CAIRN.INFO : Matières à réflexion

Une semaine de « frontofolies » à Angers

1Le laboratoire « Processus de pensées et interventions » UPRES EA 2646 de l’université d’Angers et l’Unité de neuropsychologie du CHU d’Angers ont organisé la quatrième édition des Journées internationales de neuropsychologie des lobes frontaux et des fonctions exécutives, suivies d’un workshop dédié au développement et à la pathologie de ces mêmes fonctions exécutives chez l’enfant, en partenariat avec les universités de Chambéry, de Genève et le Centre référent du langage du CHU de Nantes.

2Chaque année, les neuropsychologues angevins organisent une réunion internationale dédiée au rôle joué par les lobes frontaux dans la régulation des activités intellectuelles et le comportement.

3Cette quatrième réunion scientifique se proposait de poser les jalons d’une réflexion de fond sur les principales questions soulevées par les relations entre les lobes frontaux et l’action. Le colloque s’est ouvert lundi 18 octobre, organisé autour de trois conférences plénières sur la thématique.

4Le Pr Luciano Fadiga (Ferrara, Italie), très connu pour ses travaux sur les neurones miroirs, a présenté une conférence intitulée « Le langage en action : des neurones miroirs à la communication ».

5La première partie de l’exposé a porté sur une série de travaux (dont une grande partie a été menée chez le singe) qui a permis de faire la distinction entre trois types de groupes de neurones impliqués dans l’action.

6– Les neurones moteurs s’activent de manière sélective durant l’exécution d’actions finalisées du type main/bouche. La spécificité du but de l’action semble être un prérequis à l’activation de ce type de neurones. Ainsi, les mêmes neurones qui s’activent chez le singe lors de la prise, la saisie ou la manipulation d’un objet sont silencieux lorsque le singe effectue des actions sollicitant des patterns musculaires similaires mais des objectifs différents. Ces neurones (situés au niveau de F5) peuvent donc généraliser le but d’une action indépendamment de l’effecteur. En effet, les données montrent qu’une grande partie de ces neurones s’active de manière sélective pour un certain type d’actions fines et même de certaines configurations des doigts. L’aire F5 dispose ainsi d’un semblant de schémas moteurs ou de vocabulaire d’action motrice, les « mots » ou « les unités » de ce vocabulaire étant représentés par des populations bien précises de ces neurones. Les derniers travaux montrent que ce « vocabulaire » peut être sollicité sans avoir recours à des actions explicites mais simplement par la présentation d’objets dont la taille et la forme correspondent à des configurations de prise spécifiques.

7– Les neurones canoniques (object observation-related visuomotor neurons) s’activent durant la manipulation ou la vue d’un objet particulier. La majorité de ces neurones s’active de façon sélective pour quelques objets bien précis. Ainsi, les neurones qui sont actifs lors de la vue d’objets de petite taille sont aussi actifs lors de la prise fine d’objets. À chaque fois qu’un objet est présenté, les neurones spécifiques de l’aire F5 s’activent et l’action correspondant à cet objet est alors « automatiquement » évoquée. Cette activation va donc soit directement guider l’exécution de l’action, soit rester sous la forme d’une représentation « nonexécutée » qui sera alors utilisée sous la forme de connaissance sémantique.

8– Les neurones miroirs (action observation-related visuomotor neurons) s’activent durant la manipulation d’un objet ou durant l’observation de quelqu’un d’autre manipulant le même objet. L’activation de ces neurones nécessite une interaction entre un effecteur biologique et un objet. Contrairement aux autres groupes de neurones, ils ont une forte capacité de généralisation puisque des stimuli visuels différents mais représentant la même action provoquent des activations similaires. Les activations de ces neurones correspondent à une représentation interne de l’action observée. L’observation de l’action induit ainsi la sélection au sein du vocabulaire d’actions motrices porté par F5, « des unités d’action » (motor word) correspondantes. L’activation des neurones miroirs peut aussi être provoquée par des stimuli auditifs qui sont normalement et fréquemment associés à l’action. Les transformations sensorimotrices liées à l’exécution de l’action ne sont pas limitées aux informations visuelles mais concernent aussi les informations acoustiques.

