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1Si le château de Fléchères demeure le plus grand et le plus imposant château du XVIIe siècle jamais construit en Dombes, constituant l’un des plus remarquables ensembles architecturaux et artistiques à l’échelle nationale, il est surprenant de constater que ce Monument Historique n’a jamais fait l’objet ni d’une monographie sérieuse et complète, ni de recherches scientifiques relatives à l’ensemble du bâtiment et à son histoire. Or, après une année de maîtrise d’histoire réalisée à l’Université Louis-Lumière de Lyon II [1] qui m’a permis d’étudier une partie de l’élite politique et économique de la Souveraineté de Dombes, mais surtout après cinq années passées à faire découvrir ce site aux visiteurs, je me suis rendu compte que ce lieu posait bien plus de questions à ceux qui viennent le découvrir qu’il n’apporte d’éléments permettant de le comprendre. Après de nombreuses sollicitations (celles des actuels propriétaires, des visiteurs, mais aussi des descendants des familles qui ont bâti et possédé ce lieu), j’ai donc pris le parti de réaliser mes propres recherches sur le site, en vue d’une publication. Ce projet est loin d’être achevé, notamment en raison de la nature des sources, voire de leur absence [2]. Ce n’est donc pas une histoire du château de Fléchères que je vous proposerai à travers cet article, mais davantage un état des connaissances dont nous disposons actuellement. Si les lecteurs de cet article apprécieront parfois d’avoir la primauté des informations, ils auront aussi certainement à cœur d’être indulgents avec son auteur et sa démarche.

2Comme nous l’avions proposé le dimanche 25 avril 2004 aux participants des journées de travail et de rencontre de la Société d’Études du XVIIe siècle, nous ferons la présentation du château en trois temps. Nous nous attacherons tout d’abord à exposer dans quel contexte géographique fut construit Fléchères, quelle fut l’origine de ce château, mais aussi de quels impératifs ses concepteurs ont voulu tenir compte. Nous poursuivrons en évoquant l’histoire de la famille du bâtisseur et du décorateur de Fléchères, dont l’identité est indissociable du lieu et de son caractère. Nous achèverons enfin la présentation de ce lieu par celle des chefs-d’œuvre qu’il renferme, à savoir un ensemble unique de peintures murales du XVIIe siècle dues au maître fresquiste italien Pietro Ricchi.

LES ORIGINES DU CHÂTEAU DE FLÉCHÈRES

3Comme la majorité des châteaux, celui de Fléchères n’a pas été édifié ex nihilo, mais à partir d’une structure plus ancienne qui avait trouvé sa raison d’être dans l’importance de son emplacement.

Localisation géographique

4Le château de Fléchères est situé dans la partie occidentale de la Souveraineté de Dombes [3], plus précisément dans la commune de Fareins (paroisse qui relevait de l’ancienne châtellenie de Beauregard). Il fallait compter plus d’une demi-journée de voiture pour se rendre de Trévoux, la capitale de la Souveraineté, jusqu’au château qui s’en trouve distant de 12 km au Nord, soit quasiment le tiers de la distance qui le sépare de Lyon (30 km plus au Sud).

5Nous pouvons accéder à ce bâtiment aujourd’hui par la route départementale 933, qui longe la Saône. Ce fleuve était depuis le traité de Verdun et le partage de l’empire de Charlemagne une frontière entre ce qui deviendra plus tard le royaume de France pour la part occidentale, et le Saint Empire romain germanique pour la part orientale. Il demeurera une limite entre deux États à l’époque qui nous intéresse : les terres du roi de France à l’ouest, et la Souveraineté de Dombes à l’est (rattachée au royaume en 1762 seulement). La présence d’une frontière géographique et politique, doublée par celle d’une importante voie de communication (l’axe Nord-Sud de la Saône), explique la présence de nombreux points de fortifications (gués, tours ou donjons, châteaux forts) tout au long du fleuve, autant pour le surveiller que pour établir de nombreux péages. Le site de Fléchères s’inscrit donc dans cette logique, accrue par la présence d’un carrefour. En effet, la présence à Fléchères d’un château fortifié dès le Moyen Âge (que certains font même remonter à l’époque des castrum romains) [4] avait pour mission de commander la rencontre de deux axes majeurs de passage : l’axe Nord-Sud précédemment évoqué, d’une part, et l’axe Est-Ouest, d’autre part, qui permettait de descendre la plateau des Dombes en direction du gué de Grelonges, petite île aujourd’hui disparue qui se trouvait à proximité du château, au point le plus aisément franchissable du fleuve, s’ouvrant ensuite à l’horizon sur Beaujeu et les colles du Beaujolais.

Fléchères avant Fléchères : les origines du château actuel

6La possession et la défense de ce site géographiquement remarquable constituait donc un enjeu, ce qui explique la présence d’une maison forte remontant au moins au XIIIe siècle. Nous savons que la terre et seigneurie de Fléchères appartenait à cette époque aux Palatins de Riottier, puissante famille locale (puînés de la maison de Chabeus) qui la conservera, malgré de nombreuses vicissitudes, jusqu’en 1558, année où elle sera vendue à Benoît de Roy, receveur des finances à Lyon. Le château connaîtra alors plusieurs propriétaires jusqu’en septembre 1606, date à laquelle un autre receveur général des finances lyonnais s’en portera acquéreur : Jean Sève, seigneur de Fromente et de Villette.

