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Revue de philosophie économique

2015/1 (Vol. 16)

  • Pages : 152
  • ISBN : 9782711652129
  • DOI : 10.3917/rpec.161.0069
  • Éditeur : Vrin

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Résumé

English

This paper focuses on a specific challenge for welfarist theories of intergenerational justice. Subjective welfarism permits and even requires that a generation, G1, inculcates cheap preferences in the next generation, G2. This would allow G1 to deplete resources instead of saving them, which seems to contradict the ideal of sustainability. The aim of the paper is to show that, even if subjective welfarism requires the cultivation of cheap preferences among future generations, it can accommodate two major objections to cheap preferences engineering, the Autonomy Objection and the Fairness Objection. The paper argues that teaching autonomy-related abilities is compatible with cheap preferences engineering insofar as autonomy is understood as an end-state and not as a precondition. Furthermore, teaching autonomy-related abilities could even be required in order to improve G2’s prospects for well-being. However, since being autonomous renders G2 able to revise their initially cheap preferences, G1 should also save enough resources to enable members of G2 to do so. Therefore, cultivating cheap preferences among G2 does not allow G1 to deplete the available resources.
Classification JEL : D60, I31.

Keywords

  • cheap preferences
  • intergenerational justice
  • education
  • autonomy
  • equality

Français

L’objet de cet article est un défi auquel font face les théories welfaristes de la justice intergénérationnelle. Les conceptions subjectives du welfarisme permettent et même exigent qu’une génération, G1, inculque des préférences chiches à la génération suivante, G2. Cela autoriserait G1 à consommer les ressources disponibles jusqu’à épuisement, au lieu de les épargner, ce qui semble contredire l’idéal de durabilité. L’objectif de cet article est de montrer que, même si en effet le welfarisme exige de cultiver des préférences chiches chez les générations futures, il peut néanmoins répondre à deux objections majeures à une éducation visant à former de telles préférences, l’Objection de l’Autonomie et l’Objection de l’Equité. Cet article défend les thèses suivantes. Un enseignement voué à développer les capacités liées à l’autonomie est compatible avec la formation de préférences chiches pour autant que l’autonomie est comprise comme un état final et non comme une précondition. Plus encore, le développement de l’autonomie pourrait même être requis afin d’améliorer les opportunités de bien-être de G2. Cependant, puisqu’être autonome rend G2 capable de réviser ses préférences chiches de départ, G1 devrait également épargner assez de ressources pour donner à G2 la possibilité de le faire. Par conséquent, cultiver des préférences chiches chez G2 ne permet pas à G1 d’épuiser les ressources disponibles.

Mots-clés

  • préférences chiches
  • justice intergénérationnelle
  • éducation
  • autonomie
  • égalité

Plan de l'article

  1. 1 - Introduction
  2. 2 - Equal prospects for well-being for future generations
  3. 3 - The prudential argument for cheap preferences engineering
  4. 4 - Three objections to cheap preferences engineering: the Objective Good Objection, the Autonomy Objection and the Fairness Objection
  5. 5 - Distributive implications
  6. 6 - Conclusion

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