CAIRN.INFO : Matières à réflexion

rédacteurs des notices

SuzanneAmiguesS. A.
AlainBlancA. B.
MarkusEgetmeyerM. E.
José LuisGarcía RamónJ. L. G. R.
RomainGarnierR. G.
NicoleGuilleuxN. G.
JeanHaudryJ. H.
GenevièveHussonG. H.
Charles deLamberterieCh. de L.
ClaireLe FeuvreC. L. F.
SophieMinonS. M.
Jean-LouisPerpillouJ.-L. P.
PierreRagotP. R.
MichelSèveM. S.

rédacteurs des notices

1Si des membres extérieurs au GDR 1038 souhaitent transmettre leurs travaux à la Rédaction de la CEG, ils peuvent envoyer leurs tirés à part, accompagnés d’un bref résumé conçu dans l’esprit des notices de la CEG, à l’adresse suivante :

2CEG (A. Blanc - E. Dupraz, Linguistique ancienne)

3Université de Rouen. UFR Lettres

4Département de Lettres Classiques

5F-76821 Mont-Saint-Aignan Cedex

6Note de consultation :

7Lorsqu’un auteur résume les hypothèses qu’il a formulées lui-même, le lieu de publication est indiqué, mais sans nom d’auteur ; le lecteur comprendra donc que l’article mentionné a pour auteur le signataire de la notice.

8***

9L’objet de cette chronique est double : présenter au lecteur le résultat d’études philologiques ou étymologiques récentes ; mettre à jour les notices du Dictionnaire étymologique de la langue grecque (DELG) de P. Chantraine (2e éd. avec supplément, 1999). Chaque fois qu’une notice de la CEG se présente comme la modification ou le complément d’une notice préexistante, c’est précisément à la notice correspondante du DELG qu’il est fait référence.

10?????? : « brillant ». — À rapprocher du groupe de ????? ; plus précisément, poser une base élargie de la racine *figure im1el- « briller », *figure im2l-eh2-u- : cf. Lamberterie, BSL 73/1, 1978, p. 269-276. Voir aussi s.u. ???????. N. G.

11Voir cependant une autre analyse chez G.-J. Pinault, MSS 38, 1979, p. 165-166 : rattachement au groupe de ????????? « exalter », en partant d’une base ????- < i.-e. *figure im3figure im4h2-l-, degré zéro de *mefigure im5h2-l- (gr. ?????-). Elle rend mieux compte de l’initiale de ????(?)??, alors que l’autre analyse explique mieux le reste du mot. Faut-il penser à un croisement de deux familles ? Ch. de L.

12?????, -?? : Hadès. — Il semble maintenant possible de prendre position en faveur de l’une des analyses proposées pour ce mot (sur lesquelles cf. Frisk, GEW I, p. 34). On sait que dans la langue épique, le [a] initial est bref et que le [i] est en hiatus (????? trisyllabique dans la fin de vers ????????? ????? ?? ? 74, ? 571). Une forme ?????? est d’autre part apparue dans une inscription thessalienne de Larissa (SEG XVI, 380, Ve siècle) et le digamma ainsi attesté ne paraît pas pouvoir être suspecté d’être un glide. R.S.P. Beekes (Mír curad, p. 17-18) montre de façon très claire que ce nom désigne le dieu du monde infernal (et non le monde infernal, comme l’a soutenu Thieme) et qu’il peut se comprendre comme « que l’on ne voit pas » (*figure im6 + wid- : composé à second membre nom-racine et à sens passif, du type de ?-???, etc.). Les formes de génitif et de datif ????? et ???? s’expliquent ainsi de façon directe. Après la chute du [w], le nominatif *??? aurait tendu à se monophtonguer en *??? ; c’est sans doute pour éviter un monosyllabe que le thème a été élargi par -?- (dès Homère : nom. ????? O 188 ; acc. ????? Pind., Pyth. 6, 15 Snell-Maehler). On sait qu’en attique le nom d’Hadès comporte une aspiration initiale et un [a] long. L’explication de cette double particularité a été donnée par Ruijgh (qui dit la devoir à Kamerbeek), Lingua, 25, 1970, p. 302-321 = Script. Min. I, p. 575-576 (c. r. du DELG) : il s’agit de la crase du nominatif ? ????? (cf. figure im7???), dont le résultat s’est étendu aux autres cas par analogie. — Rappelons que cette étymologie est à peu de choses près celle qui est citée par Platon, Gorgias, 493b (?? ????? — ?? ?????? ?? ?????…). — Partir de la racine *seh2-i- « lier » (M. Janda, Eleusis, p. 114-138) ne rend pas aussi bien compte de l’initiale, ni de l’occlusive dentale sonore. A. B.

13?????, -?, -?? : « terrible » (Hom.). — Ét. : Un rapprochement avec le védique iná- « puissant » se justifie par une correspondance entre le vocatif ???????? ??????? (Il. 1, 552, etc.) et inátama- appliqué à Indra RV 3, 49, 2c, en tant que dieu guerrier, et 10, 120, 6b, où il est présenté comme le dieu suprême ; ce rapprochement proposé par Hirt, mais écarté par Schmitt, Dichtung, § 34, est repris par Mayrhofer, EWAia I, p. 191, qui, ibid. II, p. 409, fournit la relation étymologique dont Schmitt regrettait l’absence, avec le groupe de la racine Y?3- « attaquer violemment, blesser » : cf. y?tár- « vengeur », ?tí- « détresse ». J. H.

14??????? : « prendre, saisir » (Hom., poètes). — Ét. : Le rattachement du skr. inóti à la racine *h1ai- (cf. LIV1, p. 204), qui, comme celle de ??????, signifie à la fois « prendre » (en grec) et « donner » (en hittite et en tokharien), est exclu par son sens de « pousser à, envoyer ». Mayrhofer (EWAia I, p. 103) admet un rattachement à la racine *h1ei- « aller » (> gr. ????), ce qui suppose un présent en *-new- à valeur causative « faire aller ». J. H.

15???? : « sire, seigneur, maître ». — Une liste livrée par une inscription de Geronthrai (Laconie) qui date de la deuxième moitié du VIe s. contient l’adjectif ?????? « qui n’a pas de wanax ». Le contexte de l’inscription laisse penser que l’adjectif se réfère à une année « sans wanax » (R. Wachter, ZPE 130, 2000, p. 1-7). À cette survivance péloponnésienne s’ajoute la glose ?????? ? ???????? ???? ??????????. ? ?? ???????? ????? (Hsch.), qu’il faut interpréter comme /wanas/ avec évolution de /-ks/ en /-s/. Il est possible qu’on doive attribuer cette glose à la ville de Tarente, fondation laconienne des environs de 700 av. J.-C. (A. Willi, ZPE 140, 2002, p. 59-93). La persistance du mot ???? dans le lexique politique est bien connue à Chypre ; ces occurrences dans le Péloponnèse et en Grande Grèce montrent que cette tradition achéenne n’a pas été effacée complètement sur le continent et qu’elle a pu passer à l’ouest dans les colonies à époque archaïque. En revanche, contrairement à ce que l’on trouve dans le DELG (p. 84, dernière ligne), l’attestation du titre wanax en paléo-phrygien ne représente pas un emprunt au grec, mais reflète un archaïsme partagé par le grec et le phrygien (Cl. Brixhe, dans Novalis Indogermanica [2002], p. 49-73). Cela engage à considérer qu’une étymologie indo-européenne ne doit pas être exclue d’office. M. E.

16???????, ???????, etc. : l’adjectif ??????? « d’un blanc brillant » n’est pas un dérivé en -??? du thème ????-, mais un composé de ??? « tissu » et signifie proprement « de tissu blanc » (cf. s.u. ??????) ; le premier terme est soit la forme de Caland ????- avec élision, soit l’adjectif ????? < *??????, qui figure aussi comme premier terme de composé dans ???????? « aux cheveux blancs » (Archimède), et pas seulement comme second terme de composé, cf. RPh 78/2, 2004, p. 257-263. C. L. F.

17????? : « animal écorché, outre ». — Le composé ???????? « joueur de cornemuse », postulé par un calque latin chez Martial (X, 3, 8), est attesté en grec par un papyrus (P. S. A. Athen., 43, IIe ap.). La seule famille d’instruments comportant une outre et des tuyaux est celle des cornemuses : voir A. Bélis, RPh 62, 1988, p. 235-237. Voir s.u. ?????. M. S.

18???????, -??, -?? : « indicible, infini, immense » (Hom. +). — Ét. : À côté de l’analyse traditionnelle *figure im8-skw-eto- qui fait de cet adjectif un dérivé de la racine *sekw- « dire », on versera au dossier la suggestion ingénieuse de M. Meier-Brügger, RPh 65, 1991, p. 183. Selon lui, ??????? remonterait à un étymon *figure im9-sph1-to-n dans lequel *sph1- représenterait le degré zéro de la racine *speh1- « engraisser, prospérer » (cf. s.u. ?????), l’adjectif signifiant primitivement « non gras, non opulent, stérile » ou encore « insatiable » si l’on donne à ??????? une valeur de possibilité. Cette hypothèse permettrait de fournir une meilleure traduction de la formule archaïque de fin de vers ???? ???? ??????? ????? # (Il. 19, 61 ; 24, 738) si l’on comprend « ils prirent avec leurs dents la terre insatiable », le sens couramment retenu de « immense » ou même celui de « indicible » pouvant très bien résulter de la réinterprétation d’un ancien mot qu’on ne comprenait plus parce que la racine *speh1- avait disparu depuis longtemps du vocabulaire courant. Voir également s.u. ?????????. P. R.

19????? : « tuyau ». — Les nombreux composés à second terme en -?????, qui désignent plusieurs catégories de musiciens jouant des instruments à anche, n’ont pas été recensés dans le DELG (voir Buck-Petersen, Reverse Index, p. 5 ; les formes non retenues sont douteuses) : ???????? « joueur de cornemuse » (pap., IIe s. ap., calque latin chez Martial X, 3, 8, Ier s. ap.) voir s.u. ????? ; ????????? « aulète jouant lors des cérémonies funéraires, aulète de deuil » (pap., IIe s. ap.) ; ???????? « aulète sacré » jouant lors des sacrifices (inscr., Ier s. av.) ; ?????????? « aulète jouant d’un instrument à un seul tuyau » (Ath., pap., IIe s. ap.) ; ???????? « joueur d’aulos phrygien », l’un des tuyaux de l’instrument se terminant par une pièce en forme de corne (Archil. ap. Poll., VIIe s. av. ; Luc.), avec le dérivé ???????? « sonnerie de l’aulos phrygien » (Corn., Ier s. av.), et ??????????, même sens (gloss.) ; ????????? « premier aulète » (inscr., pap., Ier s. ap.) ; ???????? « aulète solo » (usuel dans les inscr. à partir du Ier s. av.) ; ?????????? « aulète jouant lors de libations », apparaissant dans des listes de personnel sacré (inscr., Ier s. ap.) ; ?????????? « aulète de trière », qui donnait le rythme de la nage (Dém., Philod., Poll.) ; ????????? « aulète pour les funérailles » (D. Chr., Gal., El.) ; ???????? « joueur d’orgue hydraulique » (pap., IVe s. ap. ; à époque plus ancienne, c’est la forme ???????? qui semble avoir été utilisée), alors que l’instrument est désigné par la forme féminine ???????? (Héron, Philon, Ath., IIIe-IIe s. av.) ; *??????? « second aulète » (connu uniquement par le calque hypaul[es] dans une inscription latine) ; ???????? « aulète accompagnant un chœur » (Plut. ; inscr., Ier s. av.), féminin ???????? (inscr., Ier s. ap.). Les formes ????????? (Ath., cf. ci-dessous), ???????? (Hsch.) et ????????? (Eustathe, ? 495), d’après lesquelles Casaubon a conjecturé *?????????? (enregistré dans Bailly mais non dans LSJ ; détail dans la notice du Thesaurus Linguae Graecae, s.u. ?????????), doivent maintenant céder la place à ???????? « aulète jouant un instrument à un seul tuyau » (Ath. IV, 176d-e, d’après le grammairien Amérias, IIIe s. av.), dont le premier terme repose sur ???, ????? « roseau », apparu dans une inscription de Camarine (cf. ci-dessous s.u. ???). À ces noms peuvent correspondre des verbes : ?????????? (Artem.), ??????? (Luc.), ???????? (Str.). Dans les palmarès inscrits, les formes ???????? et ???????? peuvent être aussi bien des participes présents (c’est le plus probable) que des génitifs pluriels, mais elles ne suffisent pas à attester l’existence de verbes. Sur ce vocabulaire, voir A. Bélis, RPh 62 (1988), p. 227-242 ; les aulètes connus sont recensés par I. E. Stephanis, ??????????? ????????, Héraklion, 1988. M. S.