7Nous n’avons malheureusement pas pu encore retrouver l’acte de vente de 1606 qui ne manquerait pas de nous apporter nombre de précieux renseignements, notamment en ce qui concerne l’état et la composition du château et de la seigneurie de Fléchères. La plus vieille pièce d’archive dont nous disposons aujourd’hui pour connaître le « visage » de Fléchères au XVIIe siècle est un dénombrement daté de 1676 et réalisé par Mathieu II de Sève (1633 - vers 1695), petit-fils de Mathieu de Sève (  1647), lui-même cousin germain et héritier universel de Jean Sève, l’acquéreur de Fléchères. Grâce à ce document, nous savons que le château conservait encore dans le dernier quart du XVIIe siècle sa structure médiévale. La demeure du baron de Fléchères consistait alors en :

8[...] un chasteau avec sa cour Consistant en deux corps de logis séparés par la cour, flanqué de quatre tours quarrées & environnées d’un grand fossé Revestu de pierre avec les apuies de pierre de taille au devant et derriere duquel Il y a un pont Levys, auquel chasteau Sont Joincts et contigues un parterre, un iardin, une maison basse Servant de menagerie pres terres Bois vignes & Verger [...]. [5]

9Jean Sève avait donc choisi volontairement de conserver les soubassements de la maison forte du XIIIe siècle, protégée par ses deux ponts-levis (l’un au Nord remplacé par l’actuel pont de pierre donnant sur la cour ; l’autre au Sud qui laissa la place au XVIIIe siècle à deux élégantes volées d’escaliers permettant de rejoindre les jardins) et ses douves aux dimensions impressionnantes. On peut avancer deux raisons à ce choix : la conservation des douves revêt un aspect pratique, celui de la protection de la maison d’un très riche trésorier de France, ainsi qu’un aspect symbolique, celui d’ancrer une famille récemment anoblie (Jean Sève était le fils et le petit-fils de marchands drapiers lyonnais) dans un lieu marqué par l’ancienneté et la permanence. La dynastie des Sève aura alors son lieu propre, duquel elle pourra relever le nom (les barons de Fléchères). Le lignage des Sève aura désormais son lieu de mémoire familial. Il le restera d’ailleurs jusqu’à une époque récente [6].

La construction du château de la famille de Sève

10Nous savons grâce à des dessins conservés à la Bibliothèque nationale et réalisés par le P. Étienne Martellange, le même jésuite qui réalisa les plans de l’Hôpital de la Charité de Lyon, dont la première pierre fut posée par Jean Sève lui-même (qui offrit d’édifier, à ses frais, un corps de logis) le 16 janvier 1617 [7], que l’architecture du bâtiment prend son aspect actuel (clichés8 1 et 2) dès le début de la construction.

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1. – Vue de la cour d’entrée (ou d’honneur) du château de Fléchères (côté Nord)
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2. – Façade Sud du château de Fléchères

11On peut déjà y reconnaître le corps de logis central, ses deux ailes latérales de retour et ses deux tours pour la partie Sud, ses communs qui ferment la cour (disparus à la fin du XIXe siècle et au début du XXe siècle), et le porche d’entrée encadré de bâtiments et de tours pour la partie Nord. C’est grâce à l’existence de ces dessins que certains datent les débuts de la construction vers 1608, et la fin des travaux vers 1616. Fléchères aurait probablement été élevé d’un seul jet. Pour en savoir d’avantage, nous avons entrepris de nous tourner vers les sources de nature écrite. Malheureusement, le dépouillage systématique des actes notariaux du Fareins d’Ancien Régime est demeuré vain : nous ne disposons à ce jour d’aucun prix fait ou autre devis permettant d’évaluer le coût des travaux, le nombre des ouvriers, la provenance des matériaux, la durée du chantier ou tout simplement l’identité de l’architecte. Sur ce dernier point, notons que la mémoire familiale attribue à Jacques II Androuet du Cerceau la paternité de l’architecture de l’édifice [8]. Si aucun document d’archives ne permet d’étayer cette hypothèse, on peut néanmoins remarquer l’influence de l’architecte du roi Henri IV dans le choix de couronner le corps de logis central par trois lucarnes, comme c’est le cas notamment pour les hôtels de la place des Vosges à Paris [9].

