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Ethnologie française

2017/1 (N° 165)


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Alors que les enquêtes Emploi [Bodier et Vidalenc, 2011] recensent plus de deux millions d’« actifs ayant un emploi dans le commerce de détail ou l’artisanat commercial » dans la seconde moitié des années 2000, le commerce de détail est longtemps resté un parent pauvre de la recherche  [Hassoun, 2005]. Il est désormais présent dans un nombre croissant de travaux, en particulier dans ceux qui portent sur la ville . Il a ainsi sa place dans l’analyse des processus de gentrification [Giraud, 2009 ; Corbillé, 2010 ; Tissot, 2011 ; Clerval, 2013] comme dans l’étude des quartiers populaires et des économies qui les caractérisent [Peraldi, 2001 ; Sciardet, 2003]. Pourtant, les « gens de commerce », leurs métiers et leur quotidien au travail étaient plus rares encore dans les publications de sciences humaines avant les années 2000, hormis dans des travaux des historiens et d’ethnologues, et à quelques exceptions près (notamment Nonna Mayer [1986], Jean‑Yves Authier [1989], Henri Peretz [1992] ou Frédérique Leblanc [1998, 2008]). Leur activité est en effet sans rapport avec le travail productif et son organisation ; n’exigeant pas de qualification instituée, elle reste largement méconnue des spécialistes des professions  ; elle se situe trop bas dans l’échelle sociale pour ceux qui enquêtent sur les professions les mieux situés sur l’échelle sociale , trop haut pour ceux qui travaillent sur les actifs du « bas de l’échelle » ; et pour les économistes, les commerçants de détail représentent des circulations de capitaux trop faibles.

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C’est donc seulement en creux qu’apparaissent les commerçants, ou comme artefact d’autres questionnements : principalement les migrations, [quelques références parmi de nombreuses autres : Raulin, 1986 ; Ma Mung, 1992 ; Zalc, 2010] ; l’accès des ouvriers qualifiés au statut d’indépendant en rapport avec les activités artisanales [Zarca, 1986 ; Mazaud, 2013] ; les reconversions profession­nelles [Negroni, 2005 ; Denave, 2015] ; etc.

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En faisant des commerçants et de leur travail l’origine de leurs questionnements, les auteurs de cette livraison d’Ethnologie française – historiens, ethnologues, sociologues et géographes – sont passés « de l’autre côté du miroir ». L’apport de leurs articles tient principalement en trois points : mettre la focale sur les membres d’un groupe professionnel méconnu, aborder leur travail sous l’angle de leur professionnalisme, enfin appréhender la manière dont ils subissent et utilisent la ville. Ces regards ouvrent de nouvelles pistes d’analyse appelées, nous l’espérons, à être prolongées.

Des professionnels méconnus

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Les regards communément portés sur les commerçants de détail ont été, et sont toujours, le plus souvent négatifs : autrefois d’autant plus inquiétants qu’ils étaient ambulants, ils sont toujours suspectés de recourir à des pratiques malhonnêtes ou du moins d’outrepasser les limites de la légalité de temps à autre ; assimilés tantôt aux classes populaires au regard de la faiblesse de leur capital économique et culturel, tantôt à la bourgeoisie du fait de leur place dans les rapports de production ; considérés comme « traditionnels » au mauvais sens du terme, voire archaïques, dans leurs pratiques professionnelles, leurs modes de vie et leurs opinions politiques . Or, encore une fois, les recherches menées sur les commerçants sont bien trop parcellaires pour qu’il soit possible d’apporter des nuances ou des contradictions à ce tableau . C’est justement ce que nous nous proposons de commencer à faire dans les articles rassemblés ici : De qui parle‑t‑on ? Qui sont‑ils ? D’où viennent‑ils et que deviennent‑ils ? Donner une visibilité à ce personnage social du quotidien du monde urbain, en faisant ressortir la diversité des situations sociales et des personnages sociaux des commerçants de détail, est un des premiers buts de ce dossier.

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Revenons donc d’abord sur la place des commerçants de détail dans l’histoire longue de leur groupe social, eux que l’apparition des grands magasins à la fin du xixsiècle, puis l’avancée de la grande distribution, et plus récemment le commerce en ligne, étaient censés effacer du paysage urbain. Trois articles offrent à la fois un panorama d’ensemble (Francis Démier) et des plongées sur des secteurs particuliers comme les marchands de couleur (Séverine Sofio) et les libraires (Viera Rebolledo‑Dhuin) : ils mettent en avant le dynamisme de professionnels qui savent anticiper ou s’adapter aux nombreux et profonds bouleversements que connaît le xixsiècle. Une place a été faite aux commerçants des rues d’aujourd’hui. Commerçantes à la valise à la frontière sino‑mongole (Gaëlle Lacaze), boutiquiers et kiosquiers sur les trottoirs de Rabat et Casablanca (Anouk Cohen), commerçants des marchés de plein vent en région Rhône‑Alpes (Aurore Navarro), ils ont la précarité de leur installation en commun. Mais malgré des situations sociales très contrastées, ils partagent également une capacité à créer une certaine forme de stabilité dans la place qu’ils occupent dans la circulation des marchandises, et, d’une certaine manière, dans l’espace et les rythmes des villes. Enfin, spécialisés dans la vente ou producteurs de tout ou partie de ce qu’ils vendent , les commerçants sédentaires sont implantés dans des quartiers populaires (Nicolas Larchet) comme dans des quartiers en voie de gentrification (Frédérique Leblanc). Parmi ces derniers, certains innovent pour répondre aux attentes des nouvelles clientèles (Claire Delfosse). Tandis que le « commerce » est une dimension pérenne de la ville, le succès de ces commerçants dépend au moins autant de leur faculté à s’adapter à leur environnement que de leur intelligence des produits disponibles sur le marché.

