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Dialogues d'histoire ancienne

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Sanctuaires et guérisons : Pierre Sineux face à l’Histoire

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Pierre Sineux nous a quittés brutalement en février dernier sans avoir eu le temps de produire son ouvrage de synthèse sur les rites d’incubation [1][1]  « Dormir, rêver peut-être… ». Recherches sur le rite..., retardé dans ses travaux par la présidence de l’Université, charge terriblement chronophage lorsqu’elle est assumée avec conviction, dynamisme et volonté d’ouverture, comme c’était son cas. Heureusement, outre son Amphiaraos, guerrier, devin et guérisseur, paru en 2007, nous disposons de plusieurs articles et contributions au fil desquels se dessine sa vision des rites liés à Asclépios et autres dieux guérisseurs, notamment l’incubation, vision fondée sur une remarquable analyse des documents écrits et des images, sur une excellente connaissance de l’historiographie et, enfin, sur un désir d’approcher au mieux ce que pouvaient penser et ressentir les Grecs.

Dieux guérisseurs et politique des cités

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Soucieux d’inscrire toutes les données cultuelles dans un cadre historique le plus précis possible, il montre que certaines innovations dans les mythes et les pratiques religieuses sont aussi à comprendre comme des témoins de changements politiques régionaux. Chemin faisant, cela lui a permis de mettre en valeur la place du religieux dans la vie des cités, et de donner aux documents exploités une nouvelle dimension. Cette orientation est particulièrement nette dans ses études sur le péan d’Isyllos, sur les sanctuaires d’Oropos et de Lébéna.

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L’examen rigoureux du péan d’Isyllos – 24 vers d’une inscription d’Épidaure datant de 300/280 – qui chante Apollon puis Asclépios, tous les deux invoqués par « Ié Paian », l’amène à y voir un texte de propagande : non seulement le poète insiste sur la nécessité de passer par le père, Apollon, pour s’adresser au fils, mais il recompose une généalogie d’Asclépios qui lui permet d’affirmer la primauté et la supériorité du sanctuaire d’Épidaure par rapport aux autres, notamment celui de Trikka en Thessalie. L’analyse du péan lui-même et du récit dans lequel il s’insère, son rapprochement avec le péan d’Érythrées, entre autres, et sa singularité par rapport à la tradition mythique montrent qu’il faut le comprendre comme une épopée à la gloire d’Asclépios, d’Épidaure et de l’aristocratie, avec une allusion au modèle spartiate qui symbolise alors la résistance au Macédonien. C’est ainsi que, sans s’éloigner du document qu’il commente, Pierre Sineux nous entraîne vers des vues nouvelles.

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Avec le sanctuaire de Lébéna, au sud de la Crète centrale, c’est dans un monde fort peu exploré qu’il parvient à pénétrer, et là encore le développement d’un culte mène à une étude des relations politiques. Il part d’une inscription du ii e siècle av. J.-C. qui mentionne des nakoroi sous l’autorité d’un hiarorgos, qui fait partie des cosmes (IC I, xvii, 21) ; il les identifie comme Gortyniens et constate qu’ils jouent un rôle important dans le sanctuaire de Lébéna : on leur doit le catalogue des guérisons, la réhabilitation de la source des Nymphes et la restauration « (d’un autel ?) des Nymphes et d’Achéloos » où les sacrifices perdurent. Un détour par d’autres sites et d’autres textes, témoignant de la même association entre Asclépios et les Nymphes – et accessoirement le dieu-fleuve Achéloos –, montre comment le dieu guérisseur a récupéré à son profit un site déjà associé à la purification et peut-être même à des guérisons ; mais il a maintenu le culte des divinités antérieures, intégrant même dans son sanctuaire un élément original qui leur est associé, le khoros, place consacrée aux chœurs et aux danses.

