CAIRN.INFO : Matières à réflexion

La transition énergétique est aujourd’hui considérée par les institutions nationales, européennes et internationales comme incontournable (ONU, 2018). Dans son dernier rapport sur la Cohésion économique, sociale et territoriale, la Commission européenne (2017) insiste sur la nécessité de lutter contre le changement climatique et opérer la transition environnementale par le biais notamment du développement des énergies renouvelables. Parallèlement, la Stratégie Europe 2020 fixe des objectifs précis : (i) réduire de 20 % des émissions de gaz à effet de serre par rapport aux niveaux de 1990, (ii) faire passer la part des sources d’énergie renouvelable à 20 % et (iii) accroître de 20 % l’efficacité énergétique par rapport à la consommation projetée d’énergie en 2020. En France, le ministère de la transition écologique et solidaire pousse vers une accélération de la transition énergétique tout en insistant sur la méthanisation comme solution durable, locale et circulaire (MTES, 2018).
Ceci rejoint l’idée développée par un nombre croissant de chercheurs selon laquelle la stratégie d’affranchissement des énergies fossiles repose en partie sur une intensification de l’effort de recherche dans les biotechnologies sur la méthanisation (Zerrouki et al., 2017). Dans le cadre du mix énergétique souhaité par la France et compte tenu de la volonté d’un nombre croissant de territoires d’arriver à une autonomie énergétique locale, la valorisation des résidus organiques (générés par l’élevage, les cultures, et les déchets verts produits et/ou collectés par les collectivités territoriales) semble donc être une réponse adéquate…

Français

Alors que les politiques publiques appellent à un développement de la méthanisation sur les territoires, les projets de dimension industrielle peinent à voir le jour. Plusieurs arguments sont souvent soulevés tels que la complexité dans les procédures administratives ou encore la question de l’acceptabilité sociale et des conflits d’usage. Dans ce cadre, les collectivités territoriales (notamment les communes et établissements publics de coopération intercommunale) doivent mettre tout en œuvre pour favoriser les différents types de proximités entre acteurs (géographique et organisée). À partir d’entretiens semi-directifs réalisés auprès des parties prenantes de la méthanisation, nous avons dégagé les principales fonctions d’intermédiation que pouvaient jouer les collectivités pour favoriser le déploiement des projets et leur adhésion et leur ancrage local.

  • méthanisation
  • collectivité territoriale
  • proximités
  • intermédiation territoriale
Sébastien Bourdin
Métis Lab, École de Management de Normandie, 9 rue Claude Bloch, 14000 Caen
Fabien Nadou
Métis Lab, École de Management de Normandie, 9 rue Claude Bloch, 14000 Caen
François Raulin
Métis Lab, École de Management de Normandie, 9 rue Claude Bloch, 14000 Caen
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Mis en ligne sur Cairn.info le 05/02/2020
https://doi.org/10.3166/ges. 2019.0016
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