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Actuel

Pages 169 à 181
Pages 183 à 189

Culture

Pages 193 à 207
Pages 209 à 216

Histoire

Pages 219 à 234

Pages 235 à 246
L’histoire est coutumière des mouvements soudains qui en réorientent le cours. De temps à autre, des dictateurs sombrent, des murs tombent, des régions s’embrasent, des peuples fraternisent. Dans bien des cas, ces occurrences soudaines sont en fait la révélation au grand jour, parfois bruyante et violente, de transformations profondes que nous n’avons pas toujours su lire avec acuité. Ce qui se passe dans le monde arabe aujourd’hui emprunte à ces moments de dévoilement de mutations en marche. Qui aurait prévu, ne serait-ce qu’au début du mois de décembre 2010, que ce basculement eût pu s’opérer avec autant de rapidité ? A ce moment-là, notre revue sortait un numéro sur l’Egypte. Son titre, « Egypte : l’éclipse », traduisait bel et bien un diagnostic très inquiet et critique de cet ancien pays influent du monde arabe. Cependant, malgré cette tonalité alarmiste, nous ne nous autorisions pas autre chose que d’envisager la future élection présidentielle de 2011 dont l’issue s’annonçait comme la reconduction d’un représentant de la clique au pouvoir, qu’ils fussent Moubarak, son fils Gamal ou un autre. Nous n’avions d’ailleurs pas trop souhaité consacrer de réflexions sur ce moment politique qui n’en était pas un. Dans les théâtres autoritaires, les processus électoraux sont-ils intéressants à ce point pour que nous y consacrions des pages de commentaires ? Plutôt que de nous mobiliser sur le théâtre lui-même nous nous étions intéressés à son arrière-plan, plus important selon nous. Nous y décrivions entre autres l’incurie d’une ploutocratie fossilisée, le népotisme éhonté du régime, la clôture du champ politique, la violence d’une société inégalitaire, l’absence de perspectives d’emplois pour la jeunesse, la mise sous tutelle internationale - en l’occurrence américaine - de cette nation phare de l’arabisme. Mais tous ces signes de faillite, qui étaient souvent généralisables à tous les autres pays de la zone, ne suffisaient pas à annoncer l’imprévisible quoiqu’on puisse en dire même si nous avions également souligné l’émergence d’une société civile contestataire et de plus en plus interconnectée.
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