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Or ce lieu de culte, Gortyne, la puissante voisine intéressée depuis longtemps par la petite cité maritime, a voulu en prendre le contrôle. Et dans cette histoire qui s’insère dans les conflits de Crète centrale à la fin du iii e siècle, Pierre Sineux s’est trouvé confronté à une double version de la fondation du sanctuaire de Lébéna : alors que Pausanias affirmait que les Cyrénéens en étaient responsables, une inscription fragmentaire du ii e siècle [2][2]  F. Halbherr, « Iscrizioni cretesi », Mus.It., 3, 1890,... lui est apparue comme une narration de la fondation du sanctuaire au siècle précédent ; or, dans ce texte, l’origine du sanctuaire est attribuée à Épidaure. Pour mieux illustrer cette filiation, le catalogue des guérisons mentionne alors un Lébénéen soigné à Épidaure mais définitivement guéri à Lébéna. L’histoire politique permet de sortir de ce dilemme : Gortyne ayant pris le contrôle du sanctuaire a tout intérêt à le grandir en réécrivant son histoire ; il est donc affirmé que c’est Asclépios, le dieu d’Épidaure, qui a voulu ce sanctuaire et qu’il a été la première divinité installée en ce lieu, avec ses dons de guérisseur. Mais c’est probablement la version de Pausanias qui est la bonne, Lébéna se trouvant sur le trajet de Cyrène vers la mer Égée.

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Dans le même esprit, l’ouvrage sur Amphiaraos présente la complexité du mythe de ce personnage qui passe de la violence à la sagesse et à la justice : comment celui qui tuait et se battait pour s’emparer du pouvoir à Argos, s’accorde finalement avec Adraste pour partager le pouvoir et se trouve contraint de participer à l’expédition des Sept contre Thèbes alors que, devenu devin, il sait qu’elle est vouée à l’échec et qu’ils mourront tous, sauf Adraste. Le héros, lui, est englouti dans la terre près de Thèbes et il resurgit comme un dieu mais le lieu de son anodos est contesté ; les Thébains le revendiquent pour un sanctuaire oraculaire, tandis que les Athéniens privilégient la source de l’Amphiaraion d’Oropos. Pierre Sineux reconnaît que l’évolution du personnage reste mystérieuse, mais il nous montre comment elle est récupérée et développée par les Athéniens, ce dont témoignent Les Suppliantes d’Euripide (en 423/420) dans lesquelles Thésée célèbre les vertus d’un Amphiaraos vaillant et sage. Marquant leur hostilité à Thèbes, les Athéniens font de leur terre un lieu d’accueil du héros devenu dieu, avec deux sanctuaires aux confins du territoire, Oropos puis Rhamnonte et, plus tardivement, au cœur de la cité, sur l’agora d’Athènes. Une façon d’utiliser le dieu comme protecteur de l’ensemble du territoire.

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C’est après avoir ainsi posé les bases mythiques et politiques du culte d’Amphiaraos que Pierre Sineux développe l’évolution religieuse du sanctuaire d’Oropos qui privilégie sa fonction guérisseuse aux dépens de la fonction oraculaire des débuts, et qu’il analyse avec soin les rites liés à l’incubation et au rêve. Cette analyse le mène à admettre qu’il y a eu à Athènes une incontestable influence du culte d’Asclépios sur celui d’Amphiaraos, due au parallélisme des modalités de consultation, l’incubation et le rêve ; mais, si leur double introduction dans cette cité aux alentours de 420 s’explique en partie par l’inquiétude suscitée par la récente épidémie de peste, l’importance accordée à Amphiaraos reste liée aux conflits avec Thèbes.

