Accueil Revue Numéro Article

Confluences Méditerranée

2012/3 (N°82)

  • Pages : 212
  • ISBN : 9782336002118
  • DOI : 10.3917/come.082.0161
  • Éditeur : L'Harmattan

ALERTES EMAIL - REVUE Confluences Méditerranée

Votre alerte a bien été prise en compte.

Vous recevrez un email à chaque nouvelle parution d'un numéro de cette revue.

Fermer

Article précédent Pages 161 - 169 Article suivant
1

La révolution égyptienne et la chute de Hosni Moubarak ont offert de nouvelles opportunités aux divers courants composant l’échiquier politique égyptien. Les Frères Musulmans ont ainsi regagné leur statut légal pour la première fois depuis 1954, et plusieurs partis à tendance islamistes ont été fondés. De leur côté, les libéraux, la gauche et les nationalistes ont également repris une certaine confiance en eux. Rappelons quand même que l’avant-garde ayant initié la révolution et organisé les protestations du 25 janvier [1][1] Le groupe du 6 avril, la campagne de soutien à Al Baradei... a été majoritairement non islamiste. Mais il est vrai également que sans la participation massive des Frères Musulmans, la révolution aurait probablement dû échouer. Cependant, la participation de ces derniers s’est déroulée sous le drapeau égyptien et sans une manifestation quelconque de leur identité islamiste. Ainsi donc, la révolution égyptienne a pris une coloration civile et patriotique donnant une place centrale aux artistes, aux femmes non voilées et aux coptes. Il s’agit ici de catégories d’acteurs qui ne se mobilisent que dans le cadre d’un projet « civil » de société.

2

Tout se trouvait donc sous les meilleurs auspices pour les non islamistes après la chute de Moubarak intervenue le 11 février 2012. Les « jeunes » avaient effectué une révolution magnifique qui devait inspirer le monde entier ; ils avaient nettoyé la place Tahrir le lendemain de la chute de Moubarak et cette dernière n’avait pas été provoquée par des islamistes ; encore moins avait-elle été suivie d’une prise de pouvoir islamiste. Ceux qui pensaient que les islamistes constituaient la seule alternative pour le régime de Moubarak, avaient eu bien tort ! Telle était la réflexion partagée par les forces « civiles » et libérales au lendemain du soulèvement.

3

Cependant, quelques semaines plus tard, le pouvoir intérimaire, à savoir le conseil militaire, décide de former un comité pour amender la constitution de 1971 et fournir le cadre institutionnel à la transition démocratique. Il choisit un islamiste renommé, Tarek Al-Bechri [2][2] Tarek Al-Beshri est un juge qui a servi comme vice-président..., pour le présider et les Frères musulmans sont alors la seule force politique présente dans le comité par le biais de l’un ses leaders Sobi Saleh. Y-a-t-il un accord secret entres les militaires et les Frères ? C’est une question que les forces civiles ont commencé à se poser.

4

De son côté, le comité a fini par modifier certains articles de la constitution. La finalité des changements adoptés par le comité et par les Frères musulmans est alors d’élire les instances représentatives et le président de la république et, par la suite, de faire rédiger une nouvelle constitution par une commission choisie par le parlement.

5

Le conseil militaire a proposé ces modifications au vote populaire lors du référendum organisé le 19 Mars 2011 et, sans surprise, les islamistes ont invité les citoyens à soutenir les changements. Les libéraux, la gauche, les « jeunes révolutionnaires » et des forces au sein des églises chrétiennes ont choisi l’option du Non. Pour ces derniers, il fallait prendre les choses dans l’ordre logique : rédiger la constitution qui définit les pouvoir des instances élues et ensuite élire ces dernières. Pour la première fois depuis la prise du pouvoir par les Officiers Libres en 1952, l’Église copte orthodoxe a ainsi abandonné son réflexe légitimiste en appelant à voter contre le projet d’amendement constitutionnel, soutenu par le conseil militaire. Une recomposition de la scène politique égyptienne est alors ainsi en cours et, dans le camp non-islamiste, l’idée monte que le nouveau pouvoir politique est islamisant.

