Accueil Revue Numéro Résumé

Nouvelle revue de psychosociologie

2012/1 (n° 13)

  • Pages : 276
  • ISBN : 9782749216447
  • DOI : 10.3917/nrp.013.0043
  • Éditeur : ERES

ALERTES EMAIL - REVUE Nouvelle revue de psychosociologie

Votre alerte a bien été prise en compte.

Vous recevrez un email à chaque nouvelle parution d'un numéro de cette revue.

Fermer

Article précédent Pages 43 - 58 Article suivant

Résumé

Français

Le mal-être dans les organisations contemporaines n’est pas qu’un phénomène structurel, historique ou systémique. Ainsi, on ne peut faire disparaître l’origine du pâtir ressenti par nombre de salariés en invoquant le travail invisible des « êtres sans corps » que sont les institutions. La violence qui est perpétrée dans le monde du travail a toujours un visage. Si chacun peut être le relais de celle-ci, le collègue de bureau, le chef, vous et moi..., les managers et autres cadres (tous niveaux confondus) ont une responsabilité toute particulière. Ils constituent les rouages essentiels par lesquels se diffuse, sur un mode ordinaire, une violence qui, parce que les pratiques professionnelles ne sont pas interrogées, se perpétue en toute tranquillité. Ainsi c’est avec la meilleure des bonnes consciences que des cadres peuvent « lyncher » un de leurs subordonnés. Pour en finir avec des pratiques violentes « innocentes » et cheminer vers des organisations réflexives, la posture clinico-critique, le travail de la négativité et le souci de la mise en intranquillité sont présentés comme des compétences qui devraient être mobilisées par les cadres et managers.

Mots-clés

  • clinique
  • critique
  • institutions
  • mise en crise
  • organisation réflexive
  • système
  • sujet

English

To reflexive organizations : a different management policyAbstract
The malaise in contemporary organizations is not only a structural, a historical or a systemic phenomenon. Thus, we can’t sweep the origin of the suffering felt by numerous employees under the invisible work of the institution. Violence which is perpetrated in working life always has a « face ». If anyone can be the relay of this violence, your office colleague, your chief, you, me..., managers and executives (whatever the level) have a specific responsibility. They are the cogs in the wheel that spread an ordinary violence. This situation is possible because organizational practices are not thought upon. In order to put a stop to this « innocent » violence and to start building reflexive organizations, I suggest that managers need to take clinical and critical stances as well as put the concepts of negativity and disquiet to use.

Keywords

  • clinical
  • critical
  • institutions
  • negativity
  • reflexive organization
  • system
  • subject

Plan de l'article

  1. De la plaisanterie au lynchage : quand le système a « bon dos »
  2. La posture clinico-critique comme socle de l’organisation réflexive
    1. La clinique
    2. La critique
  3. Le travail de la négativité et de l’intranquillité
    1. La négativité
    2. L’intranquillité
  4. Conclusion

Accéder à cet article
© 2010-2017 Cairn.info