12Dès le XVIIe siècle, le château, du moins dans sa partie noble et « seigneuriale » proprement dite, offrait aux hôtes du baron de Fléchères [10] le même aspect qu’au visiteur d’aujourd’hui. Le bâtiment s’organise autour d’un immense corps de logis central de 3 niveaux (un rez-de-chaussée s’ouvrant sur la terrasse séparée de la cour par 7 marches d’escalier ; et deux étages) alternant chacun 7 ouvertures (ce qui permettait d’avoir une maison très éclairée) contribuant à l’harmonie générale. En retour, deux ailes latérales aux ouvertures beaucoup plus modestes et ne comprenant qu’un seul étage finissent d’encadrer la terrasse. Dans chacune de ces ailes, au rez-de-chaussée comme au piano nobile, on retrouve la même disposition typique de l’appartement du XVIIe siècle composé de 4 pièces (antichambre, chambre, cabinet et boudoir ou garde-robe). Si nous avons de nombreuses suppositions et théories sur leur utilisation précise au XVIIe siècle, là encore nous ne possédons aucune certitude : l’agencement et l’organisation de l’intérieur de la maison ne nous sont connus que par un inventaire après décès de la fin du XVIIIe siècle [11]. Alors peut-on « tirer à conséquence » comme disent les textes contemporains ? Là encore ce sont des questions auxquelles nous aimerions apporter des réponses, surtout en ce qui concerne l’utilisation du corps de logis.

13Celui-ci est composé de 3 niveaux, desservis par un impressionnant escalier « vuide à la moderne » et occupés chacun par une très grande salle dont la taille augmente avec l’étagement. Celle du rez-de-chaussée (dite salle des chasses), qui devait servir de « sallette » pour les repas, est plus petite que celle du premier étage (le Grand Salon du XIXe siècle qui couvre une superficie de 139 m2) et incomparable avec celle du dernier étage (de 300 m2). Nous savons que cette dernière, qui est la plus grande mais aussi la plus haute du château, servit de chapelle dès le XVIIe siècle, puisqu’elle fut bénie en septembre 1654 par Mgr Camille de Neuville de Villeroy, archevêque de Lyon [12]. L’emplacement de cette chapelle est pour le moins inhabituel, mais sa dimension, qui fut réduite au XIXe siècle au profit de chambres de bonnes et autres galetas, permettait le rassemblement d’un nombre important de fidèles :

Le matin du 22 de septembre après avoir confirmé dans la chapelle du château de Fléchères une très grande multitude de personnes accourues de divers lieux, avec nostre compaignie ordinaire, nous nous sommes rendus à villeneufve [...]
écrira l’archevêque témoignant de sa visite pastorale.

14Il serait intéressant de savoir si cette chapelle était là depuis l’origine et dans quelle mesure elle aurait influé sur l’organisation et l’architecture du château. La chose serait possible lorsque l’on connaît la grande piété des différents membres de la famille de Sève.

L’IDENTITé DES PROPRIéTAIRES DE FLéCHèRES AU XVIIe SIèCLE

15L’histoire du château de Fléchères est bien entendu intimement liée à celle de ses propriétaires sur lesquels nous sommes d’avantage renseignés.

La famille de Sève

16La famille de Sève est l’une des plus anciennes de la province du Lyonnais, remontant selon certains érudits locaux ou généalogistes du XIXe siècle comme Amédée d’Avaize à un certain maître Jehan Sève, notaire à Chasselay (commune au Nord-Ouest de Lyon) vivant en 1498. Ce dont nous sommes sûrs, c’est que l’auteur du château de Fléchères était l’arrière-petit-fils d’un marchand canabassier, le petit-fils d’un marchand drapier et le fils d’un bourgeois de Lyon [13]. Peut-être est-ce dans ces origines que se trouvent les fondements de l’impressionnante fortune de Jean Sève ? Les gains dégagés du commerce permirent probablement au grand-père du baron de Fléchères d’acheter la seigneurie de Fromente, terre de Saint-Didier-au-Mont-d’Or (près de Lyon), premier fief acquis par la famille.

17Ce grand-père était très certainement le cousin germain du poète de la Renaissance lyonnaise, le très fameux Maurice Scève (1501-1560), humaniste resté célèbre grâce à son recueil de 449 dizains intitulé Délie objet de plus haute vertu (1544) et à son chef-d’œuvre le Microcosme (1562). C’est à peu près à cette même époque que la partie calviniste de cette très influente famille lyonnaise dut prendre le chemin de l’exil vers la Suisse (1567) [14]. Il conviendrait de se rendre à Genève pour faire l’étude du dossier Sève qui est conservé dans ses archives et qui nous serait précieux pour comprendre le rôle que joua cette famille dans le protestantisme lyonnais : notre Jean Sève aurait très probablement joué « un rôle déterminant en 1594 pour établir l’autorité de Henri IV après cinq années de ligue catholique » [15]. Nous ne pourrons pas faire l’économie d’une telle recherche si nous voulons poursuivre sérieusement nos investigations, d’autant plus que cela permettrait d’expliquer le décor peint à fresque de la Salle de la Parade et de la Chambre d’Hercule (1632) sur lequel nous reviendrons.