9Dans la seconde partie de son exposé, le Pr Fadiga a montré que les neurones miroirs apportent au cerveau une connaissance implicite de la signification des actions, car les actions observées correspondent directement à des actions appartenant au répertoire moteur de l’observateur. Chez l’Homme, l’aire de Broca est l’aire essentielle dans ce mécanisme. Des études effectuées chez l’Homme au moyen de la TMS (transcranial magnetic stimulation) tendent à indiquer que l’aire de Broca serait un équivalent de l’aire F5 du singe. La dernière série de travaux présentés montre que les centres moteurs du langage sont activés durant l’écoute d’un matériel verbal. Par ailleurs, l’aire de Broca semble sollicitée dans la compréhension pragmatique et l’encodage de l’action chez l’homme.

10Tiziana Zalla (Paris) a présenté, lors de la deuxième conférence plénière, une série de travaux portant sur la neuropsychologie de l’action et l’autisme. Une première étude a porté sur les capacités des autistes à se représenter correctement des actions dirigées vers un but. Les patients devaient ordonner des images afin de constituer des histoires cohérentes. Les résultats montrent que les patients avaient des difficultés à ordonner des séquences courtes et longues. Cependant, leurs performances étaient comparables à celles des sujets normaux dans l’arrangement de séquences impliquant des « objets physiques ». Dans un autre travail, elle met en évidence une atteinte de la mémoire de l’action chez des patients avec syndrome autistique qui serait associée à des difficultés spécifiques à encoder des informations proprioceptives lors de l’exécution des actions. Cette difficulté peut être liée à une atteinte du système normalement impliqué dans le monitoring de l’action. Les capacités des patients à prédire la suite logique d’une série d’actions a aussi été étudiée. Les faibles performances des patients autistes vont dans le sens d’une importante atteinte des capacités de compréhension de la structure d’actions dirigée vers un but. Ces données cliniques permettent de mieux appréhender les difficultés qu’ont les patients autistes à comprendre spontanément les situations de vie quotidienne.

11La dernière conférence plénière a été présentée par Étienne Koechlin (Paris) sur le thème « Anatomie fonctionnelle, lobe frontal et action ». Les travaux rapportés sont fondés essentiellement sur des données d’imagerie fonctionnelle. Ils mettent clairement en évidence une organisation en cascade du processus de décision. Une première étude a porté sur la spécialisation fonctionnelle du cortex préfrontal antérieur. Les données révèlent une double dissociation : le cortex préfrontal médian en association avec le striatum ventral semble engagé lorsque les sujets exécutent des séquences dont l’ordre est prévisible, alors que le cortex préfrontal polaire en association avec le striatum dorsal intervient lorsque les séquences effectuées ne sont pas prévisibles. Le cortex préfrontal polaire semble en effet sollicité lorsque les sujets doivent maintenir en mémoire un but principal pendant qu’ils effectuent des tâches interférant avec des buts concurrents. Les données d’imagerie montrent que cette partie du cortex préfrontal n’est pas activée par des sollicitations de mémoire de travail (maintenir un but ou un objectif dans le temps), ou par l’allocation de ressources attentionnelles dans des situations similaires aux doubles tâches. Le cortex préfrontal polaire intervient ainsi lors du maintien dans le temps des buts principaux, pendant le traitement de buts secondaires, d’où son importance dans la planification et le raisonnement. Les données présentées par Étienne Koechlin montrent aussi qu’il n’est pas possible pour le lobe frontal de traiter simultanément plus de deux tâches nécessitant des traitements de haut niveau.

12Par ailleurs, le colloque a permis la présentation de nombreuses communications orales dont nous rapportons l’essentiel.

13– Une série de trois communications portant sur les fonctions exécutives chez l’enfant.

14Salma et al. (Bruxelles) ont étudié l’effet du méthylphénidate à longue durée d’action (MPHL) sur les fonctions cognitives dans le traitement du trouble déficitaire de l’attention avec ou sans hyperactivité (TDA-H). Les résultats montrent un effet positif du MPHL sur l’inhibition d’une réponse prépondérante et sur la vigilance 8 h après la prise. Les mesures des temps de réactions aux tâches de performances continues et dans la partie interférence du Stroop sont alors d’excellents indicateurs de l’effet du traitement.

