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Revue internationale et stratégique

2010/2 (n° 78)


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À l’heure où les actualités deviennent accessibles au plus grand nombre, en tout temps et sur tout support, l’intérêt des États pour le façonnement des attitudes internationales revêt une acuité nouvelle. Qu’il s’agisse de Voice of America (VOA), de France 24 ou de l’iranienne Press TV, les médias internationaux des États contribuent à former les opinions étrangères. Ils ont en commun leur mode de financement [2][2] La plupart des médias internationaux sont financés..., par une ou des puissances publiques, et leur diffusion d’informations en direction de l’extérieur de leur frontière. En cela, ils s’inscrivent parmi l’ensemble des instruments de diplomatie publique. Inventé pour fournir une alternative à l’appellation négativement connotée de propagande, ce terme se caractérise par opposition à la diplomatie classique menée de gouvernement à gouvernement. À l’inverse, la diplomatie publique est dirigée vers les populations d’autres pays [3][3] Sur la diplomatie publique, cf. Nicholas J. Cull, «....

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Pour autant, les médias internationaux ne peuvent être assimilés à de simples outils de politique étrangère. Leur production éditoriale au quotidien n’est en effet pas définie par des diplomates, mais par des journalistes dont la rigueur et l’impartialité favorisent la crédibilité – élément essentiel pour fidéliser une audience. Le degré d’indépendance des rédactions vis-à-vis du gouvernement s’avère déterminant pour servir les intérêts d’un État. S’il existe un contrôle politique de l’information, les audiences se désintéresseront de ce média. À l’inverse, une rédaction totalement souveraine risque de développer une ligne éditoriale peu satisfaisante au regard des priorités de son actionnaire. Ainsi, les radios et télévisions internationales constituent le lieu d’une dualité intrinsèque entre une logique politique qui conduit à définir les contenus éditoriaux en cohérence avec les intérêts nationaux, et une logique journalistique qui requiert que la production des nouvelles soit le fait d’une équipe rédactionnelle libre.

Dès lors, l’équilibre entre ces deux pôles détermine largement dans quelle mesure les médias internationaux s’avèrent vecteurs de soft power pour l’État les finançant. Ce concept, forgé par le politiste Joseph Nye, insiste sur l’attraction d’un État à suivre les objectifs d’un autre pays du fait de ses valeurs et des symboles qu’il véhicule. Il s’inscrit à l’encontre du hard power, qui met l’accent sur la coercition et l’importance des ressources économiques et militaires [4][4] Joseph Nye, Power in the Global Information Age, Londres,.... La contribution des radios et télévisions au gain en puissance douce pour un État est déterminée par un grand nombre de facteurs dont les cibles visées, le contexte local, la production des actualités et les outils utilisés à cette fin. Plus globalement, le rôle d’émissaire des valeurs d’un pays se voit compliqué par le foisonnement des flux d’information.

La réalisation d’objectifs de diplomatie publique

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Les changements de priorités accordées par les gouvernements aux médias internationaux répondent aux mutations de leurs intérêts. Ainsi, ils ferment ou lancent des supports de diffusion d’informations, en fonction notamment des guerres, de la structure politique d’un pays et de la quête d’un prestige accru.

Un surcroît de rayonnement

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C’est à partir des années vingt que les États ont réellement commencé à parler aux peuples au-delà de leur frontière, en développant des médias. Les prédécesseurs de Radio France Internationale (RFI) et du BBC World Service, le Poste Colonial et l’Empire Service, partageaient alors l’objectif d’atteindre les expatriés de leur pays d’émission. Mais il faudra attendre la fin de la Seconde Guerre mondiale pour voir grandir l’intérêt de la France et de la Grande-Bretagne pour les audiences locales extérieures à l’Europe.

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Depuis lors, ces pays définissent les zones de distribution des médias qu’ils financent en fonction de leurs priorités nationales. Ils investissent là où ils entendent favoriser la création d’un environnement propice à la réalisation de leurs objectifs, véhiculer des représentations et opérer un cadrage spécifique des actualités mondiales.

