en 2006) et est reconduit dans ses fonctions. À Court-Saint-Étienne, la Liste Maïeur, conduite par le bourgmestre sortant Michael Goblet d’Alviella, élargie à des candidats du CDH, transforme en majorité absolue en voix (51,9 %) la majorité absolue en sièges uniquement que détenait en 2006 la liste MR (44,1 %). La liste LB emmenée à Nivelles par le bourgmestre sortant, Pierre Huart, progresse quelque peu (37,9 %, + 1,2 %) par rapport à la liste MR-UNi déposée en 2006. Sa tête de liste recueille 3 952 votes de préférence, soit 229 de plus qu’en 2006. P. Huart devance à nouveau André Flahaut, président de la Chambre des représentants et ministre d’État, qui emmène cette fois une liste PS portant le numéro régional de ce parti. L’écart entre leurs listes se creuse quelque peu (4,5 %, contre 0,8 % en 2006), tout comme celui entre leurs scores personnels (1 190 voix de différence en 2012, contre 404 six ans auparavant). À Jodoigne, la liste UC renforce encore sa confortable majorité absolue (64,2 %, + 7,4 %). Le bourgmestre sortant, Jean-Paul Wahl, par ailleurs député wallon et de la Communauté française, recueille 1 948 voix de préférence, soit 106 de plus qu’en 2006. À égalité de voix avec le premier échevin sortant, Jean-Luc Meurice, 3e sur la liste UC, il est reconduit dans ses fonctions maïorales puisqu’il conduisait la liste. À Wavre, Charles Michel, président du MR, député fédéral et bourgmestre sortant, est reconduit dans ses fonctions maïorales. Sa liste LB recule cependant (55,1 %, – 6,6 %) ; il remporte 4 983 voix de préférence, soit 2 189 voix de moins qu’en 2006. Enfin, la liste OLLN 2.0 conserve la première place détenue en 2006 par la liste MRiC à Ottiginies-Louvain-la-Neuve, tandis que l’Alliance communale, conduite par la députée wallonne et de la Communauté française Sybille de Coster-Bauchau, arrive en tête à Grez-Doiceau. On note enfin une présence MR sur des listes arrivant en tête à Beauvechain, Chastre, Court-Saint-Étienne, Hélécine, Incourt, La Hulpe, Ramillies et Walhain.

86

Wavre est la seule commune du Brabant wallon dans laquelle le CDH se présente sous son numéro régional en 2012 comme en 2006. En recul, il y arrive en quatrième position (12,1 %, – 1,6 %). À Genappe, la liste CDH-Horizons, déposée sous le numéro régional du CDH, arrive en quatrième et dernière position (13,3 %), tandis que la liste CDH+IND, qui ne portait pas le numéro régional du parti, avait récolté 25,6 % des voix en 2006, réalisant alors le deuxième score de la commune. Aucune autre liste déposée dans le Brabant wallon ne comporte le sigle du CDH dans son appellation. La liste emmenée par un membre du CDH arrive en tête dans les communes d’Hélécine, de Mont-Saint-Guibert et de Perwez (où la liste DRC PluS, élargie cette fois au PS, est conduite par André Antoine, bourgmestre sortant empêché en raison de ses fonctions de vice-président du gouvernement wallon, en charge du Budget, des Finances, de l’Emploi, de la Formation et des Sports, et de vice-président du gouvernement de la Communauté française, en charge du Budget, des Finances et des Sports). À Tubize en revanche, la liste RC, emmenée par le bourgmestre sortant Raymond Langendries, ministre d’État, ancien président de la Chambre des représentants, ancien député européen et ancien ministre, et sur laquelle figure son fils Benoît (CDH), député wallon et de la Communauté française, subit un recul (29,0 %, – 6,8 %) et est devancée par la liste PS (31,0 %) ; elle se trouve écartée du pouvoir. Enfin, le CDH est associé aux listes locales de cartel qui arrivent en première position dans les communes de Beauvechain, de Chastre, de Court-Saint-Étienne et d’Incourt.

87

Écolo progresse par rapport à 2006 dans 16 communes (de + 0,7 % à Wavre à + 7,5 % à Braine-le-Château), reste stable à Nivelles (où Marcel Cheron, député wallon et de la Communauté française et sénateur de communauté, pousse la liste) et à Ramillies, et recule quelque peu dans 4 communes (de – 1,0 % à Chaumont-Gistoux à – 3,5 % à Orp-Jauche). Le parti vert conserve toutefois une représentation dans chacun des conseils des communes du Brabant wallon où il a déposé une liste. Ses résultats s’échelonnent de 8,4 % à Orp-Jauche à 30,8 % à Ottignies-Louvain-la-Neuve. Seules les listes écologistes déposées dans les communes d’Orp-Jauche et de Lasne reçoivent moins de 10 % des suffrages. À Ottignies-Louvain-la-Neuve, Jean-Luc Roland est à nouveau reconduit dans ses fonctions de bourgmestre. À Mont-Saint-Guibert, Écolo est en nette progression (+ 6,6 %) et remporte son deuxième score de la province (30,4 %) ; tête de liste, Philippe Evrard devient le second bourgmestre Écolo du Brabant wallon. À Genappe, Écolo remporte, seul, 1,0 % de suffrages de moins (13,4 %) que le cartel USC-Écolo-IND en 2006, et obtient un score un peu meilleur que la liste Écolo déposée en 2000 (12,2 %). À Incourt, seul face à la liste de cartel emmenée par le bourgmestre sortant, Écolo recueille 18,0 % des suffrages. À La Hulpe, Écolo a rejoint la liste du bourgmestre, qui obtient la majorité absolue des voix. À Perwez enfin, la liste de cartel Ensemble, à laquelle participe Écolo, remporte 40,6 % des voix, tandis que la liste Écolo y obtenait 10,2 % des suffrages en 2006.

88

Parmi les 595 conseillers communaux élus dans l’arrondissement de Nivelles en 2006, 225 (soit 37,8 %) sont des femmes (+ 1,7 % par rapport à 2006). La moyenne de l’arrondissement est supérieure à celle de l’ensemble des communes de la Région wallonne, qui est, pour rappel, de 35,0 %. Les femmes représentent 36,7 % (+ 3,9 % par rapport à 2006) des membres des collèges communaux (contre 28,3 % de moyenne régionale). En proportion tant d’élus que de mandataires exécutifs, la province de Brabant wallon est la province wallonne où l’on compte le plus de femmes. En revanche, seules les communes de Grez-Doiceau, de Lasne et de Walhain ont vu la désignation d’une femme au poste de bourgmestre (11,1 % des communes de l’arrondissement ; la moyenne régionale est de 13,0 %) ; en 2006, elles n’étaient que 2. Dans les communes de Beauvechain, de Braine-l’Alleud, de La Hulpe et de Mont-Saint-Guibert, le collège est paritaire. À Wavre, 5 des 8 membres du collège sont des femmes, tandis qu’elles sont 5 sur 7 dans celui de Lasne (soit respectivement une proportion de 62,5 % et de 71,4 %). Partout ailleurs, les femmes sont minoritaires dans l’exécutif communal. Relevons par ailleurs que la province de Brabant wallon est la seule de Wallonie dont le poste de gouverneur est occupé par une femme.

2.2. Les résultats dans la province de Hainaut

89

Dans la province de Hainaut, 6 communes ont vu le nombre de leurs conseillers communaux augmenter de 2 unités : Beaumont, Courcelles, Enghien, Honnelles  [24][24] En 1994, cette commune a perdu 2 sièges, qu’elle a..., Lens et Les Bons Villers. En revanche, Boussu a perdu 2 conseillers.

90

Pour rappel, le résultat de l’élection tenue le 14 octobre 2012 à Brugelette a été invalidé par le Conseil d’État et un nouveau scrutin a été organisé le 3 mars 2013 (cf. supra). Cela n’a pas eu d’effet sur le décompte des positions majoritaires figurant dans le tableau 7.

 - Tableau 7. Élections communales (Wallonie, 2000-2012) Majorités absolues et relatives dans la province de Hainaut

A : voix et sièges ; B : sièges ; C : total.

1 Fédération PRL FDF MCC en 2000 avec des listes à dénomination PRL ou PRLMCC.

2 PSC en 2000.

91

Le PS se présente sous son numéro régional et sous son sigle dans 55 des 69 communes que compte la province de Hainaut. En progrès dans bon nombre de communes de la province, le PS renforce nettement ses positions majoritaires par rapport aux deux scrutins précédents. Si le nombre de communes où il arrive en tête est identique à celui observé en 2000, c’est, dans pratiquement deux tiers des cas en 2012, en situation de majorité absolue en voix (dans quatre cinquièmes si on y ajoute les majorités en sièges).

92

Le MR dépose une liste sous son sigle et son numéro régional dans 36 communes. Dans 3 autres communes, une liste porte le numéro régional du MR : MR-IC aux Bons Villers et à Seneffe, MRC à Erquelinnes. Comme en 2006, le MR arrive en tête dans 6 communes. En 2012, il décroche 1 majorité absolue en voix de plus qu’en 2006, et 1 majorité relative de moins.

93

Le CDH dépose 23 listes sous son sigle et son numéro régional, auxquelles s’ajoutent 5 listes portant son numéro régional mais un sigle quelque peu différent : MSJCANON-CDH à Anderlues, CDH-LB à Ellezelles, ENSEMBLE-CDH à Enghien, CDH-IB aux Bons Villers et OSER-CDH à Lessines. Une liste portant le numéro régional du CDH arrive en tête dans 4 communes, dont 2 où elle obtient la majorité absolue des sièges, ce qui marque un renforcement de ses positions par rapport à 2006.

94

Écolo se présente dans 48 communes mais n’arrive nulle part en tête.

95

Au total des 69 communes que compte la province de Hainaut, on dénombre 534 femmes parmi les 1 587 élus (33,6 %), 125 femmes parmi les 458 personnes siégeant dans un collège communal (27,3 %) et 11 femmes bourgmestres (15,9 %).

2.2.1. L’arrondissement d’Ath

96

Comme en 2006, le PS connaît une évolution contrastée dans l’arrondissement d’Ath. Il recule, parfois de manière assez significative, dans les communes d’Ath (– 7,6 %, et nouvelle perte de 3 sièges ; en 2006, il avait perdu 8,2 % des voix), de Beloeil (– 4,3 %, mais gain d’1 siège), d’Ellezelles (– 3,1 % ; en 2006, il avait perdu 5 % des suffrages et 2 élus) et de Frasnes-lez-Anvaing (– 1,4 %) ; dans les deux premières communes, il conserve toutefois la majorité absolue, uniquement en sièges dans le cas de Beloeil. Le PS progresse en revanche dans les communes de Chièvres (+ 2,2 %), de Flobecq (+ 2,5 % par rapport à la liste PS-Vitalité déposée, sous numéro régional, en 2006)  [25][25] Rudy Demotte, ministre-président des gouvernements... et, de manière spectaculaire, de Bernissart (+ 16,1 %), où il réalise son meilleur résultat de l’arrondissement et conquiert une confortable majorité absolue (65,1 %) ; à Chièvres également, le PS transforme sa majorité absolue en sièges en une majorité absolue en voix (51,2 %), tandis qu’il la consolide à Flobecq (54,0 %). Le PS recueille son moins bon résultat de l’arrondissement à Frasnes-lez-Anvaing (23,7 %). À Brugelette enfin, la liste LM-CDH-PS a remporté 46,9 % des voix et 7 sièges le 14 octobre 2012, majorité absolue renforcée lors de la seconde élection, tenue le 3 mars 2013, à l’issue de laquelle cette liste a obtenu 47,3 % des suffrages et 8 sièges ; en 2006, le PS remportait, seul, 39,4 % des voix.

97

Le MR a déposé une liste dans 5 des 8 communes que compte l’arrondissement d’Ath. Il remporte à nouveau la majorité absolue des suffrages à Frasnes-lez-Anvaing (54,9 %, + 2,4 %), où le bourgmestre sortant et député wallon et de la Communauté française, Jean-Luc Crucke, est confirmé dans ses fonctions maïorales (totalisant 2 691 voix de préférence, soit 295 voix de plus qu’en 2006, il reçoit le soutien de 65 % des électeurs ayant choisi sa liste). Le MR progresse également dans les communes de Chièvres (+ 2,2 %) et d’Ath (+ 8,6 %, soit 23,3 %) ; Ath demeure néanmoins la commune de l’arrondissement où le MR réalise son moins bon résultat. Il recule par contre à Flobecq (– 4,1 %). À Beloeil, le MR remporte 28,6 % des voix, alors qu’un cartel obtenait la majorité absolue des voix en 2006 (52,5 %). Hormis à Frasnes-lez-Anvaing, le MR arrive à chaque fois en deuxième position, derrière le PS en majorité absolue. À Bernissart, la liste MR-CDH-IC recueille 25,7 % des voix, tandis que le MR remportait, seul, 20,1 % des suffrages en 2006. À Ellezelles, où le MR obtenait 29,3 % des voix en 2006, la liste IC, sur laquelle figurent des candidats du MR, remporte 19,1 % des suffrages.

98

Le CDH dépose 4 listes sous son numéro régional dans l’arrondissement d’Ath. À Ellezelles, la liste CDH-LB emmenée par Ides Cauchies, député wallon et de la Communauté française, remporte 43,8 % des suffrages, soit 8,2 % de plus que la liste CDH en 2006, et conserve la première position acquise six ans auparavant, ainsi que le maïorat. À Flobecq, le CDH opère un gain de 1,5 % des voix et recueille 19,5 % des suffrages. Il obtient 13,3 % des voix à Frasnes-lez-Anvaing, soit un peu moins que la liste UC-CDH en 2006 (14,7 %), et 8,2 % à Chièvres. À Brugelette, la liste LM-CDH-PS a remporté 46,9 % des voix et 7 sièges le 14 octobre 2012, puis 47,3 % des suffrages et 8 sièges (soit la majorité absolue) le 3 mars 2013. À Bernissart, le cartel MR-CDH-IC remporte 25,7 % des suffrages et arrive en deuxième position. À Ath, des candidats du CDH figurent sur la liste Forum, qui recueille 14,6 % des voix (– 5,7 %). À Beloeil enfin, où un cartel MR-CDH remportait la majorité absolue des suffrages en 2006, les candidats du CDH se présentent en 2012 sur la liste Ensemble 2012, qui obtient 19,1 % des voix et la troisième place.

99

Écolo se présente dans toutes les communes de l’arrondissement, hormis celle de Flobecq. Il progresse dans celles d’Ath (+ 4,7 %), d’Ellezelles (+ 5,1 %) et de Frasnes-lez-Anvaing (+ 0,3 %) et recule dans celle de Bernissart (– 0,5 %). Écolo recueille 5,3 % des voix à Beloeil, seule commune de l’arrondissement où il se présente et ne décroche pas de siège, 13,5 % puis 12,2 % à Brugelette, et 9,4 % à Chièvres. Ses scores oscillent entre 5,3 % (à Beloeil) et 12,2 % (à Brugelette).

100

Parmi les conseillers communaux élus dans l’arrondissement d’Ath en 2012, 32,5 % sont des femmes (+ 1,3 %). Elles représentent 27,1 % (+ 5,5 %) des membres des collèges communaux. Ces deux chiffres se situent quelque peu en dessous de la moyenne régionale. On ne compte ni femme bourgmestre, ni collège communal paritaire.

 - Tableau 8. Élections communales (Wallonie, 1994-2012). Listes arrivant en tête dans les communes de l’arrondissement d’Ath

En grasses : majorités absolues en voix et en sièges ; en italiques : majorités absolues en sièges ; en romaines : majorités relatives.

1 Ex æquo en sièges avec la liste LB.

2 Ex æquo en sièges avec la liste PRL-IC.

2.2.2. L’arrondissement de Charleroi

101

La plupart des listes déposées dans l’arrondissement de Charleroi portent le numéro régional d’un parti. Le PS est présent dans 13 communes sur 14, le MR dans 12, Écolo dans 11 et le CDH dans 10.

102

Le PS arrive en tête dans 10 des 14 communes que compte l’arrondissement de Charleroi. Dans 5 d’entre elles, il remporte la majorité absolue des suffrages : Farciennes, où le PS réalise son résultat le plus élevé de Wallonie (79,8 %, soit + 13,3 % ; le député wallon et de la Communauté française Hugues Bayet, bourgmestre sortant, est reconduit dans ses fonctions), Chapelle-lez-Herlaimont (64,0 %, + 1,8 %), Manage (61,8 %, + 3,1 %), Aiseau-Presles (57,0 %, + 4,2 %) et Châtelet (54,3 %, + 3,8 %). Dans 3 autres, il remporte la majorité absolue, mais uniquement en sièges : Fontaine-l’Évêque (49,7 %, + 7,8 %), Charleroi (47,7 %, + 9,3 %) et Fleurus (44,9 %, – 3,7 % et perte de 2 sièges) ; dans les deux premières communes, le PS reconquiert la majorité absolue perdue en 2006. À Courcelles et à Pont-à-Celles, le PS recule légèrement (respectivement – 2,0 % mais gain d’1 siège, et – 1,9 %). À Gerpinnes, le PS recueille 27,0 % des voix et arrive en deuxième position. À Seneffe, où le PS détenait la majorité absolue depuis la fusion des communes de 1977, certains mandataires élus sur la liste PS en 2006 se sont présentés en 2012 sur une liste concurrente, AC (pour Alternative citoyenne) ; le PS voit son score s’effondrer (29,6 %, soit – 24,8 %, son recul le plus important de Wallonie) et sa représentation au conseil communal divisée par deux. À Montigny-le-Tilleul, le PS (17,3 %) perd 9,9 % des voix et voit également le nombre de ses élus divisé par deux ; il cède la deuxième place au CDH. Dans la commune des Bons Villers enfin, la liste ENSEMBLE, sur laquelle figurent plusieurs des candidats présents en 2006 sur la liste PS, remporte 17,4 % des voix (contre 21,9 % pour la liste PS six ans auparavant). Parmi les candidats du PS, 6 bourgmestres sortants sont reconduits dans leurs fonctions : Jean Fersini (Aiseau-Presles), Daniel Vanderlick (Châtelet), Hugues Bayet (Farciennes), Jean-Luc Borremans (Fleurus), Pascal Hoyaux (Manage) et Christian Dupont (Pont-à-Celles). Le PS compte également 3 autres bourgmestres : Karl De Vos (Chapelle-lez-Herlaimont), Paul Magnette (Charleroi), ministre fédéral des Entreprises publiques, de la Politique scientifique et de la Coopération au développement, chargé des Grandes Villes  [26][26] 26 Il démissionnera de ses fonctions ministérielles..., et Noël Van Kerckhoven (Fontaine-l’Évêque) ; tous trois figuraient en tête de leur liste.

103

Par rapport au scrutin de 2006, le MR recule dans plusieurs communes de l’arrondissement : Aiseau-Presles (12,6 %, – 6,9 % et perte de 2 sièges), Châtelet (– 0,1 %), Charleroi (16,3 %, – 8,4 % et perte de 5 sièges sur 14 ; la liste est emmenée par Olivier Chastel, ministre fédéral du Budget et de la Simplification administrative), Farciennes (5,4 %, – 5,4 % ; le MR perd toute représentation au conseil communal), Gerpinnes (– 2,5 %) et Manage (– 2,3 %). Il enregistre néanmoins des progressions, parfois substantielles. À Montigny-le-Tilleul, la bourgmestre sortante, Véronique Cornet, députée wallonne et de la Communauté française, est reconduite dans ses fonctions ; sa liste transforme sa majorité absolue en sièges seulement en une majorité absolue en voix (52,5 %, + 6,6 %). Dans la commune des Bons Villers, la liste MR-IC obtient la majorité absolue des sièges (46,4 %, + 10,0 %) et le bourgmestre sortant, Emmanuel Wart, est reconduit dans ses fonctions. À Seneffe, la liste MR-IC, profitant de la division du PS, arrive en tête (38,0 %, + 16,4 % et 5 sièges de plus), et Bénédicte Poll, qui conduit la liste, devient bourgmestre. À Courcelles, le MR gagne 9,7 % des voix et 5 sièges de plus qu’en 2006 (soit 30,0 %). Deuxième, il s’allie dans cette commune au CDH et à Écolo pour rejeter le PS dans l’opposition ; il obtient le poste de bourgmestre, attribué à Caroline Taquin. À Pont-à-Celles, le MR conforte sa deuxième place (28,7 %, + 7,2 %), tandis qu’il demeure troisième à Fleurus (+ 2,1 % et gain d’1 siège). À Fontaine-l’Évêque, un cartel CDH-MR arrive en deuxième position ; tel est également le cas à Chapelle-lez-Herlaimont pour la liste ENSEMBLE, qui associe les deux mêmes partis.

104

À Gerpinnes, le CDH (45,0 %) réalise une progression nette (+ 5,8 % et 2 sièges), qui lui procure la majorité absolue des sièges ; le bourgmestre sortant, Philippe Busine, est reconduit dans ses fonctions. À Montigny-le-Tilleul, le CDH devient la deuxième formation grâce à une légère progression (+ 2,3 %) et, surtout, grâce au net recul du PS. À Fontaine-l’Évêque, le cartel qu’il forme avec le MR remporte 25,4 % des suffrages. Dans les autres communes de l’arrondissement, les résultats du CDH sont plus mitigés ou négatifs : + 0,8 % à Fleurus ; – 0,8 % et – 1,3 % respectivement à Charleroi et à Farciennes ; de – 2,9 % à – 3,3 % à Courcelles, à Châtelet et à Pont-à-Celles et perte d’1 siège dans chacune de ces 3 communes ; – 6,9 % et perte d’1 siège à Seneffe. Aux Bons Villers, la liste CDH-IB remporte 27,8 % des voix, contre 33,0 % pour la liste CDH en 2006. À Aiseau-Presles, la liste ENSEMBLE, qui rassemble en particulier des candidats du CDH et d’Écolo, obtient 30,4 % des voix et 6 sièges ; en 2006, les listes CDH et Écolo recueillaient respectivement 8,5 % et 18,5 % des voix et 1 et 3 sièges. À Chapelle-lez-Herlaimont, la liste ENSEMBLE associe le MR et le CDH ; elle remporte 17,6 % des voix en 2012, soit le score que le CDH réalisait, seul, en 2006 (tandis que le MR en obtenait alors 20,2 %).

105

Dans les communes où la comparaison est possible avec le scrutin de 2006, Écolo subit le plus souvent un recul limité : Manage (– 0,3 %), Les Bons Villers et Seneffe (– 0,4 %), Charleroi (– 0,7 %, liste dont les deux dernières places sont occupées par les députés wallons et de la Communauté française Isabelle Meerhaeghe et Xavier Desgain), Courcelles et Pont-à-Celles (– 1,1 %) ou Châtelet (– 1,9 %). Il progresse à Fleurus (+ 4,8 %) et à Montigny-le-Tilleul (+ 0,9 %), où il entre au conseil communal. Absent en 2006 à Gerpinnes et à Chapelle-lez-Herlaimont, Écolo y remporte respectivement 7,8 % et 10,1 % des voix en 2012. À Aiseau-Presles, la liste ENSEMBLE, qui rassemble en particulier des candidats du CDH et d’Écolo, obtient 30,4 % des voix et 6 sièges, soit un score meilleur que le total des suffrages ou des sièges remportés séparément en 2006 par le CDH et Écolo.

106

En 2006, le FN remportait 15 sièges dans l’arrondissement de Charleroi, soit plus de la moitié des 26 sièges obtenus sur l’ensemble des communes wallonnes. En 2012, 4 des 5 sièges décrochés en Wallonie par une formation relevant stricto sensu de l’extrême droite sont acquis dans une commune de cet arrondissement. Au conseil communal de Charleroi, 2 sièges sont attribués à la liste FN-belge (5,8 %), tandis que les listes FNW (2,0 %), Nation (1,1 %), DN et NWA (0,5 % chacune) n’obtiennent pas d’élu. L’extrême droite totalise donc 9,9 % des suffrages dans la plus peuplée des villes wallonnes, auxquels s’ajoute le résultat de la liste Wallonie d’abord ! (1,1 %) ; en 2006, le Front national remportait 9,8 % des voix et 3 sièges, et sa dissidence Force nationale  [27][27] 27 Pour rappel, Force nationale s’est muée en 2008... 3,8 % (mais pas d’élu). À Fleurus, la liste LEPEN remporte 7,1 % des voix et Salvatore Nicotra, élu sur la liste du FN en 2006, conserve son siège (en 2006, sa liste remportait 9,1 % des voix et 2 sièges). À Châtelet, la liste LEPEN remporte 5,4 % des voix et 1 siège également ; en 2006, 2 listes d’extrême droite y totalisaient 13,6 % et 3 sièges. À Pont-à-Celles, où le FN remportait 12,6 % des voix et 3 sièges en 2006, la liste UC, conduite par l’ancien député FN Charles Petitjean, récolte 4,1 % des voix. Par ailleurs, une liste PP y obtient 5,2 % des voix et une liste Wallonie d’abord ! 2,4 % ; aucune de ces 3 listes n’obtient d’élu. À Courcelles, la liste NWA remporte 2,8 % des suffrages mais pas de représentation au conseil communal.

107

À Courcelles, le Front de gauche recueille 6,1 % des suffrages et 1 siège, attribué à Robert Tangre, élu en 2006 sur la liste UCPW (6,1 %). La liste PTB+ obtient 2,5 % des voix mais pas de siège ; en 2006, la liste PTB+PCC avait récolté 1,7 % des voix. À Charleroi en revanche, le PTB obtient 1 élu (3,4 %, + 1,3 %).

108

À Charleroi également, une liste FDF recueille 1,8 % des voix, mais n’obtient pas d’élu.

109

Le pourcentage de femmes parmi les conseillers communaux élus dans l’arrondissement de Charleroi en 2012 (36,8 %, soit + 4,0 %) est supérieur à la moyenne régionale. Elles sont en revanche 24,3 % (+ 0,7 %) dans les collèges communaux, soit significativement en deçà de la moyenne wallonne. Mais outre Véronique Cornet (MR) à Montigny-le-Tilleul, on compte désormais deux autres femmes bourgmestres dans l’arrondissement : Caroline Taquin à Courcelles et Bénédicte Poll à Seneffe. Toutes trois sont issues du MR. Aucun collège n’est paritaire.

 - Tableau 9. Élections communales (Wallonie, 1994-2012). Listes arrivant en tête dans les communes de l’arrondissement de Charleroi

En grasses : majorités absolues en voix et en sièges ; en italiques : majorités absolues en sièges ; en romaines : majorités relatives.

1 Ex æquo en sièges avec le CDH.

2.2.3. L’arrondissement de Mons

110

Contrairement aux scrutins de 2000 et de 2006, où il était la seule formation présente sous son sigle et son numéro régional dans chacune des 13 communes de l’arrondissement de Mons, le PS est cette fois absent de la commune de Quiévrain. Ses scores oscillent entre 18,5 % à Jurbise (– 2,5 %) et 66,9 % à Hensies (+ 3,6 %). Le PS perd la position de premier parti dans la commune de Quiévrain, où il participe à la liste de cartel EpQ Ensemble, qui se retrouve dans l’opposition, et dans celle de Lens, où il enregistre son recul le plus important de l’arrondissement (– 22,9 %, soit un score de 20,6 %, contre 43,5 % en 2006 et 29,8 % en 2000). En revanche, il devient le premier parti dans la commune de Honnelles, où il réalise sa plus forte progression (+ 12,3 %). Par conséquent, il arrive en tête dans 9 communes, contre 10 lors du scrutin précédent ; dans toutes ces communes, il obtient la majorité absolue, uniquement en sièges à Frameries et à Honnelles. Le PS progresse, parfois nettement, dans 8 communes (de + 0,5 % à Saint-Ghislain à + 11,4 % à Quaregnon et + 12,3 % à Honnelles) et recule dans 4 (de – 2,4 % à Jurbise à – 22,9 % à Lens). Sept bourgmestres socialistes sortants conduisent à nouveau la liste du parti (à Boussu, Colfontaine, Frameries, Hensies, Honnelles, Quévy et Saint-Ghislain). À Lens, le bourgmestre sortant, Ghislain Moyart, conduit une liste dissidente (Lens et Vous). Le PS conserve la majorité absolue dans les communes de Boussu, Colfontaine, Hensies, Mons, Quaregnon et Saint-Ghislain. Il transforme sa majorité absolue en sièges en une majorité absolue en voix à Colfontaine et à Quévy. Il conquiert la majorité absolue des sièges à Honnelles et récupère celle perdue en 2006 à Frameries. En revanche, il perd la majorité absolue en sièges dont il disposait à Lens et y devient la troisième formation. Plusieurs parlementaires et ministres se présentent sur les listes PS déposées dans l’arrondissement de Mons, dont le Premier ministre, Elio Di Rupo.

