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Revue française de science politique

2014/3 (Vol. 64)


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Lachmann (Richard) – What is Historical Sociology ? – Cambridge, Polity Press, 2013. 160 p.

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« La sociologie a été inventée pour expliquer le changement social ». C’est par cette phrase que s’ouvre le livre de Richard Lachmann, professeur de sociologie à l’Université d’Albany (New York). Les pères fondateurs de la sociologie – Marx, Durkheim, Weber – étaient convaincus qu’ils vivaient une époque de transformation sociale sans précédent, et qu’il leur fallait inventer une nouvelle discipline pour en rendre compte ; une discipline qu’ils percevaient comme nécessairement historique. C’est plus tard que la sociologie s’est repliée sur le présent, sous l’influence de sociologues qui ont trouvé leurs objets de recherche dans leur biographie personnelle ou dans leur environnement immédiat. Cela les a rendus incapables d’analyser les transformations plus larges qui affectaient le monde social au même moment. Si encore aujourd’hui l’histoire et la sociologie n’ont pas fusionné, les socio-historiens apparaissent comme les héritiers des pionniers de la sociologie, dans leur volonté de poser des questions théoriques qui ne se résolvent pas en examinant un seul lieu ou une seule époque. Si R. Lachmann ne propose pas réellement un petit manuel de sociologie historique – contrairement à ce que le titre de l’ouvrage laisse entendre –, il offre cependant une synthèse de travaux majeurs de socio-histoire, pour montrer ce que ces recherches apportent à l’étude du changement social. Et c’est clairement dans la lignée de la sociologie historique comparative qu’il s’inscrit, celle d’Anderson, d’Eisenstadt, de Moore, de Skocpol, de Wallerstein, et surtout de Tilly, qui est utilisé aussi bien pour évoquer les mouvements sociaux et la construction de l’État, que pour ses travaux trop peu connus sur les inégalités sociales. R. Lachmann examine successivement les origines du capitalisme, de l’État, les révolutions, les empires, les inégalités, la famille ou la culture. Il insiste également sur l’apport d’une histoire contrefactuelle comme moyen d’évoquer les possibles non réalisés, mais aussi de tester les théories sur ce qui est réellement advenu dans le passé. L’ouvrage se présente finalement comme un plaidoyer pour une sociologie qui conçoit le changement comme son objet central, qui travaille les séquences qui le constituent, les moments de basculement significatifs, et qui s’attache largement aux causes qui le produisent. Mais à ne retenir que les travaux consacrés aux vastes processus et formes politiques, l’auteur néglige les apports méthodologiques de la sociologie historique du politique consacrée à des objets plus circonscrits, par exemple dans le dépouillement d’archives et de sources de première main, dans le recours à la prosopographie, ou encore dans l’utilisation d’analyses qualitatives, également capables de permettre une montée en généralité vers des évolutions sociétales et étatiques plus globales.

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E. T.

Jeanneney (Jean-Noël), Sirinelli (Jean-François), dir. – René Rémond historien. – Paris, Presses de Sciences Po, 2014 (Histoire). 152 p. Index

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Ce livre, issu d’un colloque organisé par le Centre d’histoire de Sciences Po en décembre 2010, offre un éclairage précieux sur la trajectoire biographique et intellectuelle de l’un des principaux représentants de l’histoire politique contemporaine en France. Mêlant des témoignages ou souvenirs personnels avec des chapitres plus analytiques, l’ouvrage est une contribution à l’histoire de cette discipline dans la seconde moitié du 20e siècle. Le politiste y trouvera notamment une série de notations suggestives sur la complicité qui existe, dans l’œuvre scientifique mais aussi pédagogique de René Rémond, entre histoire contemporaine et science politique. Certes, cette question n’est ici qu’effleurée, dans l’attente d’un travail plus ambitieux mobilisant les archives personnelles de R. Rémond désormais déposées à la Bibliothèque nationale de France, mais l’ouvrage offre un préalable important : resituer R. Rémond dans le flux des engagements qui ont été les siens tant dans le domaine scientifique que pédagogique, ou encore administratif et médiatique. Philippe Levillain montre aussi tout ce que ce parcours pluriel doit à une série de médiations avec son engagement comme intellectuel catholique. C’est là probablement le fil rouge de l’ouvrage : au-delà de la multipositionnalité de l’auteur de La Droite en France de 1815 à nos jours, tenter de nouer avec prudence les fils d’un parcours qui épouse une époque et en reflète aussi parfois les contradictions et les inquiétudes.

