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La SNCF (Société nationale des chemins de fer français) a traversé en avril 2010 un long conflit alors même qu’elle a été l’une des premières grandes entreprises françaises à mettre en œuvre la nouvelle loi sur la « démocratie sociale » qui redéfinit les règles de la représentativité syndicale et de la négociation collective. Si ce conflit a conduit à souligner les limites d’une réforme censée favoriser le dialogue, celle-ci n’en a pas moins modifié le paysage syndical caractéristique de l’entreprise ferroviaire, obligeant les acteurs des relations professionnelles à se remettre en cause et à innover. La loi du 20 août 2008 a ouvert un nouveau contexte juridique pour les acteurs des relations professionnelles, avec pour projet une transformation volontariste de ces dernières. L’étude se focalise d’abord sur ses effets concernant la structure du jeu des acteurs au sein de la SNCF puis sur le conflit de 2010 qui illustre les difficultés du changement dans le sens attendu par le législateur et les organisations qui l’ont soutenu. À travers cette étude de cas, l’application de cette réforme se révèle un bon analyseur des réalités du syndicalisme dans une entreprise où il compte encore beaucoup.

  • conflit
  • démocratie sociale
  • négociation
  • représentativité syndicale
  • SNCF
  • syndicats
English

New rules of union representativeness and collective bargaining at the SNCF: a reform in a tense context

The French National Train Administration SNCF (Société nationale des chemins de fer français) was the scene of a long labour conflict in 2010 and also one of the first major French firms to act out the new “démocratie sociale” law, which redefines the rules of trade union recognition and collective bargaining. While exposing some of the limits of the reform, specifically conceived to favor dialogue over conflict, the event nevertheless did alter the landscape of railway sector trade unionism whose traditions are deeply embedded, obliging labour organizations and management to question traditional practices and innovate. The 20th August 2008 law which notably claims to “modernize” labour-management relations has thus set out a new legal context in which actors are invited to find ways to do so. The present study begins by analyzing these structural changes and their consequences upon labour relations before focusing on the 2010 conflict. The event illustrates how difficult it is to introduce change, in the sense intended by this recent legislation and the labour and management organizations that supported it. The case study is useful for understanding current realities of labour relations within a major firm where they continue to play a major role.

  • labour conflict
  • démocratie sociale
  • collective bargaining
  • union representativeness
  • SNCF
  • trade unions
Dominique Andolfatto
Université de Bourgogne, EA Credespo ; dominique.andolfatto@u-bourgogne.fr
Marnix Dressen
UMR CNRS Printemps / Université de Versailles-Saint-Quentin-en-Yvelines ; marnix.dressen@uvsq.fr
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Mis en ligne sur Cairn.info le 01/04/2013
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