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1Depuis le numéro 21 des Cahiers du Gedisst[1], « Les paradoxes de la mondialisation » (1998), de nombreuses publications sur la mondialisation — et quelques-uns de ses paradoxes — ont vu le jour. La notion de mondialisation a même progressivement remplacé celles de développement et de division internationale du travail. En même temps, les controverses sur les « modèles productifs » ont cédé peu à peu la place à la question de la mondialisation et de la délocalisation des entreprises et de la production. Cette évolution du débat sur la relation entre travail, genre et mondialisation a aussi réactualisé l’intérêt porté à trois types de recherches : sur les migrations internationales, notamment sur les enjeux de la féminisation de ces migrations, en premier lieu ; sur l’essor des métiers du care, du soin à autrui (aux enfants, aux personnes âgées, aux malades) et des services de toute nature, en deuxième lieu ; sur le développement de diverses formes de trafic impliquant les femmes (réseaux de prostitution, travail au noir, illégal, etc.), enfin.

2Ce numéro poursuit résolument dans les deux directions d’analyse ouvertes par la prise en considération des rapports sociaux de sexe/genre dans l’analyse de la mondialisation : critique-déconstruction du concept de mondialisation et réflexion sur ce que signifie pour le travail et l’emploi des femmes, pour les mouvements sociaux et pour le féminisme aujourd’hui, le contexte actuel dénommé « mondialisation ».

3Les textes que nous présentons ici sont directement en prise sur les débats et les controverses suscités par le développement de la mondialisation — politique, militaire, idéologique, culturelle et économique — tant chez les chercheur(e)s travaillant dans le domaine des rapports sociaux de sexe que chez les militantes féministes (Galerand, Tawa-Lama Rewal). Ce numéro est centré sur les confrontations Nord-Sud, l’enjeu central étant le travail, rémunéré ou non, sous ses multiples formes sexuées. Travail qui reste, pour l’essentiel, ancré territorialement (Lautier, Borgeaud Garciandía), mais qui s’internationalise cependant, tout en perdant la netteté de ses contours et en s’éloignant chaque fois davantage des modèles auxquels la société industrielle nous avait habitué(e)s. Surtout nous avons tenté d’adopter une approche « de genre » en mettant en regard non seulement ce qui se passe au Sud et ce qui se passe au Nord, mais aussi et surtout les « travaux » des hommes et ceux des femmes, comme le résume magistralement une formule que l’on pourrait qualifier de nouveau paradigme des rapports sociaux de sexe : « hommes en armes et femmes de service », deux figures à la fois réelles et symboliques du travail mondialisé, l’existence de l’un entraînant la demande et aussi l’offre de l’autre (Falquet). Ce numéro aborde donc les femmes et les hommes au travail ; la mondialisation du care et des emplois de service ; le rapport entre migrations internationales, féminisation de ces migrations et essor tant des emplois de service que des réseaux liés à la prostitution ; les divergences actuelles au sein du mouvement des femmes, dans les différents pays et sur le plan international.

4Deux nouveaux paradoxes de la mondialisation sont évoqués par les articles qui composent ce numéro. Premièrement, le paradoxe du care, tel que le présente si bien Arlie Russel Hochschild (Ehrenreich, Hochschild 2003, p. 25) :

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D’une part, il y a l’extraction de l’amour du Tiers Monde par le Premier Monde, mais une extraction qui signifie production partielle ou « montage » ; ici : le temps libre, l’argent, l’idéologie concernant le rapport à l’enfant, là la solitude intense et la nostalgie de leurs propres enfants (pour les travailleuses migrantes).

6Deuxièmement, « la globalisation est aussi un moment où, paradoxalement, l’innovation politique est à la fois imposée, mais aussi permise » (Lautier, Marques Pereira 2004, p. 15) : les formes inédites des mouvements actuels de femmes au Nord et au Sud indiquent le niveau et la qualité de ces innovations politiques, associées incontestablement à la mondialisation (Marche mondiale des femmes, féminisme indien et son articulation avec le féminisme global).