15L’étude présentée par Calderon et al. (Paris, Caen) a porté sur les effets de la transposition chirurgicale des gros vaisseaux sur les fonctions exécutives et la théorie de l’esprit chez des enfants d’âge scolaire. Les données vont dans le sens d’une grande difficulté à mobiliser et à exercer un contrôle inhibiteur efficace. Ces enfants avaient aussi d’importantes difficultés dans les tâches de fausses croyances.

16La troisième communication présentée par Servant et al. (Saint Maurice, Paris) concerne une investigation écologique des fonctions exécutives chez l’enfant et l’adolescent à travers une tâche de cuisine. Quarante-neuf patients cérébrolésés âgés de 8 à 20 ans ont participé à cette étude. L’évaluation neuropsychologique papier-crayon objectivait des déficits exécutifs plutôt modérés. Les questionnaires révélaient des troubles exécutifs dans 50 % des cas. Les difficultés étaient plus prononcées dans la tâche de cuisine puisque toutes les variables qualitatives et quantitatives étaient significativement déficitaires chez les patients par rapport aux contrôles, en lien avec des difficultés d’interaction avec l’environnement. La tâche avait une forte capacité discriminative et les corrélations avec les épreuves exécutives classiques confortent l’hypothèse de l’implication de déficits exécutifs, attentionnels et mnésiques prospectifs dans la réalisation des tâches simulant des situations de vie quotidienne.

17– Lors de la deuxième séance, quatre communications ont été données.

18Roussel et al. (Amiens, Lille) ont présenté un travail sur les conséquences cognitives des lésions calleuses antérieures. Leur travail montre que les patients présentent un déficit mnésique et un syndrome dysexécutif cognitif et comportemental.

19Postal et al. (Bordeaux, Donostia, Hendaye) se sont intéressés aux capacités d’alternance chez des patients atteints du syndrome de Prader-Willi. Bien que les patients soient plus lents que le groupe contrôle, le coût d’alternance est identique pour les deux populations. Les patients ne semblent pas bénéficier d’un temps de préparation plus long lorsqu’il s’agit d’alterner entre deux tâches, ce qui permet de faire l’hypothèse d’une atteinte des processus contrôlés.

20Thomas-Antérion et al. (Lyon, Saint-Étienne) ont présenté l’étude de cas d’une patiente victime d’un traumatisme sévère à l’âge de 12 ans. Les confabulations observées chez cette malade ne relèvent pas de troubles de la mémoire autobiographique épisodique, ni de l’élaboration du self. Un trouble du contrôle exécutif des faux souvenirs en lien avec des difficultés exécutives comportementale est alors évoqué. Néanmoins, la discussion a ouvert deux pistes de réflexion concernant, d’une part, la question de la prise en charge de tels malades et, d’autre part, celle de l’intérêt de l’approche psychopathologique des confabulations.

21La dernière communication présentée par Slama et al. (Bruxelles) a porté sur la récapitulation verbale de l’objectif et l’impact du langage sur la flexibilité cognitive. Leurs résultats mettent en évidence un impact du langage sur la flexibilité qui se manifeste par un effet d’interférence de la suppression articulatoire et un effet facilitateur de la récapitulation verbale de l’objectif en ce qui concerne la précision de la réponse. Ils mettent aussi en évidence un effet négatif du temps de préparation sur la flexibilité qu’on peut interpréter comme résultant d’un déclin graduel de la représentation de l’objec tif avec l’augmentation de l’intervalle indice-stimulus.

22– Trois communications portant sur la schizophrénie ont été également présentées.