18Enfin, parmi les autres personnages célèbres de la famille de Sève au XVIIe siècle, il nous faut mentionner la branche cadette, celle issue de Pierre Sève, le frère cadet de Jehan (le grand-père de Jean Sève, auteur de Fléchères). De cette branche est issue la dynastie des Sève de Laval, premiers présidents du Parlement de Dombes (en fonction de 1630 à 1675 et de 1681 à 1699) ; mais aussi Alexandre de Sève seigneur de Chastignonville qui fut entre autres secrétaire du cabinet du roi Louis XIII, prévôt des marchands de Paris (à partir de 1654), et intendant de justice en Dauphiné. Ce dernier eut, de son mariage avec une Rochechouart, Guy de Sève-Rochechouart, évêque d’Arras, qui joua un rôle important dans son diocèse.

19Nous ne connaissons pas à ce jour la nature des relations entretenues entre les barons de Fléchères et leurs illustres cousins, même si nous savons qu’elles ont existé. Prenons à titre d’exemple le cas du mariage de Marie de Sève de Laval (dernière héritière de la branche cadette) avec le marquis Louis de Châteauneuf de Rochebonne en 1709 [16]. Le contrat fut établi en l’hôtel particulier lyonnais de Pierre de Sève baron de Fléchères qui n’était pourtant « que » son cousin au cinquième degré.

20Les Sève de Fléchères ont brillé quant à eux dans l’exercice de charges consulaires. Ils ont donné à la ville de Lyon pas moins de 4 échevins et 3 prévôts des marchands (dont Jean Sève) [17]. Et nous ne prenons pas en compte ici le nombre relativement important de lieutenants généraux en la Sénéchaussée et siège Présidial et autres présidents audit Présidial de Lyon parmi les Sève de Fléchères. Pour finir sur ce chapitre, remarquons que deux d’entre eux furent échevins avant de devenir prévôts des marchands de Lyon : Jean Sève, le constructeur de Fléchères, et son héritier Mathieu, qui veillera à la décoration du château comme nous allons le voir.

Jean Sève : le bâtisseur

21Nous savons que Jean Sève est né à Lyon, et qu’il reçut le baptême catholique dans la paroisse Saint-Paul le 13 novembre 1561. Il commença sa carrière par l’exercice d’une charge de conseiller du roi avant de devenir en mars 1585 receveur général des finances à Lyon. Charitable, il fera beaucoup pour l’Hôpital général de la Charité de Lyon comme nous l’avons vu, en devenant notamment recteur (1596), puis dix ans plus tard, président de cet établissement (1606). Mais c’est à l’âge de 40 ans que sa vie prendra un tournant important au regard de son ascension sociale : il devient échevin de la ville de Lyon en 1601.

22En effet, Jean Sève possédait de quoi vivre noblement : une seigneurie (celle de Fromente) et une fortune qu’il va certainement accroître considérablement avec l’exercice de son office de président trésorier général de France au bureau des finances en la généralité de Lyon. Il ne lui manquait plus qu’un château (ce qui explique en partie la construction de Fléchères) et surtout un titre de noblesse. Or, le consulat lyonnais venait d’être réformé en 1595 par Henri IV, réforme qui avait porté le nombre des membres de cette assemblée à quatre échevins et un prévôt des marchands (à l’instar de la ville de Paris) qui accédaient de facto au rang de noblesse après avoir accompli leur charge [18] (c’est ce que l’on appellera la noblesse de cloche). Jean Sève devint donc échevin de cette ville en 1601, et accéda l’année suivante, comme le permettait la législation royale, à la noblesse. Quatre années plus tard, Jean Sève achetait Fléchères, accomplissant ainsi la dernière étape qui lui permettrait de se prévaloir de tous les attributs de la noblesse.

23Mais tous ces efforts risquaient d’être vains si Jean Sève n’avait pas d’héritiers. Sans descendance, il prit la décision en 1622 [19] de léguer ses seigneuries de Fromente et de Villette, sa baronnie et son château de Fléchères à son cousin germain Mathieu Sève. Son testament était à la fois l’acte de naissance d’une nouvelle dynastie établissant les règles de la succession, et l’instrument par lequel le lignage des Sève se maintiendrait et se structurerait. L’acte précisait que Mathieu devenait l’héritier universel, et qu’à défaut, ses droits reviendraient à :

24Noble pierre seve son fils ainé ou celuy qui le représentera, et apres luy l’ainé dudit ainé, ainsi de droite ligne dainé à ainé et au deffaut de ligne Masculin et legitime dudit ainé, à celluy qui representera le second fils dud. heritier et à celluy la son ainé et ainsi dainé à ainé et de même le troizieme fils dudit heritier et en Cas qu’il ny ait plus de males descendants dudit heritier, ledit sr. testateur substitue à la dite terre de flecheres et ses dependances le fils ainé de noble pierre seve son Cousin germain de meme en deffaut dainé en ainé, et en Cas qu’il ny aye plus de Masle descendant dud. sr. pierre seve ledit sr. Testateur substitue à ladite terre de flecheres et ses dependances, Noble Luc seve aussi son Cousin germain, et apres lui son fils ainé ainsi dainé à ainé de ses enfans comme cy dessus est dit, et en cas qu’il ny aye plus de male descendant dudit sr. Luc seve, ledit sieur Testateur substitue à la dite terre de flecheres et ses dependances, Noble paul seve conseiller Notaire et Secretaire du Roy maison et Couronne de France aussi son Cousin germain, et apres luy son fils ainé, ainsi dainé à ainé Comme cy dessus est dit : ladite substitution faite sans que ledit heritier ny aucun des substitués puisse deffalquer aucune quarte trebellianique, legitime ou falcidie [...].