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Y. D.

Martin (Robert W. T.) – Government by Dissent. Protest, Resistance, & Radical Democratic Thought in the Early American Republic. – New York, New York University Press, 2013. XII + 262 p. Bibliogr. Index

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Le théoricien du politique Robert W. T. Martin, qui regarde régulièrement avec bonheur vers le passé pour nourrir nos réflexions contemporaines – en 2001, dans The Free and Open Press. The Founding of American Democratic Press Liberty, 1640-1800 (New York University Press, 2001) ; en 2006, dans The Many Faces of Alexander Hamilton. The Life and Legacy of America’s Most Elusive Founding Father (avec Douglas Ambrose, New York University Press, 2006) – se tourne ici vers la période de la jeune république américaine (de 1789 aux années 1820) dans une réflexion très riche et empiriquement fondée sur la place de la contestation, de la dissidence, en démocratie. L’auteur montre la pertinence actuelle des réflexions de divers acteurs de l’époque (James Madison, en position centrale, l’antifédéraliste Samuel Bryan, William Manning, fermier radical du Massachusetts, l’avocat et scientifique Thomas Cooper, etc.) quant aux formes de dissidence qui devraient être autorisées, voire encouragées. Il analyse les arguments qu’ils développent, mais aussi leurs luttes, leurs réussites et échecs. Loin de se contenter donc de l’idée d’un gouvernement par consentement populaire, il affirme que remettre en cause le statu quo serait en soi un ingrédient essentiel d’une démocratie. Redonner aujourd’hui sa place au dissensus, qui avait été au cœur de la vie politique américaine avant 1800 – « l’Amérique est née de la dissidence », rappelle-t-il ainsi (p. 14) – serait d’autant plus crucial que la théorie politique contemporaine est bien davantage préoccupée par la recherche des moyens d’atteindre le consensus – il se réfère notamment sur ce point aux réflexions sur la démocratie délibérative. La démonstration est convaincante, et l’auteur alterne avec bonheur les passages portant sur les idées et celles retraçant des pratiques.

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P. C

Porret (Michel), Fontana (Vincent), Maugué (Ludovic), dir. – Bois, fers et papiers de justice. Histoire matérielle du droit de punir. – Chêne-Bourg, Georg, 2012 (L’équinoxe). 368 p.

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Issu d’un colloque qui s’est tenu à l’université de Genève en 2010, ce riche volume, bien illustré, investit la question du châtiment par le biais original de ses objets matériels. Éléments du procès, armes du crime, registres d’écrous, correspondances, fiches d’identité, photographies de l’anthropologie criminelle, instruments de torture et outils de la mise à mort permettent aujourd’hui d’historiciser la vie matérielle des individus et des institutions, mais font dès le 18e siècle l’objet d’une réflexivité (M. Porret). Les instructions données au magistrat instructeur de l’enquête criminelle insistent ainsi sur le recueil des indices et traces subsistants du crime et des pièces à conviction, qui seront ensuite produites contre l’accusé. Le développement de la procédure inquisitoire entraîne en outre une multiplication des documents (V. Fontana, S. Verhes-Rappaz). La constitution d’un tel corpus d’archives marque le renforcement de l’autorité des juges, du pouvoir politique, et le triomphe de la preuve expertale, au détriment de l’aveu et du témoignage (F. Chauvaud). Ce triomphe est d’ailleurs encore visible aujourd’hui avec « l’enchantement technologique » qui entoure les tests ADN – malgré les inquiétudes autour du fichage des profils génétiques au-delà du seul moment de l’enquête (B. Renard). L’ADN achève en tout cas de témoigner d’une importance plus ancienne du corps dans la procédure judiciaire. Corps qui préoccupe de plus en plus lorsqu’il est soumis à la torture, lorsqu’il est emprisonné, enchaîné, humilié, enfermé dans une camisole, longtemps encore au 20e siècle pour les condamnés à mort, alors que la pratique avait été interdite en 1870 en France (L. Maugué, N. Picard, J.-Cl. Vimont, E. Wenzel). Justement, les diverses contributions consacrées à la peine de mort indiquent qu’à partir du 15e siècle en Belgique, l’évolution des appareillages de l’exécution capitale témoigne du passage d’une conception événementielle de la sanction publique à une inscription permanente dans le paysage urbain, visible par exemple dans la construction de gibets en pierre et non plus en bois (X. Rousseaux). Mais une telle édification peut aussi faire l’objet de luttes politiques. À Rolle, en Suisse, au 18e siècle, l’érection de gibets par des seigneurs soucieux de marquer les limites de leur juridiction est contestée par les bourgeois de la ville dont la sensibilité ne s’accommode plus du marquage d’un espace consacré à la violence (E. Salvi). Pour être pleinement convaincant, ce bel ouvrage aurait pu être davantage comparatif, et relier les usages de la punition, la peine de mort en particulier, à la forme de l’État et, dans le cas français, à la volonté de construire avec un tel outil un monopole étatique de la violence aux 15e et 16e siècles.