7Or, les travaux menés dans une double perspective croisée de genre et Nord-Sud, continuent à être relativement rares. Dans sa contribution à ce volume, Saskia Sassen avance une raison qui nous semble très pertinente pour expliquer cet état de fait : les études sur la mondialisation portent sur les sphères les plus élevées du capital global et sur l’hypermobilité de ce capital. Or, la majorité écrasante des femmes est absente de ces sphères. Comme d’autres auteur(e)s l’ont aussi souligné (Talahite 2000), l’économie informelle, souterraine, est exclue des recherches sur la mondialisation, et là se concentrent la majorité des travailleuses des pays du Sud. Comme le signale Pierre Veltz (2005), globalisation ne signifie pas universalisation, dans la mesure où de larges « périphéries » en sont exclues. Saskia Sassen propose une analyse alternative de la mondialisation, examinant simultanément la dynamique des villes globales et de leurs circuits de survie. Elle montre comment les concentrations urbaines à hauts revenus suscitent la création d’une multitude d’emplois de service et une explosion de l’informalité. L’article de Jules Falquet va également à contre-courant des analyses dominantes, postulant l’essor du marché du travail informel comme étant particulièrement révélateur du mouvement de mondialisation : ces « emplois » informels sont, selon l’auteure, au cœur même de la réorganisation néolibérale du travail. Elle souligne et critique aussi le rôle des institutions internationales dans la mise en place des politiques néolibérales.

8Outre celles que nous avons déjà citées ou qui contribuent à ce numéro, un certain nombre de chercheur(e)s étudient la mondialisation dans une perspective de genre : des pionnières sur cette question, comme Jeanne Bisilliat (2003), qui a étudié les politiques d’ajustement structurel ou l’impact de la mondialisation sur les femmes cheffes de famille, ou Mirjana Morokvasic-Müller (2003), qui a été une des premières en France à placer la migration au centre du débat sur la mondialisation. À noter également les économistes féministes telles que Lourdes Benería, Nilufer Cagatay, Diane Elson, Maria Floro, Caren Grown, Martha MacDonald, dont les travaux ont été publiés dans divers numéros spéciaux des revues Feminist Economics et World Development. Des numéros spéciaux de revues francophones ont été aussi consacrés à mondialisation et genre, comme Recherches féministes au Canada (2004, vol. 17, n° 2) ou Chroniques féministes en Belgique (2005, n° 93).

L’enjeu du travail dans les rapports Nord-Sud

9Le marché du travail a changé, impliquant des conditions de travail particulièrement défavorables pour les femmes ; les privatisations, notamment, avec la réduction des services publics, entraînent un accroissement de la charge de travail rémunéré mais aussi non rémunéré des femmes. Le développement des nouvelles technologies d’information et de communication, l’expansion des réseaux et la financiarisation des économies ont conduit à un essor de la mise au travail salarié des femmes du Sud dans les années 1990, dans des secteurs tels que l’informatique, le télémarketing, les centres d’appels. Or, les études menées en Inde ou au Brésil, par exemple, montrent que les conditions de travail et de salaires sont nettement moins favorables dans les filiales du Sud des groupes internationaux. Une étude menée au Kerala (Sudarshan, Ratna 2005) a montré que les firmes multinationales essaient d’imposer des pratiques sociales qui heurtent les pratiques, les rapports sociaux de sexe prédominants et les cultures locales. Enfin, parallèlement à la régulation par les États-nations et par les firmes multinationales, le nouveau rôle « humanitaire » et « égalitariste » des organisations internationales dans le domaine du travail ont aussi des conséquences sur les femmes : les politiques explicites d’égalité professionnelle, par exemple, ont des effets sur l’emploi, pas toujours aussi positifs qu’on pourrait le croire.

10Les sociologues du travail, notamment en France, ont montré à quel point la croissance des emplois féminins pendant la dernière période s’est accompagnée d’une précarisation et d’une vulnérabilité accrues de ceux-ci. Elles ont aussi souligné la forte bipolarisation des emplois féminins, résultat en partie des processus qui se déroulent dans la sphère éducative et l’un des points communs les plus frappants entre les pays du Nord et du Sud. Cette bipolarisation voit se multiplier, d’un côté, des femmes cadres et appartenant aux professions intellectuelles supérieures, catégories qui se féminisent et de l’autre, des femmes reléguées dans les métiers traditionnellement féminins : employées du secteur public, de la santé, de l’éducation, des services aux particuliers, aides-soignantes et infirmières, institutrices, professionnelles du care, sans compter les femmes amenées à la prostitution et les ouvrières des zones franches concentrées dans le textile et l’assemblage de précision. Un des résultats de ces processus est l’exacerbation des inégalités et des antagonismes sociaux.