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Observons la présence des médias internationaux de l’Hexagone. Le continent africain demeure la cible première, en particulier les anciennes colonies. Les programmes de RFI, jadis suivis exclusivement par ondes courtes, y sont de plus en plus écoutés sur la téléphonie mobile ou internet. Cette radio est également diffusée dans les pays anglophones d’Afrique, où la concurrence avec la BBC s’avère plus rude.

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Au-delà de l’Afrique, la France vise les régions où elle dispose d’intérêts importants et où elle entend compter plus qu’ailleurs. Cela explique la présence au Maghreb, ainsi qu’au Proche et Moyen-Orient, de la radio Monte-Carlo Doualiya et de la version arabophone de France 24. Ces aires géographiques, ainsi que d’autres pays à forte composante francophone, constituent un espace majeur au sein de la stratégie française.

L’histoire des États détermine, parfois plus que les intérêts contemporains, le maintien de zones de diffusion. Ainsi se comprend la subsistance de programmes de RFI en Viêtnamien et cambodgien, langues parlées dans deux anciennes colonies de la France alors que leur importance stratégique a sensiblement diminué au cours des dernières décennies. Toutefois, la suppression récente de six langues de diffusion de RFI, dont le laotien, témoigne d’une réorientation des priorités hexagonales. L’audience faisait certes défaut, mais plus fondamentalement ce choix montre que l’existence des médias s’avère tributaire de la politique étrangère d’un État.

Redéploiements stratégiques des médias

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Le lancement et l’arrêt de médias internationaux sont déterminés par la fluctuation des intérêts étatiques. En présence d’intenses enjeux régionaux ou de conflits, l’effort de communication dirigé vers les populations étrangères s’accroît. Lorsque les guerres s’interrompent ou que l’intérêt pour certaines zones s’estompe, les médias internationaux perdent de leur importance aux yeux des diplomates. Les États procèdent alors à une réorganisation de leur présence à l’étranger.

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Ainsi, les dix années ayant suivi la disparition de la menace soviétique ont vu chuter le budget américain de diffusion internationale des actualités de plus de 40 %. La BBC a quant-à-elle interrompu en 2006 huit de ses déclinaisons linguistiques destinées à des pays d’Europe centrale et orientale, dont le croate, le grec et le polonais : plus de combat idéologique à mener, ni de besoin de contribuer au pluralisme par les ondes. Pour autant, certaines des coupes budgétaires se sont révélées hasardeuses ou prématurées. Le 26 juillet 2008, VOA cesse d’émettre à Tbilissi. Douze jours plus tard, la Russie envahit la Géorgie.

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Alors que l’intérêt pour les médias internationaux semble faiblir au tournant des années 2000, les attentats du 11-Septembre les remettent sur le devant de la scène. Les ressources économisées par la fermeture de médias ont permis d’investir dans de nouvelles zones de diffusion. Ainsi, le World Service britannique créé en 2008 une télévision en arabe, puis en 2009 une chaîne en farsi. La BBC accroît également sa diffusion en Asie centrale, renforçant sa programmation en pachto à destination de l’Afghanistan.

Les États-Unis, l’Allemagne, la Russie et notamment la Chine investissent aussi massivement dans les pays arabophones et d’Asie centrale, par le biais de la radio, de la télévision et d’internet. Ces médias font en cela davantage connaître les valeurs et politiques des pays finançant leurs activités.

Un façonnement doux des opinions

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Outre l’objectif de maximisation de l’audience ciblée, les médias internationaux visent à participer à la formation des opinions publiques. Ils transmettent dans ce but des valeurs et adoptent un traitement spécifique des actualités. Cette entreprise se révèle difficile à mener dans un univers marqué par la multiplication des sources d’information.

Les émissaires des valeurs

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Le cahier des charges des médias internationaux les contraint à véhiculer certaines valeurs par leur production journalistique. Ce sont probablement les supports américains qui disposent du mandat le plus clair en la matière.