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Derrière la permanence ou les transformations des espaces commerciaux et des pratiques, les enquêtes ethnographiques permettent d’entrevoir les trajectoires professionnelles, spatiales, voire familiales, des personnes enquêtées. Celles‑ci sont marquées, les unes par une remarquable continuité, les autres par une formidable plasticité épousant les circonvolutions des histoires de vie professionnelles et familiales.

Savoir‑faire de commerçant

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Si le travail quotidien échappe aux chercheurs qui s’intéressent au xixsiècle, l’analyse sur le temps long démontre à quel point la dimension urbaine est partie prenante de l’activité des commerçants : leurs implantations  comme les transformations de leurs compétences professionnelles se ressentent de la permanence ou des bouleversements de certains quartiers ou de villes tout entières. Ainsi les traces qui persistent de l’activité des commerçants parisiens laissent‑elles voir leur dynamisme malgré de fortes disparités économiques, l’intrication de l’activité professionnelle et de la vie familiale, mais aussi la dégradation des conditions de travail au fil du siècle (Francis Démier). On repère également les effets de l’industrialisation des productions et de la transformation de villes telles que Paris ou Tours : avec l’évolution des clientèles et de leurs attentes, ces effets portent sur les pratiques professionnelles, les diversifications ou les spécialisations, et donc les stratégies d’implantation, à l’image de ce que connaissent les marchands de couleurs (Séverine Sofio). Les mêmes mouvements sont à l’œuvre chez les libraires parisiens, qui doivent s’adapter à l’industrialisation massive de la production d’imprimés et à la transformation rapide, multiforme et profonde de la ville : ils se traduisent autant dans le travail autour de l’assortiment, les lieux de vente et les opportunités d’expansion (Viera Rebolledo‑Dhuin).

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Comme l’ont montré, il y a longtemps déjà, d’autres chercheurs [Grafmeyer et Joseph, 1984], observer des commerçants dans leur environnement écologique, c’est prêter une attention particulière à la manière dont ils s’adaptent et tirent leurs ressources de l’espace urbain. Ceux dont les installations sont précaires, par exemple, développent des compétences qui exploitent la plasticité des espaces et des temporalités. C’est vrai des commerçantes à la valise qui s’approvisionnent dans un pays pour vendre dans un autre des marchandises transportables dans des contenants à taille humaine : les commerçantes mongoles qui travaillent aux frontières chinoises jouent de la diversité et des opportunités qu’offrent les moyens de transport, les territoires juridiques et les lieux dont elles ont appris à profiter (Gaëlle Lacaze). C’est vrai aussi de ceux qui exercent à même la rue : à la faveur d’une transmission familiale ou d’une opportunité qu’ils ont su saisir, les terrassiers, kiosquiers et bouquinistes de Rabat et Casablanca usent d’autres savoir‑faire autour du livre que les libraires pour en tirer le meilleur parti, tout en contournant leur méconnaissance de l’écrit (Anouk Cohen). En région Rhône‑Alpes, la précarité des étals et des places sur les marchés permet aux marchands de plein vent d’exprimer en termes de « choix » et de « liberté » l’exercice de leur activité. Pourtant, celle‑ci est bien souvent la conséquence de revenus trop faibles dans une activité principale, d’une nécessité de diversification, d’une baisse d’activité subie ou d’une reconversion professionnelle, et rien ne dit qu’accepter d’en hériter est toujours un « choix » (Aurore Navarro).

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Lorsqu’ils tiennent boutique, les commerçants recourent davantage à leurs propres ressources sociales. C’est notamment le cas de ce commerçant d’origine mauritanienne installé à la Nouvelle‑Orléans qui achète un « magasin du coin » dans un quartier populaire : sa réussite dépend de sa capacité à apprendre peu à peu à se plier aux usages du quartier que lui renvoient ses clients, que ce soit dans son offre ou dans sa manière d’interagir avec eux (Nicolas Larchet). À l’autre extrémité de l’espace social, dans les quartiers parisiens gentrifiés, c’est de leur ancrage dans leur quartier que les commerçants tirent le moyen de répondre aux attentes de clients à leur image : en travaillant leur assortiment et sa mise en scène, ils contribuent au renforcement du processus de gentrification, lui‑même support de leur activité (Frédérique Leblanc). À partir des années 1990, le renouveau des crémiers, mis à mal par de nouveaux moyens de conservation des produits laitiers dans les années 1960‑1980, est un exemple contemporain d’ajustement au renouvellement des goûts et des attentes d’une clientèle socialement située, éventuellement soutenus par des politiques publiques (Claire Delfosse).