Les rites dans les textes et les images

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Une analyse critique de toutes les informations sur les rites et à leur évolution dans le temps lui permet de mieux nous les faire comprendre. Là encore, l’Amphiaraion se révèle un terrain d’étude particulièrement fertile, encore qu’il soit plus documenté par l’image que par les inscriptions. L’abstinence portant sur le vin et le jeûne d’une journée – ou seulement des interdits alimentaires comme les fèves, peut-être sous influence pythagoricienne –, est une façon de placer le consultant en retrait du monde pour le contact avec le dieu. La question du rôle joué par l’eau, avec une étude précise des bâtiments qui lui sont associés, amène Pierre Sineux à constater une évolution avec, dans un premier temps, des ablutions rituelles préalables à l’incubation et, à partir de la seconde moitié du iv e siècle, des bains à but thérapeutique. Quant aux sacrifices précédant la consultation, il apparaît qu’ils restent très libres au iv e siècle, accomplis en compagnie du groupe familial, et destinés à faire entrer le consultant dans le domaine religieux, l’hosion. L’étude de toutes les figures sculptées sur l’autel du début du iv e siècle montre Amphiaraos associé à Hestia-Hermès (l’espace et le territoire), Apollon (divination), et différentes divinités liées aux eaux, telles les Nymphes et Pan, Achéloos et le Céphise (la vitalité de l’eau qui jaillit et s’écoule). Il est possible que, comme Asklépios à Lébéna, Amphiaraos se soit associé aux pouvoirs prophétiques et guérisseurs de divinités antérieurement installées.

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Enfin, parmi les préparatifs de l’incubation, l’éparkhè, la taxe préalable est attestée à Oropos, dans les deux inscriptions de 387/371 et de 366/350. Alors que cette taxe peut être en nature dans certains sanctuaires, ici c’est une somme d’argent dont le minimum est fixé, taxe relativement modeste mais Pierre Sineux fait remarquer qu’elle est versée en même temps par plusieurs consultants. Comme ailleurs, le néocore doit inscrire les noms de ceux qui ont payé.

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Tous ces gestes à accomplir permettent d’aborder le dieu dans les meilleures conditions possibles : « atteindre un certain degré de pureté rituelle en vue du contact avec la puissance divine, favoriser la venue de la divinité, et maintenir, au moment critique de la rencontre, la distance nécessaire entre homme et dieu » [3][3]  Mètis, 2006, p. 202.. Ils se retrouvent dans tous les sanctuaires guérisseurs, avec quelques spécificités pour Oropos, telle l’association avec d’autres divinités aux fonctions complémentaires (protection du territoire, mantique) ou encore une influence pythagoricienne peut-être venue de Béotie. Pierre Sineux admet que tout n’est pas clair et que nous devons parfois reconnaître notre ignorance : pourquoi se coucher sur la peau d’un bélier sacrifié afin d’entrer dans le sommeil incubatoire ? Comment les lieux de cultes de dieux guérisseurs devenaient-ils un moyen de marquer le territoire ? etc.

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Pour comprendre la signification de l’incubation, des rêves et de leur association à la guérison et, plus rarement, à une réponse oraculaire, Pierre Sineux analyse et exploite les documents écrits ou figurés déposés dans les sanctuaires, ainsi que les œuvres littéraires qui en parlent ou les mettent en scène. Il a décortiqué les inscriptions, sur les stèles ou sur les murs, qu’il s’agisse des dédicaces des malades eux-mêmes ou de récits faits par les responsables du sanctuaire, sans doute à partir de sources laissées par les fidèles (ex-votos avec récit et images, tablettes), tout particulièrement à Épidaure, à Lébéna en Crète et à l’île Tibérine à Rome. Or, l’homogénéité formelle des textes, leur structure narrative répétitive, leur présentation du rêve comme le moyen d’entrer en contact avec le dieu qui guérit et de provoquer immédiatement la guérison, l’ont amené à considérer que ces textes répondaient à des contraintes imposées qui avaient pour but de mettre en valeur la puissance du dieu. Il en ressort que l’événement décisif de la consultation est l’apparition du dieu dans le rêve, sans rapport nécessaire avec la tekhnè médicale : un geste rapide et spontané qui guérit sur-le-champ, « un dieu dont le pouvoir guérisseur relève d’une réalité divine insaisissable » ; le rêve a permis d’atteindre le dieu et on le raconte ensuite pour dire sa toute-puissance. Malheur à ceux qui ironisent, qui manifestent leur incrédulité ou qui transgressent les règles : le dieu leur fera rendre compte mais, dans sa bienveillance, il les aidera à prendre conscience de leur erreur. En même temps que ces textes racontent la guérison pour célébrer le dieu, ils établissent des règles à observer qui sont à la fois une mise en condition du consultant (jeûne, exercices corporels, bains, ablutions) et la manifestation de la reconnaissance envers le dieu. Ainsi espère-t-on s’assurer de son soutien renouvelé.