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Le Broadcasting Board of Governors, qui supervise les radios et télévisions subventionnées par les États-Unis, a pour mission de promouvoir la liberté et la démocratie. On retrouve l’idée de diffusion du modèle démocratique qui irrigue la politique étrangère américaine depuis le début du xxe siècle. À cette fin, les actualités relatives à la gouvernance, à la violation des droits de l’homme et à la corruption sont fréquemment couvertes sur les antennes de VOA qui fournissent également un espace aux voix dissidentes ou à l’opposition [5][5] Tristan Mattelart, Le Cheval de Troie audiovisuel..... En cela, cette radio cherche à se comporter en parangon des médias libres. Elle a ainsi traité abondamment des manifestations de 2009 en Iran et diffusé ses nouvelles sur différents supports, de la téléphonie mobile aux ondes courtes. Un autre média américain, la Radio Free Europe (RFE), applique une ligne directrice plus offensive [6][6] Lauren Brodsky, « Broadcasting Democracy ? Matching.... Elle est explicitement chargée de cadrer sa production éditoriale de manière à promouvoir les valeurs favorisant la transition vers la démocratie et le libre marché dans les pays où la presse est muselée ou peu établie. En définitive, VOA et RFE concourent à la réalisation du même objectif, mais selon deux modalités distinctes.

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Plus largement, les médias internationaux participent à l’exposition de thématiques propres à la politique étrangère de l’État les finançant. La radio et télévision allemande Deutsche Welle est légalement tenue de mettre en évidence le dialogue entre les cultures et les peuples. France 24 doit traiter de la construction européenne, du multilatéralisme, du Moyen-Orient et de l’Afrique [7][7] Sur la souveraineté éditoriale de France 24 encadrée....

Enfin, ces médias présentent les actualités de manière à valoriser le rôle international du pays depuis lequel ils émettent. Ils contribuent alors à corriger les stéréotypes entretenus de par le monde. Ainsi, la Deutsche Welle doit véhiculer une image complète des affaires politiques, culturelles et économiques de l’Allemagne. Elle remplit sa mission parfois jusqu’à l’excès. Au lendemain du début de la guerre en Afghanistan menée contre le régime taliban, son canal en dari et pachto diffusa un reportage sur la disparition d’un footballeur allemand [8][8] Kai Hafez, The Myth of Media Globalization, [2005],..., ce qui n’a pas dû beaucoup éclairer l’audience afghane sur le conflit en cours. Cette hypertrophie médiatique risque de réduire sa capacité à être suivie par le plus grand nombre. Pour pallier ce risque, les médias globaux occultent certains événements qu’ils jugent dénués d’une résonance mondiale suffisante.

Une concurrence renouvelée

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De par leur production spécifique, ces médias procurent aux États qui les financent, selon les cibles et contextes locaux, un surcroît de soutien auprès des populations. L’objectif est de mener un autre pays à désirer des objectifs similaires à celui qui émet des informations internationales. La diffusion de nouvelles ne constitue cependant que l’un des éléments susceptibles de gagner la confiance des opinions internationales. Les politiques de diplomatie culturelle, les échanges d’étudiants ou plus largement un modèle attrayant, représentent des atouts majeurs à cet effet. Pas plus que VOA n’a rendu la politique étrangère du président George W. Bush légitime aux yeux du monde, un média international ne suffira jamais à changer la perception d’un État à lui seul. Il ne fait qu’y contribuer.

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Divers facteurs limitent, en outre, l’apport des médias internationaux à la puissance d’un État. Alors que les institutions étatiques continuent de jouer un rôle de tout premier plan en matière de production des représentations du monde, ces dernières sont désormais très largement aussi façonnées par les industries des médias et de la culture. Certains grands médias privés, tel CNN, participent bien plus à la définition du soft power d’un pays, que d’autres créés précisément à cet effet. Ainsi en Europe, l’institut Synovate révèle que cette chaîne était suivie par plus de 18 % des audiences constituées du cinquième des ménages disposant des plus hauts revenus en 2007, contre 1,8 % et 2,2 % respectivement pour Deutsche Welle et France 24. De fait, la capacité de CNN à véhiculer certaines représentations et valeurs s’avère autrement plus grande.