111

Dans 6 communes, le MR a déposé une liste sous son sigle et son numéro régional. Ses scores s’y échelonnent entre 9,3 % à Boussu et 17,9 % à Mons. Il progresse à Honnelles (+ 2,5 %) ainsi qu’à Mons (+ 1,3 %) et recule à Boussu (– 2,1 %), à Colfontaine (– 4,6 %) et à Frameries (– 1,6 %). À Hensies, la liste MR remporte 14,6 % des suffrages en 2012, alors que la liste MR-UC, déposée sous un numéro local, obtenait 36,7 % des voix en 2006. À Jurbise, la Liste de la bourgmestre sortante Jacqueline Galant, députée fédérale MR, conforte une nouvelle fois sa majorité absolue en progressant de 7,5 % (après un gain de 10,3 % des suffrages en 2006). Dans la commune voisine de Lens, sa sœur, Isabelle Galant, deuxième sur la liste MDC déposée sous un numéro local, devient bourgmestre grâce à son score personnel ; sa liste remporte 42,6 % des voix (en 2006, sous son numéro régional, le MR obtenait 22,4 % des suffrages). À Quiévrain, le MR compte une troisième bourgmestre : Véronique Damée réalise le meilleur score de la liste CHANGER qu’elle conduit ; cette liste remporte la majorité absolue des voix (en 2006, la liste MR-CDH, présentée sous le numéro régional du MR, avait obtenu 38 % des voix). À Dour, le MR participe à la liste DR Plus, du bourgmestre sortant (Carlo Di Antonio, CDH) ; cette liste conquiert la majorité absolue des voix. À Quévy, le MR est la principale composante de la liste GS Quévy, qui recueille 37,8 % des voix. À Saint-Ghislain enfin, la liste de cartel CDH-MR-Écolo-AC obtient 40,2 % des voix mais ne parvient pas à mettre un terme à la majorité absolue détenue par le PS ; en 2006, le MR y remportait, seul, 11,5 % des suffrages.

112

Le CDH enregistre un recul, parfois sévère, dans les 3 communes où il se présente sous son numéro régional : Boussu (– 6,9 %), Frameries (– 10,9 %) et Mons (– 3,0 %, liste emmenée par Savine Moucheron, députée wallonne et de la Communauté française). À Quiévrain, la liste CDH plus, qui ne porte pas le numéro régional du parti, obtient 10,9 % des voix et termine en troisième et dernière position ; en 2006, un cartel MR-CDH remportait 38,0 % des suffrages. À Dour, le ministre wallon des Travaux publics, de l’Agriculture, de la Ruralité, de la Nature, de la Forêt et du Patrimoine, Carlo Di Antonio, bourgmestre empêché, conduit la liste DR Plus, élargie cette fois au MR ; cette liste obtient la majorité absolue des voix (52,9 % ; en 2006, DOURENOUVEAU obtenait 42,1 % des suffrages et le MR 13,9 %). À Colfontaine, la liste C.PLUS, à laquelle participe le CDH, remporte 25,1 % des voix et arrive en deuxième position ; en 2006, le CDH obtenait 14,2 % des voix et se classait troisième. À Saint-Ghislain enfin, le cartel CDH-MR-Écolo-AC recueille 40,2 % des suffrages, derrière le PS, majoritaire.

113

Comme en 2006, Écolo a déposé une liste dans 9 communes. Ses résultats varient de 6,8 % à Dour (+ 1,1 %, ce qui permet au parti vert de réintégrer le conseil communal) à 15,2 % à Boussu (– 2,6 %). Écolo progresse à Dour, Frameries, Mons, Quaregnon (+ 0,2 % dans chacune de ces 3 dernières communes) et Quévy, et recule à Boussu, Honnelles (– 3,7 %) et Jurbise (où il perd 2 voix). À Lens, où il ne se présentait pas en 2006, Écolo remporte 7,0 % des voix. Écolo participe au cartel qui remporte 40,2 % des suffrages à Saint-Ghislain, à la liste EpQ Ensemble qui en obtient 38,6 % à Quiévrain, et au cartel C.PLUS qui recueille 25,1 % des voix à Colfontaine ; chacune de ces listes arrive en deuxième position dans sa commune.

114

À Frameries, une liste PP obtient 7,9 % des suffrages et 1 siège. À Mons, 1 siège va au PTB (3,6 %, + 2,4 %) et 1 autre à la liste CITOYEN, conduite par John Joos, figure locale investie dans la démocratie participative et dans le combat des victimes de l’incendie de l’immeuble social Les Mésanges, qui a causé la mort de sept personnes en 2003.

115

Quasiment absente de l’arrondissement de Mons en 2012, l’extrême droite perd les 6 sièges obtenus en 2006.

 - Tableau 10. Élections communales (Wallonie, 1994-2012). Listes arrivant en tête dans les communes de l’arrondissement de Mons

En grasses : majorités absolues en voix et en sièges ; en italiques : majorités absolues en sièges ; en romaines : majorités relatives.

1 Ex æquo en sièges avec le PS.

2 Ex æquo en sièges avec QR.

116

La proportion de femmes parmi les conseillers communaux élus dans l’arrondissement de Mons en 2012, soit 32,6 %, est en légère progression par rapport à 2006 (+ 0,5 %) ; elle est par contre cette fois en dessous de la moyenne wallonne de 35,0 %. Leur présence dans les collèges (32,6 %), en net progrès par rapport à 2006 (+ 8,2 %), est par contre désormais supérieure à la moyenne régionale. Comme en 2006, une femme a été désignée au poste de bourgmestre dans les communes de Jurbise et de Quévy, auxquelles s’ajoutent en 2012 les communes de Lens et de Quiévrain, soit une proportion, pour l’arrondissement, de 30,8 % (plus du double de la moyenne wallonne). À Mons, Elio Di Rupo, bourgmestre empêché en raison de ses fonctions de Premier ministre, n’est plus remplacé par une femme, comme ce fut le cas au lendemain du scrutin de 2006. La plus forte présence de femmes au sein d’un exécutif est à relever à Jurbise, dont le collège est paritaire.

2.2.4. L’arrondissement de Mouscron

117

L’arrondissement de Mouscron comprend les communes de Mouscron et de Comines-Warneton. Dans la première, où les sociaux-chrétiens arrivent habituellement en tête, le CDH gagne 1,8 % et 2 sièges ; avec 45,5 % des voix, il dispose désormais de la majorité absolue des sièges. À Comines-Warneton, en revanche, la liste Action, de tendance CDH, perd 2,5 % et voit sa majorité absolue en voix se transformer en une majorité absolue en sièges uniquement (49,5 %).

118

Le MR progresse dans les 2 communes : il remporte 14,4 % des voix à Mouscron (+ 1,2 % et gain d’1 siège) et 30,2 % (+ 4,2 %) à Comines-Warneton.

119

À Mouscron, le PS (26,7 %) perd 4,5 % des suffrages et les 2 sièges conquis en 2006, tandis qu’Écolo recule de 1,5 % et perd 1 siège. À Comines-Warneton, les deux formations se présentent en cartel, comme en 2006, et recueillent 20,3 % des voix, soit 1,7 % de suffrages en moins que lors du scrutin précédent.

 - Tableau 11. Élections communales (Wallonie, 1994-2012). Listes arrivant en tête dans les communes de l’arrondissement de Mouscron

En grasses : majorités absolues en voix et en sièges ; en italiques : majorités absolues en sièges ; en romaines : majorités relatives.

120

Comines-Warneton présente la particularité d’être la seule commune de Wallonie où les électeurs déterminent également, via leur vote, la répartition des sièges au collège communal. En 2006, Action avait obtenu 3 échevins et les listes MR et PS-Écolo 1 échevin chacune ; le scrutin de 2012 n’a pas changé cette répartition. Par conséquent, toutes les formations présentes lors du scrutin continuent à faire partie du collège communal.

121

En outre, toujours à Comines-Warneton, une élection distincte désigne les conseillers au conseil de l’action sociale (CPAS). Le MR y remporte 2,2 % de moins qu’à l’élection du conseil communal, tandis que le cartel PS-Écolo y remporte 2,3 % de plus. Les deux scores d’Action sont quasiment identiques.

122

En moyenne, la proportion de femmes élues dans les conseils communaux de l’arrondissement est de 38,7 % (+ 6,4 %) et leur place dans les collèges communaux de 31,3 % (– 4,0 %). Aucune des deux communes n’est dirigée par une femme bourgmestre, et les deux collèges sont majoritairement masculins.

2.2.5. L’arrondissement de Soignies

123

Le PS est présent sous son sigle dans 7 des 8 communes de l’arrondissement de Soignies. Il progresse à La Louvière (+ 8,4 %), où il retrouve la majorité absolue en voix (50,1 %), et à Lessines (+ 2,5 %), mais recule à Braine-le-Comte (– 0,8 %), Enghien et Soignies (– 4,9 %). Dans cette dernière commune, le bourgmestre sortant et député wallon et de la Communauté française, Marc de Saint-Moulin, conserve toutefois le maïorat. Dans les communes où il ne s’était pas présenté sous son numéro régional en 2006, le PS obtient 27,7 % à Écaussinnes (deuxième position) et 15,5 % à Silly (troisième). Dans la commune du Roeulx, le PS participe à la liste ALTERNATIVE (19,9 %), qui arrive en deuxième position. Outre La Louvière, où le bourgmestre Jacques Gobert est reconduit dans ses fonctions, Lessines et Soignies voient le PS arriver en tête, comme lors des deux scrutins précédents. Ses scores dans l’arrondissement vont de 15,5 % à Silly à 50,1 % à La Louvière.

124

Comme en 2006, le MR n’est présent sous son numéro régional que dans les communes de La Louvière (– 1,7 %) et de Soignies (+ 0,7 %). À Braine-le-Comte, la liste Braine, emmenée par le bourgmestre sortant, Jean-Jacques Flahaux (MR), consolide sa majorité absolue (52,4 %, + 3,5 %) ; son score personnel est en léger recul (3 592 voix de préférence, – 214). Au Roeulx, le MR participe à la liste IC, qui remporte la majorité absolue des suffrages (68,2 %). Le bourgmestre sortant, Benoît Friart (MR), conserve le maïorat. À Silly, le bourgmestre sortant, Christian Leclercq (MR), conduit la liste LB qui remporte la majorité absolue des suffrages, cette fois sans le PS. Obtenant 1 664 voix de préférence (soit 4 de plus qu’en 2006), il est une nouvelle fois reconduit dans ses fonctions maïorales. À Enghien, la liste de la bourgmestre sortante (LB) et députée wallonne et de la Communauté française Florine Pary-Mille (MR) remporte 23,6 % des voix (– 0,4 %) et recule à la troisième position ; elle est écartée du pouvoir. À Lessines enfin, la liste ENSEMBLE, de tendance MR, récolte 22,2 % des voix (+ 0,8 %) et se classe deuxième.

125

Dans la moitié des communes de l’arrondissement, une liste porte le numéro régional du CDH. À Silly, le CDH perd 2,9 % des voix mais demeure deuxième (23,6 %), tandis qu’à La Louvière, il perd 1,7 % et conserve la troisième position (12,2 %). À Enghien, où le CDH arrivait en tête en 2006 (29,1 %), la liste ENSEMBLE-CDH recueille 26,5 % des voix ; elle conserve la première position, mais à égalité en nombre de sièges avec deux autres listes. À Lessines, la liste OSER-CDH (22,1 %) arrive en troisième position. Au Roeulx, la liste IC, à laquelle participe le CDH, remporte la majorité absolue des voix. À Soignies et à Écaussines, les listes ENSEMBLE, sur lesquelles figurent des candidats du CDH, obtiennent respectivement 27,9 % et 31,0 % des voix ; la seconde décroche la première place. À Braine-le-Comte, des candidats du CDH sont présents sur la liste IC, qui recueille 10,7 % (– 10,3 %) et recule à la troisième position.

126

Écolo est présent dans 8 communes, soit 2 de plus qu’en 2006 ; la liste déposée à Lessines porte l’appellation Écolo-Libre. Écolo progresse à la Louvière, à Silly (+ 0,3 %), à Soignies et surtout à Enghien (+ 9,8 %). Dans cette dernière commune, il remporte 25,3 % des suffrages et sa tête de liste, le député régional et de la Communauté française Olivier Saint-Amand, devient bourgmestre, le premier d’Écolo dans le Hainaut. À Braine-le-Comte, Écolo perd 1,2 % des voix, soit exactement l’équivalent de la progression enregistrée en 2006, mais conserve le second siège acquis six ans auparavant. Écolo recueille 10,0 % à Écaussines et 11,9 % au Roeulx, communes dont il était absent en 2006. À Lessines, la liste de cartel portant le numéro régional d’Écolo obtient 16,3 % des voix, alors que, en 2006, Écolo en remportait 7,0 % et LIBRE en recueillait 13,6 %.

127

La liste déposée par le PTB (PTB+) à La Louvière progresse de 0,7 % par rapport à 2006 et, recueillant 4,9 %, conserve le siège obtenu six ans plus tôt au conseil louviérois.

128

Alors que des listes d’extrême droite étaient présentes en 2006 dans les communes de Soignies et de La Louvière, seule cette seconde voit en 2012 le dépôt d’une liste FNW. Celle-ci remporte 4,1 % des voix et 1 siège (attribué à un des conseillers communaux sortants du FN), soit 2 de moins que le FN six ans auparavant.

129

Les listes FDF, déposées à Braine-le-Comte et à Lessines, remportent respectivement 4,1 % et 3,8 % des voix, mais pas d’élu.

130

Les listes PIRATE présentées à Braine-le-Comte et à La Louvière obtiennent chacune 2,1 % des suffrages, mais pas de représentation.

131

Les listes Parti wallon et Front de Gauche déposées à La Louvière remportent respectivement 2,1 % et 1,7 %, mais pas d’élu.

132

La liste PP déposée à Braine-le-Comte recueille 1,4 % des voix, mais pas de siège.

 - Tableau 12. Élections communales (Wallonie, 1994-2012). Listes arrivant en tête dans les communes de l’arrondissement de Soignies

En grasses : majorités absolues en voix et en sièges ; en italiques : majorités absolues en sièges ; en romaines : majorités relatives.

1 Ex æquo en sièges avec EC.PLUS (CDH+autres).

2 Ex æquo en sièges avec Écolo et LB (MR).

133

Parmi les conseillers communaux élus dans l’arrondissement de Soignies en 2012, 32,8 % (+ 5,6 %) sont des femmes, soit, comme en 2006, une sous-représentation significative par rapport à la moyenne régionale. Elles sont en revanche 30,4 % (– 0,6 %) dans les collèges communaux, alors que la moyenne wallonne est quelque peu inférieure. Dans aucune commune de l’arrondissement, le collège n’est paritaire. Aucune non plus n’est dirigée par une bourgmestre (alors que les communes d’Écaussinnes et d’Enghien l’étaient à la suite du scrutin de 2006).

2.2.6. L’arrondissement de Thuin

134

Le PS se présente sous son numéro régional dans 7 des 14 communes de l’arrondissement de Thuin. Il recule à Thuin, où il perd la majorité absolue des voix mais conserve la majorité absolue des sièges (47,4 %, soit – 6,4 %) ; le bourgmestre sortant, Paul Furlan, empêché en raison de ses fonctions de ministre wallon des Pouvoirs locaux et de la Ville, est reconduit dans ses fonctions maïorales (2 881 voix de préférence en 2006, soit une perte de 1 131 voix), fonctions toujours exercées par Marie-Ève Van Laethem. Le PS progresse dans les communes d’Anderlues (52,6 %, + 6,8 %), de Binche (57,0 %, + 17,3 %), de Merbes-le-Château (59,3 %, + 18,6 %) et de Morlanwelz (60,4 %, + 10,5 %) ; dans toutes ces communes, il retrouve la majorité absolue des suffrages, perdue en 2006 à Anderlues et en 2000 à Binche et à Merbes-le-Château. Le PS remporte également 21,3 % des voix à Beaumont. À Lobbes, il en recueille 28,4 % et arrive en tête ; en 2006, les candidats du PS figuraient sur la liste ENSEMBLE, qui obtenait 39,8 % des suffrages. À Erquelinnes, la liste PSPLUS, qui ne porte pas le numéro régional du parti, obtient 22,6 % des voix. À Momignies, le cartel MR-PS récolte 60,7 % des voix, contre 50,2 % en 2006. À Chimay, la liste BOUGE+, conduite par la députée wallonne et de la Communauté française Françoise Fassiaux-Looten (PS), remporte 50,5 % des suffrages et décroche la majorité absolue en devançant de 65 voix la liste du maïeur sortant ; la parlementaire devient bourgmestre. À Estinnes, la liste GP, de tendance PS, obtient 26,8 % des voix et arrive en deuxième position. Le PS est enfin allié, au sein de listes locales, à d’autres formations : Écolo à Froidchapelle (liste AC, 36,5 %) et à Ham-sur-Heure-Nalinnes (liste Cap communal, 23,8 %, soit + 1,9 % par rapport au score des deux partis se présentant séparément en 2006), et le CDH à Sivry-Rance (liste MIL, 66,8 %).

135

Présent dans 8 communes, le MR progresse par rapport à 2006 à Anderlues (+ 2,3 %), à Ham-sur-Heure-Nalinnes (+ 6,8 %, portant la majorité absolue à 60,2 % des suffrages), à Merbes-le-Château (+ 10,5 %) et à Thuin (+ 6,1 %) ; il gagne 1 siège dans chacune des deux premières communes, 2 dans chacune des deux autres. Il recule à Lobbes (– 4,2 %), où il perd 1 siège. À Binches, le MR remporte 13,2 % des voix et 3 sièges ; en 2006, 2 listes libérales concurrentes, MRB et MCB, recueillaient séparément 6,7 % et 2,8 %, et seule la première décrochait 1 siège. À Estinnes, le MR recueille 22,6 % des suffrages et 4 sièges. À Erquelinnes, la liste MRC, qui porte le numéro régional du MR, obtient 10,8 % des voix et 1 siège. À Momignies, le cartel formé avec le PS et emmené par le bourgmestre sortant MR renforce sa majorité absolue (+ 10,5 % des suffrages), permettant à nouveau à Albert Depret de garder l’écharpe maïorale. À Froidchapelle, la liste EC, réunissant CDH et MR, conserve la majorité absolue des suffrages (63,5 %) ; Willy Decuir, bourgmestre sortant MR, est reconduit dans ses fonctions. À Beaumont, la liste Alternative ruralité citoyenne (ARC), sur laquelle se présentent des candidats du MR, remporte le troisième score, à égalité de sièges avec la liste arrivant en deuxième position (21,3 % et 4 sièges chacune). À Morlanwelz enfin, la liste M+, qui compte des candidats MR, remporte le deuxième score (29,6 % et 7 sièges).

136

Le CDH se présente dans 5 communes. Il progresse à Morlanwelz (+ 1,5 %), mais recule à Ham-sur-Heure-Nalinnes (– 8,7 % et perte de la moitié de ses 6 sièges) et à Lobbes (– 5,0 %). À Binche, où il ne se présentait pas en 2006, le CDH obtient 6,4 % des voix et 1 siège. À Anderlues, la liste MSJCANON-CDH, portant le numéro régional du CDH, recueille 17,9 % des suffrages et 3 sièges, alors que les listes CDH et MSJCANON remportaient séparément, en 2006, respectivement 9,8 % et 24,5 % des voix, et 1 et 5 sièges. En 2006, le CDH recueillait 15,0 % des voix à Thuin ; en 2012, la liste IC, sur laquelle figurent des candidats du MR, en récolte 14,9 %. À Beaumont, la liste ICI obtient 52,6 % des suffrages et Charles Dupuis (CDH) est une nouvelle fois reconduit dans ses fonctions maïorales. À Chimay, en revanche, la liste CLE du bourgmestre sortant Denis Danvoye (CDH) est renvoyée dans l’opposition (49,5 %). Le CDH est la principale composante des listes qui obtiennent la majorité absolue dans les communes d’Erquelinnes, d’Estinnes et de Sivry-Rance. Il est en outre membre du cartel majoritaire à Froidchapelle.

137

Présent dans 6 communes, Écolo gagne 3,6 % et 1 siège à Lobbes, mais recule à Thuin (– 1,1 %). Dans les 4 autres communes, où il ne se présentait pas en 2006, le parti vert décroche 1 siège (Merbes-le Château, 12,5 %, et Anderlues, 7,5 %) ou n’obtient pas d’élu (Beaumont, 4,7 %, et Sivry-Rance, 7,3 %). Écolo ne dépose plus de liste à Binche, à Ham-sur-Heure-Nalinnes et à Morlanwelz. Les listes Écolo récoltent entre 4,7 % des voix à Beaumont et 12,7 % à Lobbes. À Froidchapelle, la liste AC, sur laquelle figurent des candidats d’Écolo et du PS, remporte 36,5 % des suffrages face à la liste EC, majoritaire. À Ham-sur-Heure-Nalinnes enfin, Écolo et PS se présentent sur la liste Cap communal, qui récolte 23,8 % des voix et 5 sièges ; en 2006, ces deux partis obtenaient séparément 8,8 % et 13,2 % des suffrages, et 1 et 2 élus respectivement.

138

À Anderlues, la liste GAUCHE recueille 7,2 % des voix (– 0,3 %) et conserve son unique élu.

139

Une liste FDF remporte 6,9 % des suffrages à Erquelinnes et une liste FDF-HORIZON 5,1 % à Thuin ; aucune ne décroche de siège.

 - Tableau 13. Élections communales (Wallonie, 1994-2012). Listes arrivant en tête dans les communes de l’arrondissement de Thuin

En grasses : majorités absolues en voix et en sièges ; en italiques : majorités absolues en sièges ; en romaines : majorités relatives.

1 Ex æquo en sièges avec le PS.

2 Ex æquo en sièges avec le MS.

140

La proportion de femmes parmi les conseillers communaux élus dans l’arrondissement de Thuin en 2012 (31,4 %, soit + 1,5 %) est significativement inférieure à la moyenne wallonne. À Thuin, le bourgmestre désigné par les urnes, Paul Furlan, empêché en raison de ses fonctions ministérielles, est remplacé par Marie-Ève Van Laethem. Les communes de Chimay et d’Estinnes ont pour bourgmestre, respectivement, Françoise Fassiaux-Looten et Aurore Tourneur. Suite au scrutin de 2006, aucune commune de l’arrondissement de Thuin n’était dirigée par une bourgmestre. En comptant ces 3 mandataires, la présence de femmes dans les collèges s’élève à 25,6 % (+ 7,4 %), soit en dessous de la moyenne régionale. Seul le collège communal d’Estinnes compte davantage de femmes que d’hommes (3 contre 2).

2.2.7. L’arrondissement de Tournai

141

Le PS présente une liste dans 8 des 10 communes de l’arrondissement. Dans ces communes, il recueille entre 20,3 % à Leuze-en-Hainaut et 67,0 % à Estaimpuis. Il progresse dans les communes de Pecq (+ 5,7 % et gain d’1 siège), de Péruwelz (+ 0,7 %) et de Tournai (+ 1,3 %) ; il demeure en tête dans ces deux dernières. Il recule par contre dans celles d’Antoing, de Brunehaut (– 1,0 %), de Leuze-en-Hainaut, et plus encore de Rumes (30,1 % des suffrages, soit – 19,8 %), où il demeure la seule liste d’opposition à la majorité absolue IC. À Estaimpuis, la liste PS recueille en 2012 67,0 % des suffrages et conforte significativement la majorité absolue en voix conquise en 2006 par la liste PS-LB (54,2 %). Il conserve également la majorité absolue des voix à Antoing et à Brunehaut ; Bernard Bauwens et Pierre Wacquier, respectivement, sont reconduits dans leurs fonctions maïorales à la tête de ces communes, de même que le député wallon et de la Communauté française Daniel Senesael à Estaimpuis. À Tournai, le ministre-président du gouvernement wallon et du gouvernement de la Communauté française, Rudy Demotte (PS), recueille 7 274 voix de préférence et devient bourgmestre, fonction qu’il est toutefois empêché d’exercer en raison de ses charges ministérielles ; il est remplacé par Paul-Olivier Delannois (cf. infra, partie 3.8). En 2006, Christian Massy (PS), bourgmestre sortant, obtenait 4 509 suffrages. À Mont-de-l’Enclus, le cartel formé par le PS, le CDH et Écolo, seule liste déposée face au MR en majorité absolue, remporte 32,1 % des voix en 2012. À Celles enfin, la liste CELDM, dont est membre le PS, remporte la majorité absolue pour la quatrième fois consécutive.

142

Le MR est présent sous son numéro régional dans 4 communes de l’arrondissement. Il progresse à Tournai (30,1 %, soit + 5,4 %) et à Mont-de-l’Enclus (+ 17,3 %), où il consolide sa majorité absolue (67,9 % des suffrages) et où Jean-Pierre Bourdeaud’huy est reconduit dans ses fonctions de bourgmestre. Le MR recule par contre à Leuze-en-Hainaut (35,6 %, – 2,6 %), où il perd la première place traditionnellement détenue par les libéraux. À Péruwelz, la liste MR remporte 27,9 % des voix et se classe deuxième. À Celles et à Pecq, le MR participe, avec le PS dans le premier cas et avec le CDH dans le second, à la liste de cartel qui arrive en tête ; dans le premier cas, CELDM conserve la majorité absolue des suffrages, tandis que, dans le second, GO remporte 41,4 % des voix.

143

À Tournai, la liste portant le numéro régional du CDH est en net recul (11,1 %, soit – 5,7 %). À Celles, où le CDH remportait 36,7 % des voix en 2006, la liste IC, sur laquelle figurent des candidats du CDH, recueille seulement 25,8 % des suffrages en 2012. À Estaimpuis, le CDH obtenait 24,9 % des voix en 2006 ; la liste INT.CITOYENS en obtient 19,5 % en 2012 et décroche 3 sièges, occupés par des candidats figurant en 2006 sur la liste CDH. À Mont-de-l’Enclus, le CDH remportait, seul, 18,1 % des voix en 2006 ; le cartel PS-CDH-Écolo en obtient 32,1 % en 2012, soit moins que le total des voix recueillies six ans auparavant par le PS et le CDH séparément. À Pecq, le CDH participe, avec le MR, à la liste GO, qui arrive en tête. À Leuze-en-Hainaut, la liste IDÉES, emmenée par le député fédéral Christian Brotcorne (CDH), se classe première (39,0 % des suffrages, soit + 9,6 %) et enlève au MR la place qu’occupaient traditionnellement les libéraux (ex æquo en sièges avec le PSC en 1988).

144

Écolo se présente sous son numéro régional dans 6 communes de l’arrondissement. Il progresse à Estaimpuis (13,6 %, soit + 2,1 %) et à Péruwelz (8,1 %, + 0,9 %), mais recule à Leuze-en-Hainaut (3,7 %, – 1,7 % et toujours pas de siège) et à Tournai (10,2 %, – 1,6 %). Écolo remporte 5,9 % des voix à Antoing, mais pas de siège, et 14,0 % à Pecq, réalisant ainsi son meilleur score de l’arrondissement. Enfin, Écolo forme, avec le PS et le CDH, le cartel qui remporte 32,1 % des suffrages à Mont-de-l’Enclus.

145

Le FN, présent en 2006 dans les communes de Pecq, de Péruwelz et de Tournai mais ne disposant pas d’élus, est absent de l’arrondissement en 2012.

 - Tableau 14. Élections communales (Wallonie, 1994-2012) . Listes arrivant en tête dans les communes de l’arrondissement de Tournai

En grasses : majorités absolues en voix et en sièges ; en italiques : majorités absolues en sièges ; en romaines : majorités relatives.