Historiographie : le miracle de la foi ou la raison du médecin ?

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On peut être déçu de ne pas avoir de réponse à la question qui se pose toujours face aux récits de guérisons : quelle réalité, quelle crédulité, quelles manipulations se cachent derrière les succès proclamés ? Même si Pierre Sineux est convaincu que la réponse nous échappe, il cherche à comprendre. Et cela l’a amené à faire un important travail historiographique, remontant jusqu’au xvii e siècle. Il est intéressant d’apprendre ainsi que H. Meibom, un protestant, voyait dans ces pratiques l’action du diable tout comme dans les miracles des saints catholiques… Mais, d’une façon générale, jusqu’à la publication des stèles d’Épidaure par P. Cavvadias, entre 1883 et 1903, on avait tenté de combiner l’art de la médecine et celui de la supercherie. Un développement des connaissances médicales dont les sanctuaires d’Asclépios auraient été les promoteurs, aurait permis de combiner remèdes et thérapie « hygiénique ». Parallèlement, les prêtres auraient manipulé les malades, leur faisant croire à leur guérison même lorsqu’elle échappait à leur compétence médicale.

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Pierre Sineux a fait une place à part à la démarche d’A. Bouché-Leclercq et son Histoire de la divination dans l’Antiquité (1879-1882), lui consacrant un article en 2013. Dans cet ouvrage magistral, B.-L., qui ne disposait pas encore de sources importantes, insiste sur l’incubation et son rôle dans la mise en condition du consultant, ce qui ne l’empêche pas de proposer de lier cela au développement de la médecine.

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Mais voilà que les stèles d’Épidaure remettent tout en question : aucun remède pharmaceutique n’est mentionné. Il y aurait eu des changements dans les procédés de guérison : d’abord des « miracles », puis, avec le temps et la nécessité de sauvegarder la réputation des sanctuaires, la médecine serait intervenue. Un savant comme S. Reinach veillait dans le dictionnaire de Daremberg et Saglio en 1904, à bien distinguer la « médecine rationnelle et expérimentale » de la « médecine sacerdotale » ou « théurgique » ; il refusait de faire des Asclépiades, et notamment d’Hippocrate, des élèves des prêtres d’Asclépios, quitte à admettre que des sanctuaires comme ceux de Cos ou de Pergame aient pu devenir de véritables stations thermales. Toutefois, l’idée que les sanctuaires furent des lieux de diffusion des connaissances médicales auprès des malades se retrouve dans la somme d’E. J. et L. Eldestein : Asclepios, a Collection and Interpretation of the Testimonies (1945) : pour eux la religion n’est qu’un accompagnement du patient. Nous ne sommes toujours pas à même de comprendre ainsi ce que disent les stèles de guérison.

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Et un retour vers A. Bouché-Leclercq s’impose alors pour guider la suite des réflexions, car ce savant s’est montré plus subtil que bien d’autres. Le songe sert au diagnostic car il est une réaction du corps. Mais cela ne va pas au-delà, et deux types de médecine co-existent alors : la médecine « révélée » subordonnée à la divination, la médecine hippocratique qui est déjà une science. Donc, il ne s’agit pas d’expliquer des phénomènes surnaturels par des sciences naturelles, mais pas non plus d’exclure la croyance à la divination au nom d’une pensée rationnelle : « la foi à l’indémontrable reste classée parmi les aptitudes les plus remarquables de notre espèce ». Par ces mots qui plaçaient la divination hors de portée de l’entendement humain, B.-L. proposait de sortir des combats rationalistes et de l’opposition science/croyance. Ce qu’illustre parfaitement la signification que donne Pierre Sineux au récit de Carion dans le Ploutos d’Aristophane selon lequel Asclépios est à la fois « détenteur d’un pouvoir de guérison immédiat et d’un savoir médical » [4][4]  Mètis, 2006, p. 210..