6

Finalement avec 73 % [3][3] http://referendum.eg/ le Oui a remporté le référendum, celui-ci ayant ainsi marqué la fin de l’unité nationale entre les forces islamistes et les forces civiles contre le pouvoir, forgée dans les derniers jours du régime d’Hosni Moubarak. La coupure entre ces deux forces, momentanément remise en cause lors du soulèvement, est ainsi réapparue et s’est même consolidée. Lors des campagnes pour soutenir l’option du Oui, les islamistes ont souvent taxé les supporters de l’option contraire d’être des croisés, des mécréants ou des laïques qui cherchent à abolir la constitution de 1971 en vue de remettre en cause l’article 2 qui stipule que la religion officielle de l’État est l’Islam et que la jurisprudence islamique est la source principale de législation. De leur coté, les forces « civiles » ont accusé les islamistes de vouloir précipiter les échéances électorales afin de ne pas laisser le temps de se préparer aux « jeunes de la révolution ».

7

Quelques semaines après la chute de Moubarak, il était donc clair que le pays se dirigeait vers des élections parlementaires, législatives notamment. Dans ce contexte, plusieurs groupes et personnalités laïques ont rapidement oeuvré pour créer de nouveaux partis politiques et faire face aux futurs défis électoraux. Des dizaines de partis non-islamistes se sont ainsi formés, dont le parti social-démocrate, les Égyptiens libres et la coalition socialiste.

8

La plupart des partis ont choisi de fonctionner avec le label « civil », le terme laïc [4][4] Ilmani en arabe. en Égypte étant complètement discrédité par les islamistes qui, dans une société très conservatrice, en ont fait un équivalent au terme « athée ». En passant du terme « laïc » au « civil », ces partis ont ainsi choisi d’exprimer une attitude modérée envers le rapport entre la religion et l’État et, plus généralement, à l’endroit de l’islamisme. Tous les partis « civils » ont d’ailleurs déclaré leur volonté de préserver l’article 2. Il s’agit là d’une attitude nouvelle pour ces formations politiques à l’origine laïque. Toutes ont également accepté – avec parfois quelques réserves – la possibilité que des partis puissent se référer à la religion. Il s’agit là aussi d’une nouvelle posture mais avant tout d’un réalisme politique et d’une prise de conscience que les rapports de forces ne permettent pas l’abolition de l’article 2 de la constitution. Le poids des forces islamistes étant trop important, il importe donc de reconnaître leur légitimité et leur droit de fonctionner dans la légalité.

9

Au-delà de leur stratégie envers les islamistes, les forces politiques civiles ont pour principal problème leurs propres divisions. Conscientes de cette difficulté, elles ont donc cherché à s’unir ou tout au moins à former des coalitions afin de garantir leur succès électoral aux élections législatives des mois de décembre 2011 et janvier 2012. Au cours du mois d’août, plusieurs partis et personnalités politique ont ainsi fondé le Bloc Égyptien, une coalition incluant une dizaine de partis civils aussi bien de gauche que de droite, allant du parti communiste égyptien [5][5] Le Parti communiste égyptien a émergé dans les années 1970 et... jusqu’au parti ultralibéral des Égyptiens libres, en passant par le parti social-démocrate. Il s’agit donc d’une coalition non-islamiste ou anti-islamiste que plusieurs islamistes ont rebaptisé « Bloc des Croisés ». Les tentatives pour d’attirer le Wafd [6][6] Fondé en 1922 par des groupes nationalistes, le parti... dans la coalition ont échoué et celui-ci a décidé de participer à ces élections en solitaire. Les négociations ont ensuite commencé entre les différents partis du Bloc pour préparer les listes électorales communes.

10

Mais les différents partis du Bloc ont finalement échoué à spécifier les poids relatifs dans les listes. Il est vrai que personne ne savait réellement les poids relatifs des partis qui venaient de se former. Ainsi par exemple le parti des Égyptiens libres avait trouvé que les demandes du parti de la coalition socialiste [7][7] Le Parti de la coalition socialiste a été fondé en 2011 par... étaient excessives en ne reflétant pas son poids dans la vie politique. En novembre, le Bloc Égyptien s’est donc vidé de certains de ses partis fondateurs. Le parti de la coalition socialiste, le courant égyptien (jeunes ex-frères musulmans) et Égypte Liberté ont alors déclaré la fondation de la coalition « la Révolution Continue ». Ainsi le Bloc Égyptien s’est limité au parti du rassemblement progressiste (gauche), au parti social-démocrate et aux Égyptiens Libres.