20???? : « sec ». — Ét. : Cet adjectif grec est réputé traditionnellement reposer sur un étymon i.-e. *sauso- et offrir un répondant exact (exception faite de la place de l’accent) à l’adj. *sausó- reflété par le germanique, le baltique et le slave (données balto-slaves chez Illi?-Svity?, Imenn. Akcent. § 55, p. 141 ; germaniques chez Heidermanns, EWGP s.u. *sauza-, p. 471). Comme le balto-slave et l’indo-iranien attestent aussi des formes reposant sur *sus-, on reconstruisait jadis (ainsi IEW 880-1) une alternance i.-e. *saus- / *sus-, qui ne s’intègre pas dans le système canonique de l’apophonie. Mais cette anomalie disparaît si l’on pose, avec A. Lubotsky (ZVS 98, 1985, p. 1-10 ; New Sound, 1989, p. 59), une racine à laryngale initiale : l’ensemble des formes grecques repose dès lors sur une base *?h??- (+ C) / *?h?h- (+ V) < *?2sus- < i.-e. *h2sus- à degré zéro, tandis que l’adj. germano-balto-slave continue un étymon i.-e. *sousó-, dérivé appartenant à une catégorie productive (c’est le type de gr. ??????, etc.). Le caractère dissyllabique de la base grecque a laissé une trace chez Homère dans la prosodie ???- de l’adj. ????????? « sale » en ? 327 (art. cit., p. 4). C’est là, de fait, une preuve décisive à l’appui de cette reconstruction, malgré les efforts qu’ont dépensés en vain pour récuser cette forme N. Berg et F.O. Lindeman, dans un article polémique (Gl. 70, 1992, p. 181-96) qui est un défi à la méthode historique. Car juger, comme le font ces auteurs, de la prosodie du texte homérique en prenant pour base les données du grec postérieur, c’est raisonner comme les philologues antiques, c’est-à-dire mettre le monde à l’envers ; une transmutation de ??- en ??- n’appartient à aucun cas de figure connu en matière de langue artificielle des aèdes. La forme ????????? de ce mot poétique est d’ailleurs attestée après Homère (Ps.-Hés. Boucl. 265 ; Thcr. XIV,4), en concurrence avec ????????? (Call. H. Dém. 16 ; Ap. Rhod., 4x) qui doit sa syllabation au modèle de ????????, usuel dans la langue classique. Quant à l’adj. simple ???? (hom. ????, avec psilose), il est dissyllabique dès les débuts de la tradition, et dans l’épopée la syllabe ?? se trouve toujours au temps fort ; cela vient du phénomène, régulier dans l’histoire de la langue, selon lequel un hiatus est résorbé à date haute s’il est lui-même suivi d’un hiatus : que l’on compare, dans la racine de même consonance qu’est celle du verbe hom. ??? « crier » (DELG 145), l’opposition entre les trissyllabes ???? « cri », ????(?) « il cria » et le dissyllabe ???(?) « il criait ». Il en va de même pour le dénominatif ?????? (hom. ??-) « dessécher » (part. aor. pass. ??????? en ? 321, à l’initiale de vers), ainsi que pour les termes poétiques ??????? (Hés. Trav. 588, début de vers) et ?????? (A.P.).

21La solution de Lubotsky présente en outre un double avantage. L’un, déjà exploité par l’auteur lui-même (art. cit., p. 1-2), est qu’elle permet de résoudre une aporie de la doctrine classique, à savoir qu’en partant de *sauso- on attendrait en grec un traitement *h?h??- (cf. *aus- > *?h?- dans le nom de l’« aurore ») et que la forme ???? de l’attique ne peut procéder d’un tel étymon, alors que si l’on part de *?h?h?? (<*?2suso-) tout rentre dans l’ordre. L’autre avantage, que l’on peut mettre en évidence pour prolonger les vues de l’auteur, est qu’elles permettent d’établir une série de correspondances entre le grec et l’indo-iranien :

221) Les hellénistes s’accordent à considérer (ainsi Chantraine, DELG 141) que les adjectifs ????????? (Hom. +, cf. supra) et ???????? (Hpc., Pl., Xén., etc.) sont des développements de date grecque à partir d’un adj. verbal en -???, à reconstruire comme *?h????? en grec commun selon Lubotsky. Or, parmi les dérivés nominaux de la racine indo-iranienne alternante *sauš- / suš-, il existe des traces notables d’un verbal *sušta- « sec » (données chez Mayrhofer, EWAia II, 649), qui forme une équation parfaite avec le grec si l’on part d’un étymon i.-e. *h2sus-tó-.

232) La forme la plus usuelle de l’adj. « sec » en indo-iranien est *súška- (données chez Mayrhofer, EWAia II, 648-9), mot dont la dorsale a été rapprochée par Risch, WHS 46, n. 42 du subst. gr. ?????? « sécheresse, saleté poussiéreuse » (avec traitement ? d’un groupe *?? devant consonne, par un intermédiaire *??), doctrine acceptée DELG 142. Ici aussi, la relation se clarifie si l’on part d’une base i.-e. élargie *h2sus-k-, quelle que soit l’explication à donner de la formation grecque en -???. Le mot grec, attesté depuis le Ve s. (Emp., Hdt. +), est évidemment dissyllabique. La seule trace homérique est la forme verbale ??????? « tu es sale » en ? 250, forme récente comme l’ensemble du passage où elle apparaît, avec réduction des deux hiatus (< *?h???????).

24Quant au verbe ??? « dessécher » (répertorié comme 4 ???, DELG 145), il constitue un problème philologique épineux, car il est homonyme de 1 ??? « prendre du feu, allumer » (ibid., avec des traces d’aspirée initiale dans certains composés), et les signifiés sont voisins. Ainsi que l’établit Chantraine (DELG 141), la doctrine du grammairien Hérodien, qui fait état d’un verbe ??? ? ???????, trouve un appui chez Ar. Cav. 394, où il est dit que Cléon « fait sécher » (??????) les prisonniers de guerre comme des épis de blé, c’est-à-dire les laisse mourir de faim et de soif ; pour l’image, on comparera, en moyen iranien de Turfan, hwšg /h?šag/ « épi », apparenté au verbe hwš- /h?š-/ « dessécher » et au subst. hwš’g /h?š?g/ « vent desséchant » (M. Boyce, Word-list s.uu.). En revanche, la forme ???????? (Soph. Ant. 619) que Chantraine (DELG 141 et 145) rattache au même verbe doit procéder plutôt de ??? « prendre feu » (ainsi LSJ), car elle s’applique à un homme qui se brûle en marchant sur la cendre. Quoi qu’il en soit, la formation de ce verbe appelle une explication. On y voit d’ordinaire (ainsi DELG 141) un dénominatif de l’adjectif, mais cela ne va pas de soi, surtout si l’on prend en compte le fait que le véritable dénominatif, à savoir ??????, est attesté depuis l’Odyssée (voir supra). On pourrait dès lors, avec le LIV2 285 (rédaction de Th. Zehnder), en rapprocher le présent véd. ?ú?yati « se dessécher », cf. aussi v.sl. i-s?š? de même sens. En grec, où les verbes de ce type associent un présent en *-ye/o- à un futur et à un aoriste sigmatiques, la syllabation de l’ensemble est alignée systématiquement sur ces derniers, à preuve les présents en -??? en regard des fut. en -???? et des aor. en -????, sans trace du suffixe *-y- en attique ; un thème de prés. *?2sus-ye/o- > *?h?hy? est donc réalisé comme ??? sur le modèle de l’aor. *?2sus-s- > *?h????- > ????- (quelle que soit la réalité philologique de ce dernier, qui a pu disparaître assez tôt de la langue en raison de l’homonymie avec le verbe « prendre feu »).

25En slave et en baltique, l’adjectif « sec » à voc. o fait couple avec un verbe « se dessécher » à degré zéro : v.sl. sux? / s?x-n?ti et i-s?š? (aor. i-s?x?), lett. sàuss / sust, lit. sa?sas / (nu)sùsti « attraper la gale » (pour le sens, cf. les subst. sa?sis et sùsas « gale »). Une situation du même type a sans doute existé dans la préhistoire du grec, où l’adjectif hérité *sousó- devait faire couple avec le présent *?2sus-ye/o- qui vient d’être mentionné. Comme il arrive souvent dans les cas de ce genre, l’un des membres du couple est modelé sur l’autre, et l’on comprend dès lors que *sousó- ait pu être remplacé par *?2suso-, avec l’accent récessif du thème verbal.

26On rattache d’ordinaire à cette famille l’adj. lat. s?dus « clair, sans pluie » (en parlant du ciel ou du temps qu’il fait), qui reposerait sur *(h2)suz-do- ; mais ce mot doit en réalité s’expliquer tout autrement, voir la notice s.u. dans CEL 1.

27Dans son article de 1985, A. Lubotsky estime que la racine *h2seus- dont procède cet ensemble est en réalité une pseudo-racine : il propose de partir d’un thème faible de participe parfait *h2s-us-, bâti sur la racine *h2es- « briller, brûler » de gr. ???????, etc., qui n’aurait reçu que secondairement le statut d’une racine verbale apophonique. L’idée n’est pas impossible, mais sent un peu la glottogonie, et il existe des formes verbales primaires anciennes (LIV2 285). Noter que l’adj. *sousó- (lit. sa?sas, etc.) est au présent *h2séus-e/o- (av. haoša-) dans le même rapport que *loukó- (lit. la?kas) « brillant, blanc » à *léuk-e/o- (véd. rócate) « briller ». Ch. de L.

28??????? : E. Dettori, ZPE 153, 2005, p. 75-82, propose de rapprocher l’appellatif hapax ??????? (Trag. Adesp. *120c K.-Sn.) des gloses d’Hésychius ??????? ? ? ??????? ? Z??? ??????? et ?????? ? ????. La racine serait *bhag- « seigneur, dieu », avec skr. bhága-, v. perse baga-, v. slave bog?. Le sème de « grandeur » expliquerait l’équivalence établie par les Grecs avec ????-, comme dans l’anthroponyme ????????? (Hdt. 3, 70) vs Bagabuxša. Les composés iraniens à premier élément Baga- auraient pu donner lieu à un hypocoristique *Bag?ta que le grec aurait adapté en en faisant un nom en -???/-???, voire -????, comme ??????figure im10?. S. M.

29????? : cette entrée n’a sans doute plus lieu d’être dans la mesure où la glose ?????? ????? ? ????? ??? ???????? ??? ?????????, ??????? semble issue de la contamination de ?????, de ??????, et de ????, et n’a donc probablement aucun rapport avec le baga du v. perse, cf. E. Dettori, ZPE 153, 2005, p. 78. S. M.

30????? : « rire». — Le rapprochement avec arm. ca?r a été précisé par Ch. de Lamberterie (BSL 73/1, 1978, p. 269-276). Il faut partir pour l’arménien « d’un substantif, ancien neutre à degré plein radical, qu’on restituera en *figure im11el-(h2)-u-, élargi secondairement à certains cas par -r ». N. G.