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E.T.

Snyder (Timothy) – Le Prince rouge. Les vies secrètes d’un archiduc de Habsbourg. – Paris, Gallimard, 2013 (La Suite des temps) (1re éd. amér. : The Red Prince. The Secret Lives of a Habsburg Archduke, New York, Basic Books, 2008). 392 p. Illustrations, cartes. Généalogies. Chronol. Bibliogr. Index

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Auteur d’un précédent ouvrage très remarqué sur les massacres hitlériens et staliniens en Europe orientale, Terres de sang. L’Europe entre Hitler et Staline (Paris, Gallimard, 2012), l’historien T. Snyder revient en grande partie dans Le prince rouge, récemment traduit en français, sur les enjeux politiques de cette zone, que l’on connaît encore insuffisamment dans la partie plus à l’Ouest de notre continent. Pour cela, l’auteur dresse cette fois la biographie d’un prince méconnu de la maison de Habsbourg, dont il retrace le parcours tumultueux et captivant : Guillaume, fils de l’archiduc Étienne d’Autriche. Ce personnage hors du commun contribue à la protection de l’Empire à une époque de montée des nationalismes en s’inscrivant dans une stratégie typique des Habsbourg : pour se prémunir contre les tendances irrédentistes, la plupart des nationalités de l’Empire se voient attribuer une sorte de patron appartenant à la famille. Guillaume souhaitait se trouver à la tête de la nation ukrainienne, dont il apprend la langue et qu’il défend avec passion. En 1917, il acquiert le surnom de « prince rouge » en favorisant le partage entre les paysans des terres seigneuriales. Mais, une fois la première guerre mondiale terminée et l’Ukraine divisée entre la Pologne et la Russie, ses espoirs retombent. Il passe alors quelques années mondaines à Madrid puis Paris. Il y fréquente les soirées légères de la haute bourgeoisie et aristocratie, les lieux de prostitution, et multiplie les aventures furtives avec femmes et hommes. Obligé de s’enfuir de France à la suite d’une assez sordide affaire d’escroquerie, il rejoint Vienne. Quand Hitler arrive au pouvoir, Guillaume est en admiration, notamment car il a l’espoir que la politique menée par celui-ci soit favorable à l’indépendance de l’Ukraine. Il se veut alors un « fasciste cosmopolite ». Là encore il est déçu. Au cours de la seconde guerre mondiale, il devient alors un adversaire des nazis, un espion fournissant des renseignements aux alliés. Enlevé à Vienne par la police secrète soviétique, il meurt en détention à Kiev en 1948. Pour décrire ce parcours hors du commun, l’écriture de Snyder se fait souvent romancée. Il parvient parfois à mêler avec succès ce que les archives lui apprennent à une écriture fluide, et surtout, à écrire une histoire d’un homme en contexte, inscrite dans – et éclairant – des enjeux plus larges, dépassant le récit d’une vie singulière. Est ainsi racontée autant la tragédie d’un personnage que celle d’une idée particulière de l’Europe. Malheureusement, bien des passages sautent aux yeux comme naïfs ou mièvres, et certaines analyses semblent faites à l’emporte-pièce. Constat lié à un défaut de traduction ? Il ne semble pas si l’on pense, par exemple, à cette curieuse assertion (p. 14), que l’on retrouve à l’identique dans la version anglaise : « Toute révolution nationale, comme toute phase d’une relation sexuelle, doit quelque chose à ce qui l’a précédée »… À l’heure où la tension est à son comble de nouveau en Ukraine, ce livre nous semble néanmoins apporter un éclairage original sur une part de son histoire.