25Notons pour anecdote que cet ordre de succession ne sera pas rompu jusqu’à la disparition du dernier des Sève, le dimanche 8 octobre 1780, date à partir de laquelle sa sœur aînée Marguerite de Sève de Fléchères fera passer le château et ses terres dans la famille de son époux Barthélemy-Jean-Claude Pupil de Myons ; puis dans celle de son gendre le marquis de Sarron.

26Mais si Mathieu devenait l’héritier universel de la fortune et des biens de son cousin germain, il ne pouvait pas hériter de son rang de noblesse, ce qui explique qu’il mènera une carrière comparable à celle de Jean.

Mathieu de Sève : le décorateur

27Mathieu de Sève était quant à lui, avant le testament de 1622, seigneur de Saint-André-du-Coing et de Limonest, terres des environs de Lyon. Tout comme son cousin, il inaugura sa carrière par l’exercice d’un office de conseiller du roi, exerça ensuite la fonction d’échevin en 1609-1610, avant de devenir directement président trésorier général de France au bureau des finances en la généralité de Lyon en 1612, succédant ainsi à Jean Sève dans ses fonctions. Enfin, il devint prévôt des marchands de cette ville pour les années 1630-1631.

28C’est précisément lors de sa prévôté, en 1631, que Mathieu de Sève devenu baron de Fléchères, seigneur de Villette et de Fromente à la suite du décès de son cousin, se chargera de faire aménager et décorer son magnifique château de Dombes dont la construction était terminée. Pour ce faire, il fera appel à un maître fresquiste italien alors renommé et présent à Lyon : Pietro Ricchi (1606-1675).

LE DÉCOR INTÉRIEUR DE FLÉCHÈRES : LES FRESQUES DE PIETRO RICCHI (1632)

29Le château et les terres de Fléchères constituaient alors un très vaste domaine, estimé à plus de 700 ha par certains [20]. Ce domaine augmentera considérablement au XVIIIe siècle, lorsque le descendant de Mathieu, Étienne-Horace-Gabriel de Sève de Fléchères, achètera en 1751 à sa cousine la marquise de Rochebonne sa seigneurie de Villon, terre et château situés en Dombes, érigée en comté sous le nom de « comté de Sève » en 1703. On a pu parler alors de 900 ha supplémentaires. Mais la tradition orale est-elle fidèle à la réalité ? C’est ce que nous aurons à cœur de vérifier dans nos recherches futures.

Le choix d’un artiste italien pour la décoration de Fléchères

30Le dépouillage systématique des actes notariaux de Fareins, ainsi que de ses registres paroissiaux, montre que les Sève n’étaient quasiment jamais présents dans cette maison : le premier mariage familial célébré à Fléchères ne date que de 1714 [21] (il n’y en eut que trois sous l’Ancien Régime), aucun Sève n’est mort au château et pour finir, la première personne à y voir le jour n’était que l’arrière-arrière-arrière-petite-fille d’un Sève [22]. Bien entendu, les Sève préféraient le séjour de leur magnifique hôtel de la place Bellecour à Lyon [23], cité où leurs charges réclamaient leur présence, mais aussi lieu de sociabilité et de service que l’on ne trouvait pas dans la campagne reculée de la Souveraineté de Dombes.

31En tout cas, les derniers descendants de la famille nous ont raconté combien cet ancien domaine (conservé jusqu’au XXe siècle) était un rendez-vous de chasse agréable. Peut-être était-ce là l’une des fonctions principales de Fléchères que Ricchi a voulu illustrer dans ses fresques de la salle des chasses (la chasse au cerf avec le lasso, ou la chasse au sanglier avec la dague) ?

32En outre, comme le montrent divers aveux de dénombrement et autres reprises de fiefs [24], le château de Fléchères était aussi le cœur d’un immense domaine agricole tourné notamment vers la production céréalière et générateur de profit. On voit donc se dessiner deux des trois fonctions de Fléchères qui ont pu influer sur sa construction et sa décoration : relais de chasse, et surtout extraordinaire maison des champs d’un très riche Lyonnais.

33Ces deux fonctions sont concomitantes de la troisième : Fléchères est aussi, et avant tout, une demeure de représentation. Elle sert, comme nous l’avons vu, à enraciner le lignage dans une terre, vecteur d’identité (par le titre). Le château de Fléchères sera même l’expression de l’ancienneté et de l’origine familiale. En effet, les Sève, comme nous l’avons vu, sont issus du monde des marchands, mais dès le début du XVIIe siècle, ils ont prétendu être les héritiers d’un ancêtre mythique : le marquis piémontais de La Seva (ou Ceva). Un jour, un visiteur nous montrait la photocopie d’un document qu’il avait consulté aux Archives de Genève sans en avoir malheureusement relevé la cote : il s’agissait d’une contestation faite aux Sève de prétendre à cette origine. Là encore, une intéressante question est soulevée et nécessite la poursuite des recherches (au Cabinet des Titres de la Bibliothèque nationale). Nous savons seulement que les Sève appuyaient leur prétention sur un certificat daté du 28 janvier 1620, qui leur aurait été octroyé par Charles-Emmanuel de Savoie.