31??????? : prob. « bleu clair ». — Une étymologie a été proposée par Ch. de Lamberterie (BSL 73/1, 1978, p. 269-276), qui pose une base élargie de la racine *figure im12el- « briller », *figure im13l-eh2-u-. Voir aussi s.u. ??????. N. G.

32?????. — Apollon possède une épithète bien connue ??????????. Selon le LSJ Suppl. (1996) et le DELG, l’épithète divine qui en est dérivée, ???????????, aurait eu une variante dans la forme chypriote Daukn?phorios (O. Masson, ICS 309), mais il faut observer que ce mot se trouve dans l’en-tête de ce qui est probablement une inscription officielle et, plutôt que d’une épithète divine, il doit s’agir d’un nom de mois dérivé du nom de la fête de ce dieu. Jusqu’ici, ce nom n’était pas connu dans les calendriers de Chypre (G. Neumann, Kadmos 42, 2003, p. 116-125) M. E.

33?????? : « éveiller ». — L’article très complet de M. Keller (BSL 75/1, 1980, p. 309-324) oblige à remanier la présentation du DELG. On posera désormais sans réticence une laryngale initiale, que prouvent en grec le composé négatif ???????? (hypothèse évoquée par Chantraine, DELG s.u., avec renvoi à Beekes, Laryngeals) et en sanskrit le parfait j?gfigure im14ra (avestique figure im15a??ra est de formation plus récente) : on doit donc partir d’un parfait *h1ge-h1gor-, la suite de l’évolution ayant été bien signalée par Chantraine (forme grecque attendue *??????? refaite en ???????? sous l’influence de l’aoriste thématique ????????). La reconnaissance de la laryngale initiale *h1 permet en outre de rendre compte de manière très économique du ?- initial des formes d’aoriste et de présent en ???-. Quant à la parenté de ce verbe avec lat. expergfigure im16scor, on peut la tenir pour assurée : voir CEL 2, s.u. expergfigure im17sc?. N. G.

34??????. — Ch. de Lamberterie (dans Gering und doch von Herzen, p. 153-166) montre qu’il faut, pour cet hapax homérique, préférer la lectio difficilior ?????? et suivre les Anciens qui en faisaient un synonyme de ???? ou d’?????? : en effet, le sens de « suave » s’accorde parfaitement au contexte de séduction de ? 172, ainsi qu’à la phraséologie ultérieure en usage dans l’évocation des parfums. On doit aussi reconnaître une seconde attestation de l’adjectif chez Nicandre (Alexiph. 162, 181), où, qualifiant un vin (respectivement ???? et ??????), ?????? désigne soit un cru, soit un type de vin (doux et sucré) ; on ajoutera également au dossier le substantif ?????, fourni par les scholies de Nicandre, qui confirment ainsi la glose d’Hésychius ????? ? ????? ??????? (à corriger en ????? à la suite de Latte). — L’obstacle majeur au rapprochement de ?????? avec ???? est levé si l’on prend en compte la « loi de Lubotsky modifiée » (cf. Lamberterie, dans Aspects of Latin, p. 135-152, ainsi que CEG 8 s.uu. ??????, ????, ??????? et CEL 1 s.uu. pignus, signum) : on partira donc d’une racine *sweh2d- / *suh2d-, d’où, pour le degré e, skr. sv?date, gr. ??????, ????, ?????, etc., et, pour le degré zéro, formes en s?d- du sanskrit et du baltique, en face de l’alternance remaniée du grec *?h??- / *?hfigure im18?-. On peut expliquer la forme ?????? en la replaçant dans le cadre d’un système de Caland : on peut mettre en regard des adjectifs en -ú- (gr. ????, skr. sv?dú-) reposant sur *sweh2d-ú- et en -ró- (avest. xva?dra°, avec nasale secondaire), où la laryngale suivie de deux consonnes disparaît, si bien que *sweh2d-ró- aboutit à *swed-ró-. Au total, il y a de bons arguments pour reconstruire à la base de ?????? un étymon *sweh2d-nó-, d’où *swed-nó- (avec jeu de la « loi de Lubotsky modifiée »), que le grec, coutumier des échanges suffixaux (du type -??? / -????, -??? / -????), a éliminé au profit du seul ??????, lequel s’insérait dans le groupe hétérogène des formes homériques en -??????. N. G.

35???????, Eumée, nom du porcher d’Ulysse (nouveau lemme). — Il y a dans l’épopée des noms parlants comme ????? « Celui qui domine », ???????? « L’Ulcéré / Le Haï » < ?????????. Pour ???????, F. Bechtel a proposé le sens de « Qui fait bien son travail » et H. Mühlestein celui de « Qui recherche le bien », tous deux rapprochant ce nom de ??????? « rechercher ». Explication nouvelle et éclairante de P. Demont, REG 116, 2003, p. 377-385 : en l’absence d’Ulysse, Eumée est anxieux pour Télémaque comme le serait un père adoptif. En témoignent les paroles avec lesquelles il l’accueille à son retour du Péloponnèse en Od. 16, 23-29 : « Te voilà, Télémaque, ô ma douce lumière ! Je te savais parti pour Pylos et croyais ne jamais te revoir ! Entre, mon cher enfant (????? ?????) ». Or dans une inscription de Paros, IG XII 5, n° 199, apparaît un mot (hapax) ?? ?????, qui désigne les parents adoptifs (terme qui se relie à ???? « petite mère », hypocoristique de ?????). ??????? doit donc signifier « le bon parent adoptif » parce qu’en l’absence du roi d’Ithaque c’est lui qui a joué le rôle de père auprès de Télémaque. A. B.

36????? : « ce qui est établi par la coutume ». — Ni l’anthroponyme féminin ancien ?????? (IG XII 6, 2, n° 629, Samos, VI/Ve s.), ni le composé ??????-??????? attesté plus tard à Calymna (LGPN I, 3 ex., entre ca 200 et le Ier ap.) ne sont à rapprocher de ??????? « nombreux », en dépit de F. Bechtel, HPN, p. 200. ?????? est à comparer à l’anthroponyme féminin ????? (HPN, p. 565) ou aux masculins ?????? et ?????? (ibid., p. 199 et 202), sobriquets ou hypocoristiques des composés en ????-, comme ????-????? à Chypre (LGPN I), ou en -?????. La suffixation en -figure im19??, comme dans ???????figure im20 ou ??????, est tirée des masculins correspondants, du type ????????, cf. LGPN I, s. nn. ; la suffixation héritée de féminins est en -????, comme dans ???????, cf. P. Chantraine, Formation, p. 205, et O. Masson, OGS, p. 560. S. M.

37?????????, -? ou -??, -?? : « divin » (Hom. +). — Ét. : Autre solution chez M. Meier-Brügger, RPh 65, 1991, p. 183-184. Ce savant se demande si, en dernier ressort, au lieu de voir dans ????????? l’avatar d’un ancien *???-??-???-? « inspiré, énoncé par les dieux » < *dhh1s-skw-eto- (racine *sekw- « dire »), il ne faudrait pas plutôt donner au composé le sens de « rendu prospère par un dieu », ????????? qualifiant des abstraits tels que ??????? « richesse », ????? « chant », ??? « bruit » et ????? « peur » qui désignent des phénomènes que l’on peut concevoir comme provoqués par un dieu. Dans cette hypothèse, on partirait de *dhh1s-sph1-eto-, le grec attestant par ailleurs à travers ?????? < *???-??-?-? « id. » de l’existence non d’une forme abrégée de ?????????, mais d’un authentique composé déverbatif en *-i- reposant en définitive sur *dhh1s?sp(h1)-i- et dont la base verbale est garantie par hitt. i-špai- « être engraissé » < *°sp(e/o)h1-y(e/o)-. Le thème en *-i- est probablement représenté encore par l’adjectif véd. sphirá- « gros, gras, épais » (RV 8, 1, 23d), lequel est vraisemblablement issu de *sph1-i-ró- : détails des explications phonétiques chez Mayrhofer, EWAia II, p. 778 s.u. Voir aussi s.uu. ????? et ???????. P. R.

38?????? : « poutre transversale ; banc ». — Ét. : Le rapprochement avec ?????? est désormais bien établi. Voir infra s.u. ??????, avec référence à Lamberterie, Studies … Morpurgo, p. 236-253. N. G.

39?????? : « plainte funèbre, lamentation ». — Enregistrer le composé ????????? « aulète jouant lors des cérémonies funéraires, aulète de deuil » (pap., IIe ap.). M. S.

40?????? : « siège, fauteuil ». — Contrairement à Chantraine, qui, avec d’autres, fait de ?????? la forme la plus ancienne et invoque une métathèse pour myc. to-no = /thornos/ et la glose ??????, Ch. de Lamberterie (Studies … Morpurgo, p. 236-253) propose avec de bons arguments de renverser la perspective : si ?????? est attesté en grec syllabique dans le nom de métier to-ro-no-wo-ko (métathèse probablement spécifique au composé en -??????), les formes en ????- ne sont pas minoritaires, comme le prouve le dossier mycénien (to-no, to-no-e-ke-te-ri-jo, nom de fête dont le premier terme est à lire /thorno-/ et peut-être aussi e-to-ni-jo, s’il faut, avec J.-L. Perpillou, BSL 76/1, 1981, p. 225-230, le lire /enthornion/ et y voir un privilège associé à une dignité en relation avec un ??????) ; de même, la métrique homérique présente des formules comme # ??????? ?? ???? ????? // ou # ????? ?? ???? ????? //, qui ont toute chance de résulter du remaniement récent d’une formulation plus ancienne *… ?? ?? ?????. Par ailleurs, les données mycéniennes confirment qu’il s’agit d’un siège d’apparat, luxueusement orné, et réservé à des personnages de rang élevé ou à des divinités, ce qui indique une permanence sémantique remarquable, du IIe millénaire av. J.-C. aux emplois posthomériques. — Pour rendre compte de *??????, on ne renoncera pas au rapprochement avec la racine *dher?, mais on posera une formation à vocalisme o de la base élargie *dherh2-, soit *dhorh2-no-, où la laryngale disparaît en vertu de l’« effet Saussure » (cf. art. cit., p. 247-250 et, pour le grec, ????-??, ???-??, ???-??? en face de -?????-???, ????-???, ????-????, ainsi que CEG 9, s.u. ???????). Il est vraisemblable alors que ?????? résulte d’une métathèse induite par la proximité de ?????? et de ??????, pour lequel on continuera de poser *dhfigure im21h2-no-. N. G.

412 ??? : [col. B § A 1 Divers composés a)] : … ???-????? [sic] : rétablir une segmentation ????-????. — Le vocalisme du suffixe sigmatique de ???? étonne dans un premier membre de composé : il contredit ?????-????? et, en mycénien-même, e-te-do-mo = ?????-????? (voir F. Bader, Demiourgos, § 25). Mais un autre exemple serait désormais à envisager : TH Fq 126 où se lit sans interponction tu-wo-te-to = ???? ???? « a dédié une offrande » si, au lieu d’un pur accident graphique dans un syntagme à deux termes institutionnellement liés (cf. Pi. Ol. 7.42 ?????? ??????), on y voit une amorce d’univerbation par hypostase dans le même répertoire cultuel, précisément, que ????-????. Voir aussi sous ????. J.-L. P.

42??????? : « roseau, tige ». — Enregistrer les composés ???????????? (Ath., citant Hédylos, IIIe av.) « aulète jouant d’un instrument à un seul tuyau », et ??????????, même sens (Ath., pap., IIe ap.). M. S.

43????? : « corne ». — Enregistrer le composé ???????? « joueur d’aulos phrygien », l’un des tuyaux de l’instrument se terminant par une pièce en forme de corne (Archil. ap. Poll., VIIe s. av. ; Luc.) et son dérivé ???????? « sonnerie de l’aulos phrygien » (Corn., Ier s. av.) ; la forme ??????????, même sens, n’est attestée que par des glossateurs. Voir aussi s.u. ?????. M. S.

