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Nouvelle revue de psychosociologie

2012/1 (n° 13)

  • Pages : 276
  • ISBN : 9782749216447
  • DOI : 10.3917/nrp.013.0241
  • Éditeur : ERES

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Résumé

English

Management discourses have, since their origins in the works of Taylor and Weber, approached the subject as a resource to be deployed, measured and controlled. Late modernity, however, has spawned a rather different modality of the subject, one that is emotional, meaning-seeking and identity-seeking. This conceptualization derives from an increasing emphasis on consumerism, choice, customer service and the shift from manufacturing to a service economy in which emotion becomes a fundamental aspect of the labour process. In consumerist society, every choice is modelled on consumer choices, and every choice, no matter how trivial, becomes an existential choice – i.e. an identity – and self-defining choice. The author proposes that choice is emerging as the dominant illusion for this subject, an illusion for the sake of which he/she is quite willing to endure high levels of insecurity and frustration; the article concludes with the suggestion that a new psycho-social defence, that of specialness, is overtaking more traditional defences. While earlier defences, rooted in Oedipal dynamics, sacrificed freedom in the interest of security and sought solace in bureaucratic routine, the new defensive configuration accepts uncertainty and unpredictability but envisages an imaginary cloak that defends the subject from the slings and arrows of fortune.

Keywords

  • psychoanalysis
  • the subject
  • consumerism
  • choice
  • emotion
  • identity
  • the defence of spacialness

Français

À l’aune d’un nouveau managementDans le discours managérial, depuis les tout premiers travaux de Taylor et Weber, le sujet a été envisagé comme une ressource à déployer, mesurer et contrôler. Une modernité plus récente a cependant accouché d’une approche sensiblement différente du sujet : un sujet émotionnel en quête de sens et d’identité. Cette nouvelle conception trouve son origine dans l’intérêt croissant porté au consumérisme, au libre choix, au service client et dans le passage d’une économie industrielle à une société de services dans laquelle l’émotion est devenue un aspect fondamental du travail. Dans la société de consommation, chaque choix est façonné par les choix des consommateurs, et chaque choix, aussi insignifiant soit-il, devient un choix existentiel et identitaire. L’auteur avance que l’idée du libre choix est aujourd’hui une des illusions dominantes du Sujet, une illusion au nom de laquelle il serait prêt à endurer un haut degré d’insécurité et de frustration. En conclusion, l’article suggère qu’un nouveau mécanisme de défense psychosociale – celui du singularisme – prend le pas sur des mécanismes de défense plus traditionnels. Alors que les mécanismes de défense précédents, enracinés dans la dynamique œdipienne, sacrifiaient la liberté pour la sécurité et trouvaient consolation dans la routine bureaucratique, cette nouvelle configuration défensive accepte l’incertitude et l’imprévisibilité, mais se dote d’un voile imaginaire censé protéger le Sujet des coups de griffe du destin.

Mots-clés

  • psychanalyse
  • sujet
  • consumérisme
  • choix
  • émotion
  • identité
  • défense de singularité du sujet

Plan de l'article

  1. The “classical” conception of management
  2. Late modernity and the rise of the consumer
  3. An emerging concept of the subject
  4. Management – a new subject?
  5. Conclusion

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