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La sociologie du travail et la revue éponyme ne se sont pas intéressées au travail des professionnels du commerce de détail, ne s’ouvrant aux cadres « commerciaux » que parce qu’ils sont « cadres » : l’activité de commerçant n’est en effet pas pensée comme partie prenante de la chaîne de production dont relevait cette sociologie . Au contraire, les auteurs de ce numéro ont appréhendé le travail des commerçants, non comme celui d’intermédiaires passifs, mais comme celui de professionnels agissant à la fois sur la production en amont et sur la consommation en aval par la création d’un surcroît de valeur : en introduisant les produits dans un ensemble de rapports sociaux (entre un commerçant et ses fournisseurs, un commerçant et des clients, des clients et la société de consommation dans laquelle ils vivent, un commerçant et son environnement spatial et temporel, etc.), les commerçants forment bien un des rouages actifs des sociétés industrielles et urbaines.

Les commerçants et leur ville

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« Un nombre de commerces de proximité en hausse dans l’urbain, en baisse dans le rural », résumait Gwenaëlle Solar [2010]. Si le commerce demeure donc bien l’une des dimensions qui définit la ville [Weber, 2014], voire plus largement le monde urbain, qu’est‑ce que, a contrario, les « gens de commerce » nous donnent à voir de ce monde urbain ? Qu’est‑ce que la ville dévoile ou exacerbe des conditions de travail, des rapports sociaux (de sexe, de classe, ou ethniques) au travail, des situations d’emploi et de leurs effets sur les modes de vie, voire la sphère privée des commerçants et commerçantes ? Comment les multiples dimensions de l’urbain – rapport à l’histoire, modes de vie, conditions d’emploi et de travail, etc. – sont‑elles mises en interaction dans les points de vente ?

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Sur le temps long, l’ancrage ou le déplacement des commerçants dessinent les transformations urbaines tant dans une dimension architecturale (Démier, Robolledo‑Dhuin) que dans la spécialisation ou la diversification des clientèles (Sofio, Delfosse), tandis que sur le temps court de l’année, voire même de la journée, s’impose le rythme de la ville (Navarro). Les commerçants et leurs « fortunes », bonnes ou mauvaises, sont ainsi les marqueurs de villes ou de quartiers entiers en expansion (Lacaze), en voie de gentrification (Leblanc) ou de paupérisation (Larchet). Enfin, ils déterminent et donnent à voir des circulations de produits et de clientèles (Cohen).

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Dans ce numéro, la dimension spatiale a été prise en compte comme une des composantes du travail de commerçant et non pas seulement comme un ensemble de contraintes ou d’opportunités venant gêner ou stimuler le travail. De fait, dans leurs manières d’exercer leur activité comme dans leurs profils sociaux, les professionnels du commerce « révèlent », au sens photographique du terme, les changements d’un quartier ou d’une ville dans la mesure où ils en sont à la fois l’un des signes et l’un des effets. Plus que de commerçants de « détail », les articles de ce numéro traitent donc de commerçants de « proximité » . Cette proximité délimite, de fait, des espaces physiques, certes, mais aussi des espaces sociaux qui rapprochent autant ceux qui en font partie qu’ils écartent ceux qui « n’en sont pas ». Indissociablement spatiale et sociale, elle catégorise, agrège ou sépare, qualifie ou disqualifie. Sans être à l’origine de ces démarcations, par l’organisation de leurs surfaces de vente, l’assortiment qu’ils proposent et mettent en scène, ou par la maîtrise des codes sociaux nécessaires aux interactions sur leur surface de vente, les commerçants sont un des rouages de ces « ségrégations », qu’ils les subissent ou les exploitent, les desserrent ou les renforcent. C’est donc aussi la question de « l’appropriation » professionnelle et sociale des espaces, dont les pérennités peuvent être relatives et dont les qualités et les valeurs diffèrent, qui est interrogée dans l’ensemble des articles présentés ici. ■


Références bibliographiques

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  • Mattei Marie‑Flore, Bertrand Vallet et Jean Soumagne (dir.), 2013, « Figures nouvelles, figures anciennes du commerce en ville », Annales de la recherche urbaine, 108.
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  • Weber Max, 2014 [1921], La Ville, Paris, La Découverte.
  • Zalc Claire, 2010, Melting Shops. Une histoire des commerçants étrangers en France, Paris, Perrin.
  • Zarca Bernard, 1986, L’Artisanat français. Du métier traditionnel au groupe social, Paris, Economica.
  • Zarca Bernard, 1993, « L’artisanat. La plus populaire des classes moyennes ? », Vingtième siècle, revue d’histoire, 37 : 55‑68.

Plan de l'article

  1. Des professionnels méconnus
  2. Savoir‑faire de commerçant
  3. Les commerçants et leur ville

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