44?????? : « baguette ». — Sous ?????? « navette », à la suite de « nom de divers arbres, notamment du Populus tremula, tremble », ajouter : et en particulier de l’arbre de Judée, dont le nom scientifique Cercis siliquastrum L. reprend le terme grec, l’homonymie des deux espèces étant due à des rapprochements d’ordre morphologique (long pétiole du tremble, gousse effilée de l’arbre de Judée) et peut-être auditif (le feuillage du tremble s’agite en bruissant comme la navette qu’évoque le fruit de l’arbre de Judée) ; détails et illustrations dans EBA, p. 283-285. S. A.

45???figure im22??, ????????? « atteindre, toucher » (Hom. +). — Ét. : À la différence de ???????? « reculer, se retirer », proche pour le sens de v. ind. h?-, av. z?- « laisser, abandonner », germ. *g?n « s’en aller, aller », le rattachement de ???figure im23????, ????????? « atteindre, trouver » à la racine *figure im24heh1(y)- « laisser derrière soi, abandonner », admis sans discussion par les étymologistes, pose un sérieux problème sémantique. Or, une solution a été proposée par K. Hoffmann, Aufs., p. 223, pour un problème similaire dans cette même racine, celui des formes avestiques zaz- qui signifient « gagner » (formes que Bartholomae rattache à tort à haz- = v.ind. sah-) : « Since all the zaz-forms which mean “to win” fit in the paradigm of z?- (Ved. h?) “to leave”, we have to look out for a situation where “leaving” may have acquired the sense of “winning”. This is to be found in the noble sport of horse-racing, often alluded to by the Vedic poets and well known in the Avesta too. In horse-racing (as well as in foot-racing) “to leave behind (the rival)” means “to come in first, to win (the race)” ». Hoffmann rapproche une forme élargie de la racine, v. ind. h?s- « être en compétition », qu’il interprète comme une ancienne formation désidérative « to want to leave each other behind, to run for a prize ». — Cette solution paraît applicable au problème sémantique posé par le verbe grec : on partira d’une situation comme celle de la course de chars, Il. 23, 407 : ?????? ?? ???????? ???????? ???? ???????? qu’on entendra « laissez derrière vous (et non, avec P. Mazon, « rejoignez ») les chevaux de l’Atride, ne restez pas en arrière ». À vrai dire, cette interprétation du texte n’est pas assurée ; celle de Mazon est tout aussi satisfaisante en elle-même, et a l’avantage de correspondre aux autres emplois. Elle ne vise donc qu’à illustrer la valeur étymologique du verbe, qui est peut-être totalement oubliée. Le passage du sens de « laisser derrière soi » à « atteindre » a pu se réaliser à partir de la situation de la borne d’arrivée ????? qu’on « atteint » en la « franchissant » (d’où sa désignation à partir de la racine *terH- « franchir »), en la laissant derrière soi : ????? ????-. De là « atteindre » le terme d’une entreprise, le but qu’on s’est fixé (Il. 3, 291 ???? ?? ????? ???????? ??????) ; « rejoindre à la course » (des chevaux, ci-dessus ; un ennemi qui fuit, Il. 6, 228 ; un compagnon parti en avant, Il. 6, 341) ; « atteindre avec un projectile » (Il. 10, 370) ; « s’emparer de » (Il. 21, 128).

46Dans cette hypothèse, la concordance phraséologique entre grec et avestique est plus étroite que celle que relève Hoffmann entre avestique et védique : cette dernière se limite à l’existence de v. ind. h?s- « être en compétition », tandis que grec et avestique ont en commun le passage au sens de « gagner ». Toutefois, le grec se sépare de l’avestique sur un point : en avestique, le passage s’est réalisé par l’intransitivation, c’est-à-dire l’intégration du régime accusatif au contenu du verbe * [aspans] z?- « laisser derrière soi [les chevaux] », d’où « gagner la course ». En grec, la construction transitive doit être une conservation, celle de l’accusatif de RV 10, 124, 4b pitára? jah?mi « j’abandonne le père ». Or, cette rection ne peut être que récente, en face de l’ablatif de RV 7, 71, 1a ápa svásur u?áso nág jih?te « la nuit s’éloigne de sa sœur l’aurore », le verbe étant par ailleurs intransitif, comme le germanique *g?n. J. H.

47???? : « percevoir ». — Ét. : « avec un s mobile à l’initiale, on a ???????? », avec référence aux formes germaniques qui ont s-. Mais on peut faire l’économie du s- mobile supposé en grec dans ce groupe pour cette unique forme. En rappelant que le premier membre est sigmatique (????-) et que le vocalisme o du suffixe est celui de la forme simple et non celui de la composition (cf. ?????-?????), on admettra, plutôt qu’un composé, l’univerbation d’un syntagme d’origine rituelle, *???? ????. Voir aussi sous 2 ???. J.-L. P.

48????? : « frapper, tailler ». — Ajouter dans le DELG, p. 564b C. 1 ?????? : le nom de la ville d’Égypte ??????, transcription grecque de l’égyptien Gbt ou Kbt, est accentué ?????? dans la majorité des sources littéraires, ce qui va à l’encontre du système accentuel grec. Dans Topoi, Suppl. 3, 2002, p. 48-60, J.-L. Fournet propose de voir dans le basculement de l’accent sur la finale un rapprochement étymologique avec ??????, dérivé de ?????, à cause de la légende d’Isis qui, à Coptos, se serait coupé une boucle de cheveux en signe de deuil. Cette explication du toponyme avait déjà été donnée dans l’Antiquité (Plutarque, Scholie à Lucien). Jean Lydus, Sur les mois, IV, 5, met aussi en rapport le toponyme et le verbe ????? puisque, selon lui, les gâteaux appelés ????? (faits avec du sésame finement haché) tirent leur nom d’une spécialité de Coptos. Comme Naucratis et Canope (CEG 2 et 5), ?????? pourrait être la réinterprétation grecque d’un toponyme égyptien. G. H.

49?????, -???? « casque » (Hom., poètes, prose tardive). — Ét. : Le thème ?????- peut fournir un équivalent au germanique *harud-, nom de peuple (les Harudes de César et autres formes que cite Reichert, Lexikon der altgermanischen Namen, p. 421) employé également comme nom de personne ; équivalent exact, qui ne nécessite pas de recourir à un u d’épenthèse comme l’étymologie de Grimm adoptée par le RGA2 sous Charudes par G. Neumann, qui écarte le rapprochement proposé par Much avec le vieil-irlandais caur-, curad?. On peut donc, en postulant une désignation similaire à celle de Beowulf comme helm Scyldinga « casque des Danois » et à celle de Scyld « bouclier », reconstruire un nom du « casque » *korudh-, proche des diverses formes en *koru- mentionnées dans l’article du DELG, y compris du nom germanique du « cerf ». Le toponyme ???????? pourrait dans cette hypothèse correspondre à la forme germanique *harid- qui est à la base du nom de personne anglais Hæreð, E. Björkmann, Eigennamen im Beowulf, p. 51. J. H.

50????? : « noir sombre » (Hom. +). Se dit notamment du vin ou du sang. Rapproché du skr. mála- (n.) « saleté, immondice » (c’est là l’enseignement du DELG, p. 680), ce type fait penser au skr. cl. malin? f. (mot de gloss.) « femme qui a ses règles » (< *melh2-n-íh2) qui répond peut-être au gr. ???????. Le gr. ????? (< *???figure im25?-?) ne concorde pas avec le masculin malina- « sale, souillé » (tardivement attesté). En grec, le type flexionnel ?????, ???????, ????? est sui generis et le détail ne s’en laisse pas facilement entrevoir. C’est maintenant chose faite, si l’on en croit l’analyse de M. Peters, Untersuchungen (1980), p. 164, n. 112. Celui-ci pose un ancien masc. *????? (< *mélh2-?n) alternant avec un n. *???? (< *mélh2-figure im26) au niveau du grec commun. Le neutre aurait été étoffé en *????(?) et, sous la pression conjointe de ????? et de ???????, un type *???figure im27?-? aurait été substitué à l’ancien *?????. On peut désormais joindre au dossier le myc. ma-ra-pi pe-ko /malamphi perkos/ « tacheté de noir » (ainsi I. Hajnal, Stud. z. myk. Kasussystem [1995], p. 147 sq.). La forme ma-ra-pi refléterait un ancien instrumental *????(?)?? à degré zéro, mais avec réintroduction analogique de la nasale (l’étymon i.-e. sous-jacent serait donc quelque chose comme *m°lh2-figure im28-bhí(s) uel sim.). Il y a bien trace d’une laryngale dans le lette m?figure im29ns « noir » (< balt. *m?lna- < *melh2-n-ó-). R. G.

51?????? : « plein, rempli ». — Réputé sans étymologie selon Chantraine (DELG) et d’origine obscure pour Frisk (GEW), cet adjectif doit être considéré, à la suite de M. Meier-Brügger (« Rund um griechisch ?????? », HS 105, 1992, p. 240-242), qui reprend des suggestions plus ou moins affirmées de Curtius, Osthoff et Saussure, comme la lexicalisation d’un adjectif verbal en -tó- de la racine *med- : on posera donc *m°d-tó- > *med-tó- > gr. ??????. Du point de vue sémantique, il faut partir du sens proposé par Saussure (Recueil, p. 423), « qui a sa mesure de », « qui a son compte de », d’où « plein », en accord avec le sens premier de la racine *med-, dont le spectre sémantique va de « mesurer » à « se soucier de ». Pour les formes de cette racine, voir CEG 8 s.uu. ????, ???????, avec la référence à Ch. de Lamberterie, dans Aspects of Latin, p. 135-152, qui explique par la « loi de Lubotsky modifiée » les alternances radicales apparemment anomales. N. G.

52???????, ????, etc. « ouvrir ». — Les formes homériques posent des difficultés qui viennent d’être examinées par B. Forssman, in Sprachkontakt und Sprachwandel (2005), p. 105-115. Nous résumons les grandes lignes de la démonstration. La solution la plus simple, qui rend compte du plus grand nombre de formes, consiste à partir d’une base grecque *?????- / *????-, d’étymologie peu claire (si l’on cherche des correspondants i.-e., poser *h3weig- et rapprocher i.-ir. *waifigure im30- de skr. vej-/ vij- « tressaillir, palpiter »). La base ?????- apparaît dans l’infinitif lesbien ?????? (présent thématique) et dans ??????????? ? 455, à lire *??-?(?)????????. L’imparfait sans augment *??-?????? doit être à la base de ??????, et l’aoriste sigmatique sans augment ??-?????? se devine sous ?????? ; la graphie ?? doit être due à une transposition vocalique qui a affecté l’ionien et l’attique : les formes augmentées imparfait *???(?)???- et aoriste *???(?)???- ont dû passer à ?????- et ?????- (le second élément de diphtongue reste final, cf. ????? > att. ????). La forme d’aoriste ???? présente un vocalisme réduit récent, analogique du vocalisme du présent ??????? < *????-??-??, tandis que les formes contractes ??-???? et ??? doivent avoir été constituées à date récente à partir des formes d’imparfait et d’aoriste sans augment et à contraction ???- et ???- (< *?????- et *?????-). Enfin, pour l’expression ????? ??? ??????? « toutes (les portes) étaient fermées », qui a été très discutée (cf. DELG, p. 363), Forssman pense à un plus-que-parfait également récent formé sur la base contracte ???-, avec allongement vocalique en place de redoublement et consonne aspirée en fin de radical. On voit donc comment les différentes phases de l’épopée sont gravées dans les formes de ce verbe : phase antérieure aux contractions, puis phase postérieure à celles-ci. L’étude de Forssman illustre, dans le fond, le fait que la langue homérique n’a pas cessé d’évoluer jusqu’à la phase ionienne et que les poèmes eux-mêmes n’ont pas cessé d’évoluer. A. B.