34Quoi qu’il en soit de la légitimité de cette prétention, elle est l’une des explications de la décoration du château de Fléchères. En choisissant un artiste italien pour décorer sa maison, qui du reste dégage une harmonie et une atmosphère très italianisantes par son architecture, Mathieu de Sève donne un aspect tangible à ses prétendues origines, qu’il va même illustrer. Ainsi, sur la plus grande cheminée du château (dans l’actuel Grand Salon du premier étage) réalisée au début du XVIIe siècle, on peut reconnaître le blason familial « Facsé d’or et de sable de six pièces, à la bordure componnée de même » [25] décliné de deux manières. À gauche, celui des origines qui est « bombé » à l’italienne, et à droite celui des contemporains qui est « plat » à la française (clichés 3 et 4). Tout cela explique le choix de Pietro Ricchi pour la décoration de Fléchères, et la nature même des thèmes retenus pour les fresques.

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3. – Blason (bombé à l’italienne) de la mythique famille du marquis de Seva, sculpté sur la cheminée (XVIIe siècle) du Grand Salon
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4. – Blason (plat à la française) de la famille de Sève, faisant pendant au précédent : « Fascé d’or et de sable de 6 pièces à la bordure componnée de même » (Samuel Guichenon, Histoire de la Souveraineté de Dombes [...])

La décoration a fresco de Fléchères : un témoignage unique du XVIIe siècle

35La présence de fresques fut remise au jour au tout début de l’année 1998, peu après l’acquisition du château par les actuels propriétaires, MM. Pierre-Albert Almendros et Marc Simonet-Lenglart qui se sont lancés depuis dans un remarquable travail de restauration, nécessitant patience et passion.

36Ainsi, sous les boiseries du XVIIIe siècle ou les badigeons du XIXe siècle, ou beaucoup plus difficilement sous des enduits de la seconde moitié du XXe siècle, a-t-on redécouvert une grande partie des fresques de 1632. Or, si l’histoire de Fléchères nous est encore en grande partie méconnue, et celle des Sève quasiment inconnue (il y aurait pourtant matière à une très belle monographie), nous sommes davantage renseignés sur l’auteur de ces fresques, notamment grâce à l’étude particulièrement intéressante menée par Jean-Christophe Stuccilli, doctorant en Histoire de l’Art à l’Université Paris IV - Sorbonne [26].

37Ce dernier, grâce à l’ouvrage de l’historien de l’art florentin Filippo Baldinucci, intitulé Le Notizie dei professori del disegno, da Cimabue in qua[27], a pu identifier le maître fresquiste qui œuvra de la fin de l’année 1631 à 1632 au château de Fléchères : Pietro Ricchi (Lucques, 1606 - Udine, 1675). En effet, grâce à Baldinucci, nous savons que Ricchi [28] qui revenait d’un séjour à Rome, partit en compagnie de son frère et d’un compagnon exercer son art à Lyon, foyer économique et artistique particulièrement dynamique en ce premier XVIIe siècle. Le peintre lucquois y trouva des mécènes et commanditaires, et travailla notamment dans quatre châteaux de la région lyonnaise. Arrivé en 1629, Ricchi reçut une première commande d’importance d’un certain Gaspard Dugué, trésorier général de France au bureau des finances de la généralité de Lyon, pour la décoration de sa demeure médiévale : le château de Bagnols [29] (Beaujolais). L’épouse du mécène, Marie Dugué, dut probablement apprécier les services de l’artiste italien et le recommander à son frère, Antoine Charrier (lui aussi trésorier général de France au bureau de Lyon) pour la décoration de son château de La Barge (situé à Grézieu-la-Varenne, aux alentours de Lyon). Une fois la commande réalisée, Pietro Ricchi sera recommandé à un autre parent de Gaspard Dugué et de son épouse Marie Charrier : leur gendre, Pierre de Sève (1602-1662). En effet, Antoinette Dugué, la fille et la nièce des deux mécènes de Ricchi, venait d’épouser le 16 septembre 1629 le fils d’un autre trésorier général de France au bureau de Lyon, un certain Pierre de Sève dont le père, Mathieu de Sève, prévôt des marchands de Lyon, cherchait à faire décorer son château de Fléchères. Jean-Christophe Stuccilli remarque à propos qu’

38il faut, par ailleurs, souligner les liens de ces grandes familles lyonnaises avec le milieu italien [...]. La commande lyonnaise de Ricchi s’inscrit ainsi dans la tradition du grand mécénat renaissant, celui des Gadagne, des Lumagne et autres Bonvisi : l’appel d’une famille noble italienne à un artiste de même nation. [30]

39Et les Sève de Fléchères étaient italiens puisqu’ils se prétendaient les descendants du marquis de Seva !