1 Ex æquo en sièges avec ACE.

146

La proportion de femmes parmi les conseillers communaux élus dans l’arrondissement de Tournai en 2012 est en hausse (33,8 %, soit + 3,3 %), mais elle demeure inférieure à la moyenne wallonne. Leur présence dans les collèges est également en hausse (29,7 %, + 6,6 %) et dépasse désormais la moyenne régionale, mais aucun ne connaît la parité. Désormais, 1 des 10 communes de l’arrondissement est dirigée par une femme, Véronique Durenne (MR) étant devenue bourgmestre de Celles.

2.3. Les résultats dans la province de Liège

147

Dans la province de Liège, 13 communes ont vu le nombre de leurs conseillers communaux augmenter de 2 unités : Anthisnes, Beyne-Heusay, Crisnée, Dison, Geer, Hannut, Juprelle, Lincent, Malmedy, Modave, Stoumont, Theux et Waismes.

 - Tableau 15. Élections communales (Wallonie, 2000-2012). Majorités absolues et relatives dans la province de Liège

A : voix et sièges ; B : sièges ; C : total.

1 Fédération PRL FDF MCC en 2000 avec des listes à dénomination PRL ou PRLMCC.

2 PSC en 2000.

148

Le PS dépose 47 listes portant son numéro régional dans la province de Liège. Ce nombre comprend les listes présentées sous l’étiquette PS+ à Malmedy et à Theux, SP à La Calamine, SPplus à Eupen, PS-IC à Welkenraedt, PS Stavelot dans la commune éponyme et PS-Écolo à Plombières. Le PS arrive en tête dans 23 communes, soit 6 de moins qu’en 2006 et en 2000. Dans 14 de celles-ci (contre 20 six ans plus tôt), il remporte en outre la majorité absolue des suffrages (10 communes, soit 6 de moins qu’en 2006) ou des sièges (4 communes, autant qu’en 2006). Il décroche 8 majorités absolues (en suffrages ou en sièges) dans l’arrondissement de Liège, contre 11 en 2006.

149

Le MR présente une liste sous son numéro régional dans 30 communes. Les sigles employés sont MR, PFF-MR à Eupen et à La Calamine, MR-Limbourg dans la commune éponyme, MR-LB à Stavelot, MR-IC à Welkenraedt et MR-IC-EJS à Jalhay. Le MR conserve 2 majorités absolues en voix, obtient en outre la majorité en sièges dans 2 communes et compte désormais 3 positions de majorité relative. Au total, le MR est le premier parti dans 7 communes, contre 6 au terme du scrutin précédent et 5 à l’issue des élections de 2000.

150

Déposant 24 listes sous son numéro régional (incluant la liste CDH-RCA à Ans et les listes CSP à Eupen et CSP-CDH à La Calamine), le CDH perd la majorité absolue, détenue de longue date, dans la commune germanophone de La Calamine, où il arrive en deuxième position.

151

Écolo dépose 42 listes sous son numéro régional. Pour la première fois, le parti vert remporte la majorité absolue des suffrages dans une commune (Amay).

152

Globalement, le nombre de communes de la province de Liège dans lesquelles une liste détient la majorité absolue des suffrages est resté stable par rapport à 2006, scrutin qui avait vu une augmentation forte de ces situations. Il faut toutefois relever, derrière ce statu quo, la nette progression des listes locales et le recul assez marqué du PS.

153

Au total des 84 communes que compte la province de Liège, on dénombre 584 femmes parmi les 1 648 élus (35,4 %), 139 femmes parmi les 515 personnes siégeant dans un collège communal (27,0 %) et 9 femmes bourgmestres (10,7 %).

2.3.1. L’arrondissement de Huy

154

Le PS se présente sous son numéro régional dans 7 des 17 communes de l’arrondissement de Huy. Dans toutes, sans exception, il recule : quelque peu à Wanze (– 1,2 %), où il gagne cependant 1 siège et où sa majorité absolue en voix devient une majorité absolue en sièges uniquement, et à Engis (– 3,3 %), où il conserve confortablement la majorité absolue des suffrages (66,8 %) ; à Villers-le-Bouillet (– 2,7 %) et à Modave (– 6,8 %), il perd 1 élu ; à Marchin (– 7,5 %), il en perd 2 ; à Amay (– 6,6 %) et à Huy (– 14,3 %), il en perd 3. À Huy, le PS, dont la liste est poussée par le député wallon et de la Communauté française Christophe Collignon, conserve la première position ; le bourgmestre sortant, Alexis Housiaux, est reconduit dans ses fonctions ; ce dernier devrait céder son mandat au parlementaire avant le scrutin de 2018. Dans l’arrondissement de Huy, les listes PS récoltent entre 30,3 % (Villers-le-Bouillet) et 66,7 % des suffrages (Engis). À Anthisnes, la liste PS-IC n’utilise pas le numéro régional du parti ; elle perd 3,8 % des voix mais gagne 1 des 2 sièges supplémentaires à pourvoir ; elle conserve la majorité absolue et le bourgmestre sortant, Marc Tarabella, député européen et ancien ministre de la Communauté française, conserve le maïorat. À Héron, la liste LB du bourgmestre sortant, Éric Hautphenne (PS), remporte la majorité absolue des sièges (+ 7,4 % par rapport à la liste PS déposée en 2006 et 2 sièges supplémentaires). À Nandrin, la liste Expressions communales, qui rassemble des candidats du PS, du CDH et d’Écolo, remporte la majorité absolue des suffrages. La liste RpF, qui rassemble des candidats des mêmes formations ainsi que des indépendants, fait de même à Ferrières.

155

Des listes MR sont déposées dans les communes de Huy (13,0 %, – 2,2 %), de Wanze (13,2 %, statu quo) et d’Engis (18,0 %). Dans cette dernière commune, le MR se présentait en 2006 avec le CDH sous le sigle Ensemble ; cette liste récoltait alors moins de voix (30,0 %) mais autant de sièges que les deux formations séparément en 2012, (le CDH remporte 15,3 % des voix). À Anthisnes, la liste MR-IC, qui ne porte pas le numéro régional du parti, perd 1,2 % des voix (28,5 %) mais décroche le second siège supplémentaire à pourvoir. Dans de nombreuses communes, le MR se présente en association avec des candidats indépendants et, mise à part la commune de Verlaine, avec le CDH ; ces listes remportent la majorité absolue dans les communes de Burdinne, de Clavier (en sièges uniquement), de Hamoir, d’Ouffet (où cette liste est la seule en compétition), de Verlaine et de Villers-le-Bouillet ; le maïorat échoit le plus souvent (pas à Villers-le-Bouillet) à un mandataire MR, dont le député fédéral Luc Gustin (à Burdinne) ou la députée wallonne et de la Communauté française Caroline Cassart-Mailleux (à Ouffet).

156

Le CDH n’est présent sous son sigle qu’à Amay, où il remporte 3,1 % des voix (– 1,6 %), mais toujours pas de siège, et à Engis (15,3 % et 2 sièges, soit 1 de plus que le PSC en 2000). À Huy, le député fédéral Joseph George emmène la liste idhuy, qui recueille 13,9 % des suffrages et 4 sièges ; en 2006, le CDH formait un cartel avec Écolo sous le nom Ensemble (38,2 % des suffrages et 11 sièges). À Tinlot, la liste Tinlot participation regroupe principalement des candidats du CDH. Elle consolide nettement sa majorité absolue (66,6 % des voix, + 11,8 % et 2 sièges supplémentaires). À Modave, la liste OSE, emmenée par Jeanne Defays (CDH), remporte 49,3 % des voix et la majorité absolue des sièges, rejetant le PS (en tête depuis 1994) dans l’opposition. Des candidats CDH figurent également sur les listes locales qui obtiennent la majorité absolue à Burdinne, à Clavier (en sièges uniquement), à Ferrières, à Hamoir, à Nandrin, à Ouffet (seule liste en compétition) et à Villers-le-Bouillet, où le maïorat échoit à Charles Wéry.

157

En 2006, Écolo est parvenu pour la première fois de son histoire à occuper la première position dans une commune, celle d’Amay. En 2012, cette commune devient la première dans laquelle le parti vert remporte la majorité absolue des suffrages (54,4 % des voix, + 10,9 % et gain de 3 sièges). Jean-Michel Javaux, bourgmestre sortant et ancien secrétaire fédéral d’Écolo, est reconduit dans ses fonctions maïorales. À Héron, Écolo progresse par rapport à 2006 (+ 4,4 %) et remporte son premier siège, de même qu’à Burdinne, où Écolo, qui n’était pas présent en 2006, dépose la seule liste affrontant celle du bourgmestre sortant. À Marchin et à Wanze, aucune comparaison n’est possible, faute de liste en 2006 ; le parti vert remporte 4 sièges dans la première commune et 2 dans la seconde. Écolo est en recul à Villers-le-Bouillet (– 4,0 % des voix et perte d’1 siège). À Huy, Écolo obtient 17,0 % des voix et 5 sièges ; en 2006, le cartel Ensemble, formé avec le CDH, en remportait 38,2 %. C’est à Wanze qu’Écolo enregistre son moins bon résultat de l’arrondissement (12,1 %).

158

À Huy, Anne-Marie Lizin-Vanderspeeten, bourgmestre reconduite en 2006 mais démise par le biais d’une motion de méfiance constructive collective adoptée le 23 mars 2009, puis exclue du PS en 2009, conduit la liste POURHUY. Celle-ci remporte 18,0 % des suffrages et 5 sièges, et arrive en deuxième position.

159

À Anthisnes, la liste PTB+ recueille 5,1 % des voix, mais pas de siège. À Marchin, une liste Front de gauche obtient 4,1 % (soit à peine moins que la liste Gauche unie déposée en 2006), sans obtenir d’élu.

160

À Huy, une liste PP obtient 4,6 % des suffrages, mais pas d’élu.

 - Tableau 16. Élections communales (Wallonie, 1994-2012). Listes arrivant en tête dans les communes de l’arrondissement de Huy

En grasses : majorités absolues en voix et en sièges ; en italiques : majorités absolues en sièges ; en romaines : majorités relatives.

1 Ex æquo en sièges avec le PS.

2 Seule formation en lice.

161

Parmi les conseillers communaux élus dans l’arrondissement de Huy, 34,2 % (– 0,1 %) sont des femmes, soit légèrement moins que la moyenne wallonne. La moyenne régionale est en revanche dépassée en ce qui concerne la proportion de femmes au sein des collèges communaux (31,9 % de moyenne dans l’arrondissement, soit + 3,8 %). À Modave, où Jeanne Defays et sa liste OSE conquièrent la majorité absolue des sièges au détriment du PS, et à Tinlot, où la bourgmestre sortante, Cilou Louviaux-Thomas (TP), est reconduite dans ses fonctions, le maïorat échoit à une femme et, en outre, le collège est majoritairement féminin (3 de ses 5 membres dans les deux cas). À Nandrin, le collège communal est paritaire. À Ouffet, une seule liste a été déposée (EC), emmenée par la députée wallonne et de la Communauté française Caroline Cassart-Mailleux (MR) ; celle-ci remporte le plus de voix de préférence et ceint l’écharpe maïorale. En revanche, Anne-Marie Lizin (cf. supra), ainsi que Christine Collignon, bourgmestre sortante de Villers-le-Bouillet, dont la liste PS est renvoyée dans l’opposition, ne sont plus bourgmestres. Au total, 3 communes de l’arrondissement sont dirigées par une femme, soit le même nombre qu’à l’issue du scrutin de 2006.

2.3.2. L’arrondissement de Liège

162

Présent sous son numéro régional dans 22 des 24 communes de l’arrondissement de Liège, le PS est le premier parti dans 14 d’entre elles. Dans 4 communes, le PS est en progrès, gagnant de 0,2 % (à Herstal) à 6,8 % (à Oupeye). Dans cette dernière commune et dans celle d’Esneux, il gagne en outre 1 siège. Il obtient également 1 élu supplémentaire à Liège, malgré un statu quo. Il recule en revanche dans 15 communes, parfois lourdement, dont Ans (– 9,7 %, perte de 4 sièges et de la majorité absolue), Saint-Nicolas (– 8,0 %, perte d’1 siège mais pas de la majorité absolue des suffrages) et Trooz (– 7,8 %, perte d’1 élu et de la majorité absolue des sièges), trois communes où la succession du bourgmestre reconduit en 2006 s’est opérée de manière délicate ou conflictuelle au cours de la mandature écoulée. Le PS perd 2 sièges à Seraing et 1 élu à Awans (où il perd de ce fait la majorité absolue des sièges), à Beyne-Heusay, à Dalhem, à Flémalle, à Fléron, à Grâce-Hollogne, à Neupré et à Soumagne (où il conserve la majorité absolue, mais en sièges uniquement). À Blegny, à Chaudfontaine et à Visé, il perd des voix mais pas de siège. À Fléron et à Neupré, le PS perd la première place. À Sprimont, la liste PS remporte 28,6 % des voix et la liste Écolo 10,7 %, soit moins, séparément, que la liste Vivre qui les regroupait en 2006 (42,4 %). À Comblain-au-Pont, la liste IC (ic-ps-cdh), de composition plus large que la liste IC-PS déposée en 2006, conserve la majorité absolue des suffrages. Dans l’arrondissement de Liège, les listes déposées sous le numéro régional du PS recueillent entre 14,6 % (Aywaille) et 56,6 % (Saint-Nicolas). Le président faisant fonction du PS, un ministre et plusieurs parlementaires figurent sur les listes présentées par le PS en région liégeoise : Thierry Giet (chef de groupe à la Chambre des représentants et président faisant fonction du PS) à Sprimont, Jean-Claude Marcourt (vice-président du gouvernement wallon et ministre de l’Économie, des P.M.E., du Commerce extérieur et des Technologies nouvelles, et ministre de l’Enseignement supérieur de la Communauté française), Véronique De Keyser (députée européenne), Hassan Bouseta et Willy Demeyer (sénateurs), Julie Fernandez Fernandez et Marie-Claire Lambert (députées fédérales), ainsi que Maggy Yerna (députée wallonne et de la Communauté française) à Liège, Marc Bolland (député wallon et de la Communauté française) à Blegny, Christie Morreale (sénatrice) à Esneux, Isabelle Simonis (cheffe de groupe au Parlement wallon et députée de la Communauté française) à Flémalle, Linda Musin (députée fédérale) à Fléron, Frédéric Daerden (député européen) à Herstal, Mauro Lenzini (député wallon et de la Communauté française) à Oupeye, ainsi qu’Alain Mathot (député fédéral) et Alain Onkelinx (député wallon et de la Communauté française) à Seraing.

163

Le MR dépose une liste portant son sigle et son numéro régional dans 17 communes. Ses résultats se situent entre 10,7 % à Bassenge et 37,7 % à Visé. Il progresse dans 10 communes, y obtenant de 0,8 % (Esneux et Flémalle) à 12,1 % (Awans) de voix supplémentaires par rapport aux résultats des listes déposées en 2006. Il subit un recul à Beyne-Heusay (– 2,1 %), à Herstal (– 2,5 %), à Liège (– 4,9 % et perte de 3 sièges ; liste conduite par la députée wallonne et de la Communauté française, sénatrice de Communauté, Christine Defraigne) et à Visé (– 2,2 % et perte d’1 élu ; le bourgmestre sortant, député wallon et de la Communauté française, Marcel Neven, est reconduit dans ses fonctions). Le MR obtient 1, 3 et 5 sièges dans les communes où il ne se présentait pas en 2006, soit respectivement Bassenge, Blegny et Saint-Nicolas. Le MR arrive en tête dans les communes de Neupré (34,3 %) et d’Esneux (31,1 %). En outre, la liste MR.IC, qui ne porte pas le numéro régional du parti, progresse (+ 5,0 % et gain de 2 sièges) et transforme sa majorité absolue en sièges en majorité absolue en voix ; Daniel Bacquelaine, bourgmestre sortant et chef de groupe MR à la Chambre, est reconduit dans ses fonctions. À Aywaille, la liste Ensemble, conduite par le bourgmestre sortant et député wallon et de la Communauté française, Philippe Dodrimont (MR), obtient la majorité absolue des voix (52,3 %). À Sprimont, en 2006, la liste EC CDH-MR remportait la majorité absolue des suffrages ; en 2012, la liste Bourgmestre, emmenée par le bourgmestre sortant, Claude Ancion (MR), mais sur laquelle ne figurent plus les candidats du CDH, arrive en tête et obtient 40,8 % des voix. À Seraing, la liste MR-IC, sur laquelle figure une des conseillers communaux CDH sortants, obtient 13,2 % des voix, soit 2,5 % et 1 siège de moins que la liste MR déposée en 2006 sous le numéro régional du parti.

164

Le CDH a déposé 11 listes sous son numéro régional dans l’arrondissement de Liège, auxquelles il faut ajouter la liste CDH-RCA déposée à Ans sous le même numéro. Cette dernière obtient 13,8 % des voix, soit moins que ses deux composantes, séparément, en 2006 (respectivement 8,5 % et 9,1 %). Le CDH progresse à Grâce-Hollogne (+ 1,6 %) et à Visé (+ 3,4 % des voix et gain d’1 siège). Il recule par contre à Bassenge (– 0,7 %), où il conserve toutefois la majorité absolue des voix et remporte même 2 sièges supplémentaires, et à Liège (– 0,4 %) ; il perd 1 élu à Esneux (– 2,2 %), à Seraing (– 2,3 %) et à Soumagne (– 2,4 %), et 4 sièges à Oupeye (– 10,0 %). À Aywaille (liste emmenée par la députée fédérale Vanessa Matz), Chaudfontaine et Dalhem, la comparaison n’est pas possible. Les scores du CDH oscillent entre 5,8 % à Seraing et 54,7 % à Bassenge. À Neupré, la liste IC-CDH (22,5 %) remporte 3,4 % et 1 siège de moins que la liste CDH-IC déposée en 2006. À Beyne-Heusay, le cartel CDH-Écolo recueille 22,4 % des voix et 5 sièges, soit 1,7 % des suffrages de moins mais 2 sièges de plus que ses deux composantes, séparément, en 2006. À Juprelle, la liste IC, conduite par la bourgmestre sortante Christine Servaes (CDH), conserve la majorité absolue des suffrages ; la maïeure est reconduite dans ses fonctions. À Neupré, la liste CDH-IC perd 2,6 % par rapport à la liste PSC-IC en 2000. Parmi les candidats du CDH au scrutin communal, on trouve Marie-Dominique Simonet (ministre de l’Enseignement obligatoire et de Promotion sociale de la Communauté française) à Esneux, ainsi que Anne Delvaux (députée européenne) et Michel de Lamotte (député wallon et de la Communauté française) à Liège.

165

Écolo dépose une liste dans 20 communes. Il progresse quelque peu dans les communes de Blegny, de Seraing (+ 0,3 % dans chacune d’elles), d’Esneux, de Neupré et de Fléron (+ 1,9 %), davantage dans celles de Chaudfontaine (+ 2,1 %), de Flémalle, d’Oupeye, de Soumagne et de Grâce-Hollogne (+ 4,4 %), où il décroche à chaque fois 1 siège supplémentaire, et davantage encore à Ans (+ 4,7 %), où il obtient 2 élus de plus qu’en 2006 et double ainsi sa représentation. Il connaît un statu quo à Liège, où le sénateur et ministre d’État Jacky Morael pousse la liste. Écolo recule à Herstal (– 0,1 %), à Visé, à Comblain-au-Pont, à Awans et à Saint-Nicolas (– 1,6 %), sans toutefois perdre aucun siège. Les résultats d’Écolo se situent entre 5,6 % à Blegny et 15,4 % à Esneux. À Sprimont, Philippe Henry, ministre wallon de l’Environnement, de l’Aménagement du territoire et de la Mobilité, pousse la liste Écolo et obtient 1 des 2 sièges décrochés par ce parti. Muriel Gerkens, cheffe de groupe Écolo-Groen à la Chambre des représentants, n’est pas élue à Bassenge, la liste Écolo, qu’elle pousse, n’obtenant qu’1 siège. À Aywaille, Écolo remporte 9,8 % des suffrages et 1 siège, soit moins qu’en 2000 (13,4 % et 2 élus) ; le parti vert ne déposait pas de liste propre en 2006. Écolo ne présente pas de liste à Dalhem, où il n’avait pas obtenu de siège en 2006.

166

Des listes PTB+ se présentent dans 5 communes. À Herstal (+ 4,6 % et + 2 élus) et à Seraing (+ 9,1 % et + 4 sièges), ce parti arrive en deuxième position en remportant respectivement 14,0 % et 14,1 %. Des élus de ce parti entrent au conseil communal de Liège (6,4 %, soit + 4,9 % et 2 élus) et de Flémalle (6,3 % et 1 siège). À Saint-Nicolas (5,1 %), la liste PTB+ n’obtient pas de représentation.

167

À Liège, la liste VEGA remporte 3,6 % des suffrages et 1 siège.

168

À Liège également, la liste PP recueille 2,2 % des voix, ce qui est insuffisant pour obtenir un siège. En revanche, celle déposée à Trooz obtient 11,4 % des suffrages et 1 élu.

169

Une liste FDF est présente dans 4 communes de l’arrondissement de Liège. Celle déposée à Ans obtient 6,4 % des voix et 1 élu. À Awans, Herstal et Seraing, les FDF recueillent entre 1,2 % et 2,4 % des voix, mais pas de siège.

170

Présentes à Liège, Chaudfontaine et Fléron, les listes du Parti des pensionnés (2,4 % à 4,2 %) n’obtiennent pas d’élu.

171

Les listes Wallonie d’abord ! déposées à Flémalle, à Herstal et à Seraing recueillent entre 1,9 % et 3,1 % des suffrages, mais n’obtiennent pas d’élu.

 - Tableau 17. Élections communales (Wallonie, 1994-2012) . Listes arrivant en tête dans les communes de l’arrondissement de Liège

En grasses : majorités absolues en voix et en sièges ; en italiques : majorités absolues en sièges ; en romaines : majorités relatives.

1 Ex æquo en sièges avec le PSC.

2 Ex æquo en sièges avec la Fédération PRL FDF MCC.

3 Ex æquo en sièges avec Renouveau.

172

La proportion de femmes parmi les conseillers communaux élus dans l’arrondissement de Liège est de 36,2 % (+ 1,6 %), soit 1,2 % au-delà de la moyenne wallonne. Par contre, la présence de femmes au sein du collège ne progresse guère (25,9 %, + 0,5 %) et demeure inférieure à la moyenne wallonne. À Esneux, à Flémalle et à Juprelle, la bourgmestre sortante (respectivement Laura Iker, MR, Isabelle Simonis, cheffe du groupe PS au Parlement wallon, et Christine Servaes, IC) est reconduite dans ses fonctions ; à Juprelle, le collège communal est paritaire, de même qu’à Dalhem et à Trooz. Dans cette dernière commune, Denise Laurent ne se représente pas, après trois mandats consécutifs de bourgmestre ; son successeur est un homme. À Fléron, la bourgmestre Linda Musin a été remplacée en 2010, par un homme là aussi, à la faveur d’une motion de méfiance constructive collective qui a rejeté le PS dans l’opposition. Au total, 3 communes de l’arrondissement sont dirigées par une femme, soit 2 de moins qu’après le scrutin de 2006.

2.3.3. L’arrondissement de Verviers

173

Le PS est présent sous son sigle (ou sous le sigle SP dans la commune germanophone de La Calamine) dans 6 communes sur 29, auxquelles il faut ajouter les listes, déposées sous le numéro régional du PS, PS+ à Malmedy et à Theux, SPplus à Eupen, PS Stavelot dans la commune éponyme, PS-IC à Welkenraedt et PS-Écolo à Plombières. Les résultats de ces 12 listes se situent entre 7,7 % à Malmedy et 49,1 % à Dison. Le PS recule dans 8 des 10 communes pour lesquelles la comparaison est possible. Cette évolution lui coûte 1 siège à Dison (– 5,4 %), à Herve (– 4,3 %) et à La Calamine (– 4,2 %), 2 sièges dans les communes de Limbourg (– 6,1 %) et de Welkenraedt (– 7,6 %), et 3 sièges à Verviers (– 7,8 %). Il progresse en revanche à Stavelot (+ 2,1 %) et à Eupen (+ 4,0 %), commune dans laquelle il gagne 1 siège. Le PS arrive en tête à Dison, où il perd la majorité absolue des suffrages mais conserve celle des sièges, à Verviers et à Welkenraedt. À Plombières, le cartel PS-Écolo recueille 15,4 % des suffrages et 3 sièges, soit bien moins que, en 2006, les listes PS et Écolo séparément (qui obtenaient 21,4 % et 5 sièges pour la première, et 6,8 % mais pas d’élu pour la seconde). Le député fédéral André Frédéric emmène la liste PS+ à Theux, tandis que se présentent la députée wallonne et de la Communauté française Muriel Targnion à Verviers (liste PS), le député wallon et de la Communauté germanophone Edmund Stoffels à Amblève (liste GI-Amel, qui remporte la majorité absolue), la députée germanophone Kirsten Neycken-Bartholemy à Eupen (liste SPplus) et le député de la Communauté française et ancien président du Parlement de celle-ci Jean-François Istasse à Verviers (liste PS). À Baelen, la liste ACBM, qui unit des candidats de tendance PS et MR, décroche la majorité absolue des suffrages (51,2 %). À Stoumont, la liste VIVRENSEMBLE, qui rassemble candidats PS et CDH, perd la majorité absolue des voix, mais conserve celle des sièges. Des candidats socialistes figurent également sur les listes locales arrivant en tête dans les communes de Butgenbach (dont Charles Servaty, membre du Parlement de la Communauté germanophone) et de Trois-Ponts (où la liste Défi remporte la majorité absolue des suffrages).

174

On dénombre 8 listes déposées sous le numéro régional du MR, parmi lesquelles figurent les listes PFF-MR à Eupen et à La Calamine, MR-LB à Stavelot, MR-IC à Welkenraedt, MR-Limbourg dans la commune éponyme et MR-IC-EJS à Jalhay. Ces listes recueillent entre 15,0 % à Limbourg et 55,2 % à Spa, et sont toutes en progrès par rapport aux listes comparables présentées en 2006, notamment : + 1,7 % à Spa (où le MR perd 1 siège mais conserve une majorité absolue confortable), + 7,3 % à Verviers (où le MR passe de 6 à 10 élus), + 10,0 % à Welkenraedt et à Stavelot (commune dans laquelle la liste MR du bourgmestre Thierry de Bournonville remporte 2 sièges supplémentaires et décroche cette fois la majorité absolue des sièges), + 17,6 % à Jalhay (où la liste a été élargie par rapport au scrutin précédent et remporte la majorité absolue des sièges), et + 21,6 % à La Calamine (où le PFF-MR ravit la première place à la liste CSP-CDH, en net recul). Des listes locales de sensibilité MR remportent la majorité absolue des suffrages à Aubel, où le bourgmestre sortant, Jean-Claude Meurens (MR), entame un quatrième mandat consécutif, à Herve, où la liste HDM est emmenée par le député wallon et de la Communauté française Pierre-Yves Jeholet (MR), qui devient bourgmestre, ainsi qu’à Plombières et à Theux, où les bourgmestres sortants sont reconduits dans leurs fonctions. À Raeren, la liste Mit Uns, conduite par l’ancien député du Parlement de la Communauté germanophone Hans-Dieter Laschet (PFF), demeure en tête, et son chef de file est reconduit dans ses fonctions maïorales. À Baelen, Butgenbach, Pepinster, Thimister-Clermont et Trois-Ponts, des candidats du MR participent aux listes locales qui décrochent la majorité absolue. À Butgenbach, la liste FBL est emmenée par Emil Dannemark (PFF), député de la Communauté germanophone ; celui-ci est reconduit dans ses fonctions maïorales. À Bullange, le président du Parlement de la Communauté germanophone, Alexander Miesen (PFF), figure en troisième position sur la liste FBB, battue par la liste majoritaire. La députée fédérale Kattrin Jadin, membre de droit du Parlement de la Communauté germanophone, figure sur la liste PFF-MR à Eupen.