53???? (???????) : « je porterai ». — Ét. : Ce thème verbal isolé en grec, et réputé sans étymologie, est rapproché par E. Tichy (Gl. 78, 2002, p. 179-202) de lat. ?tor « se servir », en partant d’une racine i.-e. *oit- (< *h3eit-) « prendre avec soi ». Analyse convaincante à tous égards, pour le sens comme pour la forme (???- < *???-?-). Sur le dossier latin, et notamment sur les formes archaïques attestées dans l’inscription du vase de Duenos (inf. oisi < *oit-si du type de esse, ?re, ferre ; imp. oit du type de es, ?, fer), voir la notice s.u. ?tor dans CEL 2. Ch. de L.

54????? : « instruments », d’où « armes ». — Des composés à second terme en -????? sont usuels dans le vocabulaire des gladiateurs : ???????? « compagnon d’armes » (inscr., IIe-IIIe ap., à Beroia et Philippopolis ; IBeroeae, 377), dont la formation est celle d’un nom de métier, mais qui se range à côté de l’adjectif bien plus ancien de sens analogue ???????? (Eur.) ; ????????, à l’origine « amateur d’armes » (Phalar., AP, VIe av.), mais à l’époque impériale « amateur de gladiateurs » (inscr., IIe-IIIe ap.), avec le dérivé ???????? « association d’amateurs de gladiateurs » (inscr., IIe-IIIe ap.). M. S.

55??????? : « roitelet ». — Le nom de cet oiseau, qui était de mauvais augure dans les noces (Euphorion apud Tztetzes ad Lycophr.) et auquel Pisthétairos exhorte à sacrifier un ?????? ??????? (« insecte à testicules », Ar. Av. 568), appartient à la famille de ????? (cf. article de Watkins cité ci-dessous s.u. ?????) ; il est avec ce mot dans la même relation que ???????? « pluvier à tête noire » avec ?????? « messager » ( : ????? « courir »). Les noms de ces deux oiseaux ont été employés comme anthroponymes : on connaissait en grec alph. ????????, ???????? (ou ?????????) ; on connaît maintenant myc o-ki-ro, interprété comme /Orkhilos/ par P. H. Ilievski (Mykenaïka [1992], p. 336), dont o-ki-ra /Orkhil(l)?s/ est une variante et o-ko peut être /Orkh?n/ une « Kurzform ». Cf. pour le détail « Anthroponymica Mycenaea : 1. Mykenisch o-ki-ro, alph.-gr. ??????? », Minos 35-36, 2000-2001, p. 431-443. J. L. G. R.

56?????, pl. ?????? : « testicules ». — Au dossier constitué par C. Watkins (BSL 70, 1975, p. 11-26 = Sel. Writ., p. 520-535) et enrichi par D. Petit (CEG 8 [2003], s.u.), on ajoutera pour le grec ????????? l’attestation dans Thphr., HP IX, 8, 8, du sens érotique « exécuter une danse lascive », dont Watkins (p. 18-19) conjecturait l’existence d’après les graffiti obscènes de Théra. Théophraste décrit en ces termes le cérémonial d’arrachage de la mandragore (réputée aphrodisiaque depuis la Genèse, I, 30, 14-17 ; d’après HP IX, 9, 1, utilisée « pour les philtres ») : pendant que l’un des opérateurs déracine la plante, il faut que l’autre « danse tout autour et prononce le plus possible de paroles érotiques » (????????????? ??? ?????? ?? ??????? ???? ??????????). Le contexte ne laisse pas de doute sur le caractère particulier de cette danse. S. A.

57Ajouter le nom d’oiseau ??????? « roitelet » (attesté comme anthroponyme en mycénien (o-ki-ro /Orkhilos/, cf. s.u.) et lit. efigure im31žilas « poulain ». Le nom mycénien o-ko peut être interprété comme /Orkh?n/ (: ?????), du type de ????? (??? « nez »). Sur la coexistence de o-ko /Orkh?n/ et o-ki-ro /Orkhilos/ (: ?????), cf. ?????? et ???????? (: ?????? « petit cochon ») ou ?????(?)?? et ????? (: ????? « vin »). Cf. Minos 35-36, 2000-2001, p. 435-436. J. L. G. R.

58????? : « sillons ou fossés par lesquels on tire les bateaux échoués vers la mer ». Hapax de l’Iliade (2, 153), expliqué par Eustathe comme ???? ? ???? ??????, ????????? ????, ??????????? ??? ????????), ce mot est traditionnellement rattaché à ?????? « creuser », voire à ????? « distance » (cf. ????). En partant d’une racine *h3eru- dont *h3orw-ó- serait un nom d’agent (*« celui qui creuse »), qui aurait un pendant en louv. cunéiforme figure im32arfigure im33a- « chemin » (H. Craig Melchert, per litteras), le rapport avec ?????? (et ???????? « tranchée ») de *oru-k- est certes possible, mais ????? se laisse mieux expliquer comme *worw-ó- « qui tire (scil. les bateaux) », c’est-à-dire par un nom d’agent du type CoC-ó- formé sur la même racine que ???? « tirer » (en l’occurrence un bateau vers la mer ou à terre), synonyme de ????. On peut partir de *werHu- (cf. *wr?- métathèse de *wrHu-C- dans le parf. ???????), avec dans *worHw?ó- disparition de la laryngale selon l’« effet Saussure ». Cette interprétation s’accorde avec la phraséologie, cf. hom. ??? ???????? ????????? ??? ??? (Il. 1, 141) et ???? ?? ???? ????? ??????? (Il. 2, 181). ????? (oxyton) et ???? se trouvent dans le même rapport que ????? « machine pour tirer des bateaux » (aussi « trace » : lat. sulcus) et ????. On rappellera le parallèle sémantique de ????????, ??????? nomen instrumenti (« construction fixe de pierre et de bois » pour pêcher dans une rivière cf. B. Helly, Verbum 10, 1987, p. 73) correspondant à ?????? (Hom.), (?)????? « faire aborder (un bateau) » (cf. Katà diálekton, AION 19, 1997, p. 545 sq.). Pour le détail, voir « Homerisch ????? “Kielfurchen, Landgräben” (*figure im34orfigure im35- “der Ziehende”) und ???? “ziehen”, gr. ????? und ????, ???????? und hom. ?????? », dans Per aspera (2004), p. 145-154. J. L. G. R.

59??????? : « fixer, rendre solide ». — Parmi les dérivés à vocalisme long, le DELG cite ????? avec le sens de « “cage à oiseaux” pouvant servir de piège » (Ar., Ois. ; Arist., HA), auquel on ajoutera celui de « consoude » dans le vocabulaire botanico-pharmacologique (Diosc. IV, 10 : ????????… ?? ?? ?????? ??????? ; Ps.-Apul. 59, 19 : a Graecis dicitur sinfitum … alii pecte). Il s’agit d’une plante (Symphytum spp.) dont le rhizome visqueux a été très utilisé en médecine antique et médiévale pour cicatriser les plaies et consolider les fractures. En tant qu’engin pour capturer les oiseaux ou substance végétale propre à souder les tissus lésés, ? ????? doit s’entendre comme « celle qui fixe » et s’analyser comme adjectif verbal substantivé de sens actif. Le sens passif usuel de ?????? « fixé, figé » se reconnaît dans le nom dorien ????figure im36 (Théoc. ; AP ; pap.) d’un fromage fait de lait caillé. (Malgré LSJ, s.u. ?????? 2, il n’y a pas lieu de rapprocher ????? = ???????? du qualificatif ?????? « fiché en terre » que Théophraste applique [HP VII, 4, 11] à l’ail multiplié par plant de caïeux : la consoude est une espèce sauvage, et non « plantée »). La possibilité bien connue d’un double emploi, transitif et intransitif, de l’adjectif en -??? (Chantraine, Formation, p. 306-307) se réalise ainsi pour ????? dans deux types de termes techniques. S. A.

60???, ?????, f. [nouveau lemme] : « roseau ». — Ce terme, attesté dans une tablette de défixion de Camarine (SEG 27, 650 ; IIe s. av.), permet de comprendre la glose d’Hésychius ???? ? ??? ??????? ??? ???? ?? ???? ????????? ?????????. On ponctuait autrefois devant ??????? en dégageant une forme *?????? isolée et laissée sans explication. L’apparition de la forme épigraphique a levé tous les doutes sur la lecture de cette glose. Voir L. Dubois, Inscriptions grecques dialectales de Sicile, Rome-Paris, 1989, n° 126 et p. 139. M. S.

61????????? (hapax absent du DELG). — L. Casson, « Periplus Maris Erythraei 36 : teak, not sandalwood », CQ 32, 1982, p. 181-183, étudie la mention de ????? ???????? (sic) parmi les bois d’œuvre exportés de Barygaza (N.?O. de l’Inde). Il écarte la correction ?. ?????????? « du bois de santal », maintes fois adoptée depuis Saumaise, en démontrant que le terme grec emprunté à skr. chandana « bois de santal » est ???????? (Cosmas Indicopleustes, 11. 445 D) et non *???????? uel sim. ; la base de dérivation à laquelle le suffixe grec de matière -ino- a été ajouté est en réalité un nom indien du teck, cf. skr. ??ka-, hindi s?g?n, marathi s?y (avec l’adj. s?gal? « de teck »), voir KEWA III, p. 321. LSJ Revised Suppl. (1996) entérine la lecture de Casson ?. ????????? (reprise dans son édition du Périple, Princeton, 1989) et donne le lemme correct : « ?????????, ?, ??, of teak, ????? ?. cod. Peripl. M. Rubr. 36 ». S. A.

62????????? : « de fausse ébène, Dalbergia sissoo Roxb. », qualificatif de pièces de bois dans la même phrase du Périple, 36, que ?????????. Quoique le 1er -?- de ????????? soit exponctué dans le ms., Casson conserve cette forme, en s’appuyant sur arabe sasam, hindustani s?s?, sh?sham (cf. déjà I. Gershevitch, « Sissoo at Susa », BSOAS XIX-2, 1957, p. 317-320). Enregistré comme mot nouveau dans LSJ Revised Suppl. (1996) s.u. ?figure im37?????, avec référence à Diosc. I, 129 (= I, 98, 1 Wellmann), où il est dit : « il y a des gens qui vendent pour de l’ébène du bois d’acacia (???????? … ????) ou encore de ce qu’on appelle la fausse ébène » (si on corrige en ???????? les leçons des mss. ???????? / ???????? / ????????). Le qualificatif ???????? « de sésame » et sa variante avec iotacisme ???????? ne convenant pas à ????, Wellmann a retenu ????????. Mais l’adjectif de matière dérivé de ????????? « mûrier » est ?????figure im38????? (cf. DELG s.u.) ; d’autre part, le mûrier noir étant couramment cultivé en Grèce dès le IVe siècle av. (Thphr., etc.), on ne s’expliquerait ni l’importation de son bois ni l’emploi de ?????????? pour en présenter la dénomination (???????? ????????? ????). Voir aussi les critiques de Gershevitch (p. 317-318) sur le rapprochement proposé par Thompson entre akkadien musukkannu et gr. ????????? « mûrier », confirmées par l’identification de musukkannu avec la fausse ébène dans K. R. Maxwell-Hyslop, « Dalbergia sissoo Roxburgh », Anatolian Studies 33, 1983, p. 67-72 (p. 71, traduction de Diosc., loc. cit. : « some merchants used to trick their customers by selling them sissoo or acanthus wood for ebony »). S. A.

63?????? : « bouleau ». — Supprimer dans le DELG « arbre de Judée, Cercis siliquastrum (Thphr.) », identification proposée en un temps où l’on ignorait l’existence du bouleau en Grèce du Nord et aujourd’hui périmée (détails dans n. 15 à Thphr., HP III, 14, 4 [CUF, 1989]). En grec ancien comme en grec moderne, ??????, d’étymologie inconnue, correspond à Betul pendula Roth. Pour l’arbre de Judée, voir la note s.u. ??????. S. A.