23Willard et al. (Paris, Angers, Lyon) ont rapporté un travail d’analyse qualitative de la behavioural assessment of the dysexecutive syndrom (BADS) chez des personnes présentant des troubles schizophréniques. La donnée principale est que le score global à la BADS n’était pas représentatif des stratégies utilisées par les patients schizophrènes. Les auteurs proposent donc de modifier cette tâche, en considérant l’ensemble des sous-scores pour chaque épreuve, mais aussi en prenant en compte des éléments qualitatifs, tels que le nombre d’alternance entre les sous-tâches aux 6 éléments. Cette approche qualitative est à développer car elle permettrait de mieux identifier les stratégies utilisées par les patients. Par ailleurs, le côté écologique de la BADS permettrait ainsi d’obtenir des indices prédicteurs du fonctionnement psychosocial. Le deuxième travail présenté par Chesnoy et al. (Saint-Étienne, Montpellier, Lyon) a aussi porté sur la schizophrénie, et plus particulièrement sur l’étude du maintien à long terme des effets de la remédiation cognitive dans la schizophrénie. Cette étude est toujours en cours et les résultats seront présentés ultérieurement. D’un point de vue clinique, elle permettra d’apporter des éléments de réponse quant à la nécessité d’introduire des séances de rappel après remédiation cognitive et sur l’efficacité du transfert des acquis dans les situations de vie quotidienne. La dernière communication de cette séance, présentée par Potier et al. (Lyon), a exploré la mémoire de récit dans la schizophrénie. Huit patients ont été évalués avec un test de mémoire de récit issu de la Weschler Memory Scale. Les analyses mettent en évidence une perturbation des différents rappels libres chez les sujets schizophrènes. Les patients sont moins performants lors du rappel des détails d’un récit, mais également lors du rappel du sens global d’une histoire. Le rappel chronologique des informations semble préservé au vu des valeurs absolues de l’indice de position sérielle de rappel. Les auteurs rapportent une différence significative entre le groupe de contrôle et les patients lors de la phase de reconnaissance. La pertinence du test de reconnaissance utilisée a été remise en question.

24Ces journées passionnantes ont été l’occasion de nombreux échanges et prises de contact. Rendez-vous a donc été pris pour janvier 2012 sur le thème « Prises en charge des syndromes dysexécutifs ».

La folie Internet

25L’Internet à l’usage des seniors, voilà une des problématiques soulevées lors des Journées d’étude du vieillissement cognitif qui se sont tenues à Liège, fin septembre, sous la conduite, toujours remarquable, de nos collègues belges.

26La recherche d’informations sur Internet pose plusieurs contraintes en comparaison d’une recherche d’informations dans des documents classiques. Par exemple, la présentation des informations y est différente. Les pages web affichent une segmentation des textes et une diversité (en termes de couleur, de forme, de structure) extrêmement importantes qui peuvent rendre l’information plus attrayante, permettent de signaler des éléments de texte, mais peuvent également ralentir la prise d’informations [1]. Ainsi, cette variété des éléments augmente le nombre d’informations à traiter et entraîne une difficulté à distinguer les informations pertinentes de celles qui sont accessoires. Une autre exigence de la recherche d’informations sur Internet réside dans le fait que l’utilisateur doit gérer une activité de navigation en sélectionnant des liens de navigation qui vont le conduire d’une page web à une autre. Cette navigation est soumise à des risques de désorientation dans les sites [2][3][4]. Retrouver le parcours effectué ou souhaité ou une page web que l’on se souvient avoir consultée est plus difficile que sur un support fixe, du fait du caractère éphémère des pages web.

27Plusieurs recherches ont souligné les difficultés cognitives rencontrées par les adultes âgés lors de la recherche d’informations sur Internet. Par exemple, il a été suggéré que les adultes âgés manquent de connaissances vis-à-vis des stratégies de recherche d’informations et choisissent des stratégies moins efficientes que les jeunes lorsqu’ils effectuent des requêtes sur Internet avec un moteur de recherche [5]. Au-delà du manque de connaissances sur la recherche d’informations, de nombreux résultats s’accordent sur le fait que les adultes âgés sont plus lents que les jeunes pour réaliser des tâches de recherche d’informations, que ce soit dans des bases de données informatiques, dans les hypertextes ou des sites web [6].

28En référence aux hypothèses explicatives du vieillissement, plusieurs interprétations sont avancées pour rendre compte de ces données. Par exemple, la diminution de la vitesse de traitement de l’information liée à l’âge, ou le ralentissement général, a été proposée pour rendre compte de la lenteur des utilisateurs âgés [7]. Les faibles performances des adultes âgés en matière de recherche sur Internet ont été aussi liées à la baisse des capacités de la mémoire de travail [8], notamment de la composante visuo-spatiale [9]. La recherche sur Internet nécessitant de maintenir en mémoire le but de la recherche, les informations traitées et leur emplacement, le traitement serait plus coûteux pour les utilisateurs âgés.