Par ailleurs, l’arrivée de nouveaux médias a considérablement bouleversé la circulation et la consommation des actualités. Une multitude d’opportunités existe désormais pour suivre et diffuser des arguments contredisant les déclarations officielles. Tout internaute peut écrire des blogs et partager des informations sur les réseaux sociaux Twitter ou Facebook. Dans ce contexte, les médias internationaux rencontrent des difficultés accrues pour fidéliser une audience.

Logique politique et indépendance journalistique

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Les objectifs des médias internationaux – maximisation de l’audience et satisfaction des priorités nationales – et les moyens d’y parvenir – journalisme de qualité et ligne éditoriale définie par des documents administratifs – sont traversés par une tension fondatrice entre politique et journalisme. Pour bénéficier à un État, la qualité des contenus éditoriaux doit être reconnue par les audiences. Des mécanismes institutionnels et pratiques journalistiques, conformes aux standards de la profession, sont mis en œuvre à cette fin. Il s’agit pour les journalistes de se tenir le plus à distance de toute idée de média d’État où des agents publics réécriraient les nouvelles à l’instar de ceux du ministère de la Vérité dépeint par Orwell dans 1984. Cette ambition journalistique se révèle autrement plus difficile à atteindre pour des médias concourant à la réalisation d’objectifs de politique étrangère, tant la suspicion du contrôle éditorial par le politique est forte.

L’impératif de crédibilité

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Les médias internationaux entrent en concurrence pour attirer les audiences et se voir reconnaître le statut d’organisation crédible. Dans ce but, ils insistent sur la nécessité de fournir une information objective, impartiale et équilibrée, retranscrivant les faits avec le plus de véracité qui soit.

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Dans le cas des États-Unis, les normes journalistiques sont inscrites dans des textes de droit. Signée en 1976 par le président Ford, la charte de VOA oblige par la loi la diffusion de nouvelles « précises, objectives et complètes ». La Grande Bretagne confère aussi une grande importance à ce thème. L’accord de 2006 qui accompagne la charte royale établissant le fondement constitutionnel de la BBC enjoint le World Service à maintenir de hauts standards en matière d’intégrité éditoriale, de contenu et de qualité dans sa couverture des actualités internationales à destination des audiences étrangères.

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Le manquement à cette exigence, même temporaire, entraîne un effet négatif pour les médias en cause. Un ancien journaliste de RFI note à ce sujet : « Il faut des années pour bâtir une réputation de crédibilité. Quelques semaines suffisent pour l’anéantir » [9][9] Olivier Da Lage, « Les radios internationales sont-elles.... Les rédactions tentent dès lors de produire une information de qualité pour attirer la confiance de l’audience. La diffusion de reportages critiques envers leur État actionnaire représente un atout pour ces médias en quête de crédibilité.

L’éloignement du contrôle politique

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Pour les soustraire à l’image de médias d’État, une séparation entre les journalistes et les diplomates est instaurée. Ce cloisonnement entre salles de rédaction et bureaux des ministères se révèle essentiel pour éviter toute perception d’un lien entre interventionnisme étatique et production des nouvelles.