64?????, -??? : « caverne, grotte » (Hom. +). — Ét. : En s’appuyant notamment sur le dat. sing. ???? (Il. 18, 402, etc.) et sur les dérivés ???-????? (Pl. +) et ???-???? (Arist. +) qui présupposent l’existence d’un ancien *speh1-lo- et dont C. J. Ruijgh, Élément achéen, p. 127, avait déjà signalé la possible antiquité en faisant remarquer que la syllabe ???- de ???-? est employée au temps fort chez Hés. Th. 297, M. Meier-Brügger, RPh 65, 1991, p. 179-184, propose de partir d’une rétroversion mécanique *spéh1-(e/o)s- dans laquelle il identifie la racine *speh1- / *sph1- « engraisser, prospérer » qu’il retrouve, 1) avec une prothèse vocalique et un élargissement *-i-, dans le verbe hitt. i-špai- « être engraissé » < *°sp(e/o)h1-y(e/o)? (cf. Oettinger, SHV, p. 466 sq. ; Melchert, SHHP, p. 101 et 150 ; Puhvel, HED, II, p. 431, s.u.) ; 2) sans prothèse dans l’adjectif véd. sphirá- « gras » (cf. s.u. ?????????) et l’adjectif gr. ?????? « rendu prospère par les dieux » (cf. s.u. ?????????) ; 3) sans prothèse ni élargissement dans l’abstrait véd. sph?tí- f. « élevage, engraissement » dont la sourde aspirée est sans doute imputable à l’s- initial de la racine (cf. Hiersche, Tenues, p. 162 sq. et p. 190 sq. et Mayrhofer, EWAia II, p. 776-777, s.u. SPH?- avec la liste des solutions proposées), mais également, entre autres, dans v.sl. sp?ti et vha. gi-spuoten « aboutir, réussir » (autres formes citées chez Mayrhofer, ibid.) ainsi que dans lat. sp?s « espérance, attente d’un événement heureux » (cf. CEL 3, s.u.) et prosper « qui vient bien, qui prospère ». On s’attendrait donc à ce que le neutre sigmatique à valeur passivo-résultative (cf. Chantraine, Formation, p. 418 sq.) *spéh1-(e/o)s- signifiât *« gonflement, épaisseur » ou *« fait de prospérer ». Ces divers sens n’étant plus attestés, il faut postuler une filiation *« gonflement » > « grotte, caverne » en admettant que, comme dans la racine *figure im39euh1- / *figure im40uh1- (sur laquelle voir en dernier lieu LIV, p. 339, s.u. *figure im41figure im42eh1), le « gonflement » peut aussi bien être vu de l’extérieur (cf. ???? « gonflement, vague de la mer ») que de l’intérieur (cf. ???? « creux, cavités », Hsch. ? 3546 Latte, et les syntagmes ???? ??????? « grotte creuse », Il. 18, 402, etc., et ?????? ?????, Od. 12, 84, etc.). Voir aussi s.u. ???????. P. R.

65?????? : « tombeau », à l’origine « tumulus funéraire » (terme repris en ce dernier sens dans le lexique archéologique du grec moderne). Ajouter à la liste des composés ????????? « aulète pour les funérailles » (D. Chr., Gal., El.). M. S.

66???? : « eau ». — Parmi les composés formés sur le radical ???-, enregistrer la famille de ceux dont le deuxième terme est formé sur ????? : ???????? « orgue hydraulique », instrument inventé par Ctésibios probablement au IIIe s. av. sous Ptolémée II Philadelphe (Héron, Philon, Athen., III-IIe s. av.) ; ???????? « joueur d’orgue hydraulique » (inscr., Ier s. av.) ; ????????, même sens (pap., IVe s. ap.) ; l’adj. ?????????? « relatif à un orgue hydraulique » est attesté par le calque latin de Vitruve (puis chez Pline l’Ancien et Suétone), à propos d’orgues hydrauliques, avant de l’être en grec chez Athénée. M. S.

67?????? : « tisser ». — Ajouter aux formes nominales l’adjectif ??????? « de tissu blanc », qui s’applique à des vêtements : c’est un composé possessif de ??? (ce qui indique que ??? est ancien et n’est pas nécessairement un déverbal de ??????) et non un adjectif en -??? sur le thème ????- de ???????, cf. RPh 78/2, 2004, p. 257-263. Le doublet métrique ???????? est formé d’après ??????? / ????????. Voir aussi s.u. ???????. C. L. F.

68????? : « danse, groupe de danseurs, chœur ». — Parmi les composés, enregistrer ???????? « aulète avec chœur » (Plut., inscr., Ier s. av.), remplaçant les expressions plus anciennes ??????? ??????? ou ??????? ???? ?????, avec le féminin ???????? (inscr., Ier s. ap.), ainsi que le verbe correspondant ???????? (Str.). Sur le même modèle ont été formés ???????????? « cithariste avec chœur » (inscr., ép. imp.), avec le nom d’agent *??????????????, attesté par un calque latin chez Suétone (la spécialité pourrait n’être apparue qu’à l’occasion des Jeux Capitolins de 86 ap.). Le verbe dénominatif ???????????? (Macr.) reste isolé ; la forme est tenue pour douteuse par le Thesaurus Linguae Graecae. Ajouter à la série ??????????? « harpiste avec chœur » (inscr., IIe s. av.). M. S.

Index des CEG 1 à 10

69Deux noms reliés par un trait d’union indiquent une notice qui a été rédigée conjointement par deux auteurs. Deux noms séparés par une virgule indiquent une notice dont une partie a été rédigée par un auteur et l’autre par un autre. — On peut également trouver les notices des numéros 1 à 3 dans le Supplément du Dictionnaire étymologique de la langue grecque de P. Chantraine (Paris, Klincksieck, 1999). — La table des signataires des notices figure à la fin de cet index.

70Le chiffre renvoie au numéro de la CEG et les initiales au(x) signataire(s).