40C’est ainsi que Pietro Ricchi passera une partie de l’année 1632 « in un castello nominato Flesceria lontano da Lione una giornata » (dans un château appelé Fléchères, éloigné de Lyon d’une journée) comme le précise Baldinucci. L’artiste a peint à Fléchères au moins une douzaine de salles, dont l’une ne pourra jamais être restaurée, cinq autres présentent pour le moment des décors plus récents (boudoir XVIIIe siècle, Grand Salon XIXe siècle, etc.), et enfin trois ne sont pas encore ouvertes au public (telle la chambre au décor de châteaux imaginaires, ou le ravissant Cabinet de la Fortune). Pour le moment, le visiteur peut déjà apprécier les fresques de la magnifique salle des chasses, de la très belle salle aux colonnes torses ornée des quatre vertus cardinales, ou bien celles pour le moins surprenantes par leur composition et leur effet de la Chambre des Perspectives (cliché 7). Enfin, d’autres commencent à nous livrer leur secret comme la Salle de la Parade (cliché 6) ou sa voisine la Chambre d’Hercule (cliché 5). La Salle de la Parade qui représente un défilé d’hommes en armes pourrait bien évoquer l’entrée d’Henri IV à Lyon en 1595, entrée organisée par les Sève qui avaient soutenu le roi l’année précédente. L’événement ayant eu lieu plus de dix années avant la naissance de Ricchi, l’artiste s’inspira de la série des soldats du néerlandais Haarlem gravée par Goltzius (1582-1583), pour retranscrire avec la plus grande fidélité les costumes de l’époque. Seule fantaisie, le lucquois semble avoir changé certains visages : peut-être étaient-ce ceux du prévôt des marchands et des siens ? Là encore, nous sommes face à de nombreuses questions auxquelles nous tâcherons d’apporter d’autres éléments de réponse dans nos recherches à venir.

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5. – Hercule luttant contre l’Hydre de Lerne, fresque de Pietro Ricchi faisant partie du décor de la Chambre d’Hercule (aile Ouest)
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6. – Une scène de la parade donnée en l’honneur du roi Henri IV pour son entrée à Lyon en 1595, fresque de Pietro Ricchi située dans la Salle de la Parade (aile Ouest)

41Sur un plan purement artistique, les fresques de Fléchères constituent un témoignage essentiel de tout un aspect de l’œuvre française de Pietro Ricchi, et plus largement de la peinture décorative sous Louis XIII. Fléchères est un site remarquable par son caractère unique : grâce à son décor original, le château possède la plus grande superficie de fresques italiennes du XVIIe siècle de toute la province française. Sur un plan historique, le monument est certainement le plus grand et le plus bel exemple de ce que pouvaient être les maisons des champs de l’élite politique et économique lyonnaise.

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7. – Perspective s’ouvrant sur les jardins, fresque de Pietro Ricchi ornant ce qui devait probablement être la chambre particulière du baron de Fléchères (aile Est)

42Malheureusement, en raison de la nature et de la rareté des sources disponibles, c’est un lieu qui garde encore beaucoup de son mystère. Mais, justement, le château de Fléchères ne fut-il pas réalisé dans cet esprit par ses concepteurs, c’est-à-dire comme une interface entre le mythe (celui du marquis de Seva) et la réalité (celle des Sève, barons de Fléchères) ?