175

Le CDH se présente sous son sigle (ou sous le sigle CSP à Eupen et CSP-CDH à La Calamine) dans 9 communes. Ses résultats oscillent entre 8,5 % à Pepinster et 32,3 % à La Calamine. Dans cette dernière commune, il recule très nettement (– 18,8 %) et perd la majorité absolue détenue depuis plusieurs décennies, cédant même la première place au MR. Le CDH demeure premier dans la seule commune d’Eupen (29,6 %), où il perd cependant 9,6 % des voix et un tiers de ses sièges ; la deuxième candidate sur cette liste est Patricia Creutz-Vilvoye (CSP), députée de la Communauté germanophone. À Herve, le CDH perd 12,4 % des voix et 3 sièges. À Verviers, le CDH recule légèrement (– 1,4 %) mais se hisse dans la majorité, et le député wallon et de la Communauté française Marc Elsen devient bourgmestre (Melchior Wathelet, secrétaire d’État à l’Environnement, à l’Énergie et à la Mobilité, ainsi qu’aux Réformes institutionnelles, pousse la liste). Le CDH perd également 0,5 % des voix à Stavelot, 2,5 % à Plombières et 5,0 % à Welkenraedt. Dans cet arrondissement, le CDH progresse uniquement à Dison (+ 2,7 % et gain d’1 siège). À Burg-Reuland, Lontzen, Lierneux et Olne, des listes locales de tendance CDH arrivent en tête, conservant même la majorité absolue dans les deux premières communes. Les candidats du CDH–CSP figurent sur les listes locales qui arrivent en tête, voire remportent la majorité absolue des suffrages, à Butgenbach, Limbourg, Malmedy, Stoumont, Thimister-Clermont et Trois-Ponts. À Butgenbach, le député de la Communauté germanophone Erwin Franzen (CSP) pousse la liste FBL, tandis que ses collègues parlementaires Luc Frank, René Chaineux et Herbert Grommes figurent respectivement sur les listes CSP-CDH à La Calamine, CSL à Raeren et KRINGS-FBL à Saint-Vith.

176

Écolo dépose une liste dans 12 communes de l’arrondissement de Verviers (contre 16 en 2006 et 22 six ans auparavant). Il recule très légèrement (– 0,4 % à – 0,8 % des voix par rapport à 2006) dans celles de Herve, de Spa et de Verviers. Il enregistre des gains modérés (+ 1,4 % à + 2,9 %) dans celles de La Calamine, de Lontzen, de Welkenraedt, d’Olne, de Dison et de Thimister-Clermont, et plus substantiels dans les communes germanophones de Raeren (+ 10,4 %) et d’Eupen (+ 11,9 %). Les scores d’Écolo se situent entre 8,1 % à Herve et 26,0 % à Eupen. À Eupen précisément, la liste Écolo est poussée par Monika Dethier-Neumann, députée wallonne et de la Communauté germanophone, et emmenée par Claudia Niessen, sénatrice élue directement, qui quitte le Sénat pour devenir échevine. Mathieu Daele, député wallon et de la Communauté française, emmène la liste Écolo à Theux, tandis qu’Yves Reinkin, député de la Communauté française, pousse la liste Ensemble à Stavelot. Des candidats Écolo participent aux listes Changeons ensemble et Pepin, qui arrivent en tête dans les communes de Limbourg et de Pepinster, remportant même la majorité absolue des suffrages dans la seconde commune.

177

En 2006, 2 sièges étaient allés à des conseillers élus sur une liste d’extrême droite : un élu FNB à Verviers et un élu de Force nationale à Dison, Jacques Lespire. Ce dernier est à nouveau seul candidat de sa liste, cette fois dénommée Wallonie d’abord ! ; il est réélu, malgré un recul de 2,2 % des voix.

178

À Verviers, la liste PP remporte 6,0 % des voix et décroche 1 siège, tandis que la liste MLD, emmenée par un candidat présent sur la liste Vivant déposée en 2006, recueille 0,6 % des voix, mais pas d’élu. Présent dans 3 communes en 2006, Vivant ne dépose plus de listes.

179

À Verviers également, la liste PTB+ recueille 2,0 % des suffrages, mais n’obtient pas de siège.

180

Dans l’arrondissement de Verviers, la proportion de femmes élues dans les conseils communaux est en hausse (33,9 %, soit + 4,5 %), mais demeure quelque peu inférieure à la moyenne régionale. Comme en 2006, c’est dans cet arrondissement qu’on trouve la commune wallonne comptant la proportion de conseillères communales la plus basse : Lierneux (15,4 %) en 2012, contre Trois-Ponts (9,1 %) en 2006. En moyenne, les collèges communaux de l’arrondissement comptent 24,2 % de femmes (+ 2,3 %), soit moins que la moyenne wallonne. Seul le collège de Pepinster est paritaire. Valérie Dejardin devient bourgmestre de la commune de Limbourg : deuxième sur la liste PS, elle remporte 790 voix de préférence, soit bien davantage que les 485 suffrages recueillis par le bourgmestre sortant, Jean-Marie Reinertz, tête de liste. Elle est la seule femme bourgmestre d’une commune de l’arrondissement de Verviers, qui n’en comptait aucune au lendemain du scrutin de 2006.

 - Tableau 18. Élections communales (Wallonie, 1994-2012). Listes arrivant en tête dans les communes de l’arrondissement de Verviers

En grasses : majorités absolues en voix et en sièges ; en italiques : majorités absolues en sièges ; en romaines : majorités relatives.

1 Ex æquo en sièges avec le PFF-PRL.

2 Ex æquo en sièges avec la liste IC-PSC.

3 Ex æquo en sièges avec le CDH.

4 Ex æquo en sièges avec la liste IC.

5 Ex æquo en sièges avec la liste EP.

6 Ex æquo en sièges avec la liste EC-LB.

7 Ex æquo en sièges avec la liste MR-IC.

(G) Communes germanophones.

2.3.4. L’arrondissement de Waremme

181

Le PS dépose une liste sous son sigle et son numéro régional dans 6 des 14 communes de l’arrondissement de Waremme (contre 10 en 2006). Il remporte une majorité absolue confortable à Oreye (67,5 %, + 4,2 %) et à Waremme (62,9 %, + 4,5 % et gain d’1 siège), où l’ancien bourgmestre Jacques Chabot reprend l’écharpe maïorale après l’avoir cédée durant un mandat au député fédéral et ancien ministre Guy Coëme (PS), qui se retire. Ailleurs, les scores du PS vont de 17,9 % à Fexhe-le-Haut-Clocher (– 16,3 % par rapport à la liste Ensemble avec le PS déposée sous le numéro régional du PS en 2006) à 48,1 % à Remicourt (– 12,6 %, perte de 3 sièges et de la majorité absolue, remportée par la liste EC). Outre ces résultats, le PS progresse à Hannut (+ 0,3 % et gain d’1 siège) et recule à Berloz (– 0,9 %). À Lincent, le PS perd la première place au profit d’un cartel unissant MR, CDH et Écolo. À Faimes, le PS participe à la liste EDF qui détient la majorité absolue des suffrages (70,5 %, – 7,5 %).

182

Le MR se présente sous son sigle dans les communes de Berloz (– 0,8 %) et de Hannut (– 6,9 % et perte d’1 siège, mais il conserve la majorité absolue des voix : 55,3 %) ; dans cette dernière commune, Hervé Jamar, député wallon et de la Communauté française, est reconduit dans ses fonctions maïorales. La Liste Maïeur déposée à Crisnée renforce sa majorité absolue (60,2 %, + 8,0 % et gain d’1 des 2 sièges supplémentaires à pourvoir) et le député fédéral Philippe Goffin (MR) est reconduit dans ses fonctions de bourgmestre. À Wasseiges, la liste UC (52,0 %, + 2,8 %), de tendance MR, retrouve la majorité absolue des suffrages perdue en 2006. À Braives, à Faimes, à Fexhe-le-Haut-Clocher, à Geer, à Lincent, à Remicourt et à Saint-Georges-sur-Meuse, la liste locale ou de cartel qui remporte la majorité absolue des suffrages inclut des candidats MR, dont l’un est désigné bourgmestre (excepté dans la dernière commune citée, où le poste échoit à un candidat étiqueté CDH).

183

Le CDH se présente sous son sigle à Hannut, où il est à nouveau en recul (14,7 %, – 3,3 %). La liste Intérêts communaux déposée à Berloz, de sensibilité CDH, remporte la majorité absolue des sièges (43,7 %, – 8,1 %). À Braives, à Fexhe-le-Haut-Clocher, à Geer, à Lincent, à Remicourt et à Saint-Georges-sur-Meuse, les cartels locaux formés principalement par des candidats du CDH et du MR obtiennent la majorité absolue des voix ; à Saint-Georges-sur-Meuse, le maïorat revient à un candidat du CDH.

184

Écolo est présent dans les communes de Berloz, de Hannut (9,9 % dans chacune) et de Saint-Georges-sur-Meuse (17,9 %, + 6,5 % et gain d’un second siège). Il participe aux listes locales ou de cartel qui remportent la majorité absolue des suffrages à Geer et à Lincent. À Crisnée, à Waremme et à Wasseiges, Écolo participe aux cartels qui tentent, en vain, de mettre un terme à la domination de la liste majoritaire.

185

À Braives, la liste MSplus (2,9 %) ne remporte pas de siège.

186

Comme en 2006, l’arrondissement de Waremme est celui dont les conseils communaux comptent la proportion de femmes la plus forte de Wallonie (39,0 %, + 0,4 %). La présence féminine au sein des collèges (29,9 %, + 2,6 %) y est également supérieure à la moyenne régionale. Néanmoins, aucun collège n’est majoritairement féminin, ni même paritaire. Parmi les 14 communes de l’arrondissement, 2 ont vu la désignation d’une femme au poste de bourgmestre, soit 1 de moins que six ans auparavant. À Faimes et à Oreye, la bourgmestre sortante (respectivement Marie-Alice Vandereyken, EDF, et Isabelle Albert, PS) a recueilli le plus de voix de préférence sur la liste qui a remporté la majorité absolue des suffrages. À Geer, Laurence Kinon (IC), également bourgmestre sortante, n’a pas pris part au scrutin ; son successeur est un homme.

 - Tableau 19. Élections communales (Wallonie, 1994-2012). Listes arrivant en tête dans les communes de l’arrondissement de Waremme

En grasses : majorités absolues en voix et en sièges ; en italiques : majorités absolues en sièges ; en romaines : majorités relatives.

1 Ex æquo en sièges avec UPA.

2 Ex æquo en sièges avec le PS.

2.4. Les résultats dans la province de Luxembourg

187

Dans la province de Luxembourg, 14 communes ont vu le nombre de leurs conseillers communaux augmenter de 2 unités : Attert, Aubange, Bastogne, Bertogne, Chiny, Érezée, Fauvillers, Gouvy, Houffalize, Léglise, Nassogne, Neufchâteau, Rouvroy et Vaux-sur-Sûre.

 - Tableau 20. Élections communales (Wallonie, 2000-2012). Majorités absolues et relatives dans la province de Luxembourg

A : voix et sièges ; B : sièges ; C : total.

1 PSC en 2000.

188

Les listes à numéro régional sont relativement peu nombreuses en province de Luxembourg. Leur nombre est une nouvelle fois en diminution par rapport au scrutin précédent. Écolo reste la formation qui en dépose le plus (12, comme en 2006). Viennent ensuite les 6 listes portant le sigle du CDH, soit 3 de moins qu’en 2006. Le PS se présente dans 5 communes seulement, soit à nouveau 2 de moins qu’au scrutin précédent. Le MR ne présente que 2 listes portant son étiquette et son numéro régional, toutes deux dans l’arrondissement d’Arlon.

189

Le CDH arrive en première position dans 3 communes de moins qu’en 2006. Cependant, il remporte la majorité absolue des suffrages dans 1 commune de plus. À Musson, le PS conforte sa première position et décroche en 2012 la majorité absolue des sièges. Les listes locales renforcent leurs positions dans la province de Luxembourg puisqu’un nombre accru de communes sont dirigées par une telle liste et que, dans bien plus de cas que lors des deux scrutins précédents, cette liste décroche la majorité absolue des suffrages.

190

Au total des 44 communes que compte la province de Luxembourg, on dénombre 241 femmes parmi les 706 élus (34,1 %, soit légèrement moins que la moyenne régionale) et 72 femmes parmi les 251 personnes siégeant dans un collège communal (28,7 %, soit légèrement plus que la moyenne régionale). Avec 8 femmes bourgmestres (18,2 %), la province de Luxembourg est celle qui compte la plus forte proportion de communes dirigées par une femme en Wallonie. C’est également dans cette province qu’on trouve le conseil communal le plus féminisé de Wallonie : celui de Chiny a vu l’élection de 58,8 % de femmes ; c’est également dans cette commune qu’on trouve le collège communal le plus féminisé de la province (66,7 % de ses membres sont des femmes).

2.4.1. L’arrondissement d’Arlon

191

L’arrondissement d’Arlon est constitué de 5 communes. À Attert et à Martelange, 2 listes seulement sont en compétition (comme en 1994, en 2000 et en 2006 dans le cas de la seconde commune). Dans ces deux communes, ainsi que dans celle de Messancy, le bourgmestre sortant (le député fédéral Josy Arens à Attert), de tendance CDH, est reconduit dans ses fonctions et sa liste, portant un numéro local, conserve la majorité absolue des suffrages.

192

À Arlon, le CDH (37,2 %) recule quelque peu (– 2,9 %) et perd 1 siège, mais il demeure premier ; la députée wallonne et de la Communauté française Anne-Catherine Goffinet, 2e sur la liste, conserve son mandat d’échevine. Le PS, qui se présente cette fois sous son nom et sous son numéro régional, recule (26,1 %) par rapport au résultat enregistré en 2006 par la liste Bourgmestre (– 4,3 % et perte d’1 siège) ; sa liste est emmenée par André Perpète, député fédéral et échevin. Dans l’opposition, le MR progresse légèrement (+ 1,5 %) et Écolo davantage (+ 5,6 % des voix et gain de 2 sièges).

193

À Aubange, la liste Avec vous ! permet au PS de retrouver la première position, après avoir subi un net recul en 2006. Le CDH et Écolo progressent légèrement (+ 1,2 % et + 1,6 % respectivement). Le MR arrive en troisième position (13,6 % et 3 sièges).

194

Le CDH perd donc un peu de terrain mais demeure la tendance politique dominante de l’arrondissement puisqu’il arrive en tête, sous son numéro régional ou à la tête d’une liste locale, dans 4 communes (contre les 5 en 2006).

 - Tableau 21. Élections communales (Wallonie, 1994-2012). Listes arrivant en tête dans les communes de l’arrondissement d’Arlon

En grasses : majorités absolues en voix et en sièges ; en italiques : majorités absolues en sièges ; en romaines : majorités relatives.

195

Parmi les conseillers communaux élus en 2012 dans l’arrondissement d’Arlon, on compte 32,3 % (+ 3,9 %) de femmes, soit un peu moins que la moyenne wallonne. Leur proportion dans les collèges communaux (29,0 %, soit + 3,2 %) est en revanche légèrement supérieure à la moyenne régionale. Aucun des 5 exécutifs ne compte un nombre supérieur ou équivalent de femmes par rapport aux hommes. À Aubange, Véronique Biordi, première sur la liste Avec vous !, devient bourgmestre.

2.4.2. L’arrondissement de Bastogne

196

L’arrondissement de Bastogne comprend 8 communes. À Bertogne, Fauvillers, Sainte-Ode et Vaux-sur-Sûre, seules 2 listes sont en compétition, comme en 2006. Ni le MR ni le PS ne déposent de liste sous leur numéro régional dans cet arrondissement.

197

Bastogne et Vielsalm sont les seules communes dans lesquelles une liste portant un numéro régional est déposée. À Vielsalm, Écolo, en statu quo, remporte 15,1 % des voix. À Bastogne, Benoît Lutgen, président du CDH et député fédéral, emmène la liste qui porte le numéro régional de son parti ; celle-ci recueille la majorité absolue des suffrages (65,0 % et 17 des 25 sièges), alors que la liste être, sur laquelle figuraient les candidats du CDH, n’avait obtenu que 32,5 % des voix en 2006 et que le PSC avait perdu la majorité absolue dans cette commune en 2000. B. Lutgen devient bourgmestre.

198

À Bertogne, à Houffalize et à Vielsalm, la liste qui remporte la majorité des sièges (et celle des suffrages à Bertogne) est de tendance CDH.

199

À Bastogne, la liste @venir perd 25,4 % des suffrages et la majorité absolue, souffrant notamment du retrait du bourgmestre sortant et député fédéral, Philippe Collard (MR). À Bertogne et à Vielsalm, la liste locale arrivant respectivement en seconde et en dernière place est de tendance MR. À Vaux-sur-Sûre, la liste Bourgmestre remporte la majorité absolue des voix et Yves Besseling (MR) demeure bourgmestre.

200

Dans cette dernière commune, la liste RE-NOUS-VAUX, minoritaire, est emmenée par la députée wallonne et de la Communauté française Malika Sonnet (PS). À Houffalize, la liste Alternative, troisième et dernière, est notamment composée de candidats du PS et d’Écolo.

201

À Fauvillers enfin, la liste Horizon 2018, pluraliste, remporte la majorité absolue. Troisième candidat, Nicolas Stilmant recueille le plus grand nombre de voix de préférence ; il devient le premier bourgmestre membre d’Écolo dans la province de Luxembourg.

 - Tableau 22. Élections communales (Wallonie, 1994-2012). Listes arrivant en tête dans les communes de l’arrondissement de Bastogne

En grasses : majorités absolues en voix et en sièges ; en italiques : majorités absolues en sièges ; en romaines : majorités relatives.

1 Ex æquo en sièges avec Union Gouvy.

2 Ex æquo en sièges avec Mayeur.

3 Ex æquo en sièges avec Ose.

202

L’arrondissement de Bastogne demeure l’un de ceux en Wallonie dont le taux de présence féminine dans les conseils communaux est le plus élevé (37,7 %, soit + 4,6 %). La proportion de femmes présentes dans les collèges est en revanche en recul (26,1 %, – 1,8 %) ; elle devient inférieure à la moyenne wallonne. À Houffalize, le collège communal compte un nombre équivalent d’hommes et de femmes. Il n’y a plus de femme bourgmestre dans l’arrondissement de Bastogne ; la bourgmestre sortante de Fauvillers ne se représentait pas.

2.4.3. L’arrondissement de Marche-en-Famenne

203

Il y a 9 communes dans l’arrondissement de Marche-en-Famenne. À Érezée, La Roche-en-Ardenne, Rendeux et Tenneville, 2 listes seulement se présentent aux suffrages des électeurs. Dans 8 communes, une liste remporte la majorité absolue des voix. À Rendeux, la liste majoritaire remporte la totalité des sièges à pourvoir.

204

À Marche-en-Famenne, le CDH gagne 2,3 % des voix en plus qu’en 2006 et le bourgmestre sortant, André Bouchat, député wallon et de la Communauté française, est à nouveau reconduit dans ses fonctions maïorales. À Hotton et à Durbuy, la liste qui arrive en tête (et qui remporte la majorité absolue des suffrages à Durbuy) est de tendance CDH. À Nassogne et à Tenneville, des candidats du CDH figurent sur la liste majoritaire (en voix), dont le bourgmestre. À Érezée, les candidats du CDH figurent sur la liste Action, minoritaire.

205

À Nassogne et à Tenneville, des candidats du MR également figurent sur la liste qui arrive en tête. Il en va de même à Érezée et à La Roche-en-Ardenne, où le bourgmestre est étiqueté MR. À Hotton, la liste UC, de tendance MR, remporte 16,1 % des voix et 2 sièges (+ 2,2 % par rapport à la liste MR présente en 2006). À Durbuy, la liste Horizon bleu, de tendance libérale, remporte 13,9 % des voix et 2 sièges, soit – 8,3 % des suffrages et 2 sièges de moins que la liste MR/IC déposée en 2006. À Marche-en Famenne, la liste Azur, emmenée par les mêmes candidats que la liste MR déposée en 2006, récolte 2,0 % des suffrages en moins que cette dernière et perd 1 siège par rapport à celle-ci. Dans cet arrondissement, le MR est la seule des quatre formations disposant d’un numéro régional qui ne l’utilise dans aucune commune.

206

Le PS dépose une liste sous son numéro régional dans 2 communes : Marche-en-Famenne et Durbuy ; dans les deux cas, il arrive en deuxième position. Si la comparaison avec le scrutin de 2006 n’est pas possible dans la première des deux villes, le PS est en recul dans celle de Durbuy (– 4,4 % et perte de 2 sièges). À Hotton, la liste Mayeur, emmenée par Philippe Courard (PS), secrétaire d’État aux Affaires sociales, aux Familles et aux Personnes handicapées, chargé des Risques professionnels, recule nettement (– 16,5 %), perd 3 sièges et la majorité absolue. À Érezée, des candidats du PS figurent sur la liste qui remporte la majorité absolue des voix. À Nassogne enfin, les candidats du PS participent à la liste Ensemble, deuxième.

207

Écolo dépose une liste à Durbuy et à Nassogne. Dans les deux cas, il recule : – 1,0 % dans la première commune, – 1,3 % et perte d’1 de ses 2 sièges dans la seconde.

208

À Hotton, une liste FNW recueille 100 voix (2,8 %), mais pas d’élu.

 - Tableau 23. Élections communales (Wallonie, 1994-2012). Listes arrivant en tête dans les communes de l’arrondissement de Marche-en-Famenne

En grasses : majorités absolues en voix et en sièges ; en italiques : majorités absolues en sièges ; en romaines : majorités relatives.

209

Avec une moyenne de 35,0 % (+ 4,8 %) de femmes dans les conseils communaux, l’arrondissement de Marche-en-Famenne se situe exactement au niveau de la moyenne wallonne. Les femmes représentent 33,3 % (+ 11,3 %) de la composition des collèges de ces communes, soit nettement plus que la moyenne régionale. Tous les exécutifs sont cependant majoritairement masculins. La seule femme bourgmestre de cet arrondissement est Lucienne Dethier, à Rendeux : 8e sur la liste GC, qui remporte tous les sièges de la commune, elle obtient le plus grand nombre de voix de préférence et ceint l’écharpe maïorale.

2.4.4. L’arrondissement de Neufchâteau

210

Seules 2 listes s’affrontent dans les communes de Herbeumont, de Léglise, de Libin et de Libramont-Chevigny.

211

Dans les 12 communes de l’arrondissement de Neufchâteau, seul Écolo dépose des listes sous son numéro régional : tel est le cas à Bertrix (– 0,7 % des voix, maintien de son unique élu), à Neufchâteau (– 2,2 % et perte de son seul siège), à Paliseul et à Wellin (respectivement 5,8 % et 4,4 %, mais pas de siège).

212

À Neufchâteau, la liste Agir ensemble, emmenée par le député wallon et de la Communauté française Dimitri Fourny (CDH), remporte la majorité absolue des sièges (47,4 % des voix) ; ce dernier devient bourgmestre. À Léglise, à Tellin et à Wellin, les listes R. Ensemble, E-D-A et Osons comprennent des candidats de tendance CDH, dont la personne qui devient bourgmestre. À Paliseul, la Liste mayeur est emmenée par le bourgmestre sortant Jean-Pol Hannard, de tendance CDH ; elle arrive en tête mais est renvoyée dans l’opposition. À Libramont-Chevigny, les élus de la liste Ensemble, minoritaire, sont essentiellement membres du CDH.

213

À Libin, la liste Horizon 2018, conduite par la bourgmestre sortante Anne Laffut (étiquetée MR), remporte la majorité absolue des suffrages et sa tête de liste conserve ses fonctions maïorales. À Libramont-Chevigny, la liste Chevi, de tendance MR, conforte une nouvelle fois sa majorité absolue (+ 5,6 % des voix et gain d’1 siège) ; le bourgmestre sortant est reconduit. À Bertix, le MR forme avec le PS la liste Action, qui arrive en tête ; le bourgmestre est étiqueté MR. À Bouillon également, le bourgmestre est de tendance MR ; sa liste, CAP, arrive seulement en deuxième position. À Paliseul, des candidats du MR figurent sur la Liste mayeur, qui arrive en tête mais ne participe pas au pouvoir. À Neufchâteau, des candidats du MR participent à la liste Énergie +, minoritaire.

214

Des candidats du PS participent à la liste Action, qui arrive en tête à Bertrix. Des membres du même parti figurent sur la liste Énergie + à Neufchâteau et sur la liste Ensemble à Libramont-Chevigny ; toutes deux sont minoritaires. À Paliseul, la liste Action (3,8 % et gain d’1 siège), de tendance PS, arrive en troisième position mais participe à la majorité communale. Alors que la liste PS arrivait en deuxième position en 2006 à Saint-Hubert, la liste PluS+ termine troisième en 2012 et remporte 2 sièges au lieu de 6.

 - Tableau 24. Élections communales (Wallonie, 1994-2012). Listes arrivant en tête dans les communes de l’arrondissement de Neufchâteau

En grasses : majorités absolues en voix et en sièges ; en italiques : majorités absolues en sièges ; en romaines : majorités relatives.

1 Ex æquo en sièges avec VE.

2 Ex æquo en sièges avec ENS (social-chrétien).

3 Ex æquo en sièges avec GDC (social-chrétien).

4 Ex æquo en sièges avec Action (MR).

5 Ex æquo en sièges avec Autrement.

6 Ex æquo en sièges avec le PS.

7 Ex æquo en sièges avec E-D-A.

8 Ex æquo en sièges avec Osons.

215

La proportion d’élues (30,6 %, soit + 5,0 %) et celle de femmes membres d’un collège communal (20,9 %, – 4,8 %) se situent toutes deux nettement en deçà de la moyenne wallonne correspondante. En revanche, la proportion de femmes bourgmestres équivaut quasiment au double de la moyenne régionale. Comme en 2006, 3 communes sont dirigées par une femme : Catherine Mathelin à Herbeumont et Anne Laffut à Libin sont reconduites dans leurs fonctions. À Léglise, Sophie Jacques, bourgmestre sortante, ne se représentait pas. Mais à Wellin, Anne Bughin-Weinquin ceint l’écharpe maïorale.

2.4.5. L’arrondissement de Virton

216

L’arrondissement de Virton comprend 10 communes. Dans celle de Tintigny, 1 seule liste est déposée, tandis que 2 listes seulement s’affrontent dans les communes de Chiny, de Meix-devant-Virton, de Rouvroy et de Saint-Léger. À Étalle et à Florenville, seul Écolo dépose une liste sous son numéro régional ; à Virton, on compte aussi une liste PS et une liste CDH. À Musson, seuls ces deux mêmes partis présentent une liste sous leur numéro régional.

217

Dans cet arrondissement, le MR est la seule des quatre formations disposant d’un numéro régional qui ne l’utilise dans aucune commune. À Virton, la liste IC, de tendance MR, arrive en tête. À Étalle, la liste Mayeur, pluraliste, conserve la majorité absolue ; un candidat étiqueté MR devient bourgmestre. À Saint-Léger, des candidats du MR figurent sur la liste Mayeur, majoritaire. À Florenville, la liste TSV, de tendance MR, arrive en deuxième position, mais remporte le même nombre de sièges que la liste qui obtient le plus grand nombre de suffrages.

218

À Chiny, la liste Député-Maire, emmenée par Sébastian Pirlot (PS), bourgmestre sortant, député wallon et de la Communauté française, remporte la majorité absolue des suffrages. À Meix-devant-Virton, la liste Maïeur renforce sa majorité absolue (+ 8,6 % des suffrages) et le bourgmestre sortant, Pascal François (PS), est reconduit dans ses fonctions. Alain Rongvaux (PS), qui emmène la liste Mayeur à Saint-Léger, conserve également l’écharpe maïorale, malgré un léger recul de sa liste (67,2 %, soit – 3,9 %). La liste PS déposée à Virton recule (– 5,3 % et perte d’1 siège), tandis que celle présentée à Musson progresse (+ 10,1 % et gain de 2 sièges) et remporte la majorité absolue des sièges (46,2 %).