?tableau im43????3, F. B.
??????4, A. B.
???3, A. C.
?????????6, A. B.
????????6, J. M.-G.
??????1, J.-L. P.
???-1, J.-L. P.
??????2, M. E.
?????????5, A. B.
??????, ???????5, A. B.
??????2, J. T.
?????5, J. T.
??????10, N. G., Ch. de L.
??????6, S. M.
?????2, J. T.
????8, P. R.
?????3, Ch. de L.
?????7, S. M.
???2, L. D.
???????1, Ch. de L.
??????3, S. M.
1 ?????1, J. T.
????????1, A. B.
???1, J. T.
a-ja-me-no4, A. B.
?????4, J. J. – F. S.
???????4, A. C.
?????2, L. D.
10, A. B.
????3, S. A.
????6, J. J. – F. S.
???? ????????4, D. A.
???????9, M. S.
?????1, A. B.
?????, -?, -??10, J. H.
???????10, J. H.
???2, Ch. de L.
?????3, F. B.
??????????8, R.V.
??????4, Ch. de L.
?????3, S. M.
1 ???2, M. E.
7, S. M.
????7, S. M.
??-4, S. A.
??????1, G. H.
????????????3, J.-L. P.
??????1, G. H.
??????2, M. E.
???????6, J. M.-G.
????2, Ch. de L.
?????9, M. S.
?????1, Ch. de L.
2 ????2, F. S.
7, S. M
2 ????4, J. J. – F. S.
?????2, Ch. de L.
???????9, P. R.
??????9, N. G.
?????2, Ch. de L.
?????3, N. G.
????2, J. T.
???????????1, S. A.
???????2, L. D.
????1, J.-L. P.
???3, N. G.
6, G. H.
?????6, S. A.
????9, C. L. F.
????2, L. D.
9, P. R.
??????, ?????2, J.-L. P.
??????8, S. M.
????????4, C. D.-L.
??????5, M. E.
?????????2, A. B.
????????5, C. D.-L.
??????1, Ch. de L.
????1, Ch. de L.
?????????5, M. E.
????????6, S. A.
?????????1, A. B.
????8, S. M.
10, M. E.
a-na-to (s.u. a-ja-me-no)4, A. B.
??????2, L. D.
5 et 8, S. M.
???????2, A. B.
??????4, G. N.
??????2, Ch. de L.
???3, 8, S. M.
?????9, A. B.
???????9, A. B.
??????1, A. B.
???????? (s.u. ????????)4, A. B.
??????4, Ch. de L.
???9, A. B.
???????? (s.u. ??????)4, A. B.
???9, C. L. F.
????????7, S. M.
??????2, M. E.
?????1, Ch. de L.
??????? (s.u. ???????)10, C. L. F.
??????, ???????2, M. E.
????2, L. D.
8, S. M.
?????6, S. A.
??????5, S. M.
6, S. A.
????1, Ch. de L.
????7, N. G.
??????9, S. A.
?????6, N. G.
????2, L. D.
????3, J.-L. P.
?????????5, S. M.
??????????7, N. G.
?????10, M. S.
???????7, P. R.
???????10, P. R.
???????????5, M. E.
????????2, A. B.
???????2, M. E.
??????????5, S. A.
?????????1, M. Bi.
9, J. M.-G.
a3-te (s.u. a-ja-me-no)4, A. B.
?????????9, A. B.
?????????1, A. B.
3, F. B.
?????????5, S. M.
????????6, M. E.
????5, G. B.
????????3, A. C.
????????3, F. B.
????7, M. S.
?????10, M. S.
????2, B. J.
????10, Ch. de L.
?????5, Ch. de L.
?????7, N. G.
??????2, J. T.
????3, Ch. de L.
????(?)??4, A. B.
????(?)???4, A. B.
?????2, L. D.
????2, F. S.
?????2, B. J.
?????1, N. G.
???????10, S. M.
?????10, S. M.
?????4 et 8, S. M.
1 ???????1, S. A.
2 ???????1, S. A.
????????5, Ch. de L.
?????8, A. B.
?????9, S. M.
?????8, P. R.
????????9, S. A.
???????9, S. M.
???????8, P. R.
?????1, Ch. de L.
????5, M. E.
?????, ??????3, A. B.
?????????5, Ch. de L.
????????5, S. M.
?????2, N. G.
??????????1, S. A.
??tableau im44??, ??tableau im45??9, S. M.
???????2, F. S.
?????????6, S. M.
?????5, S. M.
?????6, S. A.
?????3, F. B.
?????? (s.u. ?????)3, F. B.
????????1, N. G.
??????1, N. G.
???????6, S. A.
??????2, Ch. de L.
??????4, S. M.
?????10, N. G.
????1, Ch. de L.
7, N. G.
?????7, A. B.
?????6, P. R.
???????4, J.-L. P.
??7, S. M.
8, M. S.
?????8, R. V.
?????1, Ch. de L.
?????8, S. M.
????????3 et 8, S. M.
9, S. M.
??????7, S. M.
?????????3, M. Br.
???????3, M. Br.
10, N. G.
?????????3, M. Br.
?????8, P. R.
??????, ???????4, S. A.
?????4, S. M.
???????1, N. G.
????7, P. R.
?????9, F. B.
?????5, A. B.
??????8, S. M.
??????5, Ch. de L.
????1, Ch. de L.
?????2, S. A.
4, S. M.
????????1, Ch. de L.
7, S. M.
?????9, M. S.
?????8, P. R.
????????8, S. M.
?????10, M. E.
??????4, O. H.
?????1, Ch. de L.
???????8, A. B.
??????7, P. R.
?????6, Ch. de L.
????9, S. M.
????2, B. J.
7, A. B.
????????3, S. M.
????????3, A. B.
????1, Ch. de L.
????????1, Ch. de L.
6 et 8, S. A.
?????6, Ch. de L.
???????1, Ch. de L.
8, D. P.
1 ???7, S. M.
?????2, L. D.
???5, Ch. de L.
??????6, S. M.
???????3, A. B.
??????2, M. E.
????2, Ch. de L.
???????1, A. B.
?tableau im46??, ?????, ?????5, N. G.
????????3, N. G.
6, A. B.
????5, Ch. de L.
???????7, N. G.
?????2, B. J.
??????5, G. B.
????8, Ch. de L.
??????2, L. D.
4, A. B.
?????????7, S. M.
?????3, Ch. de L.
????4, M. E.
?????????5, C. D.-L.
??????6, G. H.
????2, Ch. de L.
??4, C. L. F.
????4, C. L. F.
?, ?4, D. P.
??????4, D. P.
?????4, A. B.
???????????8, M. S.
?????3, Ch. de L.
??????10, N. G.
??????4, J.-L. P. – Ch. de L.
???2, M. E.
???, ???3, S. M.
??????10, N. G.
????9, P. R.
??????3, N. G.
?????4, D. P.
????4, D. P.
?????2, Ch. de L.
??????3, S. M.
6, Ch. de L.
?????1, A. B.
?????????2, S. A.
???????????6, N. G.
????4, F. B.
?????????5, M. E., Ch. de L.
????8, P. R.
2 ????5, Ch. de L.
?????8, P. R.
?????voir ???? 4, D. P.
??????6, Ch. de L.
?????9, M. E.
????7, Ch. de L.
2 ?????2, S. A.
???????5, S. A.
???????, ??????2, Ch. de L.
???????8, N. G.
???????1, S. A.
?????????1, Ch. de L.
???????????5, A. C.
?????????3, S. A.
????3, N. G.
????????2, M. E.
?????????1, A. B.
??????2, Ch. de L.
???????2, Ch. de L.
7, M. S.
????3, S. M.
??????6, M. Br.
??????3, O. H.
?????7, A. B.
??????2, J.-L. P.
3, S. M.
?????????4, F. B.
?????????2, S. A.
????????7, A. B.
??5, R. V.
???6, M. E.
?????9, S. M.
???????9, A. B.
???????2, A. B.
??tableau im47????1, J. T.
?????????3, M. E.
????8, P. R.
????4, S. M.
???-8, R. V.
??????7, M. E.
8, R. V.
??????7, M. E.
?????2, L. D.
??????3, S. A.
??????, ??????3, N. G.
?????4, S. M.
5, C. D.-L.
?????????4, S. A.
??????8, M. S.
?????7, A. B.
??????9, N. G.
???????2, J.-L. P.
??????9, S. A.
??????2, M. E.
????5, N. G.
????1, Ch. de L.
?????5, S. A., N. G.
???????9, F. B.
????5, C. D.-L.
??????2, M. E.
?????2, Ch. de L.
???????4, D. P.
?????2, Ch. de L.
??????1, Ch. de L.
????4, D. P.
????1, Ch. de L.
9, A. B.
?????7, P. R.
???????10, A. B.
???????1, A. B.
???????3, M. E.
4, D. P.
???????8, M. E.
?????????8, P. R.
???, ????4, D. P.
????3, M. M.-B.
???????3, A. B.
??????9, S. A.
??????7, N. G.
1 ???8, J. M.-G.
2 ???9, F. B.
????????4, A. B.
???4, A. B.
???7, X. T.
????????8, M. S.
?????1, A. B.
?????4, A. C.
?????6, A. B.
???????1, Ch. de L.
4, S. M.
???4, S. M.
???9, S. M.
???? (s.u. ????)4, D. P.
7, S. M.
??????6, Ch. de L.
???????5, F. B.
???7, P. R.
???????5, F. B.
????5, N. G.
9, M. S.
????6, Ch. de L.
?????2, M. E.
????4, Ch. de L.
?????9, P. R.
????????9, A. B.
?????6, R. H.
????3, Ch. de L.
????2, M. Bi.
?????2, Ch. de L.
7, M. S.
??????8, P. R.
???2, L. D.
7, S. M.
????1, Ch. de L.
??????????2, L. D.
?????8, P. R.
???????, ????????4, N. G.
?????10, S. M.
?????, ?????4, N. G.
?????6, M. E.
????2, J.-L. P.
3, M. M.-B.
?????????4, A. C.
???????8, D. P.
???????2, Ch. de L.
?????????10, P. R.
?????????1, Ch. de L.
?????3, N. G.
???4, M. E.
??????6, S. A.
???????6, S. M.
??????10, N. G.
??????8, P. R.
??????10, M. S.
?????6, A. B.
??????10, N. G.
??????8, M. S.
???????3, N. G.
7, A. B.
?tableau im48?????5, S. M.
?????2, J. T.
????1, Ch. de L.
2 ???6, P. R.
10, J.-L. P.
????3, J.-L. P.
?????6, M. E.
?????2, L. D.
5, C. L. F.
7, M. S.
????1, Ch. de L.
2, J. T.
4, S. M.
tableau im49???2, L. D.
7, P. R.
??????2, L. D.
???????5, Ch. de L.
?????????3, Ch. de L.
?????5, S. M.
????1, Ch. de L.
tableau im50??2, Ch. de L.
????????7, R. V.
?????4, A. B.
?????9, N. G.
????2, Ch. de L.
??????2, Ch. de L.
8, G. H. – A. B
9, J.-L. P.
?????7, P. R.
?????7, N. G.
?????4, S. A.
????1, Ch. de L.
???????6, N. G.
?????4, Ch. de L.
???????10, M. S.
??????1, Ch. de L.
????????8, S. A.
???????, ???????5, G. H.
??????2, M. Br.
??????????9, M. E.
???????7, M. E.
????????6, S. A.
????????2, A. B.
?????5, M. E.
??????????1, S. M.
?????????5, C. L. F.
??????3, J.-L. P.
???????1, A. B.
??????2, J.-L. P.
6, S. A.
??????8, N. G.
??????6, G. H.
????????5, C. L. F.
???????5, M. S., J. L. G. R.
???????7, M. S.
?????????4, N. G.
?????10, M. S.
??????5, S. M.
??????10, S. A.
?????6, M. E.
????????6, N. G.
??????6, N. G.
?????3, S. M.
??????2, M. E.
?????1, Ch. de L.
?????????2, Ch. de L.
???tableau im51??, ?????????10, J. H.
?????5, S. M.
7, P. R.
??????7, Ch. de L.
?????9, S. A.
?????1, Ch. de L.
9, N. G.
???????6, S. M.
????????8, S. M.
????10, J.-L. P.
????????3, S. M.
????????5, S. M.
??????7, A. B.
?????6, N. G.
????????6, N. G.
??????6, N. G.
?????????4, S. A.
??????5, M. E.
???????6, N. G.
??????, ??????9, S. M.
?????, ???????9, S. M.
??????7, S. M.
????1, Ch. de L.
???????5, S. M.
?????2, Ch. de L.
?????1, Ch. de L.
?????10, G. H.
??????1, Ch. de L.
?????4, J. J. – F. S.
?????, -????10, J. H.
??????7, S. M.
?????2, M. E.
?????????1, G. H.
?????3, J. M.-G.
??????2, S. A.
?????????3, N. G.
??????2, G. H.
?????2, L. D.
8, M. S.
??????1, Ch. de L.
???????5, S. A.
?????9, M. S.
???????5, S. A.
?????2, Ch. de L.
??????????2, D. A.
??????4, S. M.
???????4, A. B.
??????4, S. A.
?????1, Ch. de L.
??????2, N. G.
??????3, Ch. de L.
6, M. Br.
????????2, M. E.
?????1, Ch. de L.
????8, S. A.
??????7, A. B.
??????2, M. E.
????????7, S. A.
??????2, M. E.
?????4, A. B.
????4, M. E.
8, M. S.
?????5, C. L. F.
6, A. B.
8, S. M.
????2, Ch. de L.
????8, A. B.
????????????6, A. B.
???????1, J.-L. P.
???????6, G. H.
??????????3, Ch. de L.
???????3, S. M.
7, P. R.
???????5, P. R.
???????7, J. M.-G.
??????4, A. B.
?????????9, M. S.
???????4, J.-L. P.
????4, S. M.
??????5, Ch. de L.
?????1, S. M.
?????7, A. B.
????4, Ch. de L.
1 ??????5, Ch. de L.
2 ??????5, Ch. de L.
??????7, A. B.
2 ???5, Ch. de L.
????????7, P. R.
?????6, G. H.
??????8, P. R.
????????6, N. G.
8, N. G.
1 ???????7, Ch. de L.
??????8, S. M.
???????5, Ch. de L.
7, M. M.-B.
????7, S. A.
2 ????1, M. Br.
????8, J. M.-G.
?????5, Ch. de L.
???4, S. M.
?????8, S. M.
?????4, S. A.
???????8, S. M.
????????7, A. B.
???????9, P. R.
???????3, A. B.
????????9, P. R.
?tableau im52???8, S. M.
?????5, S. A.
???????2, M. E.
??????tableau im53???3, A. C.
??????1, A. B.
????1, A. B.
?????6, M. E.
??????8, S. M.
????????8, P. R.
?????7, P. R.
????8, N. G.
?????9, F. B.
?????10, R. G.
????????2, Ch. de L.
????6, S. M.
???(?)???(?)3, Ch. de L.
???????5, J. L. G. R.
??????10, N. G.
1 ?????2, J.-L. P.
1 ??????9, S. A.
2 ??????9, S. A.
???????8, N. G.
1 ?????3, S. A.
?????3, S. M.
??????6, S. M.
7, J. M.-G.
?????8, S. A.
????????7, A. B.
????2, M. E.
?????3, S. M.
??????9, Ch. de L.
????????2, M. E.
??????3, S. M.
?????1, M. Bi.
????7, S. M.
1 ???5, S. A.
??????6, M. E.
??????5, S. M.
?tableau im54?6, M. E.
????8, A. B.
??????1, Ch. de L.
4, F. B.
??????7, A. B.
??????3, S. M.
??????5, S. M.
????2, L. D.
????7, S. M.
???tableau im55?5, P. R.
????2, Ch. de L.
??????3, Ch. de L.
????3, Ch. de L.
????5, A. B.
???1, Ch. de L.
????5, G. B.
?????5, Ch. de L.
?????6, G. H.
???????5, R. V.
???6, M. E.
????????4, Ch. de L.
6, A. B.
?????4, Ch. de L.
????5, Ch. de L.
???6, Ch. de L.
????5, S. M.
7, S. M.
????5, Ch. de L.
???????, ????10, A. B.
????2, Ch. de L.
?????2, B. J.
5, A. C.
7, S. M.
????5, A. B.
?????7, Ch. de L.
???2, Ch. de L.
????10, Ch. de L.
????6, M. S.
????9, C. L. F.
??????1, Ch. de L.
??????5, M. S.
??????7, A. B.
?????????8, D. P.
???????9, N. G.
?????7, A. B.
???????7, Ch. de L.
?????2, Ch. de L.
8, S. M.
??????2, Ch. de L.
????5, N. G.
????6, N. G.
????1, Ch. de L.
????4, S. M.
?????1, Ch. de L.
??????2, L. D.
1 ??????1, J. T.
2 ??????1, J. T.
?????10, M. S.
?????2, Ch. de L.
?????6, R. H.
8, Ch. de L.
?????6, S. M.
?????????3 s.u. ?????, A. B.
??????????7, A. B.
???????8, S. M.
????8, Ch. de L.
????2, L. D.
?????5, Ch. de L.
????????2, J. T.
1 ????1, J. T.
2 ????1, J. T.
???????10, J. L. G. R.
?????8, D. P.
10, S. A., J. L. G. R.
?????2, Ch. de L.
???????2, Ch. de L.
??????7, S. M.
???5, Ch. de L.
?????9, Ch. de L.
????4, A. B.
9, Ch. de L.
4 ?????2, M. E.
?????10, J. L. G. R.
???8, S. M.
??????3, J.-L. P.
7, A. B.
1-3 ??????7, A. B.
?????4, S. A.
????1, J. T.
?????2, M. E.
???????5, Ch. de L.
????2, M. E.
?????1, N. G.
??????9, A. B.
????, ????, ?????6, Ch. de L.
?????9, P. R.
?????3, M. E.
?????9, M. S.
??????????9, P. R.
?????2, S. A.
??????4, M. M.-B.
?????5, Ch. de L.
?????7, S. M.
????8, Ch. de L.
???????4, S. M.
????????3, A. B.
???????5, Ch. de L.
??????????6, Ch. de L.
????????4, A. B.
???????4, O. H.
????8, P. R.
?????6, M. E.
???????6, Ch. de L.
???????9, Ch. de L.
????????3, A. B.
??????6, A. B.
?????????4, S. M.
???????10, S. A.
?????3, Ch. de L.
????????3, Ch. de L.
??????? (s.u. ????????)4, A. B.
??????? (s.u. ????????)4, A. B.
?tableau im56??2, J. T.
??????1, A. B.
?????3, A. B.
*????8, Ch. de L.
?????2, M. E.
7, N. G.
8, S. M.
?????9, S. M.
????1, Ch. de L.
???????2, J. T.
??????6, S. M.
8, P. R.
?????????6, J.-L. P.
?????5, R. V.
???????7 et 8, S. M.
?????????6, R. H.
????????1, Ch. de L.
2, J.-L. P.
??tableau im57?4, S. M.
???6, Ch. de L.
????????1, Ch. de L.
????????1, A. B.
????????2, L. D.
?????6, Ch. de L.
???????8, P. R.
????6, Ch. de L.
?????3, O. H.
??????3, O. H.
?????3, O. H.
????4, S. M.
5, M. S.
1 ?????1, S. A.
2 ?????1, S. A.
???6, M. S.
?????5, C. D.-L.
8, S. A.
?????2, Ch. de L.
?????2, M. E.
???5, G. B.
???????9, A. B.
???, ?????10, M. S.
????4, A. B.
??????3, S. M.
?????4, A. B.
?tableau im58?5, C. D.-L.
?????5, G. B.
7, M. S.
???????4, J. J. – F. S.
?????4, J. J. – F. S.
????5, M. S.
???????3, Ch. de L.
?????????10, S. A.
?????1, Ch. de L.
????3 et 6, Ch. de L.
??????6, N. G.
?????????10, S. A.
????????7, M. E.
????6, P. R.
???????8, S. M.
?????6, P. R.
??????9, S. M.
????????6, P. R.
??????10, S. A.
?????9, A. B.
?????5, A. B.
????3, J.-L. P.
?????2, L. D.
??????????3, S. A.
??????5, P. R.
???????1, N. G.
??????5, S. M.
???????????7, A. B.
???????????1, J. T.
????????5, C. D.-L.
????????2, J.-L. P.
4, J.-L. P.
?????6, S. M.
?????????9, S. M.
???????5, C. D.-L.
?????6, P. R.
??????4, S. A.
??????5, M. S., G. B.
?????10, P. R.
?????????8, S. M.
2 ??????5, M. S.
???????3, S. M.
??????5, C. D.-L.
???????1, N. G.
?????4, S. M.
??????2, Ch. de L.
??????2, J.-L. P.
??????2, J.-L. P.
?????5, P. R.
???????4, M. M.-B.
??????7, P. R.
??????8, P. R.
????????6, S. A.
????????6, S. A.
?????1, Ch. de L.
?????????1, A. B.
??????6, S. A.
??????6, N. G.
7, S. M.
??????1, J.-L. P.
?????????7, S. M.
?????5, S. A.
?????2, L. D.
??????????4, S. A.
??????9, S. M.
???????4, N. G.
????, ????2, M. E.
???4, S. M.
7, M. S.
???????8, P. R.
ta-ti-qo-we-u6, M. E.
?????5, P. R.
??????3, N. G.
????????3, M. E.
?????2, M. E.
????????1, Ch. de L.
?????9, N. G.
????????1, J.-L. P.
2, L. D.
????????4, O. H.
???????9, A. B.
?????6, A. B.
?????????3, F. B.
????????6, M. E.
??????1, Ch. de L.
4, S. M.
8, N. G.
???????3, M. E.
????8, S. A.
?????9, Ch. de L.
??????1, N. G.
?????9, A. B.
?????7, Ch. de L.
??????4, S. A., S. M.
??????9, Ch. de L.
??????9, Ch. de L.
??????7, A. B.
???????7, S. M.
??????2, J. T.
5, G. B.
????????4, N. G.
??????8, P. R.
?????2, L. D.
?????4, S. M.
?????4, N. G.
?????7, M. S.
???????????2, J. T.
??????2, L. D.
????????7, M. S.
??????????7, Ch. de L.
??????7, S. M.
???????1, J. T.
??????2, Ch. de L.
10, M. S.
?????3, A. B., S. M.
????????9, S. A.
?-2, J.-L. P.
?????2, J.-L. P.
?????2, J.-L. P.
4, M. M.-Br.
????7, P. R.
10, M. S.
????1, Ch. de L.
1 ????5, A. B.
2 ????5, A. B.
????????4, Ch. de L.
??????4, S. M.
?????1, Ch. de L.
??????1, Ch. de L.
??????10, C. L. F.
?????2, J.-L. P.
??????1, J. T.
???6, A. B.
2 ??????6, P. R.
??????8, S. A.
???????6, P. R.
?????8, S. A.
?????8, P. R.
????????, ????????4, A. B.
?????7, A. B.
???4, J. J. – F. S.
??????6, A. B.
?????3, Ch. de L.
??????????, ?????1, J. T.
?????3, S. A.
2 ??????2, S. A.
3 ??????1, J. T.
2, S. A.
??????2, J. T.
9, S. A.
??????1, Ch. de L.
????6, S. M.
????8, D. P.
???2, Ch. de L.
?????1, N. G.
???????7, S. M.
?????7, S. M.
?????5, M. E.
????????6, J. M.-G.
?????6, G. H.
??????????4, F. B.
???????2, A. B.
???????2, J.-L. P.
????7, R. V.
?????????????7, A. B.
?????6, S. A.
???5, N. G.
????????5, M. E.
????9, Ch. de L.
???????9, Ch. de L.
??????9, Ch. de L.
??????3, J.-L. P.
8, S. A.
???????2, J.-L. P.
?????7, A. B.
10, M. S.
??????4, S. M.
?????3, S. M.
????9, S. A.
????8, M. S.
*????5, S. M.
?????3, M. M.-B.
???????8, N. G.
*???3, A. B.
7, M. M.-B.
???????3, A. B.
?????7, S. M.
??????, ??????9, S. A.
?????3, N. G.
????????4, J. J. – F. S.
????6, A. B.
???????6, R. H.
6, A. B.
7, S. M.
9, S. M.
???2, L. D.
???3, S. M.
???3, S. M.
?????8, Ch. de L.
9, F. B.
2 ??6, Ch. de L.
4 ??6, Ch. de L.