11Cependant, ces différences croissantes entre les femmes ne doivent pas nous faire oublier les différences entre les sexes et la dialectique qui lie l’emploi des uns et celui des autres. L’article de Bruno Lautier montre à quel point les formes de la mondialisation sont dépendantes des modalités du travail masculin et féminin, et inversement comment la mondialisation affecte différemment ces formes sexuées de travail. Les quatre mondialisations : celle des marchandises matérielles et immatérielles, de l’argent, des êtres sexués et des signes, symboles et normes, obéissent-elles à une nouvelle logique ou sont-elles des prolongations des dynamiques historiques anciennes ? Les réponses apportées par Bruno Lautier interrogent les théories actuelles de la mondialisation, celles de l’Empire et du travail immatériel, celle de l’emploi et du chômage. Enfin, il s’agit pour l’auteur, de penser les avatars de la sphère domestique, à la lumière de l’évolution récente de la mondialisation du care et de la domesticité.

12Centré sur les travailleuses et les travailleurs les plus durement touché(e)s par la mondialisation, l’article de Jules Falquet pointe l’émergence d’un nouveau paradigme de la division sexuelle et internationale du travail : les « hommes en armes » (militaires de toutes sortes, mercenaires, gardiens, vigiles, etc.) et les « femmes de service » (prostituées et domestiques). Au Nord comme au Sud et dans l’ancien Est, les catégories « non privilégiées » de la main-d’œuvre se retrouvent pêle-mêle sur ces marchés du travail internationalisés, informalisés et partiellement illégalisés, et la multiplication des hommes en armes est corrélée avec la multiplication des femmes de service. Le travail est un vecteur d’analyse de la mondialisation « par le bas » : cette proposition s’applique aussi au travail formel, et à la vie de travail et hors travail des ouvrières des maquiladoras, usines de sous-traitance comme celles du Nicaragua caractérisées, selon Natacha Borgeaud Garciandía, par une division hiérarchique de la main-d’œuvre doublée d’une division sexuelle, ethnique et par nationalité. Les entreprises dominent et assujettissent la main-d’œuvre locale, y compris dans son rapport subjectif au travail et en tant qu’individu(e) et pas uniquement en tant que travailleuse ou travailleur.

13La comparaison internationale d’un métier comme celui des musicien(ne)s d’orchestre peut éclairer des points peu étudiés du processus de mondialisation, tel que l’immigration de la main-d’œuvre très qualifiée. C’est l’objet de la contribution de Liliana Segnini, qui analyse la division sexuelle du travail dans les orchestres au Brésil et en France. Elle met en évidence le processus de précarisation des artistes en provenance de l’Europe de l’Est tant vers le Brésil que vers l’Europe. La mondialisation les fragilise d’ailleurs différemment selon le droit du travail en vigueur dans chaque pays.

Quand voyagent les travailleuses du care

14Une autre conséquence importante de la mondialisation est l’internationalisation du travail reproductif ou la mondialisation du care. Cette dimension est, de notre point de vue, une des plus heuristiques aujourd’hui pour avancer dans la réflexion sur travail, genre et mondialisation. Des millions de femmes des pays du Sud émigrent vers des pays du Nord pour devenir nourrices, femmes de ménage ou parfois prostituées (Ehrenreich, Hochschild 2003). Comme le montre Arlie Russel Hochschild (2003, Introduction), à l’inverse de leurs employeurs des pays du Nord, elles ne peuvent pas vivre avec leur famille et en être en même temps les pourvoyeuses de revenus. Ces femmes immigrées représentent un atout économique considérable pour leurs pays d’origine : en attestent d’une part les statistiques des pays du Sud concernés, présentées dans l’article de Saskia Sassen et d’autre part le fait que les gouvernements de pays comme le Sri Lanka ou les Philippines fournissent non seulement une formation professionnelle aux futures immigrées (comment se servir d’un micro-ondes ou d’un robot ménager), mais vantent aussi les qualités de tendresse, d’affection, de chaleur humaine des travailleuses du care, comme l’a fait la présidente des Philippines, Arroyo, en visite au Japon (Ito 2005). On peut dire, ainsi, que les gouvernements des pays du Sud convergent avec les employeurs des pays du Nord (Ehrenreich, Hochschild 2003) dans la naturalisation de la capacité à établir des « liens familiaux chaleureux » de ces femmes « de service ».