219

Le CDH progresse quelque peu à Musson (+ 2,5 % et gain d’1 siège), mais recule à Virton (– 11,5 % et perte de 3 sièges), où il perd la première place ; le CDH arrive en deuxième position dans ces deux communes. À Habay, la liste Vouloir, de tendance CDH, remporte la majorité absolue des voix ; Isabelle Poncelet, qui conduit la liste, devient bourgmestre. La liste Agir Pour Vous, de tendance CDH, arrive en tête à Florenville ; Sylvie Théodore, qui pousse la liste, remporte le plus grand nombre de voix de préférence et devient bourgmestre, sa liste participant à la majorité. À Rouvroy, la liste G O remporte la majorité absolue des suffrages ; 2e sur la liste, Carmen Ramlot (élue le même jour au conseil provincial sur une liste CDH) remporte le plus grand nombre de voix de préférence et devient bourgmestre.

220

Écolo est en progrès à Florenville (+ 1,6 %), à Virton (+ 3,4 % et gain d’1 siège) et à Étalle (+ 6,1 % et gain de 2 sièges), où se présente Cécile Thibaut, sénatrice cooptée. Ses scores oscillent entre 7,8 % (Florenville, pas d’élu) et 19,8 % (Étalle, 3 sièges).

 - Tableau 25. Élections communales (Wallonie, 1994-2012). Listes arrivant en tête dans les communes de l’arrondissement de Virton

En grasses : majorités absolues en voix et en sièges ; en italiques : majorités absolues en sièges ; en romaines : majorités relatives.

1 Ex æquo en sièges avec GP.

2 Ex æquo en sièges avec le PSC.

3 Ex æquo en sièges avec OPA.

4 Ex æquo en sièges avec TSV.

5 Seule formation en lice.

221

Dans l’arrondissement de Virton, la proportion de femmes est identique parmi les conseillers communaux élus et parmi les membres des collèges communaux : 35,7 % (+ 6,4 % et + 4,8 % respectivement). Les collèges communaux de Saint-Léger, de Musson et de Chiny comptent davantage de femmes que d’hommes (60,0 % dans le cas des deux premiers, deux tiers dans le troisième). Enfin, l’arrondissement de Virton est un de ceux de Wallonie qui connaissent la plus forte proportion de femmes bourgmestres (toutes membres du CDH) : tel est le cas à Florenville, à Habay et à Rouvroy.

2.5. Les résultats dans la province de Namur

222

Dans la province de Namur, le nombre de conseillers communaux a été augmenté de 2 unités dans les communes d’Andenne, Anhée, Ciney, Éghezée, Fernelmont, Hamois, Havelange, Mettet, Philippeville et Somme-Leuze.

 - Tableau 26. Élections communales (Wallonie, 2000-2012). Majorités absolues et relatives dans la province de Namur

A : voix et sièges ; B : sièges ; C : total.

1 Fédération PRL FDF MCC en 2000 avec des listes à dénomination PRL ou PRLMCC.

2 PSC en 2000.

223

Le nombre de communes dans lesquelles une liste remporte la majorité absolue des voix s’est à nouveau accru en 2006. Une fois encore, ce sont principalement des listes à appellation locale qui sont dans cette situation. Le MR voit une de ses deux majorités absolues en voix (à Rochefort), se transformer en une majorité en sièges uniquement.

224

Écolo est la formation qui dépose le plus de listes à numéro régional (31, soit + 5) en province de Namur. Le PS est présent sous son numéro régional dans 12 communes. Dans 12 communes également, une liste porte le numéro régional du MR, dont les listes MR-EC à Walcourt et MR-IC à Cerfontaine et à Rochefort. Le CDH dépose 9 listes sous son numéro régional, en ce comprises les listes CDH-AR à Rochefort, CDH-SC à Walcourt, CDH-IC à Andenne, IC-CDH à Philippeville et D+ CDH à Dinant.

225

Sur les 38 communes que compte la province de Namur, on dénombre 270 femmes parmi les 770 élus (35,1 %, soit 0,1 % au-delà de la moyenne régionale) et 63 femmes parmi les 238 personnes siégeant dans un collège communal (26,5 %, soit un peu moins que la moyenne régionale). Avec seulement 3 femmes bourgmestres (7,9 %), soit une par arrondissement, la province de Namur est, de loin, celle qui compte la plus faible proportion de communes dirigées par une femme en Wallonie (il n’y en avait aucune dans cette province à l’issue du scrutin de 2006)  [28][28] 28 La province de Namur est également, comme en 2006,.... Dans 4 communes, le collège est paritaire, mais dans 20 communes (soit plus de la moitié), on compte une seule femme dans le collège, soit le minimum constitutionnel.

2.5.1. L’arrondissement de Dinant

226

Dans la commune d’Onhaye, comme en 2006, une seule liste est déposée. En 2012, cette situation prévaut également dans la commune de Vresse-sur-Semois. L’élection s’est cependant tenue dans ces deux communes afin de désigner le bourgmestre en fonction des voix de préférence. À Hamois, seulement 2 listes s’affrontent. Dans toutes les communes de l’arrondissement sauf dans celle de Havelange, la liste qui arrive en tête obtient la majorité absolue, uniquement en sièges à Ciney, à Rochefort et à Yvoir, en voix également partout ailleurs.

227

Le PS n’est présent sous son numéro régional dans aucune des 15 communes de l’arrondissement de Dinant. À Hastière, la liste Union, de tendance PS, progresse légèrement (+ 0,7 %) et conserve la majorité absolue des suffrages (61,2 %) ; le bourgmestre sortant conserve ses fonctions. À Houyet, la liste Action com., emmenée par le bourgmestre sortant (PS), remporte la majorité absolue des voix (58,2 %). À Beauraing, la liste Pour, emmenée par Jean-Claude Maene (PS), bourgmestre sortant et député wallon et de la Communauté française, arrive en deuxième position et est reléguée dans l’opposition. À Ciney, le bourgmestre sortant et ancien parlementaire Guy Milcamps (PS) conduit la liste LDB ; elle recueille 22,2 % et décroche 5 sièges, alors que, en 2006, la liste PBE, emmenée par la même personne, obtenait 30,0 % et 7 élus ; la liste LDB est envoyée dans l’opposition. À Havelange, des candidats du PS figurent sur la liste A.E. qui, bien que deuxième, se hisse dans la majorité communale et relègue dans l’opposition la majorité sortante. À Rochefort, la liste Pour, de tendance PS, remporte 24,2 % des suffrages, soit nettement plus que la liste PS déposée en 2006 (14,1 %). À Dinant, la liste Osons remporte 3 sièges et 15,1 % des voix ; en 2006, la liste PS recueillait 22,0 % et obtenait 5 élus.

228

La liste MR-IC déposée à Rochefort est la seule portant le numéro régional du MR dans cet arrondissement. Elle perd 6,3 % des voix et 2 élus, mais conserve la majorité absolue des sièges (48,3 %) ; François Bellot, sénateur, conserve l’écharpe maïorale. À Somme-Leuze, la liste UC, conduite par le bourgmestre sortant, Willy Borsus, chef du groupe MR au Parlement wallon, député de la Communauté française et vice-président de sa formation, progresse (81,4 %, soit + 4,7 %), gagne 1 siège et n’en laisse que 2 à l’opposition (la commune ayant 2 sièges de plus à pourvoir par rapport à 2006). À Bièvre, la liste EPV, pluraliste, emmenée par le bourgmestre sortant et député fédéral David Clarinval (MR), conforte sa majorité absolue (77,9 %, + 2,8 %), gagne 1 siège et n’en laisse qu’1 seul à l’opposition. À Dinant, la liste LDB, emmenée par le bourgmestre sortant et ancien parlementaire Richard Fournaux (MR), remporte 0,5 % des voix en plus et conserve la majorité absolue (55,0 %) ; R. Fournaux conserve le maïorat. À Ciney, Jean-Marie Cheffert (MR), ancien sénateur, devient bourgmestre ; sa liste, Union, remporte la majorité absolue des sièges (46,7 % des voix). À Gedinne, la liste Gedinne2012, qui remporte la majorité absolue des suffrages (50,1 %), est emmenée par le bourgmestre sortant (MR), qui conserve son poste. À Yvoir, le bourgmestre sortant, étiqueté MR, conserve ses fonctions ; la liste LB2012 qu’il conduit est en net recul (– 18,4 % des voix par rapport à la liste LB2006 et perte de 3 sièges), mais conserve la majorité absolue des sièges (49,2 %). À Havelange, la liste A.E. recueille seulement 32,9 % des voix, mais sa première candidate (MR) devient bourgmestre, en raison d’une alliance qui permet de renvoyer l’équipe sortante dans l’opposition. La députée fédérale Valérie Warzée-Caverenne (MR) figure sur la liste Ensemble 2012, majoritaire à Hamois ; elle demeure échevine. À Onhaye, des candidats du MR figurent sur l’unique liste déposée.

229

À Dinant, Ciney et Rochefort, la liste déposée sous numéro régional du CDH est en recul par rapport à la liste CDH déposée en 2006 (respectivement – 2,3 %, – 5,6 % et – 4,6 % des voix ; perte d’1 siège à Ciney, de 2 à Rochefort). À Onhaye, Christophe Bastin (CDH), député fédéral et bourgmestre sortant, emmène l’unique liste déposée ; il est reconduit dans ses fonctions maïorales puisqu’il remporte le plus grand nombre de voix de préférence. La liste Ensemble 2012, qui remporte la majorité absolue des voix à Hamois (+ 10,4 % des suffrages par rapport à la liste Ensemble 2006), est conduite par le bourgmestre sortant (CDH), qui conserve l’écharpe maïorale. Il en va de même à Anhée, où la liste majoritaire perd néanmoins 14,5 % des voix. À Houyet, des candidats du CDH figurent sur la liste Action com., qui remporte la majorité absolue des suffrages ; il en va de même à Yvoir, où la liste arrivant en tête remporte la majorité absolue des sièges uniquement. À Havelange, la liste VEM, de tendance CDH, remportait en 2006 la majorité absolue des suffrages ; en 2012, le bourgmestre sortant emmène la liste V.R.A.I., qui remporte 46,6 % des voix et 8 des 17 sièges à pourvoir, et est envoyée dans l’opposition. À Hastière, la liste Avenir, de tendance CDH, est en recul (33,9 %, soit – 5,7 % des voix) et demeure dans l’opposition.

230

Écolo dépose une liste sous son numéro régional dans 10 des 15 communes de l’arrondissement de Dinant. Il y remporte entre 7,9 % (Anhée) et 23,5 % des voix (Hamois). Patrick Dupriez, président du Parlement wallon et député de la Communauté française, pousse la liste Écolo à Ciney (11,6 %, soit + 0,8 % des voix), dont il est 1 des 2 élus. Écolo progresse dans les communes de Beauraing (+ 2,2 % des voix et gain d’1 siège), de Ciney, de Havelange (+ 5,7 % et gain de 2 sièges), de Houyet, de Rochefort (+ 2,4 % et gain d’1 siège) et de Somme-Leuze (+ 6,3 % et gain de 2 sièges). Ailleurs, la comparaison n’est pas possible.

 - Tableau 27. Élections communales (Wallonie, 1994-2012). Listes arrivant en tête dans les communes de l’arrondissement de Dinant

En grasses : majorités absolues en voix et en sièges ; en italiques : majorités absolues en sièges ; en romaines : majorités relatives.

1 Seule formation en lice.

231

Dans l’arrondissement de Dinant, 35,8 % des conseillers communaux élus en 2012 sont des femmes (+ 2,1 %), soit davantage que la moyenne wallonne. Leur présence dans les collèges est également supérieure à la présence moyenne (29,5 %, soit + 6,2 %). À Somme-Leuze, à Hamois et à Havelange, le collège est paritaire. Dans cette dernière commune, une femme obtient l’écharpe maïorale.

2.5.2. L’arrondissement de Namur

232

Le PS a déposé une liste sous son sigle et son numéro régional dans 8 des 16 communes de l’arrondissement. À Sambreville, la liste emmenée par le bourgmestre sortant, Jean-Charles Luperto, président du Parlement de la Communauté française et député wallon, progresse nettement (+ 4,1 % et gain de 2 sièges) et frôle la majorité absolue en voix. Dans les autres communes où la comparaison avec le scrutin de 2006 est possible, le PS est en recul. Il demeure majoritaire (54,9 %, soit – 4,2 %) à Andenne, où Claude Eerdekens, bourgmestre sortant, député wallon et de la Communauté française, conserve l’écharpe maïorale. À Namur (– 0,2 %), le PS perd la position de premier parti au profit du CDH et demeure seul dans l’opposition. Il perd 1 siège à La Bruyère (– 1,8 %) et 2 à Sombreffe (– 6,4 %). Ce parti remporte entre 11,5 % et 28,8 % des voix dans les 3 communes où il n’était pas présent sous son sigle en 2006 (Profondeville, Gembloux et Fosses-la-Ville). À Jemeppe-sur-Sambre, la Liste Mayeur perd 6,7 % des voix ainsi que 2 sièges et n’est plus majoritaire ; une coalition des quatre autres formations représentées au conseil communal renvoie l’équipe du bourgmestre sortant, de tendance socialiste, dans l’opposition. À Fernelmont, les candidats du PS participent à la liste locale qui conserve la majorité absolue. À Assesse, les candidats du PS se présentent sur la liste @ROC, qui remporte un score quasiment identique (9,0 %, soit + 0,1 % des voix) à celui recueilli en 2006 par la liste PS. À Floreffe, la liste POUR (15,4 % des suffrages), de tendance PS, obtient un résultat nettement supérieur à celui réalisé par la liste PS en 2006 (9,0 %). À Gesves, la liste RPG, poussée par Philippe Mahoux, chef du groupe PS au Sénat et ancien bourgmestre, perd 1 siège (– 2,4 % de suffrages par rapport à la liste LDB en 2006).

233

Le MR se présente dans 6 communes sous son numéro régional. Il progresse dans les 5 communes où la comparaison est possible, entre + 0,1 % à Andenne et + 2,8 % à La Bruyère. Dans ces deux communes et à la ville de Namur, il remporte 1 siège supplémentaire. Ses scores oscillent entre 11,1 % des suffrages à Andenne et 37,6 % à La Bruyère, où il conserve la position de premier parti. À Jemeppe-sur-Sambre, le MR, deuxième, forme la majorité avec 3 autres listes pour rejeter la Liste Mayeur dans l’opposition ; une candidate du MR ceint l’écharpe maïorale. À Gembloux, la liste MR emmenée par Sabine Laruelle, ministre fédérale des Classes moyennes, des PME, des Indépendants et de l’Agriculture, remporte 28,6 % des voix et se classe deuxième ; en 2006, le MR formait avec le PS la liste Beffroi, arrivée en tête. À Mettet et à Sombreffe, le nom de la liste déposée par le MR inclut le sigle de cette formation en l’associant à une seconde composante, mais ces listes ne portent pas le numéro régional du MR ; à Mettet, la liste RC-MR progresse quelque peu (+ 0,7 % des voix et gain d’1 siège), tandis que la liste MR-IC déposée à Sombreffe obtient 23,5 % des voix et 5 sièges (alors que la liste MR présente en 2006 remportait 13,4 % des suffrages et 2 élus). À Assesse, Éghezée et Gesves, la liste locale qui arrive en tête est de tendance MR ; à Gesves, elle remporte la majorité absolue des sièges ; dans cette commune et dans celle d’Éghezée, le bourgmestre sortant rempile, à la différence de celui d’Assesse, dont la liste est renvoyée dans l’opposition. À Floreffe, à Fosses-la-Ville et à Profondeville, le MR participe, avec le CDH, à la liste locale qui se classe première ; dans les deux premiers cas, cette liste recueille la majorité absolue des suffrages, tandis qu’à Profondeville, le bourgmestre MR conserve l’écharpe maïorale.

234

Dans l’arrondissement de Namur, 4 listes portent le numéro régional du CDH, dont la liste CDH-IC déposée à Andenne. À Sambreville, le CDH remporte 10,3 % des voix et est en recul (– 2,2 %). Il progresse par contre à Andenne (+ 0,4 %), à Jemeppe-sur-Sambre (+ 1,1 % et gain d’1 siège) et à Namur (+ 5,8 % et gain de 3 sièges), où il supplante le PS et conserve le poste de bourgmestre, qui échoit au bourgmestre sortant Maxime Prévot, chef du groupe CDH au Parlement wallon et député de la Communauté française. Des candidats du CDH emmènent les listes de cartel qui remportent la majorité absolue des suffrages à Fernelmont, Floreffe et Fosses-la-Ville ; dans les deux premières communes, le bourgmestre sortant, qui rempile, est étiqueté CDH. Le CDH participe aussi aux listes locales qui arrivent en tête dans les communes de Gembloux, de Mettet, de Profondeville et de Sombreffe ; dans les deux premières, c’est un candidat du CDH qui emporte le maïorat, tandis qu’à Sombreffe, le bourgmestre sortant, de tendance CDH, est renvoyé dans l’opposition par une coalition unissant les trois autres formations représentées au conseil communal. À Assesse enfin, la liste ACOR, de tendance CDH, recule (– 3,3 %) mais remporte le maïorat.

235

Comme en 2006, Écolo est la seule formation présente sous son nom et son numéro régional dans chacune des communes de l’arrondissement de Namur. Il progresse dans 11 d’entre elles (de + 1,2 % à La Bruyère à + 5,5 % à Floreffe), ce qui se traduit par le gain d’1 siège dans les communes d’Andenne, d’Éghezée, de Fernelmont, de Fosses-la-Ville, de Gesves, de Profondeville (liste conduite par la co-présidente d’Écolo, Emily Hoyos) et de Sambreville. Écolo recule à Ohey (– 0,1 %) et à Mettet (– 2,9 %), et recule et perd 1 siège à Gembloux et à Jemeppe-sur-Sambre (respectivement – 2,3 % et – 3,2 % des voix). Il recule nettement à Namur (– 6,5 % des suffrages), ce qui lui coûte 4 sièges ; il demeure néanmoins dans la coalition qui dirige la capitale wallonne. Les scores d’Écolo oscillent entre 9,3 % à Sambreville et 24,4 % à Floreffe. Au total, Écolo dispose de 39 sièges dans les 16 communes de l’arrondissement, soit 1 de plus qu’en 2006, et compte désormais au moins un élu dans chacune des communes.

236

Des listes FDF ont été déposées dans 3 communes, elles remportent 2,0 % des voix à Mettet, 2,5 % à Jemeppe-sur-Sambre et 6,9 % à Sambreville, où ce parti décroche 1 siège.

237

À Namur et à Ohey, les listes PTB+ progressent (respectivement 2,8 %, soit + 2,2 %, et 2,0 %, soit + 1,0 %), sans toutefois obtenir d’élu.

238

À Éghezée, une liste PP remporte 2,0 % des suffrages, mais pas de siège.

239

En 2006, 5 listes d’extrême droite ont été déposées dans l’arrondissement de Namur (dont 2 dans son chef-lieu). À Sambreville, l’élu sortant du FN emmène en 2012 une liste LEPEN, qui recueille 4,1 % des voix, mais pas de siège (en 2006, la liste FN obtenait 6,8 % des suffrages). À Gesves, la liste NWA recueille 1,2 % des voix, mais pas d’élu. Francis Detraux, ancien sénateur FN et fondateur de Force nationale, pousse la liste Wallonie d’abord ! déposée à Namur ; elle remporte 2,3 % des voix (soit 20 voix de moins que la liste Fnationale en 2006) mais pas de siège. À Sambreville, la liste Wallonie d’abord ! obtient 2,1 % des voix ; son unique candidate n’est pas élue.

 - Tableau 28. Élections communales (Wallonie, 1994-2012). Listes arrivant en tête dans les communes de l’arrondissement de Namur

En grasses : majorités absolues en voix et en sièges ; en italiques : majorités absolues en sièges ; en romaines : majorités relatives.

1 Ex æquo en sièges avec le PS.

240

Parmi les conseillers communaux élus dans l’arrondissement de Namur en 2012, 34,7 % (+ 5,0 %) sont des femmes, soit quasiment la moyenne régionale. La proportion de femmes dans les collèges communaux est en revanche nettement inférieure à la moyenne wallonne en la matière, et elle est même en net recul (22,4 %, soit – 4,0 %). Le collège de Fernelmont est paritaire. À Jemeppe-sur-Sambre, Stéphanie Thoron devient bourgmestre.

2.5.3. L’arrondissement de Philippeville

241

L’arrondissement de Philippeville compte 7 communes.

242

Le PS est présent sous son numéro régional et son sigle dans 4 communes. À Couvin et à Walcourt, il progresse (respectivement + 5,4 % et + 3,8 % des voix) et remporte dans les deux cas 2 sièges supplémentaires ; il demeure en tête. À Philippeville, en revanche, il perd 3,7 % des suffrages par rapport à 2006 et perd de justesse la première place au profit du MR. Dans ces trois communes, le PS remporte entre 32,5 % et 35,1 % des votes valables. À Florennes, la liste PS obtient le troisième score (13,8 %) et 3 élus. À Viroinval, la liste POUR, de tendance socialiste, conforte sa majorité absolue ; le bourgmestre sortant conserve son écharpe maïorale, tandis que le député fédéral Jean-Marc Delizée est échevin. À Doische, le PS forme avec le CDH la liste LBDA, qui perd la majorité absolue des sièges remportée en 2006.

243

Le MR présente une liste sous son numéro régional dans 5 communes, en ce comprises la liste MR-IC à Cerfontaine, où elle reste première (68,4 %, soit + 10,1 % des suffrages, mais pas de siège supplémentaire), et la liste MR-EC à Walcourt (26,7 %, + 3,8 % des voix et gain de 2 sièges). Le MR remporte 2 sièges supplémentaires à Philippeville (+ 5,0 % des voix), où il devient premier, à égalité de sièges avec le PS. Il recule par contre à Couvin (– 4,0 %), où il perd 1 siège ; c’est dans cette commune qu’il obtient son moins bon score de l’arrondissement (16,0 %). À Doische, le MR arrive en deuxième position (38,3 %), mais il s’allie à la liste arrivée troisième et le maïorat lui revient. À Florennes, la liste Union des onze communes, de tendance MR, arrive en tête, à égalité de sièges avec la liste contact 21, et un de ses candidats ceint l’écharpe de bourgmestre.

244

À Philippeville, la liste IC-CDH progresse quelque peu (18,2 % des voix, soit + 1,4 %) et décroche 1 siège supplémentaire, tandis qu’à Walcourt, la liste CDH-SC remporte 14,5 % des suffrages ; toutes deux portent le numéro régional du CDH. À Doische, la liste LBDA perd la majorité absolue et est rejetée dans l’opposition, et le bourgmestre sortant (CDH) n’est pas reconduit. À Florennes, la liste contact 21, de tendance CDH, remporte le même nombre de sièges que la liste qui arrive en tête. À Viroinval, la liste Vous, emmenée par le député wallon et de la Communauté française Michel Lebrun (CDH), remporte 25,9 % des suffrages. À Couvin, des candidats du CDH figurent sur la liste CVN, qui demeure deuxième (+ 0,1 %).

245

Écolo présente une liste dans 5 communes. À Cerfontaine, ce parti obtient 4,8 % des voix mais pas d’élu. Dans les 4 autres communes, Écolo recule, de – 0,7 % des voix à Couvin (perte de son unique siège) à – 3,3 % à Walcourt (même cas de figure) ; à Philippeville, il perd 1 de ses 2 sièges (– 2,7 %). Écolo ne conserve que 2 sièges dans l’arrondissement : un à Philippeville, l’autre à Couvin.

246

À Walcourt, la liste PIRATE obtient 2,4 % des voix, mais pas d’élu.

 - Tableau 29. Élections communales (Wallonie, 1994-2012). Listes arrivant en tête dans les communes de l’arrondissement de Philippeville

En grasses : majorités absolues en voix et en sièges ; en italiques : majorités absolues en sièges ; en romaines : majorités relatives.

1 Ex æquo en sièges avec les listes U.ONZE.C. et PSC.

2 Ex æquo en sièges avec LISTE et EC.

3 Ex æquo en sièges avec le PSC et le PRL MCC.

4 Ex æquo en sièges avec la liste CVN.

5 Ex æquo en sièges avec la liste contact 21.

6 Ex æquo en sièges avec la liste PS.

247

Dans l’arrondissement de Philippeville, la proportion d’élues dans les conseils communaux est en nette progression (35,3 %, soit + 8,0 %) et dépasse légèrement la moyenne wallonne, moyenne à laquelle elle était nettement inférieure en 2006. Dans les collèges communaux, on recense 30,2 % de femmes (+ 6,9 %), soit davantage que la moyenne wallonne et que dans les deux autres arrondissements de la province de Namur. Christine Poulin, bourgmestre sortante (PS) de Walcourt, conserve l’écharpe maïorale et demeure la seule femme bourgmestre de l’arrondissement.

3. La situation dans les grandes villes

248

Dans la partie 1.3.4, a été analysée l’évolution de la situation dans les 30 communes wallonnes qui comptent entre 20 000 et 49 999 habitants.

249

Les pages qui suivent examinent plus spécifiquement la situation dans les 9 villes de Wallonie où vivent plus de 50 000 habitants. On rappellera la composition de la coalition sortante, la stratégie de confection des listes par les partis ainsi que les résultats obtenus par ceux-ci lors des élections communales de 2006.

3.1. Charleroi

250

Les deux dernières années de la législature 2000-2006 avaient été marquées par plusieurs scandales impliquant des mandataires du Parti socialiste. Suite à l’affaire de la Carolorégienne, puis à l’affaire de l’Intercommunale pour la collecte et la destruction des immondices (ICDI), quatre des dix échevins, inculpés par la justice, avaient été remplacés après avoir démissionné ou s’être vu retirer leurs attributions. C’est affecté par ces affaires et par les enquêtes judiciaires ouvertes à leur propos que le PS s’est présenté au scrutin du 8 octobre 2006.

251

Perdant 13 % et 7 sièges, le PS est néanmoins resté le premier parti carolorégien (38,4 % des voix et 23 sièges), incontournable pour la formation d’une coalition, sauf à composer avec l’extrême droite. Le bourgmestre sortant, Jacques Van Gompel, a attiré 17 916 suffrages sur son nom, réalisant le deuxième score wallon en nombre absolu de voix de préférence. Le principal bénéficiaire du scrutin à Charleroi a été le MR, qui a gagné 8,4 % des voix et 6 sièges supplémentaires. Avec 24,6 % des suffrages valablement exprimés et un total de 14 sièges, le MR a renforcé son statut de deuxième parti de la ville. Recueillant 17 025 voix de préférence, Olivier Chastel, député fédéral, a talonné le bourgmestre socialiste sortant. En progrès de 1,8 %, le CDH (11,4 % et 6 sièges) s’est installé à la troisième place et a quasiment retrouvé le même score que le PSC en 1994 ; il a gagné 2 sièges. Le FN a été le troisième grand gagnant du scrutin communal de 2006 : il a progressé de 2,6 % et gagné un siège (pour un total de 4 sièges). Le parti d’extrême droite a devancé Écolo, en recul de 3,3 %, qui a perdu 2 de ses 6 élus. Aucune autre formation n’a obtenu d’élu, mais Force nationale et, à l’opposé du spectre politique, la liste PTB+ ont tous deux dépassé 2 %.

252

Une coalition tripartite a été mise sur pied, unissant le PS, le MR et le CDH. Conformément aux dispositions du Code de la démocratie locale et de la décentralisation, le maïorat aurait dû revenir de plein droit à J. Van Gompel. Mais le 20 octobre 2006, ce dernier, soupçonné d’avoir établi de faux documents afin de couvrir les conséquences des malversations d’un des anciens échevins, a été inculpé et incarcéré. Deuxième en voix de préférence (6 312 suffrages) sur la liste du PS, Léon Casaert, échevin sortant, a été désigné bourgmestre en remplacement de J. Van Gompel, démissionnaire dès son inculpation.