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P. C.

Mouriaux (René) – Quarante ans d’histoire de la CFDT (1964-2004). Postface 2004-2013. – Montreuil, Institut CGT d’histoire sociale, 2e éd. rev. et aug., 2013. 80 p. Figures. Annexes

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Dans cette brève histoire de la Confédération, déjà publiée en 2004 et complétée pour la période récente, René Mouriaux, spécialiste reconnu du syndicalisme, tente de montrer comment la CFDT a été – est toujours – marquée par son origine chrétienne, et particulièrement, selon lui, par le catholicisme social. L’ouvrage est consacré principalement à l’évolution des positions confédérales et aux tensions internes à la centrale syndicale. Il aborde également les relations avec les autres confédérations, principalement avec la grande rivale, la CGT. Dans une première partie est évoquée l’évolution de la doctrine des pontifes romains de Pie IX à Jean-Paul II, spécialement en matière sociale. Est souligné le rôle de Rerum Novarum (Léon XIII, 1891). Puis sont retracés les débuts du syndicalisme chrétien jusqu’à la création en 1919 de la Confédération française des travailleurs chrétiens (CFTC). Celle-ci se montre soucieuse de son autonomie, particulièrement vis-à-vis de l’Église ou de la CGT, et marque un refus constant de la trop grande intervention de l’État. Au terme d’un processus entamé par le courant Reconstruction, la centrale chrétienne se déconfessionnalise et se transforme en 1964 en Confédération française démocratique du travail (CFDT). La minorité qui a refusé « l’évolution » recrée la CFTC. Après avoir défendu la planification démocratique, la CFDT met en avant dans les années 1970 la visée de l’appropriation sociale des moyens de production et l’autogestion. Clôturant une décennie marquée par le radicalisme de ses positions, la faisant considérer alors par certains comme un syndicat-parti, le « recentrage » – ou resyndicalisation – opéré à partir de 1978 engage résolument la Confédération dans une voie réformiste. Plusieurs prises de position (1988, 1995, 2003) ont pour conséquence des départs massifs qui sont compensés par la venue de nouveaux adhérents. Le choix de la voie contractuelle et l’option préférentielle pour le compromis conduisent la CFDT à un « radicalisme gestionnaire » à l’égard duquel l’auteur se montre très critique.

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Aux références bibliographiques données en bas de page, s’ajoutent une bibliographie sélective commentée et une chronologie détaillée de 1871 à 1964.

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B. D.

Bellanger (Emmanuel), Poupeau (François-Mathieu) – Lumières sur la banlieue. Histoire du Syndicat intercommunal de la périphérie de Paris pour l’électricité et les réseaux de communication (SIPPEREC). – Ivry-sur-Seine, Éditions de l’Atelier, 2014. 464 p. Illustrations. Cartes. Bibliogr. et sources