Notes

  • [1]
    Le mémoire effectué sous la direction de Jean-Pierre Gutton avait pour thème Les Premiers Présidents du Parlement de Dombes à la fin du XVIIe siècle et au XVIIIe siècle (1699-1771) (juin 2001).
  • [2]
    On ne trouve quasiment rien dans les actes notariaux déposés aux Archives départementales de l’Ain concernant le château et sa construction. Quant aux archives privées du château, aujourd’hui déposées aux Archives départementales du Rhône et qui ne sont pas encore classées, elles ne contiennent pratiquement rien pour la période nous intéressant. Cela est imputable à la destruction révolutionnaire du 19 octobre 1793, où 20 sacs d’archives du château furent brûlés en place publique.
  • [3]
    Rappelons que le territoire de la Souveraineté de Dombes était composé de 12 châtellenies séparées en deux « zones » : 9 châtellenies à l’Ouest, sur la partie côtière de la Saône ; et 3 châtellenies à l’Est, sur le plateau marécageux de la Dombes.
  • [4]
    « Grelonges », Visages de l’Ain, no 173, Bourg-en-Bresse, janvier-février 1980, p. 14-27.
  • [5]
    Arch. dép. Côte d’Or, B 10468 (Registre), fo 380, Arrest sur l’adveu & denombrem(en)t de Monsieur de flecheres p(ou)r ses terres de flecheres, villette & grelonges, 26 août 1676.
  • [6]
    Le dernier héritier de la famille, le comte Olivier de La Ferrière, se sépara de Fléchères en 1982 : ce fut la première vente du château, après 376 années marquées par la même présence familiale.
  • [7]
    F. Rolle et A. Steyert, Inventaire sommaire des archives hospitalières antérieures à 1790, Lyon, Imprimerie A. Rey & Cie, 1874, t. V, table alphabétique, 135 p., p. 4.
  • [8]
    Clichés pris avec l’aimable autorisation de MM. Marc Simonet-Lenglart et Pierre-Albert Almendros, propriétaires du château de Fléchères (Fareins-Ain).
  • [9]
    La Ferrière (comte de), « Le château de Fléchères. Son histoire. Son style. Sa décoration », Visages de l’Ain, no 45, Bourg-en-Bresse, 1959, p. 40-44.
  • [10]
    Paul Barnoud, Le château de Fléchères, Thèse de concours ACMH, Chambéry, 1996, 137 p.
  • [11]
    Arch. dép. Ain, 42 B 635, Inventaire après décès d’Étienne-Horace-Gabriel de Sève de Fléchères, 18 décembre 1780.
  • [12]
    Paul Cattin, « Visites pastorales du diocèse de Lyon par Mgr Camille de Neuville en Dombes, Bresse, Bugey et Comté de Bourgogne : 1654-1656 », Les Amis des Archives de l’Ain, Bourg-en-Bresse, 2001, 367 p., p. 28 et 29.
  • [13]
    Arch. dép. Rhône, Fonds Ferdinand Frécon, Dossiers Rouges : familles consulaires, US D 3 . 13, vol. XIII, lettres S-T.
  • [14]
    Roland Gennerat, Histoire des protestants à Lyon des origines à nos jours, Moins, Au jet d’Ancre, 1994, 277 p., p. 41
  • [15]
    Jacques Berthet, Carine Renoux (dir.), Richesses touristiques et archéologiques du canton de Saint-Trivier-sur-Moignans, Châtillon-sur-Chalaronne, impr. Multitude, 2000, 278 p.
  • [16]
    Arch. dép. Rhône, Minutier Pierre-Thérèse Canot (1700-1714), 3E 3230 B, Contrat de mariage entre Marie de Sève-Laval et Louis de Châteauneuf de Rochebonne, 20 avril 1709.
  • [17]
    Signalons aussi la prévôté des marchands du cousin Pierre III de Sève-Laval en 1646-1649.
  • [18]
    Arch. mun. Lyon, BB 375 (Microfilm 2 Mi 05 159), fo 132-133, Actes consulaires 1400-1661.
  • [19]
    Arch. dép. Côte d’Or, B II 86/4 (Registre), fo 110 à 124, Copie du testament de Jean Sève, 11 juin 1622.
  • [20]
    Paul Barnoud, op. cit.
  • [21]
    Celui d’Antoinette de Sève de Fléchères (arrière-arrière-petite-fille de Mathieu) avec le marquis Nicolas de Saulx-Tavanes.
  • [22]
    Naissance de Marie-Sophie-Françoise de Bernis à Fléchères en 1851, fille du vicomte François-Justin-Raymond de Pierre de Bernis, et de Jeanne-Marguerite Arthaud de La Ferrière (dont la trisaïeule était la fille de Marguerite de Sève de Fléchères).
  • [23]
    Plusieurs éléments, que nous ne sommes pas encore en mesure de livrer ici, laissent à penser que le premier hôtel particulier de la famille, dit « hôtel de Fléchères », se trouvait au XVIIe siècle dans le quartier Saint-Paul de Lyon.
  • [24]
    Tous conservés aux Archives départementales de Côte-d’Or.
  • [25]
    Samuel Guichenon, Histoire de la Souveraineté de Dombes, justifiée par titres, fondation de monastères, anciens manuscrits, [...], Paris, Dumoulin, 1874, t. I, 344 p., t. II, 374 p.
  • [26]
    Jean-Christophe Stuccilli, « Pietro Ricchi à Lyon : les fresques du château de Fléchères », Revue de l’Art, no 138/2002-4, 2002, Paris, 84 p., p. 63-70 ; « Un suiveur de Reni au service du prévôt des marchands de Lyon : Pietro Ricchi et les peintures murales de l’appartement Est du château de Fléchères », Bulletin de la Société historique archéologique et littéraire de Lyon, article à paraître.
  • [27]
    Filippo Baldinucci, Le Notizie dei professori del disegno, da Cimabue in qua, Florence, 1728, vol. V, p. 99-105.
  • [28]
    Pietro Ricchi fut l’élève du peintre Passignano de 1620 à 1623, puis de Guido Reni de 1623 à 1626.
  • [29]
    La chapelle, le Grand Salon et le salon dit des chasses du château de Bagnols donnent toujours à voir les fresques réalisées par Ricchi.
  • [30]
    Jean-Christophe Stuccilli, op. cit., p. 64.
Sébastien Vasseur
Université d’Orléans-La Source.
Cette publication est la plus récente de l'auteur sur Cairn.info.
Mis en ligne sur Cairn.info le 01/10/2007
https://doi.org/10.3917/dss.053.0547
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