253

L’accord de majorité prévoit que tout membre du collège communal faisant l’objet d’une inculpation relative à des faits commis dans l’exercice de ses fonctions démissionnera sans délai. À partir de la fin du mois de mai 2007, quelques jours avant les élections fédérales du 10 juin, plusieurs échevins ont ainsi été amenés à démissionner. Le lendemain du scrutin fédéral du 10 juin 2007, qui a marqué un net recul du PS, en particulier dans le Hainaut, le président du parti, Elio Di Rupo, a annoncé la démission de tous les membres du collège communal de Charleroi afin de remettre à plat la composition de celui-ci et les attributions de chacun de ses membres. E. Di Rupo a chargé Paul Magnette, professeur de sciences politiques à l’Université libre de Bruxelles et militant de la section locale du PS, de négocier la formation de la nouvelle coalition. Parallèlement, la majorité PS–CDH dirigeant la Région wallonne a décidé d’adapter le Code de la démocratie locale et de la décentralisation afin d’autoriser, dans certains cas de figure comme celui alors rencontré à Charleroi, la désignation du bourgmestre sans tenir compte du mécanisme de désignation automatique qui prévaut en Wallonie depuis 2006  [29][29] 29 Décret wallon du 27 juin 2007 modifiant les articles.... Le 18 juin 2007, L. Casaert a à son tour été inculpé. Le 21 juin, un pré-accord a été obtenu par P. Magnette. Le poste de bourgmestre a été confié à l’échevin Jean-Jacques Viseur (CDH, 762 voix de préférence en 2006), conformément à l’accord noué entre le PS et le CDH pour modifier le Code de la démocratie locale et de la décentralisation. L’accord entre les trois partis prévoit qu’aucun mandataire faisant l’objet d’une inculpation n’intégrera le nouvel exécutif.

254

Le 20 juillet 2007, P. Magnette est devenu ministre wallon de la Santé, de l’Action sociale et de l’Égalité des chances. Il s’est imposé rapidement comme le nouvel homme fort du PS à Charleroi et a été à plusieurs reprises amené à intervenir pour apaiser des tensions au sein de la coalition tripartite carolorégienne ou de la section locale du PS.

255

En septembre 2011, pour des raisons de santé, J.-J. Viseur s’est mis en congé de ses fonctions de bourgmestre. Il a été remplacé par le premier échevin, Paul Ficheroulle (PS). Dès lors, celui-ci et Éric Massin (PS) se sont clairement livré une concurrence assez forte afin de se positionner comme le numéro deux du PS à Charleroi, susceptible d’assurer après 2012 les fonctions de bourgmestre dans le cas où P. Magnette serait désigné bourgmestre mais serait empêché d’occuper le poste en raison de fonctions ministérielles (P. Magnette a en effet rejoint le gouvernement fédéral en décembre 2007, comme ministre du Climat et de l’Énergie jusqu’en décembre 2011, puis comme ministre des Entreprises publiques, de la Politique scientifique et de la Coopération au développement, chargé des Grandes Villes).

256

En octobre 2011, P. Magnette a été choisi par les militants du PS carolorégien comme tête de liste pour le scrutin communal de 2012. En février 2012, J.-J. Viseur a démissionné du poste de bourgmestre. Ce n’est cependant pas le premier échevin Paul Ficheroulle, mais bien Éric Massin qui lui a succédé, fort de l’appui de l’union socialiste communale de Charleroi.

257

Au bout de ces six années particulièrement agitées, seuls trois des onze membres du collège communal sortant étaient déjà en fonction au début de la législature, en décembre 2006 : É. Massin, P. Ficheroulle (qui ne se présente plus) et Françoise Daspremont, tous trois PS.

258

Au conseil communal de Charleroi, 51 sièges sont à pourvoir en 2012. Le collège communal compte au maximum 9 échevins (– 1 par rapport à 2006), en plus du bourgmestre et du président du conseil de l’action sociale.

259

Pour l’élection du 14 octobre 2012, 14 listes sont déposées. La liste du PS est emmenée par P. Magnette. Le 22 août 2012, celui-ci a annoncé que s’il était désigné bourgmestre de Charleroi le 14 octobre, il quitterait ses fonctions ministérielles pour pouvoir exercer effectivement le mandat carolorégien. Quatre des sept membres PS sortants du collège communal figurent sur la liste, ainsi que Philippe Van Cauwenberghe, ancien échevin acquitté en janvier 2012 des charges qui pesaient à son encontre et avaient conduit à sa démission du collège communal, L. Casaert, ancien bourgmestre, trois autres anciens échevins, ainsi que le député fédéral Anthony Dufrane (9e) et le député wallon et de la Communauté française Serdar Kilic (51e et dernier). Au total, 18 candidats de la liste présentée par le PS à Charleroi en 2012 figuraient déjà sur la liste présentée en 2006. La liste MR est emmenée par le ministre fédéral du Budget et de la Simplification administrative, O. Chastel. Y figurent aussi les deux échevins MR sortants et un ancien échevin. La députée wallonne et de la Communauté française Véronique Salvi, échevine sortante, emmène la liste CDH, suivie par le second échevin sortant, Antoine Tanzilli. Luc Parmentier, chef de groupe sortant au conseil communal, conduit la liste Écolo ; en 2e position figure la conseillère communale sortante Malika El Bourezgui, élue en 2006 comme candidate d’ouverture en provenance du Parti communiste. La liste est poussée par les députés wallons et de la Communauté française Isabelle Meerhaeghe et Xavier Desgain. Les listes PTB+ et Front-gauche présentent également 51 candidats. Plusieurs listes sont par contre incomplètes : DN (liste poussée par le conseiller communal sortant et ancien député fédéral FN Patrick Cocriamont), FDF, FN-belge, FNW (dont Franca Iseppi, élue FN à Châtelet en 2006), NATION, NWA (liste emmenée par Philippe Duquenne, élu conseiller communal FN à Mons en 2006), RW et Wallonie d’abord !.

 - Tableau 30. Élections communales (Wallonie, 2000-2012). Résultats dans la ville de Charleroi

1 Liste PRLMCC en 2000.

2 PSC en 2000.

3 Liste PTB en 2000.

260

En nette progression par rapport au scrutin de 2006, le PS récupère les 7 sièges perdus six ans auparavant. S’il renoue avec la majorité absolue au conseil communal de Charleroi, c’est toutefois sans parvenir à recueillir la majorité absolue des suffrages. P. Magnette remporte 24 220 voix de préférence, soit le score personnel le plus élevé de Wallonie, et un résultat nettement supérieur à celui obtenu en 2006 par J. Van Gompel (17 916 voix) ; il devient, de plein droit, bourgmestre de Charleroi. Figurant en 3e position, É. Massin recueille 4 283 votes de préférence, dépassant F. Daspremont (3 075 voix), 2e sur la liste. En 8e position sur la liste, P. Van Cauwenberghe obtient le quatrième score (2 812 voix), devant le député fédéral A. Dufrane (2 765 voix) ; le parlementaire S. Kilic obtient 1 888 voix, soit le onzième score de la liste. L’ancien bourgmestre, L. Casaert, arrive en huitième position (alors qu’il occupe la 24e place sur la liste).

261

La liste du MR recule quasiment autant qu’elle avait progressé en 2006. Elle conserve 9 sièges, soit 1 de plus que la liste PRLMCC en 2000. O. Chastel remporte le deuxième score carolorégien, 6 543 voix, loin de son score précédent (17 025 voix en 2006). Les deux échevins sortants du MR remportent le deuxième et le troisième score personnel.

262

Le CDH et Écolo enregistrent un léger recul, qui coûte toutefois 1 siège à Écolo. Sur la liste du CDH, V. Salvi, parlementaire, remporte 3 546 voix, contre 1 360 pour A. Tanzilli. L. Parmentier, sur la liste Écolo, recueille 1 193 votes de préférence, suivi par X. Desgain (597 voix) ; l’autre parlementaire figurant sur la liste, I. Meerhaeghe, obtient 196 voix (soit le onzième score personnel sur cette liste).

263

Une des listes d’extrême droite, la liste FN-belge, remporte 5,8 % des voix et 2 sièges. Au total, les listes DN, FN-belge, FNW, NATION, NWA et Wallonie d’abord ! enregistrent un score cumulé de 11 108 voix (11,0 % des suffrages). En 2006, l’extrême droite totalisait 13,1 % des suffrages.

264

Enfin, la liste PTB+, en progrès, remporte 1 siège.

265

La liste FDF recueille 1,8 % et les listes RW et Front-gauche remportent chacune 0,9 % des suffrages. Aucune des trois n’obtient d’élu.

266

Au terme de brèves négociations, le PS, le MR et le CDH décident le 17 octobre de reconduire leur coalition. Le MR et le CDH conservent chacun 2 postes d’échevin, le PS disposant de 5 échevinats, de la présidence du conseil de l’action sociale et du maïorat. Le 3 décembre, P. Magnette prête serment comme bourgmestre ; empêché en raison de ses fonctions de ministre fédéral, il est remplacé par l’échevine F. Daspremont. Le 17 janvier 2013, P. Magnette quitte le gouvernement fédéral, redevient sénateur et remplace Thierry Giet comme président faisant fonction du Parti socialiste (Elio Di Rupo, Premier ministre, demeure président en titre) ; il prend ses fonctions de bourgmestre le 22 janvier. P. Magnette est le seul membre du collège qui cumule son mandat avec une fonction parlementaire, le nouveau bourgmestre ayant demandé aux autres membres du collège de ne pas effectuer un tel cumul afin de s’investir à temps plein pour leur ville. V. Salvi, pour demeurer échevine, abandonne son mandat de parlementaire régionale ; A. Tanzilli la remplace comme membre du Parlement wallon et de celui de la Communauté française, mais renonce au second échevinat qui échoit au CDH.

3.2. La Louvière

267

La fin de la législature communale 2000-2006 avait été marquée par plusieurs affaires qui avaient terni l’image de la ville, affectant notamment le Foyer louviérois, société de logement social. En outre, des tensions avaient secoué la majorité socialiste.

268

La liste PS, emmenée par le bourgmestre sortant, Willy Taminiaux, a subi un sévère recul lors du scrutin du 8 octobre 2006 (41,7 %, soit – 14,3 %, et la perte de 9 sièges sur 29), perdant du même coup la majorité absolue au conseil communal. Le MR (16,8 %, + 4,5 %, 7 sièges) et, dans une moindre mesure, le CDH (13,8 %, + 0,8 %, 6 sièges) ont progressé, gagnant respectivement 2 sièges et 1 siège. Le FN, qui avait subi une très lourde défaite en 2000 et avait perdu tous ses sièges, en a retrouvé 3, avec 8,6 % des suffrages. En léger recul (6,6 %, – 0,4 %), Écolo a conservé ses 2 sièges. La liste UDSC (Union démocratique socialiste du Centre), dissidence du PS regroupant des syndicalistes et sur laquelle figurait Pierre Beauvois, ancien président du Parti communiste, a obtenu 5,8 % et 2 sièges, tandis que le PTB a également fait son entrée au conseil communal, avec un représentant (4,2 %, + 3,1 %).

269

La mise sur pied d’une nouvelle majorité, obligeant le PS à s’allier mais le rendant incontournable, ne s’est pas faite sans mal. L’union socialiste communale louviéroise a décidé de former une tripartite avec le MR et l’UDSC. Rejetant cette option, W. Taminiaux a préféré renoncer au maïorat. Jacques Gobert, président sortant du CPAS, deuxième en termes de score personnel (2 065 voix de préférence), lui a succédé. En cours de législature, les élus UDSC ont rejoint les rangs du PS.

270

Au conseil communal de La Louvière, 41 sièges sont à pourvoir en 2012. Le collège communal compte au maximum 7 échevins (– 1 par rapport à 2006), en plus du bourgmestre et du président du conseil de l’action sociale.

271

Dix listes sont déposées en vue du scrutin communal du 14 octobre 2012. La liste du PS est emmenée par J. Gobert, bourgmestre sortant et président de l’Union des villes et communes de Wallonie (UVCW) depuis 2009. Cinq des six échevins sortants PS figurent sur cette liste, fermée par la députée wallonne, sénatrice de communauté et ancienne échevine Olga Zrihen et par la députée fédérale et cheffe de groupe au conseil communal Colette Burgeon. Le député fédéral et échevin sortant Olivier Destrebecq conduit la liste MR, devant l’autre échevine sortante MR. Les listes CDH et Écolo sont chacune emmenées par leur chef de groupe sortant. Le second conseiller communal élu sur la liste Écolo en 2006, membre du Parti communiste et qui a siégé comme indépendant durant une partie de la législature, emmène la liste Front de gauche, tandis que le conseiller communal sortant du PTB figure en 3e position sur la liste PTB+. La liste FNW est emmenée par le chef de groupe sortant FN. Outre les formations représentées au conseil communal durant la législature écoulée, on trouve des listes DLC (Droit et Liberté des Citoyens, défendant la multiculturalité), Parti Wallon et PIRATE.

 - Tableau 31. Élections communales (Wallonie, 2000-2012). Résultats dans la ville de La Louvière

1 Liste PRLMCC en 2000.

2 PSC en 2000.

3 Liste PTB en 2000.

272

Le 14 octobre 2012, le PS retrouve de justesse la majorité absolue des suffrages perdue six ans auparavant et récupère 5 des 9 sièges alors perdus. J. Gobert remporte 6 499 voix de préférence, soit bien plus qu’en 2006, mais 15 voix de moins que W. Taminiaux en 2006 ; il demeure bourgmestre. Les deux parlementaires qui poussent la liste remportent le deuxième (C. Burgeon, 2 080 voix) et le cinquième (O. Zrihen, 1 317 voix) score personnel.

273

La liste du MR recule quelque peu et perd 1 des 2 sièges acquis en 2006 ; elle en conserve 6. O. Destrebecq recueille 1 276 votes de préférence. Le CDH enregistre un recul similaire à celui du MR et perd également 1 siège, revenant à son niveau de 2000 (5 élus).

274

En progrès, Écolo gagne 1 élu, tandis que le PTB conserve son unique siège.

275

Enfin, le chef de groupe sortant FN est réélu, la liste FNW décrochant 1 siège. L’extrême droite remporte 4,1 % des votes, contre 8,6 % en 2006 et 3,7 % en 2000.

276

Bien qu’il puisse gouverner seul, le PS choisit de s’allier à nouveau au MR. Cependant, ce dernier ne reçoit plus qu’1 mandat d’échevin dans le nouveau collège.

3.3. Liège

277

Lors du scrutin de 2006, le bourgmestre sortant, Willy Demeyer (PS), a réalisé le score personnel le plus élevé de Wallonie, recueillant 18 999 suffrages. Emmenant la liste du MR, le vice-Premier ministre, ministre des Finances et conseiller communal sortant Didier Reynders affichait clairement son ambition de devenir bourgmestre de la ville ; il a remporté 17 250 voix de préférence. Le PS et le CDH ont reconduit leur alliance, maintenant le MR dans l’opposition, mais la distribution des postes au sein du collège communal a été modifiée, afin de refléter la progression du premier et le recul du second : le PS a reçu 6 échevinats et la présidence du conseil de l’action sociale (en plus du maïorat), tandis que le CDH a obtenu 3 postes d’échevin (au lieu de 4 sous la mandature précédente). Outre la progression du MR, le scrutin de 2006 a marqué un recul d’Écolo (qui a perdu 2 sièges) et le retour du FN au conseil communal liégeois, avec 1 élu.

278

Le départ de D. Reynders de Liège pour la région bruxelloise, évoqué à partir de septembre 2011, a été confirmé quelques mois plus tard : l’installation du vice-Premier ministre dans la commune d’Uccle a été considérée comme susceptible d’ouvrir la voie à une alliance, à la tête de la ville de Liège, entre le PS et le MR. Les relations apparemment tendues entre W. Demeyer et D. Reynders auraient jusqu’alors empêché une telle alliance. L’existence d’un accord pré-électoral entre le PS et le MR a été à plusieurs reprises évoquée durant la campagne électorale, sans être confirmée.

279

Au conseil communal de Liège, 49 sièges sont à pourvoir en 2012. Le collège communal compte au maximum 8 échevins (– 1 par rapport à 2006), en plus du bourgmestre et du président du conseil de l’action sociale.

280

Au scrutin liégeois d’octobre 2012, 8 listes sont présentes (contre 11 lors des deux scrutins communaux précédents). La liste du PS est menée pour la troisième fois par W. Demeyer, bourgmestre (depuis 1999) sortant et, depuis juillet 2010, vice-président du Sénat. Plusieurs personnalités figurent sur cette liste, parmi lesquelles on trouve tous les échevins socialistes sortants (dont Maggy Yerna, deuxième échevine et députée wallonne), le vice-président du gouvernement wallon et ministre de la Communauté française Jean-Claude Marcourt, la députée européenne Véronique De Keyser, les députées fédérales Julie Fernandez-Fernandez et Marie-Claire Lambert, et le sénateur Hassan Bousetta. La liste du MR est emmenée cette fois par la députée wallonne et sénatrice de communauté Christine Defraigne, conseillère communale sortante ; elle comporte aussi 10 des 13 autres conseillers communaux sortants MR. La liste du CDH est à nouveau conduite par Michel Firket, premier échevin sortant, suivi par Anne Delvaux, députée européenne. Les deux autres échevins, ainsi que trois des autres conseillers communaux sortants, dont le député wallon Michel de Lamotte, figurent sur la liste. Comme en 2006, la tête de liste Écolo est Bénédicte Heindrichs, cheffe de groupe sortante au conseil communal ; le sénateur et ministre d’État Jacky Morael figure en dernière position sur la liste. Le dépôt d’une liste Fédération nationale–FN a été invalidé, suite à un recours intenté par le PTB. Ce dernier dépose une liste PTB+, conduite par Raoul Hedebouw, porte-parole national du Parti du travail de Belgique et sur laquelle figurent des membres du Parti communiste. Sont également déposées une liste VEGA (Verts et à gauche), une liste du Parti populaire et une liste du Parti des pensionnés.

 - Tableau 32. Élections communales (Wallonie, 2000-2012). Résultats dans la ville de Liège

1 Liste PRLMCC en 2000.

2 PSC en 2000.

3 Liste PTB en 2000.

281

Le PS et Écolo maintiennent leur score inchangé par rapport au scrutin de 2006 ; le premier gagne toutefois 1 siège. W. Demeyer remporte 13 067 voix de préférence, contre 18 999 six ans plus tôt. J.-C. Marcourt obtient le deuxième score personnel de la liste : avec 3 363 voix, il progresse de quelque 1 000 voix. B. Heindrichs attire sur son nom environ 700 voix de moins qu’en 2006.

282

Le MR recule sensiblement et perd 3 sièges. C. Defraigne engrange 6 776 votes de préférence, loin des 17 250 obtenus six ans auparavant par D. Reynders. Deuxième sur la liste, Gilles Foret, fils du gouverneur de la province et ancien ministre régional Michel Foret, obtient 3 425 voix, soit davantage que le ministre J.-C. Marcourt.

283

Le CDH recule légèrement, sans perdre d’élu. Deuxième, A. Delvaux remporte 3 361 votes de préférence, soit presque autant que J.-C. Marcourt et davantage que M. Firket, premier échevin sortant et tête de liste (3 089 voix).

284

Au conseil communal, deux nouvelles formations font leur entrée : les listes PTB+ et VEGA décrochent respectivement 2 sièges et 1 siège.

285

Le PS et le CDH reconduisent leur alliance, mais le CDH dispose d’1 poste de moins au collège communal, faisant les frais de la réduction du nombre de mandats à pourvoir. La députée européenne A. Delvaux ne devient pas échevine (les deux mandats sont d’ailleurs incompatibles), mais son entrée ultérieure au collège est évoquée.

3.4. Mons

286

Le PS a subi un recul assez net (– 9,8 %) lors du scrutin du 8 octobre 2006 par rapport à son score, particulièrement élevé, de 2000. Malgré une perte de 3 sièges, il a conservé la majorité absolue des suffrages (51,6 %). Bourgmestre sortant, ministre-président de la Région wallonne et président du Parti socialiste, Elio Di Rupo a obtenu 13 390 voix de préférence, soit les deux tiers environ de son résultat personnel de 2000. L’évolution des scores des trois autres formations précédemment représentées au conseil communal était assez limitée : le MR a gagné 0,8 % des suffrages, le CDH 1,4 % et Écolo a perdu 1,2 %. C’est surtout le FN, absent en 2000, qui a réalisé la meilleure opération. Recueillant 8,4 % des voix, il a talonné Écolo et, avec 3 sièges, a fait son retour au conseil montois.

287

Comme en 2000, le PS a souhaité maintenir son alliance avec le MR, disposant d’1 seul représentant au collège communal. Après avoir été préformateur, puis formateur, E. Di Rupo est devenu Premier ministre le 5 décembre 2011.

288

Au conseil communal de Mons, 45 sièges sont à pourvoir en 2012. Le collège communal compte au maximum 7 échevins (– 1 par rapport à 2006), en plus du bourgmestre et du président du conseil de l’action sociale.

289

Sept listes sont déposées en vue du scrutin du 14 octobre 2012. La liste du PS est conduite par E. Di Rupo, suivi par Catherine Houdart, échevine sortante et députée wallonne, ancienne bourgmestre faisant fonction, et par Nicolas Martin, échevin sortant ; y figure aussi la députée wallonne et de la Communauté française Joëlle Kapompole. La liste MR est conduite par Georges-Louis Bouchez et poussée par Richard Miller, député wallon et de la Communauté française et sénateur de communauté. La liste CDH est emmenée par la députée wallonne et cheffe de groupe sortante au conseil communal Savine Moucheron. La liste Écolo est emmenée par Charlotte De Jaer, secrétaire politique d’Écolo à Mons. Trois autres listes sont déposées : Citoyen, PTB+ et PA (pour Parti atomique).

 - Tableau 33. Élections communales (Wallonie, 2000-2012)Résultats dans la ville de Mons

1 Liste PRLMCC en 2000.

2 PSC en 2000.

3 Liste PTB en 2000.

290

Le PS progresse et obtient 2 élus de plus qu’en 2006. E. Di Rupo attire sur son nom 14 378 voix, soit près de 1 000 votes de préférence de plus qu’en 2006. N. Martin réalise le deuxième meilleur résultat montois, obtenant 6 024 suffrages.

291

En progrès plus limité, le MR remporte 1 siège supplémentaire. G.-L. Bouchez récolte 2 550 voix de préférence, contre 1 276 pour R. Miller.

292

Le CDH subit un recul assez net et perd 2 de ses 5 élus. Il est devancé par Écolo, qui obtient 0,1 % des suffrages en plus qu’en 2006.

293

Deux formations font leur entrée au conseil communal en décrochant chacune 1 siège : Citoyen et PTB+.

294

Dix jours après le scrutin, le PS et le MR choisissent de reconduire leur coalition. E. Di Rupo étant empêché en raison de son mandat de Premier ministre, N. Martin fait fonction de bourgmestre, tandis que G.-L. Bouchez est l’unique échevin MR.

3.5. Mouscron

295

Le PSC avait perdu la majorité absolue en 1994. En 2006, le CDH, emmené par Alfred Gadenne, a progressé (43,8 %, soit + 5,5 %) et remporté 2 sièges supplémentaires. Son partenaire de majorité, le PS (31,2 %, + 4,7 %), a également obtenu 2 élus de plus qu’en 2000. Perdant 4,7 %, Écolo a cédé la troisième place au MR, en moindre recul (– 0,9 % par rapport à la liste PRLMCC déposée en 2000) ; ces deux partis ont remporté 4 sièges, loin des 12 et 17 sièges remportés respectivement par le PS et le CDH. Aucune autre liste n’a été déposée en 2006 et l’extrême droite, représentée au conseil communal depuis 1994 par un élu, a disparu de l’assemblée mouscronnoise.

296

Sortis gagnants du scrutin, le CDH et le PS ont choisi de reconduire leur coalition, A. Gadenne devenant bourgmestre grâce à ses 7 083 voix de préférence.

297

Au conseil communal de Mouscron, 37 sièges sont à pourvoir en 2012. Le collège communal compte au maximum 7 échevins (– 1 par rapport à 2006), en plus du bourgmestre et du président du conseil de l’action sociale.

298

Cinq listes sont déposées en vue du scrutin du 14 octobre 2012. La liste CDH est emmenée par le bourgmestre sortant, A. Gadenne. Il est suivi par les cinq échevins sortants CDH, dont le député wallon et de la Communauté française Damien Yzerbyt. La liste PS est conduite par Annick Saudoyer, députée wallonne et de la Communauté française, et échevine sortante ; en 3e position figure Christiane Vienne, députée fédérale et conseillère communale sortante, ancienne ministre wallonne et ancienne sénatrice. Philippe Bracaval, conseiller communal sortant et ancien député wallon et de la Communauté française, tire la liste MR. Luc Tiberghien, député wallon et de la Communauté française, emmène la liste Écolo. Enfin, le conseiller communal sortant MR Dominique Vercruysse emmène la liste ADM (pour Ambition 2000).

 - Tableau 34. Élections communales (Wallonie, 2000-2012). Résultats dans la ville de Mouscron

1 Liste PRLMCC en 2000.

2 PSC en 2000.

299

Les deux partenaires de la majorité sortante connaissent des fortunes opposées. Le CDH progresse et remporte à nouveau 2 sièges supplémentaires, décrochant ainsi la majorité absolue des sièges. Le PS recule significativement et perd 2 élus ; il revient à son niveau de 2000.

300

Le MR et Écolo enregistrent également une évolution opposée, le premier gagnant 1 siège, le second en perdant 1.

301

La liste ADM recueille 3,0 % des voix mais ne parvient pas à entrer au conseil communal.

302

A. Gadenne réalise un score personnel proche de celui de 2006 (7 035 voix de préférence, soit 48 voix de moins). D. Yzerbyt remporte 3 106 suffrages. Deux de leurs colistières obtiennent chacune plus de 2 000 voix de préférence. A. Saudoyer réalise le cinquième score personnel de la commune (1 757 voix de préférence, soit 2 090 suffrages de moins qu’en 2006), talonnée par P. Bracaval (1 698).

303

En position de force, le CDH exige de son partenaire socialiste qu’il présente, pour rester dans la coalition, un homme et une femme, celle-ci devant être A. Saudoyer, élue du PS la plus populaire. Cette exigence divise l’Union socialiste communale mouscronnoise. Le CDH choisit finalement lui-même de ne plus gouverner avec le PS, estimant ce dernier trop divisé et instable  [30][30] 30 Le Soir, 31 octobre 2012.. Il se tourne vers le MR, acceptant que les deux élus proposés par celui-ci pour rejoindre le collège communal soient tous deux des hommes, les deux élus les plus populaires de ce parti étant de sexe masculin. Le CDH compte 4 postes d’échevin, celui de bourgmestre et celui de président du conseil de l’action sociale, tandis que le MR obtient 2 postes au collège.

3.6. Namur

304

Après que les anciens bourgmestres (PS) Bernard Anselme et Jean-Louis Close avaient vu leur nom cité dans le cadre de l’affaire Sotegec durant la législature 2001-2006, l’élection communale du 8 octobre 2006 a marqué un net recul pour le PS (– 7,4 % des voix et – 3 sièges), ainsi que pour son partenaire de la coalition sortante, le MR (– 1,8 % des suffrages et – 1 élu). Le CDH a gagné 4,3 % des suffrages par rapport au résultat de la liste PSC-ICN de 2000, ne parvenant toutefois pas totalement à combler le recul subi alors (– 4,7 %). Écolo a progressé, ajoutant ce résultat à l’accroissement déjà enregistré en 2000. Jamais Écolo n’avait compté autant de sièges (10) auparavant, les écologistes supplantant le MR à la troisième place. Si la hiérarchie n’a pas été modifiée entre les deux premiers partis, l’écart entre le PS et le CDH, deuxième, a fondu, se réduisant de 14,2 % en 2000 2,5 % en 2006. Les scores personnels des candidats ont reflété eux aussi la défaite assez nette de la majorité sortante. Comptant 4 278 voix de préférence, B. Anselme a été largement devancé par le CDH Jacques Étienne (7 560 voix de préférence) et par l’écologiste Arnaud Gavroy (5 984 suffrages en sa faveur). Le chef de file du MR, Bernard Ducoffre, a recueilli 2 873 voix de préférence.