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C’est bien dans cet esprit que Pierre Sineux a traité les sanctuaires guérisseurs et les rites d’incubation, redonnant au religieux toute sa place dans leur histoire. Comprendre ce qui s’y faisait, comprendre ce qu’en attendait le fidèle, comprendre ce qu’on affichait ensuite. Et comprendre aussi pourquoi les cités ont voulu peser sur la destinée de certains sanctuaires, récupérer des cultes guérisseurs sur leur territoire. L’historien n’est pas un idéologue, il doit avoir l’humilité d’admettre qu’il est un serviteur de l’histoire et non son maître. C’est ce que les travaux de Pierre Sineux illustrent à merveille.

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Mais servir l’Histoire, c’est aussi savoir la faire passer auprès de tous par un langage clair, une analyse critique des documents, un raisonnement structuré qui se suit bien. Pour ceux qui n’ont pas eu le plaisir d’entendre Pierre Sineux, il reste un témoignage de cette aptitude pédagogique, c’est Qu’est-ce qu’un dieu grec ? Répondre à cela sous la forme de 50 questions, comme l’exigeait la collection, c’était une gageure. Il savait entraîner le lecteur vers le monde qu’il explorait. C’est ce que ses étudiants trouvaient dans ses cours et je voudrais terminer cette rapide recension par ces mots que m’a adressés un de nos anciens étudiants : « Arriver dans ses cours, c’était accéder à une Grèce ancienne qui devenait accessible, présente et chaude. Son discours éclairait, rendait lumineuse cette Grèce. À travers lui nous entrions aux côtés des pèlerins dans le dortoir d’Épidaure pour assister à une incubation et Asclépios devenait presque tangible… Tout prenait son sens autour d’une hypothèse de travail qu’il défendait avec une belle ferveur… ».


