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Littérature

2010/3 (n° 159)

  • Pages : 138
  • Affiliation : Numéros antérieurs disponibles sur www.persee.fr

  • ISBN : 9782200926519
  • DOI : 10.3917/litt.159.0039
  • Éditeur : Armand Colin

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Le 70e anniversaire de la Sécurité sociale a cherché à travailler le lien entre la Sécurité sociale et les jeunes, et l’image du Président de la République remettant les prix aux jeunes le 6 octobre au soir, restera sans doute comme le symbole de cet anniversaire, voué moins à la commémoration qu’à la transmission et la préparation de l’avenir.

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Sans confiance et adhésion des jeunes générations, la construction collective que représente la Sécurité sociale aura bien du mal à survivre.

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Ce numéro de Regards accompagne cette réflexion sous plusieurs angles : la place réservée aux jeunes dans la Protection sociale mais aussi, la question de la pédagogie pour enseigner ou transmettre les valeurs qui sont à la base de la Sécurité sociale.

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Comme la plupart des numéros de cette revue, il offre des regards croisés venant d’univers différents, et je remercie très sincèrement l’ensemble des contributeurs.

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Pour ma part, j’ai une conviction essentielle : ce qui est susceptible de miner la confiance dans le « système », c’est avant tout la persistance des déficits, qui fait douter un certain nombre – croissant – de la capacité de celui-ci à faire profiter les jeunes générations, le moment venu, de ses prestations, après les avoir traité avant tout comme des contributeurs pendant des décennies, sans toujours prendre en compte leurs difficultés d’intégration.

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Aujourd’hui, nous consacrons 16 milliards d’euros par an au paiement de la dette de la Sécurité sociale (intérêts et principal), ce qui est tout, sauf un investissement d’avenir.

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Pour autant, en 2016, les déficits devraient se réduire pour la 5e année consécutive malgré une conjoncture économique loin d’être faste de 2011 à 2016.

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Nous sommes capables d’assumer une croissance des dépenses égale ou inférieure à celle des recettes même en période de « basses eaux ».

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Dès lors, il est possible et prioritaire d’envisager un retour pérenne à l’équilibre à l’horizon 2020, ce qui peut permettre l’extinction de la dette « Sécurité sociale » au milieu de cette décennie.

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Alors, la France récupérera la disponibilité de 16 milliards d’euros qui pourront être utilisés pour la compétitivité, pour le maintien de l’autonomie, pour les jeunes et ce, en assurant un équilibre permanent de la LFSS qui devra être garanti par une loi organique, et qui est la clé de la confiance dans l’avenir.

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Voilà à mes yeux le plus grand « cadeau » que peut et doit faire la Protection sociale aux jeunes, et qui n’est en fait que la stricte remise des pendules à l’heure.


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