305

La coalition sortante a conservé la majorité des sièges (tout en passant cependant sous la barre des 50 % des suffrages), mais l’alliance entre le PS et le MR est apparue fragile. En outre, les règles de calcul établissant la répartition des sièges au conseil de l’action sociale et dans d’autres institutions para-communales étant différentes de celles appliquées lors du scrutin communal, une coalition PS–MR se serait trouvée en minorité dans ces institutions. Après quelques atermoiements, le MR a choisi finalement de répondre le 12 octobre 2006 à l’appel du CDH et d’Écolo de mettre sur pied une coalition tripartite éloignant le PS du pouvoir. Outre 3 échevinats, chacun des partenaires de la coalition obtient un poste politiquement important : J. Étienne, qui a récolté le meilleur score sur la liste la plus importante de la coalition (CDH), a été désigné bourgmestre ; Écolo a reçu la présidence du conseil de l’action sociale ; le MR a hérité de la présidence du Centre hospitalier régional de Namur (CHR). Le 19 octobre, B. Anselme et J.-L. Close ont été inculpés pour entrave à la liberté d’enchères, prise d’intérêts, faux et usage de faux dans le cadre de l’affaire Sotegec. En janvier 2012, le procureur du Roi de Namur a demandé leur renvoi ainsi que celui de plusieurs autres personnes en correctionnelle. La chambre du conseil de Namur a remis cette affaire sine die.

306

Un des trois échevins choisis par le CDH en 2006 a été Maxime Prévot. Celui-ci est devenu député fédéral en 2007, puis député wallon et de la Communauté française en 2009 (et chef du groupe CDH au Parlement wallon). Son nom a plusieurs fois été évoqué pour remplacer Benoît Lutgen au gouvernement wallon lorsque celui-ci est devenu président du CDH. En février 2012, J. Étienne a été nommé président de la Société wallonne des aéroports et administrateur de la SNCB Holding. De ce fait, il a quitté, probablement à la demande du président du CDH, le poste de bourgmestre de Namur au profit de M. Prévot.

307

Au conseil communal de Namur, 47 sièges sont à pourvoir en 2012. Le collège communal compte au maximum 8 échevins (– 1 par rapport à 2006), en plus du bourgmestre et du président du conseil de l’action sociale.

308

Sept listes sont déposées en vue du scrutin du 14 octobre 2012. La liste PS est emmenée par Éliane Tillieux, ministre wallonne de la Santé, de l’Action sociale et de l’Égalité des chances et conseillère communale sortante ; sur cette liste figure également la députée fédérale et conseillère communale sortante Valérie Déom. Échevine sortante et députée wallonne et de la Communauté française, Anne Barzin tire la liste MR. Le bourgmestre sortant, député wallon et de la Communauté française, M. Prévot, conduit la liste CDH ; l’ancien bourgmestre, J. Étienne, pousse la liste. A. Gavroy, premier échevin sortant, conduit la liste Écolo. Trois listes incomplètes sont également déposées : PTB+, Wallonie d’abord ! (liste poussée par l’ancien sénateur FN Francis Detraux, fondateur de Force nationale puis de Wallonie d’abord !) et NEW (pour Nouvel élan wallon, parti qui se présente comme « populiste », « conservateur » et relevant d’une « droite décomplexée »).

 - Tableau 35. Élections communales (Wallonie, 2000-2012). Résultats dans la ville de Namur

1 Liste PRLMCC en 2000.

2 Liste PSC-ICN en 2000.

309

À Namur, le vainqueur du scrutin du 14 octobre 2012 est sans conteste le CDH, qui réalise un score que le PSC n’avait plus connu depuis 1976 et qui devient le premier parti de la capitale wallonne, pour la première fois depuis la fusion des communes. M. Prévot attire sur son nom 13 549 voix (soit celles de quasiment deux tiers des électeurs de sa liste), le troisième score de Wallonie derrière P. Magnette à Charleroi et E. Di Rupo à Mons.

310

En léger recul, le PS devient le deuxième parti, avec 3,4 % de suffrages de moins que son principal concurrent. É. Tillieux obtient 8 246 votes de préférence.

311

Le MR progresse quelque peu, gagne 1 siège et récupère la troisième place, au détriment d’Écolo. A. Barzin obtient 3 349 voix.

312

Écolo est le principal perdant du scrutin de 2012 à Namur : 4 de ses 10 sièges lui échappent et son score se situe entre ceux réalisés en 1994 et 2000. A. Gavroy n’obtient plus que 1 781 voix (le douzième score namurois), soit 33 voix de moins que Philippe Defeyt, président sortant du conseil de l’action sociale et dernier de cette liste.

313

Les trois autres listes ne décrochent pas de siège.

314

La coalition sortante (CDH/MR/Écolo) est reconduite sans tarder. Mais Écolo ne dispose plus que de 2 échevinats (– 1), en plus de la présidence du conseil de l’action sociale. M. Prévot, bourgmestre, demeure chef du groupe CDH au Parlement wallon et député de la Communauté française.

3.7. Seraing

315

En 2006, la liste PS a été emmenée par Alain Mathot, fils de l’ancien bourgmestre et ancien ministre Guy Mathot, décédé en février 2005. Perdant 2,1 %, le PS a cédé 2 sièges et retrouvé sa représentation de 1994. Il a néanmoins conservé une confortable majorité absolue de 26 sièges sur 39. Il est resté la seule formation composant le collège communal. Très présent dans la campagne électorale, A. Mathot, député fédéral, a remporté 8 137 voix de préférence, soit davantage que son père en 2000. En vertu du Code de la démocratie locale et de la décentralisation, il est devenu bourgmestre de Seraing. Derrière le PS, la hiérarchie des partis s’est légèrement modifiée. Le MR, à égalité de sièges avec Écolo en 2000, a enregistré la plus forte progression (+ 3,3 %) et a conquis 1 siège supplémentaire. Le parti vert a par contre reculé de 2,8 %, ce qui lui a fait perdre 1 élu. Le CDH a progressé de 2 % et a récupéré 1 des 2 sièges perdus en 2000 par le PSC. La liste PTB+ a gagné 2,3 % des voix par rapport au score enregistré en 2000 par le PTB et 1 élu de ce parti a fait son entrée au conseil communal. Dernière formation en lice, le PC n’a pas obtenu de représentation.

316

La législature a été marquée par l’annonce en, octobre 2011, par le groupe sidérurgique ArcelorMittal, propriétaire de Cockerill-Sambre, de la fermeture définitive de la phase à chaud de la sidérurgie liégeoise, ce qui a impliqué la fermeture des deux hauts-fourneaux situés sur le territoire de la ville de Seraing. Les conséquences en termes d’emplois et de recettes fiscales ont été particulièrement pénibles pour cette dernière.

317

Au conseil communal de Seraing, 39 sièges sont à pourvoir en 2012. Le collège communal compte au maximum 7 échevins (– 1 par rapport à 2006), en plus du bourgmestre et du président du conseil de l’action sociale.

318

Sept listes sont déposées en vue du scrutin du 14 octobre 2012. La liste PS est emmenée par le bourgmestre sortant et député fédéral A. Mathot ; y figurent notamment le député provincial André Gilles et le député wallon Alain Onkelinx. La liste MR-IC, qui ne se présente pas sous le numéro régional du MR, est conduite par Fabian Culot, conseiller communal et provincial sortant ; y est également présente la cheffe du groupe CDH sortante au conseil communal. La liste Écolo est emmenée par Jean Thiel, chef de groupe sortant au conseil communal et ancien député fédéral. Sur la liste déposée par le CDH, ne figure aucun des deux conseillers communaux de ce parti. La liste PTB+ est emmenée par Damien Robert et poussée par Marcel Bergen, président de la fédération liégeoise du Parti communiste. Enfin, deux listes incomplètes sont déposées : FDF et Wallonie d’abord !.

 - Tableau 36. Élections communales (2000-2012). Résultats dans la ville de Seraing

1 PRL en 2000, liste MR en 2006.

2 PSC en 2000.

3 Liste PTB en 2000.

319

Le PS subit un nouveau recul, qui lui coûte à nouveau 2 sièges. Il conserve cependant la majorité absolue des suffrages. A. Mathot demeure l’élu le plus populaire de la commune, mais il recueille près de 2 000 voix de moins qu’en 2006 (6 177 votes de préférence en 2012).

320

La liste PTB+ apparaît comme le grand vainqueur du scrutin à Seraing. En nette progression, elle multiple par cinq le nombre de ses élus et devient le deuxième groupe le plus important au conseil communal, à égalité de sièges avec la liste MR-IC. Avec 1 728 suffrages, D. Robert obtient le quatrième score personnel de la commune et devance A. Onkelinx et A. Gilles (respectivement 1 476 et 1 395 voix).

321

En recul par rapport à la liste MR déposée en 2006, la liste MR-IC perd 1 siège.

322

Écolo est en position relativement stable et conserve ses 4 sièges.

323

Le CDH recule et ne conserve qu’1 seul siège, comme le PSC en 2000.

324

Aucune des deux autres listes n’obtient de siège.

325

Le PS demeure seul au pouvoir à Seraing.

3.8. Tournai

326

Le nombre de listes en compétition en 2006 a été plus important qu’en 2000, ce qui a pesé sur les résultats des quatre partis représentés au conseil tournaisien. Seul le MR a progressé, légèrement ; il a dépassé le résultat engrangé en 2000 par la liste PRLMCC et a gagné 1 siège. Son partenaire de la coalition sortante, le PS, et les deux formations de l’opposition ont reculé, le premier perdant 1 siège. Avec 4,1 % des suffrages, il a manqué 54 voix au FN pour décrocher un siège. La hiérarchie des formations au conseil communal n’a pas été modifiée. La situation s’est cependant avérée différente en ce qui concerne les résultats personnels des candidats. Avec 4 509 voix de préférence, le bourgmestre sortant, Christian Massy, a obtenu le meilleur résultat de la liste PS, qu’il conduisait. Mais il a été dépassé par l’échevine sortante et députée fédérale MR Marie-Christine Marghem (4 840 voix de préférence), qui a supplanté également sa propre tête de liste, la sénatrice Marie-Hélène Crombé-Berton (1 814 voix de préférence). En vertu des règles du Code de la démocratie locale et de la décentralisation, c’est toutefois l’élu qui a réalisé le meilleur score personnel sur la liste la plus forte de la coalition qui a ceint l’écharpe maïorale. Or, pour devenir la première formation d’une coalition, le MR aurait dû former une tripartite avec le CDH et Écolo, ce que ces derniers n’ont pas semblé souhaiter. Il s’est donc avéré impossible pour M.-C. Marghem de devenir bourgmestre. De plus, c’est le PS qui a pris l’initiative de former une nouvelle coalition. Et il a fait le choix de s’allier au CDH, reléguant le MR dans l’opposition. C. Massy est donc resté bourgmestre. Bien que le CDH représentait un poids numériquement moindre que le MR au conseil communal, il s’est vu octroyer le même nombre d’échevinats que son prédécesseur, le PS ayant conservé 7 mandats sur les 10 que compte le collège communal.

327

Le bourgmestre sortant, C. Massy, a fait connaître en mai 2011 son intention de ne plus se présenter aux élections. Par ailleurs, le ministre-président wallon et de la Communauté française, Rudy Demotte, auparavant bourgmestre empêché de Flobecq, a annoncé en janvier 2010 son déménagement pour Tournai.

328

Au sein du MR, la fracture s’est approfondie entre, d’une part, la mouvance représentée par la députée fédérale M.-C. Marghem (MCC) et, d’autre part, une aile libérale incluant M.-H. Crombé-Berton. Ce second courant a décidé de déposer une liste concurrente de la liste MR, baptisée Tournai Plus.

329

Au conseil communal de Tournai, 39 sièges sont à pourvoir en 2012. Le collège communal compte au maximum 7 échevins (– 1 par rapport à 2006), en plus du bourgmestre et du président du conseil de l’action sociale.

330

Cinq listes sont déposées en vue du scrutin communal du 14 octobre 2012. La liste PS est emmenée par R. Demotte, ministre-président wallon et de la Communauté française ; il est suivi par quatre membres sortants du collège communal, dont Paul-Olivier Delannois (3 432 voix de préférence en 2006, le deuxième score personnel de la liste PS après C. Massy, le troisième de la commune toutes listes confondues). La députée fédérale et conseillère communale sortante M.-C. Marghem conduit la liste MR, sur laquelle ne figure que la moitié des élus sortants du MR. La liste CDH est emmenée par Jean-Marie Vandenberghe, échevin sortant. Marie-Christine Lefebvre, conseillère communale sortante, tire la liste Écolo. Sur la liste Tournai Plus figurent quatre des cinq conseillers communaux sortants MR qui ne figurent pas sur la liste emmenée par M.-C. Marghem ; l’ancienne sénatrice M.-H. Crombé-Berton, qui tirait la liste MR en 2006, en occupe la 2e position.

 - Tableau 37. Élections communales (2000-2012). Résultats dans la ville de Tournai

1 Liste PRLMCC en 2000.

2 PSC en 2000.

331

Pour la première fois depuis 1994, le PS connaît un progrès, certes léger, et stabilise le nombre de ses élus. Il demeure la première formation politique tournaisienne. R. Demotte remporte 7 274 votes de préférence, soit plus de 2 500 suffrages de plus que C. Massy en 2006, tandis que P.-O. Delannois en recueille 4 138 (700 voix de plus qu’en 2006).

332

Malgré la scission survenue en son sein, le MR enregistre un nouveau progrès, équivalent à celui réalisé en 2000 par la liste PRLMCC. En moins de 20 ans, ce groupe est passé de 7 à 12 sièges au sein du conseil communal de Tournai. Comme en 2006, M.-C. Marghem remporte le score personnel le plus élevé de la ville (7 911 voix de préférence, soit 3 000 voix de plus qu’en 2006), devançant cette fois R. Demotte.

333

Le CDH, et avant lui le PSC, recule pour la troisième fois consécutive. Comme en 2000, ce parti perd 3 sièges. Alors que le PSC comptait 10 élus tournaisiens en 1994, le CDH dispose de 4 sièges en 2012.

334

Écolo connaît également un recul, moins prononcé cependant que celui du CDH, et perd 1 siège.

335

La liste Tournai Plus accède au conseil communal et enlève 2 sièges. Ce succès doit toutefois être mis en regard du fait que 4 conseillers communaux sortants MR se sont présentés sur cette liste.

336

Le soir même du scrutin, le PS choisit de mettre un terme à son alliance avec le CDH et de former une coalition avec le MR, opérant ainsi un choix inverse à celui posé en 2006. Étant empêché en raison de ses fonctions ministérielles, R. Demotte est remplacé dans ses fonctions de bourgmestre par P.-O. Delannois, auquel est attribué le titre d’« échevin délégué à la fonction maïorale ». Le MR dispose de 2 postes d’échevin, dont un est occupé par M.-C. Marghem, tandis que le PS dispose de 6 échevins (en ce compris P.-O. Delannois) et de la présidence du conseil de l’action sociale. Avec le même nombre de sièges au conseil qu’en 2006, le PS conserve donc 7 mandats au sein du collège, qui compte pourtant désormais 1 poste de moins. Le MR dispose donc, malgré ses 12 élus, d’1 échevinat de moins que le CDH en 2006, alors fort de 7 conseillers communaux seulement.

3.9. Verviers

337

L’élection de 2006 n’a pas modifié la hiérarchie des forces politiques représentées au conseil communal verviétois. Elle a toutefois altéré le nombre de formations représentées (VL, 2 élus en 2000, ne se présentait plus), ainsi que les rapports de force entre celles-ci. Les deux partenaires de la majorité sortante ont progressé, le CDH davantage que le PS, sans toutefois que le premier ne récupère sa position de premier parti. Le PS a gagné 1 siège, tandis que le CDH en a gagné 3 par rapport au résultat obtenu par le PSC en 2000. Le FNB a également été en léger progrès, maintenant sa représentation à 1 siège. Le MR et Écolo ont connu un recul, chacune de ces deux formations perdant 1 siège.

338

En raison des tiraillements qui ont secoué la majorité sortante, le PS a préféré nouer une alliance avec le MR. Les socialistes ont obtenu 7 mandats au sein du collège communal, les réformateurs 3. Cette nouvelle répartition a avantagé le PS, puisque le CDH détenait 4 échevinats sous la législature antérieure. Claude Desama a conservé son écharpe maïorale grâce aux 5 394 voix de préférence qu’il a recueillies.

339

La législature a été marquée notamment par l’évolution du dossier concernant la création d’un nouveau vaste complexe commercial au centre-ville. En avril 2011, ce projet a reçu le feu vert du ministre wallon de l’Aménagement du territoire, Philippe Henry (Écolo). Farouche opposant à ce projet porté par la majorité communale, le chef de groupe Écolo au conseil communal de Verviers, Dany Smeets, ancien député wallon, a démissionné de son mandat de conseiller communal.

340

Par ailleurs, le CDH a exclu de ses rangs une de ses représentantes au conseil de l’action sociale, Layla Azzouzi, pour avoir décidé de porter le voile islamique dans l’exercice de son mandat. En outre, le conseiller communal Hajib El Hajjaji, qui a soutenu la démarche de sa collègue, a également été exclu du CDH. Plus largement, la question des politiques à mener en matière d’intégration des populations d’origine étrangère s’est imposée comme thème récurrent de la politique locale verviétoise.

341

Au conseil communal de Verviers, 37 sièges sont à pourvoir en 2012. Le collège communal compte au maximum 7 échevins (– 1 par rapport à 2006), en plus du bourgmestre et du président du conseil de l’action sociale.

342

Huit listes sont déposées en vue du scrutin communal du 14 octobre 2012. La liste PS est emmenée par le bourgmestre sortant et ancien député européen C. Desama ; y figurent également Muriel Targnion, députée wallonne, sénatrice de communauté et conseillère communale sortante, ainsi que Jean-François Istasse, député de la Communauté française et ancien président du parlement de cette institution. Le député wallon, conseiller communal sortant, ancien sénateur et ancien échevin Marc Elsen tire la liste CDH, que pousse Melchior Wathelet, secrétaire d’État fédéral à l’Environnement, à l’Énergie, à la Mobilité et aux Réformes institutionnelles. Freddy Breuwer, premier échevin sortant, conduit la liste MR. La conseillère communale sortante Pauline Dumoulin emmène la liste Écolo. Quatre listes incomplètes sont également déposées : MLD, PP, PTB+ et NEW (Nouvel élan wallon).

 - Tableau 38. Élections communales (2000-2012). Résultats dans la ville de Verviers

1 Liste PRLMCC en 2000.

2 PSC en 2000.

343

Après avoir connu une croissance électorale depuis 2000, le PS subit un recul important et perd 3 sièges. C. Desama recueille 2 030 voix de préférence, soit 3 364 suffrages de moins qu’en 2006.

344

Bien qu’il recule légèrement et perde 1 siège, le CDH demeure deuxième, à 1,4 % du PS, alors que l’écart entre ces deux formations s’élevait à 8,0 % en 2006. M. Elsen remporte le score personnel le plus élevé de la ville, recueillant 3 495 suffrages. M. Wathelet obtient le cinquième score verviétois, avec 1 585 voix de préférence.

345

Le MR enregistre le progrès le plus important de ce scrutin à Verviers. Il gagne 4 sièges et F. Breuwer est le deuxième élu le plus populaire (2 755 voix de préférence).

346

Écolo recule quelque peu, mais conserve ses 3 élus.

347

Le PP entre au conseil communal avec 1 siège.

348

Aucune autre liste n’obtient d’élu.

349

À la suite du scrutin, M. Elsen (CDH) réitère son refus de s’allier au PS. Le MR, dont le chef de file est désireux de mener « une politique de droite qui consiste à serrer la vis en matière de logement, d’aide sociale et d’immigration »  [31][31] 31 Le Soir, 16 octobre 2012., choisit finalement de former avec le CDH une coalition rejetant le PS dans l’opposition, en dépit d’un accord pré-électoral signé en 2011 entre les deux partenaires de la majorité sortante  [32][32] 32 La Meuse-Verviers, 17 octobre 2012.. M. Elsen, élu le plus populaire de la liste la plus importante participant au pacte de majorité, devient bourgmestre ; il abandonne son siège au Parlement wallon et à la Communauté française en juillet 2013. Le CDH dispose en outre de 4 postes d’échevin, tandis que le MR compte 3 échevinats, ainsi que la présidence du conseil de l’action sociale, qui échoit à F. Breuwer.

3.10. Synthèse de la situation dans les grandes villes

350

Le scrutin communal du 8 octobre 2006 a marqué un changement significatif dans plusieurs des 9 grandes villes wallonnes. D’une part, parce que le Parti socialiste n’a pu conserver la majorité absolue que dans 2 de ces communes (Mons et Seraing), au lieu de 4 en 2000, et n’y a plus gouverné seul que dans 1 seule (Seraing), au lieu de 3. D’autre part, parce que le PS s’est trouvé écarté de la coalition dirigeant l’une des communes de plus de 50 000 habitants (Namur), alors qu’il était présent dans toutes les coalitions sortantes. Néanmoins, le PS est resté la première formation dans 8 de ces 9 villes, comme en 2000.

351

Le scrutin du 14 octobre 2012 prolonge ou amplifie certaines de ces tendances et en infirme une autre. Le PS obtient la majorité absolue dans 4 villes : Mons, Seraing, La Louvière et Charleroi (uniquement en sièges dans cette dernière), soit 2 de plus qu’en 2006. Mais il n’occupe plus la première position que dans 7 communes, contre 8 en 2006, le CDH le devançant à Mouscron (où ce parti décroche même la majorité absolue des sièges) et désormais aussi à Namur. En outre, le PS ne participe plus au pouvoir que dans 6 des 9 villes, puisqu’il est maintenu dans l’opposition à Namur et est rejeté hors des coalitions dirigeant les villes de Mouscron et de Verviers.

352

En 2006, le PS était en recul, parfois très nettement (perte de 13,0 % des voix à Charleroi et de 14,3 % des suffrages à La Louvière), dans 6 des 9 villes de plus de 50 000 habitants. En 2012, il recule dans 2 des 3 communes où il progressait en 2006 (Verviers et Mouscron) et est en statu quo dans la troisième (Liège, tout en y gagnant 1 siège). Il recule dans 2 autres communes (– 0,1 % des voix à Namur et, surtout, – 6,5 % des voix à Seraing) et progresse dans les 4 villes restantes – en particulier à Charleroi et à La Louvière, soit les villes où il avait subi les plus lourdes défaites en 2006, sans toutefois y reconquérir tout le terrain perdu. Géographiquement, les 4 villes où le PS progresse sont toutes situées dans le Hainaut, mais le PS recule sensiblement à Mouscron, la cinquième ville hainuyère. C’est, comme en 2000, à Mons, ville du Premier ministre E. Di Rupo, que le PS remporte son score le plus élevé, et à Mouscron le plus faible.

353

En 2006, le MR était en progrès par rapport aux listes PRL ou PRLMCC déposées en 2000 dans 6 villes, et en léger recul dans les 3 autres. En 2012, il augmente son score dans 5 villes et recule dans 4, parfois significativement (il perd 8,3 % des voix à Charleroi). Le MR enregistre ses plus forts progrès à Verviers, où il était en recul en 2006, et à Tournai, où il avait gagné seulement 1,4 % des voix en 2006 et où, surtout, il a dû affronter en 2012 une liste concurrente menée par certains de ses conseillers communaux sortants, dissidents. Les scores du MR s’étalent de 13,2 % à Seraing (liste MR-IC ne se présentant pas sous le numéro régional du MR) à 30,1 % à Tournai. Le MR est la deuxième formation politique dans 5 villes (Charleroi, La Louvière, Liège, Mons et Tournai) et la troisième dans 4 (Mouscron, Namur, Seraing et Verviers).

354

Le CDH progresse quelque peu à Mouscron, où il décroche la majorité absolue des sièges. Il accroît son score plus nettement à Namur, où il devient le premier parti, devant le PS. Partout ailleurs cependant, il est en recul, parfois prononcé (– 5,7 % des voix à Tournai). C’est à Seraing qu’il obtient son moins bon résultat (5,8 % des suffrages et 1 siège seulement) ; il y arrive en cinquième position. Il occupe la deuxième place à Verviers, la troisième à Charleroi, La Louvière, Liège et Tournai, et la quatrième position à Mons.

355

À Namur, Écolo perd 6,5 % des voix. C’est toutefois la seule ville wallonne de plus de 50 000 habitants dans laquelle ce parti est associé au pouvoir depuis 2006, et il le reste. C’est aussi dans la capitale wallonne qu’il réalise à nouveau son meilleur score (14,1 % des suffrages). Dans les autres villes, ses résultats évoluent de manière limitée, entre – 1,6 % des suffrages à Tournai à + 1,0 % des voix à La Louvière. C’est à Charleroi qu’il obtient son moins bon score (7,4 % des voix). Écolo arrive en troisième place à Mons, où il devance le CDH de 0,1 % des voix, et en quatrième position dans les 8 autres villes.

356

Alors qu’il n’avait pu obtenir de siège qu’à Seraing et à La Louvière en 2006, le PTB (listes PTB+) dispose désormais de 10 élus répartis sur 5 villes : 5 à Seraing, 2 à Liège, et 1 à Charleroi, à La Louvière et à Mons. La liste PTB+ arrive en deuxième position (14,1 % des voix) à Seraing, en cinquième place à La Louvière et à Liège, et en sixième position à Charleroi (3,4 % des suffrages) et à Mons.

357

Suite au scrutin de 2006, 8 formations étaient représentées dans un ou plusieurs des 9 conseils communaux abordés ici : PS, MR, CDH et Écolo dans les 9 villes, FN (Charleroi, La Louvière, Liège et Mons), PTB+ (La Louvière et Seraing), UDSC (La Louvière) et FNB (Verviers). Au terme du scrutin de 2012, pas moins de 11 formations différentes disposent d’une représentation dans le conseil communal d’au moins 1 des 9 villes. Parmi ces formations, 6 ne sont présentes que dans une seule ville ; en outre, 3 d’entre elles sont des listes qui n’ont été déposées que dans la ville où elles ont obtenu une représentation (Liège, Mons et Tournai).

 - Tableau 39. Élections communales (Wallonie, 2012)Résultats dans les grandes villes wallonnes (voix en % – listes disposant d’1 élu ou plus)

1 Liste MR-IC à Seraing.

 - Tableau 40. Élections communales (Wallonie, 2000-2012)Villes de plus de 50 000 habitants : majorités installées à l’issue du scrutin

1 Les élus de l’UDSC soutiennent la majorité mais ne participent pas au collège communal.

358

Après le scrutin de 2000, le maïorat revenait dans chacune des 9 grandes villes wallonnes au parti arrivé en tête. Il n’en est plus allé de même en 2006 : bien qu’il soit alors demeuré premier à Namur, le PS y a été rejeté dans l’opposition. Le CDH a ainsi conquis un second poste de bourgmestre, en plus de celui détenu à Mouscron. Cette proportion était la même que celle observée en 1994, lorsque le PS comptait 7 bourgmestres et le PSC 2 (à Mouscron et à Verviers). Suite au scrutin de 2012, le CDH occupe cette fonction dans 3 villes : Mouscron, Namur et Verviers. Le PS ne compte plus que 6 bourgmestres parmi les 9 villes les plus peuplées de Wallonie.

359

Le PS était au pouvoir dans chacune de ces 9 villes avant le scrutin de 2006 ; après celui-ci, il a été rejeté dans l’opposition à Namur. Suite au scrutin de 2012, le PS reste dans l’opposition à Namur, et y est rejeté à Mouscron et à Verviers. Le MR fait désormais partie de 7 majorités (il n’est exclu du pouvoir qu’à Liège et à Seraing). Le CDH participe à la gestion de 5 des 9 villes : Charleroi, Liège, Mouscron, Namur et Verviers. Écolo reste associé au pouvoir dans la seule ville de Namur. Seraing demeure l’unique grande ville dans laquelle un seul parti gouverne (le PS).

360

Du point de vue de la présence des femmes dans les organes dirigeants des communes, les villes wallonnes de plus de 50 000 habitants réalisent des performances mitigées. Les conseillers communaux élus sont à 37,4 % des femmes (+ 2,8 % par rapport à 2006), soit davantage que la moyenne des communes wallonnes (35,0 %). La moyenne régionale est dépassée également en ce qui concerne la présence de femmes dans les collèges communaux, puisqu’elles y constituent 29,4 % (+ 0,4 %) des mandataires, soit un peu plus que les 28,3 % de moyenne régionale. En revanche, aucune femme n’est devenue bourgmestre d’une des 9 grandes villes, alors que 13,0 % des communes wallonnes sont désormais dirigées par une maïeure. Relevons toutefois que, durant les premières semaines, Françoise Daspremont (PS) a remplacé Paul Magnette à la tête de la ville de Charleroi, avant que celui-ci ne démissionne de ses fonctions au gouvernement fédéral.