Le rapport prostituée-client : la soumission comme modèle ?

15Prostitution : un travail comme les autres, à reconnaître et à réglementer ou une violence à abolir ? Les controverses sur la prostitution en France ont créé deux camps antagoniques et apparemment irréductibles, même si beaucoup hésitent à se placer dans l’un ou dans l’autre. À ce débat, les articles de ce dossier apportent des réponses sur trois registres différents. Jules Falquet et Saskia Sassen convergent dans l’analyse de la prostitution et plus généralement du marché du sexe en tant que création de ressources et de richesses considérables pour ceux et celles qui l’organisent, bien plus que pour celles et ceux qui y « travaillent ». Il s’agit très majoritairement de femmes qui contribuent également, selon ces deux auteures, au revenu de pays très endettés. Traitant centralement de la question de la pratique et des réseaux de prostitution, Laura Oso Casas plaide pour que l’on considère les prostituées comme des actrices à part entière, ayant une certaine maîtrise de leur trajectoire et de leurs stratégies de mobilité, et non pas principalement comme des victimes. En même temps, elle souligne que la prostitution « volontaire » peut être l’objet de persécutions et d’abus, alors que les pouvoirs publics et les organisations non gouvernementales (ong) tendent à ne s’inquiéter que de la prostitution forcée. Elle montre, enfin, le poids de la société de consommation sur la mise au travail des femmes dans la prostitution, et rappelle noamment la pression provenant du foyer transnational.

16D’autre part, les recherches de Laura Oso Casas sur les prostituées latino-américaines en Europe rejoignent les résultats d’autres recherches sur les prostituées de l’Europe de l’Est en ce qui concerne la reproduction des inégalités de genre par le rapport prostituée-client. Les « clients », qui deviennent parfois des partenaires réguliers et « cohabitants » de prostituées d’Amérique latine ou d’Europe de l’Est, aspirent à des rapports hommes-femmes de type plus traditionnel, opposé à un modèle plus égalitaire prôné en Espagne ou en France. Le modèle de la soumission des femmes aux hommes, réactivé s’il en était besoin par les prostituées des pays du Sud, émerge comme un « exemple » pour la société d’accueil, faisant pression « à la baisse » sur les rapports sociaux de sexe actuels.

Féminismes du Sud, au Nord et au Sud

17L’atomisation des travailleuses et travailleurs, qui résulte en partie des formes d’emplois précaires ou isolés, n’empêche pas et peut même être, paradoxalement, un cadre pour l’émergence de nouvelles actrices et acteurs collectifs. L’essor des mouvements altermondialistes, de même que l’organisation autonome des femmes à l’intérieur ou à l’extérieur de ces mouvements, comme le montre la Marche mondiale des femmes, sont liés à une prise de conscience de la mondialisation des enjeux, au rapprochement Nord-Sud rendu possible par les divers réseaux de communication et d’information et par l’interdépendance croissante entre groupes locaux et instances internationales, qui reste encore largement à analyser.

18Deux articles analysent les mouvements féministes à l’ère de la mondialisation.

19Avec une approche en termes de rapports sociaux — de sexe, de classe, de race — l’article d’Elsa Galerand traite des contradictions entre femmes au sein de la Marche mondiale des femmes lors de l’établissement des revendications communes. Des clivages politiques apparaissent entre femmes du Nord et femmes du Sud. En analysant le cas de l’avortement et de la « libre option sexuelle », l’auteure fait une démonstration particulièrement convaincante des raisons de l’insuffisance du schéma pourtant en apparence logique des « rapports sociaux de sexe comme facteur d’unification des femmes et des autres rapports sociaux comme facteur de division ». Elle avance comme explication le poids des nombreuses médiations, dont les représentations et les subjectivités, d’une part, et l’interpénétration de l’ensemble des différents rapports sociaux, de l’autre. Elle montre aussi comment les femmes du Nord elles-mêmes ne sont pas convaincues du bien-fondé matériel des revendications communes pour les intérêts de toutes les femmes.

