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Quelques années après la restauration de Meiji, entre 1874 et 1875, Mori Arinori écrit dans la revue Meiroku (L’An 6 de Mei[ji]) :
Le maintien du lignage est un aspect important de la morale occidentale. Or, ce n’est pas toujours le cas en Asie. Par exemple, notre pays (le Japon) n’accorde pas particulièrement d’importance à la préservation des liens du sang. Pour cette raison, l’idée d’une « voie du mariage » impliquant que les relations sexuelles soient exclusivement réservées au couple marié, n’existe pas chez nous. De ce fait, l’éthique propre à l’Occident nous échappe.
Selon Mori, qui a effectué un voyage d’étude aux États-Unis entre 1865 et 1868, « les étrangers considèrent le Japon comme l’un des pays les plus débauchés du monde », renvoyant au fonctionnement interne de la maisonnée guerrière ainsi qu’aux coutumes maritales qui prévalaient alors. C’est dans l’optique de pallier cette vision que Mori va décréter la nécessité d’une législation sur le mariage. Par ce biais, il espère faire changer la mentalité japonaise, laquelle n’attache guère de prix aux liens du sang ainsi qu’à l’ascendance de la mère de l’héritier. Dans son « Saishō-ron » (Réflexions sur les épouses et les concubines), il s’attaque tout particulièrement au concubinage, ainsi qu’au fait de permettre à l’enfant illégitime ou adopté de pouvoir prendre la succession de la maisonnée :
En cas d’absence d’enfant mâle du côté de l’épouse, la coutume permet à celui de la concubine de devenir l’héritier de la maisonnée…

Français

À l’époque Edo, deux formes d’union entre homme et femme coexistent dans la société guerrière : d’un côté le mariage, liant deux époux dans une relation officielle et agréée par les autorités, et de l’autre le concubinage, unissant un maître et une concubine dans une relation strictement privée. Les concubines étant généralement issues d’une classe inférieure, le concubinage constituait dès lors une union qui dépasse les statuts. Cette union résulte d’une intention particulière des deux parties, en lien avec le désir, l’amour, ou l’argent… Nous analysons le couple dans la famille guerrière en lien avec la question du statut social.

日本語

近世後期(18〜19世紀)の武家における男女の関係―婚姻と妾について

‪近世の武家社会には二つの男女の結合形態があった。主君よりの承認を有し公の夫婦関係となる婚姻。そして、主人と妾の全く私的な関係である妾。しかしながら、原則として妾の場合、武士の主人に対して妾の身分は低い。故に、主人と妾は、身分を超え得る、何らかの意識を抱いて関係を構築する。欲望、色恋、金。婚姻と妾を基調に、武家における男女の関係を身分に絡めて検証する。‪

Segawa Yūta
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Mis en ligne sur Cairn.info le 12/12/2017
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