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Voici un livre au très beau titre, inspiré de celui d’un article paru dans le journal socialiste Le Populaire en 1934, et au sous-titre bien moins attrayant, mais qui a le rare mérite de préciser ce sur quoi va réellement porter l’analyse. Signalons-le aussi, ce livre est en soi un très bel objet : de nombreuses illustrations accompagnent ainsi le texte, imprimé sur un papier de haute qualité. Au-delà de ces aspects matériels, Lumières sur la banlieue est une étude solide – fondée sur des fonds d’archives denses et multiples, et à l’écriture et la démonstration claire – de l’évolution du SIPPEREC (Syndicat intercommunal de la périphérie de Paris pour l’électricité et les réseaux de communication), créé en 1924. L’ouvrage est publié à l’occasion de ses 90 ans. Il est écrit par deux chercheurs au CNRS aux compétences complémentaires : Emmanuel Bellanger, historien dont les travaux portent sur l’histoire politique, sociale et urbaine de la banlieue parisienne, et François-Mathieu Poupeau, politiste dont les recherches portent principalement sur les recompositions du secteur énergétique en France et à l’étranger et la réforme de l’État territorial en France. Établissement public local, le SIPPEREC est un syndicat mixte ouvert qui regroupe plus de cent collectivités sur sept départements d’Île-de-France. Aujourd’hui, d’autres compétences se sont ajoutées à celle, fondatrice, de l’électricité : réseaux urbains de communications électroniques et services de communication audiovisuelle, développement des énergies renouvelables, système d’information géographique. Partenaire public des collectivités territoriales, le syndicat accompagne ses adhérents dans la mise en œuvre de leurs politiques publiques. Cet objet qui pourrait sembler restreint ou de peu d’importance permet en réalité aux auteurs de proposer des analyses susceptibles d’intéresser bien des lecteurs, en particulier autour de la question de l’action publique locale et de ses évolutions. Le livre montre aussi que, pour comprendre l’électrification du territoire national, il ne faut pas s’en tenir à une étude de l’intervention de l’État et d’EDF, mais aussi considérer les collectivités territoriales comme un autre acteur décisif. Pour ce faire, l’étude est structurée de façon chronologique, autour des trois grands temps de l’histoire du SIPPEREC. Une première partie, consacrée aux « premiers pas » du Syndicat – les auteurs remontent toutefois jusqu’aux années 1880, donc avant son existence – montre comment, de 1924 à la veille de la seconde guerre mondiale, il s’impose comme un des plus influents établissements intercommunaux. La deuxième partie porte sur les années 1939-1975 et analyse notamment les changements induits par la nationalisation des anciennes sociétés privées et l’avènement d’un concessionnaire unique, EDF. Si, dans les années 1970, le syndicat est en perte de vitesse, les auteurs montrent dans la troisième partie (de 1975 à nos jours) qu’il connaît ensuite un renouveau, notamment en raison de l’ouverture à la concurrence des anciens monopoles publics.

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P. C.

Notes

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Établies sous la responsabilité de Paula Cossart et Emmanuel Taïeb, avec, pour ce numéro, la collaboration de Bruno Duriez (CNRS-Clersé) et Yves Déloye (Sciences Po Bordeaux), auxquels la Revue adresse ses remerciements.

Titres recensés

  1. Lachmann (Richard) – What is Historical Sociology ? – Cambridge, Polity Press, 2013. 160 p.
  2. Jeanneney (Jean-Noël), Sirinelli (Jean-François), dir. – René Rémond historien. – Paris, Presses de Sciences Po, 2014 (Histoire). 152 p. Index
  3. Martin (Robert W. T.) – Government by Dissent. Protest, Resistance, & Radical Democratic Thought in the Early American Republic. – New York, New York University Press, 2013. XII + 262 p. Bibliogr. Index
  4. Porret (Michel), Fontana (Vincent), Maugué (Ludovic), dir. – Bois, fers et papiers de justice. Histoire matérielle du droit de punir. – Chêne-Bourg, Georg, 2012 (L’équinoxe). 368 p.
  5. Snyder (Timothy) – Le Prince rouge. Les vies secrètes d’un archiduc de Habsbourg. – Paris, Gallimard, 2013 (La Suite des temps) (1re éd. amér. : The Red Prince. The Secret Lives of a Habsburg Archduke, New York, Basic Books, 2008). 392 p. Illustrations, cartes. Généalogies. Chronol. Bibliogr. Index
  6. Mouriaux (René) – Quarante ans d’histoire de la CFDT (1964-2004). Postface 2004-2013. – Montreuil, Institut CGT d’histoire sociale, 2e éd. rev. et aug., 2013. 80 p. Figures. Annexes
  7. Bellanger (Emmanuel), Poupeau (François-Mathieu) – Lumières sur la banlieue. Histoire du Syndicat intercommunal de la périphérie de Paris pour l’électricité et les réseaux de communication (SIPPEREC). – Ivry-sur-Seine, Éditions de l’Atelier, 2014. 464 p. Illustrations. Cartes. Bibliogr. et sources

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