11

Au final, le Bloc Égyptien a pu remporter 35 sièges tandis que la Révolution Continue en a obtenu 9 sur un parlement de 498 sièges. Le Bloc a été relativement satisfait de ses résultats étant donné que deux de ses trois composantes venaient de se former quelques mois avant les élections. De plus, des campagnes acharnées ont été lancées contre lui par le courant islamiste qui a réussi à convaincre plusieurs électeurs que ce Bloc était dominé par l’Église et par l’homme d’affaires copte Naguib Sawiras.

Quelques limites du courant civil

12

Rappelons qu’avec à peu près 70 % des sièges, les différents partis islamistes ont remporté ces élections. Reposant sur un courant culturel et social fortement actif dans la société égyptienne, le courant islamiste domine la scène religieuse avec ses associations et ses prêcheurs tandis que l’université Al-Azhar a non seulement perdu de son influence sur les croyants mais elle est traversée par cet islam politique. Le courant islamiste est également présent dans les milieux populaires avec ses réseaux de distribution et de services. Le succès électoral du courant islamiste apparaît donc peu étonnant et attendu.

13

En revanche, pour les formations civiles, les résultats du référendum et les élections parlementaires ont clairement montré que l’affiche « civile » n’avait permis de donner à ses promoteurs que le quart des votes [8][8] http://referendum.eg/ au maximum. Aussi, cet échec du courant « civil » mérite-t-il quelques éclairages.

14

Il est évident en particulier que ces formations font face à un dilemme qui réside précisément dans sa caractéristique « civile » ou dans sa « civilité » elle-même. La société égyptienne inclue certainement des secteurs anti-islamistes, principalement les minorités religieuses [9][9] Le pourcentage des non musulmans n’est pas certains...., les musulmans modérés et certains acteurs socio-économiques dont les intérêts peuvent être menacés par la domination islamiste comme le secteur du tourisme et également les artistes. Aussi pour attirer les votes de ces catégories sociales, les partis du courant civil ont-ils dû afficher leur identité civile anti-islamiste. Mais en faisant cela, ces partis ont facilité les campagnes d’attaques lancées contre eux par le courant islamiste. Surtout, ces formations, en se polarisant sur leur identité civile dans leur affrontement avec les islamistes, ont parfois oublié d’émettre des positions fortes sur les questions économiques et sociales. En fait, leurs projets de réformes économiques et sociales en sont restés au niveau des généralités, cette pauvreté programmatique étant liée certainement à la longue période d’autoritarisme qui les a rendues incapables d’imaginer pouvoir gouverner le pays. Or, en réalité, et comme l’ont montré plusieurs sondages d’opinion [10][10] http://www.almasryalyoum.com/node/1010681, les préoccupations essentielles des citoyens sont la sécurité et l’économie. Et il est certain que le nombre de votes obtenus par l’islam politique n’est pas seulement le produit d’un certain discours religieux, mais également le fruit d’un travail social et d’un réseau de distribution de ressources qui peuvent laisser penser qu’ils sont efficaces sur le plan socio-économique. À défaut d’être présents sur ce créneau, les partis civils sont tombés souvent dans le piège de l’anti-islamisme. Tout se passe comme si le long conflit avec l’islam politique avait renforcé chez ces formations politiques civiles leurs capacités argumentatives en matière de laïcité au détriment de leurs capacités de propositions socio-économiques.

Des victoires possibles pourtant

15

Si les islamistes ont remporté la majorité des sièges consacrés aux candidats individuels, comme ils ont remporté les sièges consacrés aux scrutins de listes, il existe plusieurs cas où des candidats individuels civils ont pu vaincre des concurrents islamistes, ce qui mérite qu’on s’y intéresse. La personnalité et la dynamique électorale de trois candidats civils que j’ai suivis semblent assez éclairantes de ce point de vue. Il s’agit d’Amr Hamzawi à Héliopolis et Haggana, d’Amr Chobaki à Imbaba et Mohandessin et de Mostafa Al-Naggar à Madinat Nasr. Les trois circonscriptions sont très larges et comptent à peu près un million d’habitants se répartissant de façon relativement équilibrée entre classes aisées et populaires, sauf dans celle de Hamzawi où les classes populaires représentaient une minorité de ses électeurs.