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L’évolution institutionnelle de VOA permet de comprendre l’importance croissante donnée à la nécessité de son indépendance. Créée d’abord au sein d’un bureau du département d’État, elle est placée depuis 1994, comme l’ensemble des médias des États-Unis, sous l’autorité de l’indépendant Broadcasting Board of Governors. Ses membres sont chargés d’assurer une étanchéité entre le gouvernement et la production des programmes. Celle-ci apparaît toutefois relative, puisque leur nomination reste politique et que le Secrétaire d’État y siège de droit. De plus, l’importance d’une cohérence entre la diffusion internationale des nouvelles par les États-Unis et les objectifs politiques de la puissance américaine est reconnue depuis le Consolidation Act de 1998 [10][10] Kennon H. Nakamura, Matthew C. Weed, U.S. Public Diplomacy.... Ce cadre institutionnel en quête d’un équilibre entre indépendance journalistique et cohérence avec les priorités gouvernementales guide les rédactions. Dans leur pratique quotidienne, elles bénéficient d’une indépendance éditoriale. Recevant des fonds publics, ces médias seraient par certains aspects davantage libres de leur traitement éditorial, puisque ne nécessitant pas toujours d’obtenir de fortes recettes commerciales. En somme, avec la crise des industries de l’information, ils pourraient à terme devenir les derniers pourvoyeurs de nouvelles de qualité.

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Les médias internationaux sont ainsi confrontés à un dilemme profond. Si l’instauration d’une indépendance éditoriale sans équivoque les expose au risque de ne pas servir suffisamment les intérêts de leurs actionnaires, l’immixtion du politique pourrait transformer les informations produites en propagande. La frontière entre contrôle de la production journalistique et impartialité éditoriale se révèle ainsi bien délicate à établir. On n’assiste nulle part, hormis peut-être à la BBC qui en fait sa marque de fabrique, au triomphe des canons du journalisme. Au contraire, cette vision sanctuarisée se trouve régulièrement attaquée par des personnalités politiques souhaitant assurer un contrôle plus fort des médias internationaux. ?

Notes

[1]

Cyril Blet, Une voix mondiale pour un État. France 24, Paris, L’Harmattan, coll. « Chaos international », 2008.

[2]

La plupart des médias internationaux sont financés essentiellement par le biais de fonds publics. Ils dégagent également des ressources propres par la vente d’espaces publicitaires. Cet aspect représentait en 2008 autour de 2 % du budget de France 24, contre plus de 20 % pour l’allemande Deutsche Welle. La chaîne BBC World News comporte pour particularité de disposer d’un statut privé, bénéficiant cependant du dense réseau de journalistes du groupe BBC. L’obtention de ressources propres assure une indépendance plus forte à l’égard du gouvernement actionnaire.

[3]

Sur la diplomatie publique, cf. Nicholas J. Cull, « Public Diplomacy : Taxonomies and Histories », Annals of the American Academy of Political and Social Science, vol. 616, n° 1, 2008, p. 31-54.

[4]

Joseph Nye, Power in the Global Information Age, Londres, Routledge, 2004, p. 5.

[5]

Tristan Mattelart, Le Cheval de Troie audiovisuel. Le rideau de fer à l’épreuve des radios et télévisions transfrontières, Grenoble, PUG, 1995, p. 57.

[6]

Lauren Brodsky, « Broadcasting Democracy ? Matching Foreign Policy Goals and Messages », The Fletcher Forum of World Affairs, vol. 32, n° 3, 2008, p. 68.

[7]

Sur la souveraineté éditoriale de France 24 encadrée par l’État, cf. Cyril Blet, Une Voix mondiale pour un État. France 24, Paris, L’Harmattan, 2008, p. 78-88.

[8]

Kai Hafez, The Myth of Media Globalization, [2005], trad., Cambridge, Polity Press, 2007, p. 125.

[9]

Olivier Da Lage, « Les radios internationales sont-elles dépassées ? », Le Trimestre du monde, n° 2, 1992, p. 105.

[10]

Kennon H. Nakamura, Matthew C. Weed, U.S. Public Diplomacy : Background and Current Issues, Washington, DC, Congressional Research Service, décembre 2009, p. 24-25.

Plan de l'article

  1. La réalisation d’objectifs de diplomatie publique
    1. Un surcroît de rayonnement
    2. Redéploiements stratégiques des médias
  2. Un façonnement doux des opinions
    1. Les émissaires des valeurs
    2. Une concurrence renouvelée
  3. Logique politique et indépendance journalistique
    1. L’impératif de crédibilité
    2. L’éloignement du contrôle politique

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