29Face à ces données, et afin d’évaluer les difficultés mnésiques des internautes âgés dans la recherche d’informations sur Internet, Isabelle Etcheverry [10], de l’Université de Toulouse, a récemment évalué deux traits de la recherche d’informations sur Internet : la localisation de l’information et le traitement du contenu ou la compréhension, en demandant à des internautes jeunes et âgés de répondre à des questions renvoyant au traitement de contenu dans des pages web (exemple pour le site web de la ville de Nice : quel est le titre auquel la ville de Nice s’est portée candidate ? Cible : capitale européenne de la culture), ainsi qu’à la localisation des éléments (exemple : trouver le lien pour consulter le plan de Nice. Cible : plan de Nice). Les résultats de cette étude ont suggéré que lors de la recherche d’informations sur des pages web, les internautes âgés ont plus de difficultés dans la composante navigation (ou localisation) de l’activité que dans la composante recherche de contenu (ou compréhension). Afin d’interpréter ces résultats, I. Etcheverry propose trois réponses : 1) les adultes âgés ne peuvent pas se souvenir des informations déjà vues ; 2) ils se souviennent avoir vu une information intéressante mais ne peuvent pas savoir quel était son contenu exact ; 3) ils se souviennent du contenu des informations traitées mais ne peuvent pas se souvenir des détails ou du contexte qui y est associé.

30Mais dans la tâche mise en place par cette étude, les participants ne pouvaient pas réaliser une navigation dans le site web. La réalisation d’une telle manœuvre pourrait permettre une plus grande interaction entre le sujet et la tâche. Ainsi, utiliser Internet pour mettre en lumière les dysfonctionnements cognitifs nécessite la réalisation de tâches à la fois correctement construites et complexes. Une autre implication de ces recherches réside dans la possibilité de leur réplication avec des patients souffrant de lésions cérébrales, mais aussi dans l’étude de la validité de ce type de dispositif dans la remédiation, ce qui semble une piste très prometteuse.

Notes

  • [1]
    Nielsen J. Designing Web usability: The practice of simplicity. Indianapolis: New Riders publishing, 2000.
  • [2]
    Conklin J. Hypertext: An introduction and survey. Computer 1987 ; 20 : 17-41.En ligne
  • [3]
    Dillon, A. Designing a better learning environment with the Web: Problems and prospects. Cyberpsychology & Behavior 2000 ; 3 : 97-101.En ligne
  • [4]
    Gwizdka J, Spence I. Implicit measures of lostness and success in web navigation. Interacting with Computers 2007 ; 19 : 357-69.En ligne
  • [5]
    Stronge AJ, Rogers WA, Fisk AD. Web-based information search and retrieval: Effects of strategy use and age on search success. Human Factors 2006 ; 48 : 434-46.En ligne
  • [6]
    Sharit J, Hernandez, MA, Czaja SJ, et al. Investigating the roles of knowledge and cognitive abilities in older adult information seeking on the Web. ACM Transactions on Computer-Human Interaction 2008 ; 15 : 1-25.
  • [7]
    Czaja SJ, Charness N, Fisk AD, et al. Factors predicting the use of technology: Findings from the center for research and education on aging and technology enhancement (CREATE). Psychol Aging 2006 ; 21 : 333-52.
  • [8]
    Hudson CE, Scialfa CT, Diaz- Marino R, et al. Effects of navigation aids on web performance in younger and older adults. Gerontechnology 2008 ; 7 : 3-21.En ligne
  • [9]
    Rogers WA, Meyer B, Walker N, et al. Functional limitations to daily living tasks in the aged: A focus group analysis. Human Factors 1998 ; 40 : 111-25.En ligne
  • [10]
    Etcheverry I. Les exigences cognitives de la recherche d’informations sur Internet et les difficultés liées à l’âge examinées sous l’angle de la recollection. Thèse de Doctorat, Université de Toulouse, 2009.
Sous la coordination de 
Didier Le Gall
Mis en ligne sur Cairn.info le 15/11/2012
https://doi.org/10.3917/rne.024.0265
Pour citer cet article
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