16

Que retenir de cette analyse ?

17

Les trois candidats ayant une présence médiatique forte, les électeurs de leurs circonscriptions les connaissent déjà. Cette présence médiatique donne du prestige aux candidats, l’image de personnes réputées, qui ont des relations et qui peuvent par conséquent servir leurs circonscriptions. En portant le titre de « Docteur » les trois candidats ont également un « prestige scientifique ». Hamzawi et Chobaki, sont titulaires de doctorat en science politique et travaillent dans la recherche. Quant à al-Naggar, il est dentiste, un métier très respecté en Égypte. Ce titre de docteur n’est absolument pas anodin dans la société égyptienne qui respecte les titres scientifiques et les hiérarchies. En outre, ces trois candidats sont éloquents et savent s’adresser devant un public. Il va sans dire que leurs interventions régulières à la télévision et leur expérience dans la vie publique les ont beaucoup aidés. Enfin, ces trois candidats sont musulmans et hommes, ce qui facilite leurs candidatures dans une société conservatrice.

18

Au-delà de leurs qualités personnelles, ces trois candidats ont étés capables de mobiliser des dizaines de jeunes volontaires éduqués pour agir sur le terrain : collecter des informations sur la circonscription, faire du porte-à-porte, distribuer des tracts, parler aux gens dans les cafés, etc. Participant pour la première fois à une campagne électorale, ils ont ainsi montré que des amateurs bien éduqués pouvaient parfois vaincre les agents électoraux « professionnels » des Frères musulmans et des candidats de l’ex-Parti National Démocrate de Moubarak. Ces campagnes ont également été basées sur la collection d’informations permettant une très bonne connaissance de la circonscription. Ces candidats ont même fait une sorte de sondage d’opinion pour découvrir les priorités et les problèmes des électeurs. Au final, l’affichage d’une profonde connaissance de leur circonscription a semblé déterminant.

19

Si la présence médiatique des candidats leur a facilité le travail de mobilisation électorale, elle est loin de suffire. En Égypte, le contact direct entre le candidat et les électeurs est essentiel. Ainsi, les trois candidats ont déployé beaucoup de temps à organiser des conférences et à entreprendre de longues conversations avec les électeurs dans les cafés.

20

Un autre élément semble avoir pesé sur leur succès, à savoir la présence copte. Les trois circonscriptions, à des degrés divers, incluent en effet des Coptes. Leur pourcentage oscille probablement entre 25 % à Héliopolis et 8 % à Imbaba, ce qui est loin d’être négligeable. Un candidat civil a pu profiter de cet électorat dans la mesure où il a su utiliser deux moyens : contacter le clergé qui détient un pouvoir symbolique sur les croyants et ainsi chercher les réseaux coptes au sein de l’église et/ou insister, par le biais médiatique, sur sa réputation de civil non-islamiste. Cependant en optant pour une mobilisation des votes coptes par le canal direct de l’Église, il importe pour le candidat de le faire de manière discrète, au risque sinon que ses concurrents islamistes – notamment les salafistes – l’accusent d’être « le candidat de l’Église » ou même parfois même d’être des non-musulmans. D’ailleurs, les candidats ont été obligés de nier publiquement leur appartenance à la religion chrétienne alors même que leurs noms sont uniquement musulmans. Ils ont dû également contrer les rumeurs et les campagnes de dénigrement par leurs concurrents islamistes en fréquentant les mosquées, notamment lors de la prière du vendredi.