20Pour sa part, Stéphanie Tawa Lama-Rewal propose une périodisation du mouvement féministe indien selon le rapport entre les logiques historiques et politiques indiennes et les moments de l’internationalisation d’un féminisme « global », notamment celui porté par l’Organisation des Nations unies et ses grandes Conférences. Dans la période récente, c’est depuis les années 1980 que le féminisme indien se trouve davantage en interaction avec ce « féminisme global », ce qui n’est pas allé sans conflits. Mouvement social et sphère du politique interagissent étroitement, et cette interaction conditionne l’ouverture ou le repli du mouvement féministe indien. La dynamique global/local est aussi liée à la singularité culturelle et idéologique de chaque pays et région. Apparaît une notion de « féminisme indigène » à géométrie variable, à la fois du fait d’une volonté propre aux féministes du Sud de se caractériser comme telles pour se démarquer d’un certain féminisme « occidental » dominant, et à cause des pressions extérieures en faveur d’une « authenticité » qui fleure bon le traditionalisme patriarcal, provenant souvent des formations d’extrême droite des pays concernés — qui veut noyer sa féministe l’accuse de la rage « occidentale ».

21Toujours est-il que les féminismes du Sud interpellent avec insistance les mouvements au Nord et au Sud, et proposent une dynamique de confrontation où différences et convergences puissent être prises en compte pour que le singulier soit entendu dans le mouvement global, que le féminisme global puisse exprimer les intérêts de l’ensemble des femmes et que les mouvements anti- et altermondialisation puissent réellement représenter les intérêts des femmes tout comme ceux des hommes.

22Parallèlement aux changements profonds suscités par l’approfondissement du processus de mondialisation, l’article hors champ de Roland Pfefferkorn rappelle qu’à l’écart des effets les plus brutaux de la mondialisation, dans un secteur peu internationalisé tel celui des métiers à risque comme celui de « pompier », la division sexuelle du travail entre femmes et hommes demeure de façon relativement stable, en dépit de la féminisation restreinte et récente de la profession (années 1970). Le statut de la virilité — et plus particulièrement l’exaltation des traits virils comme la non-manifestation directe de la peur, le goût du risque, etc. — dans la construction de ce métier, « bastion » traditionnellement masculin, semble être au centre d’un système où l’exclusion des femmes reste un instrument de poids pour souder le collectif de travail.

Notes

  • [1]
    Ancien nom des Cahiers du Genre.

Références

  • Bisilliat Jeanne (ed) (2003). Regards de femmes sur la globalisation. Paris, Karthala « Hommes et sociétés ».
  • Ehrenreich Barbara, Hochschild Arlie R. (eds) (2003). Global Woman. Nannies, Maids and Sex Workers in the New Economy. New York, Metropolitan Books, Henry Holt and Company.
  • Ito Ruri (2005). « Internationalizing Reproductive Labor in a Super Aged Society? Japan’s New Immigration Policy and Its Implications on Care Work ». Communication au colloque Women’s Worlds 2005, Panel Women’s Work and Immigration in Asia, June 22.
  • Lautier Bruno, Marques Pereira Jaime (2004). Brésil, Mexique : deux trajectoires dans la mondialisation. Paris, Karthala.
  • En ligneMorokvasic-Müller Mirjana et al. (eds) (2003). Crossing Borders and Shifting Boundaries. International Women’s University, ifu, Opladen, Leske & Budrich, 2 vol. (vol. I. Gender on the Move).
  • Sudarshan Ratna M. (2005). « Reconstructing Gender Identities: Influences of Globalisation ». Communication présentée à la Conférence internationale Globalisation. Social and Political Dimensions, Jawaharlal Nehru University-msh Paris, New Dehli, 17-18 novembre.
  • Talahite Fatiha (2000). « Mondialisation ». In Hirata Helena, Laborie Françoise, Le Doaré Hélène, Senotier Danièle (eds). Dictionnaire critique du féminisme. Paris, puf [rééd. 2004].
  • Veltz Pierre (2005). Mondialisation, villes et territoires : l’économie d’archipel. Paris, puf « Quadridges. Essais, débats ».
Mis en ligne sur Cairn.info le 01/02/2012
https://doi.org/10.3917/cdge.040.0005
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