Table des signataires des notices

A. B.AlainBlanc
A. C.AlainChristol
B. J.BernardJacquinod
C. D.-L.CatherineDobias-Lalou
Ch. de L.Charles deLamberterie
C. L. F.ClaireLe Feuvre
D. A.DominiqueArnould
D. P.DanielPetit
F. B.FrançoiseBader
F. S.FrançoiseSkoda
G. B.GuillaumeBonnet
G. H.GenevièveHusson
G. N.GünterNeumann
J. H.JeanHaudry
J. J.JacquesJouanna
J. L. G. R.José LuisGarcía Ramón
J.-L. P.Jean-LouisPerpillou
J. M.-G.JacquelineManessy-Guitton
J. T.JeanTaillardat
L. D.LaurentDubois
M. Bi.MichèleBiraud
M. Br.MichelBriand
M. E.MarkusEgetmeyer
M. M.-B.MichaelMeier-Brügger
M. S.MichelSève
N. G.NicoleGuilleux
O. H.OlavHackstein
P. R.PierreRagot
R.G.RomainGarnier
R. H.RenéHodot
R. V.RémyViredaz
S. A.SuzanneAmigues
S. M.SophieMinon
X. T.XavierTremblay

Notes

  • [1]
    Élaborée dans le cadre du Groupement de Recherche 1038 du CNRS (Linguistique grecque et comparative) par le Groupe de Recherche ROUENLAC (Linguistique ancienne et comparative, Université de Rouen) et la composante Linguistique grecque et grammaire comparée de la IVe Section de l’ÉPHÉ (Paris).
  • [2]
    Les titres ou abréviations qui ne sont pas mentionnés dans la présente liste figurent dans le DELG (p. 1357-1363 et 1444-1447) ou dans la CEG IV (p. 107-108), V (p. 286), VI (p. 161-162), VII (p. 142), VIII (p. 139-140) et IX (p. 179).

ABRÉVIATIONS ET BIBLIOGRAPHIE [2]

  • Amigues, Suzanne, Études de botanique antique. Mémoires de l’Académie des Inscriptions et Belles-Lettres, XXV, Paris, Diffusion De Boccard, 2002.
  • Aspects of Latin. Papers from the Seventh International Colloquium on Latin Linguistics. Jerusalem, April 1993, Hannah Rosén ed., Innsbruck, Insbrucker Beiträge zur Sprachwissenschaft 86, 1996.
  • Boyce, Mary, A word-list of Manichaean middle Persian and Parthian, Leiden, Brill, 1977 (= Acta Iranica 9a).
  • EBA : voir Amigues.
  • EWGP : voir Heidermanns.
  • Gering und doch vom Herzen = J. Habisreitinger, R. Plath, S. Ziegler (eds.), Gering und doch von Herzen. 25. indogermanistische Beiträge Bernhard Forssman zum 65. Geburtstag, Wiesbaden, 1999.
  • Hajnal, Ivo, Studien zum mykenischen Kasussystem, Berlin-New York, W. de Gruyter, 1995.
  • Heidermanns, Frank, Etymologisches Wörterbuch der germanischen Primäradjektive, Berlin – New York, de Gruyter, 1993.
  • Hoffmann, Karl, Aufsätze zur Indoiranistik. 3 Bde. Wiesbaden, 1975, 1976, 1992.
  • Hyllested, Adam, et alii (eds.), Per aspera ad asteriscos, Studia Indogermanica in honorem Jens Elmegård Rasmussen sexagenarii, Innsbruck, Institut für Sprachwissenschaft der Universität Innsbruck, 2004.
  • Illi?-Svity?, Vladislav Markovi?, Imennaja Akcentuacija v baltijskom i slavjanskom, Moscou, Izd. Ak. Nauk SSSR, 1963.
  • Meiser, Gerhard, und Hackstein, Olav (eds.), Sprachkontakt und Sprachwandel. Akten der XI. Fachtagung der Indogermanischen Gesellschaft, 17-23 September 2000, Halle an der Saale. Wiesbaden, L. Reichert Verlag, 2005.
  • Melchert, H. C., Studies in Hittite Historical Phonology, Göttingen, 1984.
  • New Sound : voir Vennemann (ed.).
  • Novalis Indogermanica. Festschrift für Günter Neumann zum 80. Geburtstag. Herausgegeben von Matthias Fritz und Susanne Zeilfelder. Graz, Leykam, 2002.
  • Oettinger, N., Die Stammbildung des hethitischen Verbums, Nuremberg, 1979 [Réimpression, Dresde, 2002].
  • Per aspera : voir Hyllested et alii.
  • Peters, Martin, Untersuchungen zur Vertretung der indogermanischen Laryngale im Griechischen, Vienne, Verlag des österreichischen Akademie der Wissenschaften, 1980.
  • Puhvel, J., Hittite Etymological Dictionary (HED), I (A) ; II (E/I) ; III (H) ; IV (K) ; V (L), Berlin – New York, 1984-2001.
  • Reichert, H., Lexikon der altgermanischen Namen, Vienne, 1978.
  • RGA2 = Reallexikon der germanischen Altertumskunde, edd. H. Beck et alii, Berlin – New York, 1976-.
  • SHHP : voir Melchert.
  • SHV : voir Oettinger.
  • Sprachkontakt : voir Meiser und Hackstein.
  • Studies … Morpurgo = J. H. W. Penney (ed.), Indo-European Perspectives. Studies in Honour of Anna Morpurgo Davies, Oxford, 2004.
  • Vennemann, Theo (ed.), The New Sound of Indo-European, Essays in Phonological Reconstruction, Berlin – New York, Mouton de Gruyter, 1989.
Publiée par
Alain Blanc
Charles de Lamberterie
Jean-Louis Perpillou
Pour citer cet article
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