21

La réussite des trois candidats s’est également basée sur leur approche pragmatique du rôle du député. La longue tradition d’autoritarisme et de faiblesse des pouvoirs de l’Assemblée du Peuple en Égypte a eu pour résultat qu’un député est d’abord un fournisseur de services aux citoyens, un intermédiaire entre les institutions de l’État et les habitants. Souvent ces derniers s’adressent aux députés pour chercher des emplois à leurs enfants et pour mobiliser les institutions étatiques afin de fournir des services comme l’électricité. Nommé « parlementaire de services », cet élu est souvent opposé au « parlementaire politique » qui se préoccupe de la « politique supérieure » comme les lois et la constitution. La révolution du 25 janvier 2011 a créé un public sensible aux débats politiques nationaux et qui vote selon une logique qui dépasse les questions locales. Or les trois candidats ont fait appel à ce nouveau public par un discours qui concerne les questions de politique nationale, comme la démocratie, la réforme et le lutte contre la corruption. Cependant, ils ont en même temps affirmé qu’il n’existait pas de contradiction entre le rôle politique du parlementaire et son rôle de fournisseur de services. Ainsi les trois candidats ont lancé des programmes pour le développement local de leurs circonscriptions en matière de nettoyage, de déchets, de création d’emplois et de fourniture de stages pour les jeunes par le biais d’associations de la société civile.

22

Ces quelques éléments d’analyse soulignent que le défi principal des forces civiles est bien de transcender leur identité « civile » en proposant des alternatives économiques et sociales capables d’attirer les votes des citoyens sensibles à ces questions. En même temps, un certain équilibre de leur part est à rechercher sur la question religieuse. Il s’agit en effet pour elles de garantir la mobilisation des votes anti-islamistes tout en étant vigilantes à garder une distance avec l’Eglise copte et en faisant montre d’un certain respect pour la religion islamique et sa place centrale dans la société égyptienne. Cependant ces postures et tactiques électorales ne peuvent pas garantir une victoire électorale dans le futur proche, étant donné l’hégémonie culturelle du courant islamiste et sa capacité organisationnelle exceptionnelle. Il n’empêche : avec la possible érosion de l’islam politique, elles peuvent se frayer de la place dans un échiquier politique par définition mouvant. ?

Notes

[1]

Le groupe du 6 avril, la campagne de soutien à Al Baradei etc.

[2]

Tarek Al-Beshri est un juge qui a servi comme vice-président du conseil d’État avant sa retraite à la fin des années 1990. D’orientation marxiste/libérale durant les années 1960 et 1970, il a fait sa migration vers le courant islamiste durant les années 1980 et est devenu un ses intellectuels les plus importants.

[3]

http://referendum.eg/

[4]

Ilmani en arabe.

[5]

Le Parti communiste égyptien a émergé dans les années 1970 et il travaille d’une manière semi-clandestine. Il est présent dans le Parti de Rassemblement Progressiste. Aujourd’hui, les membres de ce parti ne dépassent pas quelques dizaines ou centaines des cadres.

[6]

Fondé en 1922 par des groupes nationalistes, le parti du Wafd a été le plus grand parti dans la période semi-libérale et jusqu’au coup d’État de 1952. Avec la dissolution des partis en 1952, cette formation a disparu et a ré-émergé en 1976 avec le multipartisme décrété par le président Sadat. Aux élections parlementaires 2011, il a obtenu 43 sièges.

[7]

Le Parti de la coalition socialiste a été fondé en 2011 par quelques groups de gauche et a eu 7 sièges au parlement.

[8]

http://referendum.eg/

[9]

Le pourcentage des non musulmans n’est pas certains. Celui des chrétiens oscille entre 6 % selon les islamistes et de 10 à 20 % selon les chrétiens. Les minorités religieuse en Égypte incluent aussi près 500 000 Shiites, à peu près 100 juifs, quelques dizaines de milliers d’athées et d’agnostiques et également des Bahaïs.

[10]

http://www.almasryalyoum.com/node/1010681

Résumé

Français

Cette contribution s’intéresse à la performance électorale des forces « civiles » lors des élections parlementaires égyptiennes 2011-12. Malgré le brillant succès des islamistes, certaines candidats « civils » ont réussi à gagner des circonscriptions et, dans certains cas, avec une majorité écrasante (le cas de Amr Hamzawi à Héliopolis). À travers l’analyse des stratégies électorales de la coalition civile « le Bloc Égyptien » et de certains candidats indépendants, cet article veut montrer les éléments qui ont permis aux forces civiles d’obtenir quelques sièges au sein du premier parlement élu à la suite de la Révolution du 25 janvier 2011.

Plan de l'article

  1. Quelques limites du courant civil
  2. Des victoires possibles pourtant

Article précédent Pages 161 - 169 Article suivant
© 2010-2017 Cairn.info