Bibliographie

  • - Qu’est-ce qu’un dieu grec ?, Paris (Klincksieck), 2006.
  • - Amphiaraos, guerrier, devin et guérisseur, Paris (Les Belles Lettres), 2007.
  • - « Thèses d’histoire et théorie de la langue-mère en Turquie à l’époque kémaliste. Les contributions d’un orientaliste français », Le Gré des Langues, Paris (L’Harmattan, 9), 1995, p. 120-133.
  • - « À propos de l’Asklépieion de Messène : Asklépios poliade et guérisseur », REG, 110/1, 1997, p. 1-24.
  • - « Le théâtre d’Épidaure : un théâtre comme les autres ? », Mètis, 11, 2006, p. 133-150.
  • - « Le péan d’Isyllos : forme et finalités d’un chant religieux dans le culte d’Asklépios à Épidaure », Kernos, 12, 1999, p. 153-166.
  • - « Les morts à la guerre », dans P. Brun (éd.), Guerres et sociétés dans le monde grec (490-322), Paris (Ed. du Temps), 1999, p. 97-126.
  • - « Aspects iconographiques », dans M.-Cl. Amouretti, J. Christien, F. Ruzé, P. Sineux (éds), Le regard des Grecs sur la guerre, Paris (Ellipses), 2000, p. 9-38.
  • - en coll. avec F. Ruzé « Les orateurs et la guerre », dans M.-Cl. Amouretti, J. Christien, F. Ruzé, P. Sineux (éds), Le regard des Grecs sur la guerre, Paris (Ellipses), 2000, p. 107-125.
  • - « Le dieu ordonne. Remarques sur les ordres d’Asklépios dans les inscriptions de Lébéna (Crète) », Kentron, 20, 2004, p. 137-146.
  • - « La visite au sanctuaire : le Mime IV d’Hérondas, ou propos sarcastiques sur une émotion esthétique », dans C. Bertho-Lavenir (éd.), La Visite du monument, Clermont-Ferrand (PU Blaise-Pascal), 2004, p. 49-60.
  • - « À propos de Antje Kolde, Politique et religion chez Isyllos d’Épidaure, Bâle, Schwabe & Co.AG (Schweizerische Beiträge zur Altertumswissenschaft, 29) », Kernos, 18, 2005, p. 538-542.
  • - « Asklépios, les Nymphes et Achéloos : réflexions sur une association cultuelle », Kentron, 22, 2006, p. 177-198.
  • - « Le sanctuaire d’Asklépios de Lébèna : l’ombre de Gortyne », Revue Historique, 639, 2006, p. 589-608.
  • - « Une nuit à l’Asklépieion dans le Ploutos d’Aristophane : un récit dans le théâtre pour l’étude du rite de l’incubation », Mètis, n.s. 4 , 2006, p. 193-210.
  • - « Les récits de rêve dans les sanctuaires guérisseurs du monde grec : des textes sous contrôle », Sociétés et représentations, 23/1, 2007, p. 45-65.
  • - « Dormir, rêver, montrer… À propos de quelques “représentations figurées” du rite de l’incubation sur les reliefs votifs des sanctuaires guérisseurs de l’Attique », Kentron, 23, 2007, p. 11-29.
  • - « Pour une relecture des récits de guérison du sanctuaire d’Asklépios de l’île Tibérine », dans Roma Illustrata, Représentations de la ville. Actes du colloque international de Caen (6-8 octobre 2005), Caen (PUC), 2008, p. 393-408.
  • - « Claude Mossé, une historienne du politique en Grèce ancienne », RH, 650, 2009, p. 371-385.
  • - « La guérison dans les sanctuaires du monde grec antique : de Meibom aux Edelstein, remarques historiographiques » , Anabases, 13, 2011, p. 11-25.
  • - « Expressions de la perception du rêveur au sein des sanctuaires guérisseurs en Grèce classique (images et textes) », Kentron, 27, 2011, p. 61-80.
  • - « L’incubation dans L’Histoire de la divination dans l’Antiquité d’Auguste Bouché-Leclercq », Kernos, 26, 2013, p. 191-204.
  • - « Retour à Lébèna : remarques sur le “savoir” d’Asklépios », dans L’Hellénisme, d’une rive à l’autre de la Méditerranée. Mélanges offerts à André Laronde, Paris (de Boccard), 2013, p. 411-424.
  • - « Mnémosyne et Léthé », dans F. Eustache (éd.), Mémoire et oubli, Paris (Essais Le Pommier), 2014, p. 7-11.
  • - « Dormir au sanctuaire : espace et sacralité dans le rituel de l’incubation dans le monde grec antique (le cas des sanctuaires asklépieiens », dans Espaces sacrés dans la Méditerranée antique de l’âge du Bronze à l’Antiquité tardive, (colloque HERMA, Poitiers, 2011), Rennes, 2016, p. 117-133.
  • - « “Venir au sanctuaire”, “venir vers le dieu en suppliant”… : sur des expressions récurrentes et peu commentées des récits de guérison du sanctuaire d’Épidaure (iv e-iii e siècles av. J.-C.) », dans Actes du Colloque de Cerisy-la-Salle, Purifier, soigner ou guérir ? Maladies et lieux religieux de la Méditerranée antique à la Normandie médiévale. Regards croisés (1-5 octobre 2015), (à paraître).

Notes

[1]

« Dormir, rêver peut-être… ». Recherches sur le rite de l’incubation dans le monde grec (de l’époque classique au ii e  siècle apr. J.-C.).

[2]

F. Halbherr, « Iscrizioni cretesi », Mus.It., 3, 1890, n° 179, repris par U. Bultrighini, RCCM, 35, 1993, p. 49-118.

[3]

Mètis, 2006, p. 202.

[4]

Mètis, 2006, p. 210.

Plan de l'article

  1. Sanctuaires et guérisons : Pierre Sineux face à l’Histoire
    1. Dieux guérisseurs et politique des cités
    2. Les rites dans les textes et les images
    3. Historiographie : le miracle de la foi ou la raison du médecin ?

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