 - Tableau 41. Élections communales (Wallonie, 2012). Présence de femmes dans les conseils (élues) et collèges communaux des villes de plus de 50 000 habitants
361

Entre les grandes villes elles-mêmes, des écarts assez importants peuvent être relevés du point de vue de la présence des femmes. À Verviers, 29,7 % des élus sont des femmes, tandis qu’elles sont 46,8 % à Namur. En revanche, c’est au collège de la ville de Namur (ex-æquo avec celui de Liège) qu’on trouve le moins de femmes ; leur proportion est la plus importante dans les collèges louviérois et tournaisien.

 - Tableau 42. Élections communales (Wallonie, 2012). Présence de femmes dans les conseils (élues) et collèges communaux ainsi qu’aux fonctions maïorales selon la taille de la commune
362

Du point de vue de la présence des femmes, des différences sont perceptibles en fonction du poids démographique des communes. Ainsi, la proportion d’élues au sein des conseils dans les communes de moins de 20 000 habitants est légèrement inférieure à la moyenne régionale (35,0 %). Elle est également inférieure à celle observée dans les communes moyennes (celles comptant entre 20 000 et moins de 50 000 habitants). C’est dans les conseils communaux des grandes villes que la proportion de femmes est la plus élevée. Il en va exactement de même de la proportion de femmes siégeant dans les collèges mis en place à la suite du scrutin de 2012. Seules les communes les moins peuplées comptent dans leur collège une proportion de femmes très légèrement inférieure à la moyenne wallonne (28,3 %). En ce qui concerne le maïorat, en revanche, la relation est inversée. Seules les communes de moins de 20 000 habitants comptent une proportion de maïeures plus élevée que la moyenne régionale (13,0 %). Aucune femme n’est par contre bourgmestre d’une grande ville.

363

On peut émettre l’hypothèse que plus le nombre de sièges à pourvoir dans une commune est élevé (ce qui est fonction du nombre d’habitants), plus il y a de probabilité que le nombre d’élues soit important. Sans doute cela se répercute-t-il sur la composition du collège communal. Mais le collège est un organe disposant de davantage de pouvoir, et la présence moyenne de femmes y est moindre que dans les conseils. Enfin, lorsqu’il s’agit de briguer le poste le plus prestigieux de ce niveau de pouvoir, le maïorat, la proportion de femmes chute fortement  [33][33] 33 Ces hypothèses rejoignent le constat posé par S..... Et elle chute d’autant plus qu’est grande l’importance de la commune, exprimée en nombre d’habitants.

Conclusion

364

Lire les résultats d’un scrutin communal n’est pas chose aisée, vu la diversité des configurations locales et le nombre très élevé de circonscriptions différentes que forment les communes. Dans cette livraison du Courrier hebdomadaire, on a par conséquent veillé à analyser les résultats du scrutin communal du 14 octobre 2012 en Wallonie en adoptant plusieurs approches complémentaires et en s’attachant à plusieurs questions spécifiques. Ont ainsi été décortiqués, notamment, les résultats par province, par arrondissement ou par poids démographique des communes, ainsi que la question du genre des élus et des mandataires mis en place dans la foulée du scrutin.

365

Au final, qui a remporté ce scrutin ? Répondre à une question de ce type est souvent malaisé en Belgique, le système politique ne favorisant généralement pas les grands déplacements de voix ou le dégagement de majorités nettes et d’alternances marquées. Quelques indications permettent toutefois d’apporter des éléments de réponse à cette interrogation.

366

La hiérarchie des quatre principaux partis wallons n’a pas été modifiée par l’élection de 2012. Mais les écarts entre le PS et le MR d’une part, entre le CDH et Écolo de l’autre, se sont resserrés du point de vue du nombre de sièges remportés par les listes concourant sous le numéro régional d’un de ces quatre partis.

367

Parmi ces partis, seul Écolo a accru le nombre de listes déposées par rapport à 2006 (+ 10 listes). Le PS et le MR en ont chacun déposé 8 de moins, le CDH 16 de moins. Comme le PSC avant lui, le CDH demeure celui de ces quatre partis qui dépose le moins de listes sous son numéro. C’est aussi ce parti qui a perdu le plus grand nombre de sièges de conseiller communal (– 88) à l’occasion du scrutin de 2012 en Wallonie. Le PS en a perdu au total 28. De ce point de vue, le MR et Écolo sortent plutôt renforcés du scrutin puisqu’ils ont gagné respectivement 46 et 82 sièges supplémentaires par rapport à 2006. Ces chiffres doivent être mis en rapport avec l’évolution du nombre de communes dans lesquelles chacune de ces formations a déposé une liste sous son numéro régional, évoquée plus haut. Mais même en tenant compte de ce facteur, il est manifeste que le CDH et le PS sont, selon cet indicateur, plutôt en recul à l’échelle globale, et qu’Écolo est plutôt en progrès. Le MR, lui, est parvenu à augmenter le nombre de ses élus malgré le dépôt d’un nombre moindre de listes. Précisons que 92 sièges supplémentaires étaient à pourvoir, à l’échelle de la Wallonie, par rapport au scrutin précédent. Soulignons aussi que 80 sièges supplémentaires ont été attribués à des listes ne portant pas de numéro régional, listes sur lesquelles on retrouve dans bien des cas des militants clairement issus d’un des quatre partis susmentionnés.

368

Parmi ces autres listes figurent aussi celles déposées par des formations structurées à l’échelle nationale ou francophone mais qui ne disposent pas ou plus d’une représentation parlementaire. Ainsi, alors que le FN et Force nationale avaient remporté au total 28 sièges en 2006, les listes issues de ces formations cumulent 6 élus en 2012 (sous 4 dénominations différentes : FN-belge, FNW, LEPEN et Wallonie d’abord !). Comme à Bruxelles, l’extrême droite et les partis qui y sont apparentés connaissent donc un recul très prononcé  [34][34] 34 V. DE COOREBYTER, « Les résultats des élections.... À l’opposé du spectre politique, les listes PTB+ constituent en 2012 la première force derrière les quatre partis représentés au Parlement wallon. Le PTB est aussi la formation qui, à son échelle, a connu la progression la plus spectaculaire, passant de 4 élus en Wallonie en 2006 à 15 sièges en 2012  [35][35] 35 Ce constat vaut également pour la Flandre. Cf..... Quelques candidats appartenant à d’autres partis de la gauche radicale (PC ou LCR), ainsi qu’une nouvelle liste de cette tendance (VEGA), remportent au total 3 sièges. Enfin, les FDF et le PP, présents dans quelques communes wallonnes, décrochent chacun 3 sièges.

369

Une autre manière d’approcher les résultats du scrutin communal consiste à examiner les gains et les pertes enregistrés en pourcentage des votes valables par les listes qui concourent sous un numéro régional, par comparaison aux listes similaires déposées en 2006 – exercice qui ne peut porter que sur un nombre limité de communes, celles où un même parti était présent sous son numéro lors des deux élections, et sans tenir compte des situations de statu quo. Cet exercice confirme le constat posé ci-dessus et permet de l’affiner. Le CDH et le PS ont chacun reculé dans 22 communes de plus que le nombre de communes où ils ont connu une progression : le PS a subi un recul dans 66 communes mais a progressé dans 44 ; le CDH a reculé dans 39 communes mais a progressé dans 17. Le MR a lui aussi connu des reculs et des progressions, mais ces dernières sont de 27 unités plus nombreuses que les communes où une perte a été enregistrée. Pour Écolo, le solde positif s’élève à 36 unités.

370

L’analyse de la géographie de ces évolutions n’est pas sans intérêt. Sur les 20 arrondissements que compte la Wallonie, le PS est relativement stable dans 13 cas. Cela signifie que, dans chacun de ces arrondissements, ce parti recule dans un nombre de communes plus ou moins équivalent au nombre de communes de cet arrondissement où il progresse (avec une différence maximale d’1 commune, dans un sens ou dans l’autre, par arrondissement). Mesurées de ce point de vue, les pertes nettes du PS se concentrent essentiellement dans 4 arrondissements : dans celui de Liège, le PS recule dans 15 communes et progresse dans 4 seulement, soit une différence nette de 11 unités ; dans les arrondissements de Huy et de Verviers, cette différence nette s’élève à 7 et 6 communes respectivement ; elle est de 3 communes dans l’arrondissement de Namur. Dans les arrondissements de Philippeville, de Thuin et de Mons, ce solde est par contre positif de 2, 3 et 4 unités respectivement. Si on ajoute à ces 3 arrondissements celui de Charleroi, où le PS progresse dans 7 communes et recule dans 6 (soit une différence positive d’1 commune), deux zones géographiques se détachent. D’une part, un axe s’étendant de l’arrondissement de Verviers à celui de Namur, avec l’arrondissement de Liège pour point focal, où le PS subit davantage de revers qu’il n’enregistre d’avancées. D’autre part, une zone remontant des arrondissements de Philippeville et de Thuin jusqu’à ceux de Mons et de Charleroi, où le PS connaît un peu plus de progressions que de reculs.

371

Bien entendu, cette méthode masque le fait que, dans certaines communes, l’ampleur des reculs mesurés est largement plus impressionnante que celle des progressions enregistrées (ou inversement). Ainsi, le PS progresse dans 7 communes de l’arrondissement de Charleroi et recule seulement dans 6. Mais c’est aussi dans cet arrondissement qu’il enregistre son revers le plus net (– 24,8 % à Seneffe). À l’inverse, le PS recule dans 15 communes de l’arrondissement de Liège et ne progresse que dans 4. Mais figure parmi ces dernières la commune d’Oupeye, où il progresse de manière significative (+ 6,8 %). Cette appréciation est en outre tributaire de la répartition géographique des listes déposées sous leur numéro régional par les quatre partis qui en possèdent un. Enfin, cette méthode considère chaque commune comme une unité équivalant aux autres, sans tenir compte, par exemple, de la différence de population (et par conséquent du nombre de sièges à pourvoir).

372

Il n’empêche que cette manière d’appréhender l’évolution des résultats montre que, lors du scrutin de 2012, le PS réalise en partie un bilan inverse de celui observé en 2006 : cette année-là, ce parti avait subi de nets reculs dans une large partie du Hainaut, ainsi que dans le Namurois, mais s’était globalement maintenu en région liégeoise. En 2012, le PS retrouve un peu plus de forces dans le Hainaut, mais recule surtout en province de Liège. Globalement en progrès de ce point de vue, le MR connaît surtout un nombre supérieur d’avancées dans les arrondissements de Namur (en progrès dans 5 communes de plus que le nombre de communes où il recule), de Liège (+ 6) et de Verviers (+ 8). Toujours selon cette méthode, les progressions d’Écolo sont surtout nettes dans un axe incluant le Brabant wallon (+ 12) et les arrondissements de Namur et de Dinant (+ 6 dans chacun) d’une part, dans les arrondissements de Liège et de Verviers d’autre part (respectivement + 6 et + 5), ainsi que dans les arrondissements de Soignies (+ 3) et de Virton (+ 3). Mais le parti vert concède aussi du terrain, en différence nette de nombre de communes, dans les arrondissements de Charleroi et de Philippeville (respectivement – 5 et – 4) et, dans une moindre mesure, de Marche-en-Famenne et de Neufchâteau (– 2 dans chaque cas). Enfin, le CDH enregistre un nombre supérieur de reculs, par rapport au nombre de progressions, essentiellement dans un axe formé par les arrondissements de Mons, de Soignies et de Charleroi (– 3, – 3 et – 4 respectivement) d’une part, dans les arrondissements de Liège (– 4) et de Verviers (– 6) d’autre part, ainsi que dans l’arrondissement de Dinant (– 3).

373

Cet examen des évolutions de la géographie électorale peut être utilisé en complément de la lecture des cartes présentant, dans la première partie de cette étude, l’implantation des quatre principaux partis. La distribution géographique des sièges par parti (cf. le tableau A1 présenté en annexe), comparée à celle résultant du scrutin de 2006, confirme, proportionnellement au nombre total de sièges remportés par ce parti, une amélioration des résultats du PS dans le Hainaut et un recul en province de Liège. Plus encore que six ans auparavant, le PS est surreprésenté dans la première province par rapport au nombre total de sièges qui y sont à pourvoir (52,3 % de ses sièges en proviennent, alors que le Hainaut ne représente que 29,9 % des sièges à pourvoir). Cela tient à la fois au fait qu’il y dépose un nombre important de listes sous son numéro régional (55 sur 69) et que ces listes remportent des scores importants. Pour les raisons inverses (moindre présence et moins bons scores, en moyenne), ce parti remporte une part beaucoup plus faible de ses sièges (inférieure, même, au poids de ces provinces dans le nombre total de sièges à pourvoir en Wallonie) dans les provinces de Namur, de Brabant wallon, et plus encore de Luxembourg. La distribution géographique des sièges remportés par le MR confirme une évolution des scores de ce parti plus positive dans les provinces de Namur, et plus encore de Liège, que dans les trois autres. Dans une mesure moindre que le PS, c’est toutefois aussi en province de Hainaut que le MR enregistre sa plus forte surreprésentation au regard de la proportion totale de sièges à pourvoir dans cette province (il y recueille 40,0 % de ses sièges). En revanche, le MR est nettement sous-représenté parmi les élus du Luxembourg puisque ceux-ci représentent 13,3 % du total des élus wallons mais que le MR n’y décroche que 1,5 % de ses sièges. Il est vrai que ce parti ne présente dans cette province que 2 listes sous son numéro régional. Relativement à la distribution globale de ses sièges, l’implantation du CDH s’est détériorée dans le Brabant wallon, où le parti ne recueille plus que 1,7 % du total de ses sièges (mais il ne déposait plus que 2 listes sous son numéro), contre 6,1 % en 2006 (avec 9 listes déposées). Les provinces de Liège et de Namur lui procurent en 2012 davantage d’élus, par rapport au nombre total de sièges remportés par le parti sur l’ensemble de la région, qu’en 2006. Mais le nombre net de sièges décrochés dans ces deux dernières provinces est néanmoins en recul par rapport à 2006, dans une moindre mesure cependant que dans les provinces de Hainaut et de Brabant wallon. Enfin, si Écolo progresse dans bon nombre de communes du Brabant wallon et de la province de Liège, c’est davantage dans cette seconde qu’il décroche un nombre accru de sièges (+ 37 par rapport à 2006, contre + 17 dans celles de Brabant wallon et de Hainaut). Par conséquent, la province de Liège prend une importance sensiblement renforcée dans la distribution par province du nombre d’élus du parti vert.

374

L’examen des positions majoritaires détenues par les quatre partis disposant d’un numéro régional indique une consolidation du MR et d’Écolo, un léger recul du CDH, tempéré par quelques consolidations, et des pertes plus importantes pour le PS (surtout en province de Liège). Ce dernier demeure cependant le parti qui, de loin, dispose du plus grand nombre de positions majoritaires. Dans les communes d’importance moyenne (entre 20 000 et 49 999 habitants), le CDH connaît un statu quo, le MR une légère consolidation, tandis que le PS perd la majorité absolue dans une commune mais devient le premier parti dans une commune de plus qu’en 2006. Enfin, le PS est majoritaire dans 4 des 9 villes de plus de 50 000 habitants (contre 2 en 2006), mais il perd la première place à Namur, au profit du CDH ; celui-ci renforce par ailleurs sa première position à Mouscron.

375

Au vu de ces différents indicateurs, il est manifeste que le PS demeure le premier parti de Wallonie. Cependant, s’il est parvenu à récupérer en partie le terrain perdu en 2006, en particulier dans le Hainaut, ce parti n’a pas renoué lors du scrutin de 2012 avec ses résultats de 2000, surtout dans la province de Liège. Plus encore que le PS, et malgré les progrès enregistrés à Namur ou à Mouscron, le CDH apparaît comme celui des quatre partis représentés au Parlement wallon qui a le plus souffert lors du scrutin communal de 2012. À l’inverse, le MR et, plus encore, Écolo ont globalement progressé lors de ces élections. Plus nettes, mais à une échelle bien plus réduite, sont la défaite des listes d’extrême droite, le succès de la gauche radicale (incarnée essentiellement par les listes PTB+) et l’échec relatif subi par les listes FDF et PP pour s’implanter au niveau communal en Wallonie.

376

De manière générale, il n’en demeure pas moins que le scrutin communal du 14 octobre 2012 donne en Wallonie une impression de relative stabilité. Et si des mouvements importants sont observables, ils sont différenciés, voire contradictoires selon les endroits. Aussi paraît-il malaisé de tirer des conclusions régionales tranchées de ce scrutin local.


Annexe

 - Tableau A1. Élections communales (Wallonie, 2012). Pourcentage de conseillers communaux par province et par liste

1 Y compris des élus appartenant aux partis précités, élus sur des listes sans numéro régional.

 - Tableau A2. Élections communales (Wallonie, 2012). Situations de liste unique
 - Tableau A3. Élections communales (Wallonie, 2012). Situations de duel

(G) Communes germanophones.

 - Carte A1. Provinces, arrondissements et communes de Wallonie
 - Carte A2. Communes de la province de Brabant wallon
 - Carte A3. Communes de la province de Hainaut
 - Carte A4. Communes de la province de Liège
 - Carte A5. Communes de la province de Luxembourg
 - Carte A6. Communes de la province de Namur

Notes

[1]

Cf. le tableau A2 en annexe, qui reprend la liste de ces situations et le nombre de sièges attribués.

[2]

Et ce, que l’on tienne ou non compte des résultats de la nouvelle élection organisée le 3 mars 2013 à Brugelette (cf. supra).

[3]

Dans chacune d’entre elles, ce taux dépasse 10 % : Butgenbach (13,9 %), Saint-Vith (13,5 %), Burg-Reuland (11,9 %), Lontzen (11,9 %) et La Calamine (10,3 %). Au total, 11 communes wallonnes dépassent ce niveau.

[4]

S. GOVAERT, « Les négociations communautaires et la formation du gouvernement Di Rupo (juin 2010-décembre 2011) », Courrier hebdomadaire, CRISP, n° 2144-2145, 2012, p. 59 et 65-66.

[5]

Circulaire du 14 septembre 2012 relative à la présentation des actes de candidatures les 13 et 14 septembre dans le cadre des élections communales et provinciales du 14 octobre 2012.

[6]

En 2007, Force nationale a remporté 0,6 % des voix dans le collège français du Sénat et 0,3 % du total des votes valablement émis en Wallonie pour l’élection de la Chambre.

[7]

En 2009, Wallonie d’abord ! a remporté près de 1,0 % des voix à l’élection du Parlement wallon.

[8]

8 V. DE COOREBYTER, « Les résultats des élections communales du 14 octobre 2012 à Bruxelles », Courrier hebdomadaire, CRISP, n° 2193, 2013.

[9]

9 P. BLAISE, « Les résultats des élections communales du 14 octobre 2012 en Flandre », Courrier hebdomadaire, CRISP, n° 2194-2195, 2013.

[10]

L’évolution ici constatée est opposée à celle relevée à propos de la Flandre, où s’est réduit le nombre de communes où une liste détient la majorité absolue des sièges (cf. Ibidem, p. 11).

[11]

Cf. le tableau A3 en annexe, qui reprend la liste de ces situations et les résultats en voix et en sièges des listes en présence.

[12]

Pour rappel, les formations qui bénéficient en Wallonie de l’usage d’un numéro régional peuvent choisir d’attribuer ce numéro à une liste incluant, outre leur sigle, d’autres caractères (cf. supra). Les cartes présentées ci-après sont basées sur les résultats de la totalité des listes utilisant un numéro régional, incluant donc les communes où une liste se présente sous une étiquette quelque peu différente du parti dont elle porte le numéro régional. Il en va de même pour les tableaux de synthèse.

[13]

Les quatre cartes présentées ci-après peuvent être comparées à celles présentées dans J. FANIEL, « Les résultats des élections communales du 8 octobre 2006 en Wallonie », Courrier hebdomadaire, CRISP, n° 1946-1947, 2007, p. 13-14 et 16-17. On trouvera par ailleurs en annexe des cartes permettant de localiser les communes.

[14]

Conformément au Code wallon de la démocratie locale et de la décentralisation, l’arrêté du gouvernement wallon qui fixe le nombre de conseillers communaux à élire et d’échevins à désigner se base désormais sur l’état de la population de chaque commune au 1er janvier de l’année du scrutin communal.

[15]

Précisons cependant que la liste portant le numéro régional du MR en 2012 est de composition très différente de celle portant le numéro du parti en 2006 ; en particulier, elle accueille de nombreux candidats d’une liste anciennement concurrente.

[16]

Au niveau communal, chaque conseil compte en effet un nombre impair de membres.

[17]

P. BLAISE, « Les résultats des élections communales du 14 octobre 2012 en Flandre », op. cit., p. 18.

[18]

Les données relatives aux échevins et aux bourgmestres sont calculées à partir des données collectées par l’Union des villes et communes de Wallonie et sont utilisées avec son aimable autorisation. Celles concernant la Flandre et la région bruxelloise proviennent du document de travail « Présence des femmes au sein des institutions politiques législatives et exécutives belges », réalisé par l’Institut pour l’égalité des femmes et des hommes.

[19]

Sur le plan national, la proportion de femmes parmi les échevins est passée de 6,4 % en 1976 à 14,1 % en 1994, 20 % en 2000 et 30,5 % en 2006. P. MEIER, « Een vergelijkend perspectief op de positie van mannen en vrouwen in de lokale politiek », Res Publica, 2007/1, p. 58. En 2012, cette proportion est de 32,3 %. Ces chiffres excluent les présidents du conseil de l’action sociale qui, en Wallonie, sont toutefois membres du collège communal ; la proportion nationale grimpe à 32,6 % si on les inclut.

[20]

Sur le plan national, la proportion de femmes bourgmestres est passée de 2 % en 1976 à 5,1 % en 1994, 7,5 % en 2000 et 8,5 % en 2006. P. MEIER, op. cit., p. 58. En 2012, cette proportion est de 12,6 %.

[21]

21 Cf. R. DANDOY, J. DODEIGNE, G. MATAGNE, M. REUCHAMPS (dir.), Les élections communales de 2012 en Wallonie, Bruges, Vanden Broele, 2013, en particulier p. 169-171.

[22]

22 Rappelons que la Wallonie compte, en 2012, une commune de plus de 20 000 habitants de moins qu’en 2006.

[23]

À l’exception de la province de Brabant wallon, qui ne compte qu’un seul arrondissement.

[24]

En 1994, cette commune a perdu 2 sièges, qu’elle a récupérés en 2000, avant de les perdre à nouveau en 2006 et de les retrouver une seconde fois en 2012.

[25]

Rudy Demotte, ministre-président des gouvernements de la Région wallonne et de la Communauté française, ne figure plus sur la liste, suite à son déménagement à Tournai.

[26]

26 Il démissionnera de ses fonctions ministérielles le 17 janvier 2013, afin de se consacrer au maïorat et à la présidence de son parti.

[27]

27 Pour rappel, Force nationale s’est muée en 2008 en Wallonie d’abord !.

[28]

28 La province de Namur est également, comme en 2006, celle de Wallonie (et du pays) dont le conseil provincial compte la plus faible proportion d’élues.

[29]

29 Décret wallon du 27 juin 2007 modifiant les articles L1123-1 et L1123-4 du Code de la démocratie locale et de la décentralisation, Moniteur belge, 29 juin 2007.

[30]

30 Le Soir, 31 octobre 2012.

[31]

31 Le Soir, 16 octobre 2012.

[32]

32 La Meuse-Verviers, 17 octobre 2012.

[33]

33 Ces hypothèses rejoignent le constat posé par S. VAN DER DUSSEN, « La représentation des femmes en politique (1994-2013) », Courrier hebdomadaire, CRISP, n° 2199-2200, 2013, p. 60.

[34]

34 V. DE COOREBYTER, « Les résultats des élections communales du 14 octobre 2012 à Bruxelles », op. cit., p. 34.

[35]

35 Ce constat vaut également pour la Flandre. Cf. P. BLAISE, « Les résultats des élections communales du 14 octobre 2012 en Flandre », op. cit., p. 77.

Résumé

Français

Le 14 octobre 2012 ont eu lieu dans les communes belges les élections pour le renouvellement des conseils communaux. Le présent Courrier hebdomadaire est consacré à la présentation des résultats de ce scrutin dans les 262 communes de la Région wallonne.
L’analyse montre que les élections communales de 2012 se sont caractérisées en Wallonie par une relative stabilité. Ainsi, le classement des quatre principaux partis wallons selon leur degré d’ancrage local est resté identique : PS, MR, CDH puis Écolo. Toutefois, les écarts électoraux entre les deux premiers, d’une part, et entre les deux suivants, d’autre part, se sont resserrés : le PS et, surtout, le CDH ont enregistré un certain recul, tandis que le MR et Écolo ont globalement progressé. L’exposé est appuyé par des cartes figurant les zones d’implantation de ces quatre grands partis. L’étude s’intéresse aussi aux évolutions des formations politiques wallonnes de moindre importance : nette progression du PTB, quasi-disparition de l’extrême droite et implantation modeste des FDF et du PP.
Jean Faniel procède d’abord à une analyse globale des résultats électoraux. Une attention particulière est prêtée aux positions majoritaires existant dans certaines communes, à la situation dans les communes de plus de 20 000 habitants et à la présence des femmes parmi les élus. Une étude des résultats électoraux de 2012 est ensuite réalisée par province et par arrondissement. Des tableaux établis par arrondissement présentent, pour les quatre derniers scrutins, la liste arrivée en tête dans chaque commune et précisent si cette liste a remporté la majorité absolue (des suffrages ou des sièges uniquement). Enfin, la situation des neuf villes wallonnes de plus de 50 000 habitants est traitée de manière spécifique.

Plan de l'article

  1. Introduction
  2. 1. les enseignements généraux
    1. 1.1. La participation au scrutin
    2. 1.2. Les forces en présence
      1. 1.2.1. Évolution récente des partis politiques
      2. 1.2.2. Formations en compétition
    3. 1.3. Les résultats globaux
      1. 1.3.1. Bipolarisation et fragmentation
      2. 1.3.2. Positions de force
      3. 1.3.3. Appartenance politique des élus
      4. 1.3.4. Situation dans les communes moyennes et grandes
    4. 1.4. La présence des femmes
    5. 1.5. Les principales tendances
  3. 2. Les résultats par province et par arrondissement
    1. 2.1. Les résultats dans la province de Brabant wallon
    2. 2.2. Les résultats dans la province de Hainaut
      1. 2.2.1. L’arrondissement d’Ath
      2. 2.2.2. L’arrondissement de Charleroi
      3. 2.2.3. L’arrondissement de Mons
      4. 2.2.4. L’arrondissement de Mouscron
      5. 2.2.5. L’arrondissement de Soignies
      6. 2.2.6. L’arrondissement de Thuin
      7. 2.2.7. L’arrondissement de Tournai
    3. 2.3. Les résultats dans la province de Liège
      1. 2.3.1. L’arrondissement de Huy
      2. 2.3.2. L’arrondissement de Liège
      3. 2.3.3. L’arrondissement de Verviers
      4. 2.3.4. L’arrondissement de Waremme
    4. 2.4. Les résultats dans la province de Luxembourg
      1. 2.4.1. L’arrondissement d’Arlon
      2. 2.4.2. L’arrondissement de Bastogne
      3. 2.4.3. L’arrondissement de Marche-en-Famenne
      4. 2.4.4. L’arrondissement de Neufchâteau
      5. 2.4.5. L’arrondissement de Virton
    5. 2.5. Les résultats dans la province de Namur
      1. 2.5.1. L’arrondissement de Dinant
      2. 2.5.2. L’arrondissement de Namur
      3. 2.5.3. L’arrondissement de Philippeville
  4. 3. La situation dans les grandes villes
    1. 3.1. Charleroi
    2. 3.2. La Louvière
    3. 3.3. Liège
    4. 3.4. Mons
    5. 3.5. Mouscron
    6. 3.6. Namur
    7. 3.7. Seraing
    8. 3.8. Tournai
    9. 3.9. Verviers
    10. 3.10. Synthèse de la situation dans les grandes villes
  5. Conclusion

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