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L'information littéraire

2006/3 (Vol. 58)


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1

Les bibliographies concernant les auteurs qui étaient déjà au programme pour la session 2006 (Homère, Iliade ; César, Guerre civile et Sénèque, De clementia) se trouvent dans L’Information littéraire, n?3, 2005.

Euripide, Les Phéniciennes

I - Éditions, commentaires et traductions

2

L’édition de travail est celle de L. MÉRIDIER et F. CHAPOUTHIER, Euripide, tome V, CUF, 1950 (4e tirage, 1985). Selon l’usage, il faut en confronter attentivement le texte avec celui de l’édition dont on disposera à l’oral du concours, c’est-à-dire l’édition de J. DIGGLE dans les Oxford Classical Texts : Euripidis Fabulae III, Oxford, 1994. J. Diggle explique certains de ses choix dans ses Euripidea (Oxford, 1994).

3

Éditions commentées récentes :

4

AMIECH C., Les Phéniciennes, L’Harmattan, Paris, 2004 (avec traduction française).

5

CRAIK E., Euripides. Phoenician Women, Aris & Phillips, Warminster, 1988 (avec traduction anglaise).

6

MASTRONARDE D. J., Euripides Phoenissae, Cambridge U. P. 1994.

7

MEDDA E., Euripide, le Fenicie, BUR, Milan, 2006 (avec traduction italienne).

8

Traductions :

9

Traduction de M. Delcourt dans la Bibliothèque de la Pléiade et dans la collection Folio (Euripide, Tragédies complètes, tome II) ; dans la collection GF, Euripide, Théâtre complet, tome 3, traduction et notes de H. Berguin et G. Duclos ; dans La Pochothèque, Les Tragiques Grecs, traduction de V.-H. Debidour ; la collection Bouquins, Les Tragiques grecs, tome II, reprend la traduction de L. Méridier, revue par F. Jouan. La belle traduction anglaise de P. Burian et B. Swann (Oxford U.P., 1981) est précédée d’une introduction substantielle.

10

Lexique, fragments, scholies :

11

ALLEN J. T. et ITALIE G. A., A Concordance to Euripides, Berkeley/Los Angeles, 1954 (supplément : COLLARD C., Groningen, 1971).

12

Fragments : F. JOUAN et H. VAN LOOY, Euripide, tome VIII (4 vol., C.U.F. 1998-2003), avec commentaire et traduction ; voir en particulier ce qui concerne Œdipe et Antigone) ; édition seule : R. KANNICHT, Tragicorum Græcorum Fragmenta, tome V, Göttingen, 2005.

13

Scholies (particulièrement abondantes pour les Phen.) : E. SCHWARTZ, Scholia in Euripidem, tome I, Berlin, 1887.

II - Euripide

14

La diversité des formes, des thèmes et des tons des drames conservés d’Euripide défie les présentations synthétiques de l’ensemble de l’œuvre. Une diversité tout aussi forte se manifeste d’ailleurs dans les interprétations qu’on en propose : en 1960, J. C. KAMERBEEK résumait parfaitement les tendances souvent contradictoires de la critique dans l’article intitulé « Mythe et réalité dans l’œuvre d’Euripide », qui introduit le volume des Entretiens de la Fondation Hardt (vol. VI, Genève, 1960) consacrés au poète. Les perspectives contemporaines sont regroupées dans le volume spécial des Illinois Classical Studies intitulé Euripides and Tragic Theatre in the Late Fifth Century (Cropp, Lee et Sansone edd., Champaigne, Ill., 1999-2000).Voir aussi :

15

CONACHER D., Euripidean Drama : Myth, Theme and Structure, Toronto, 1967.

16

GOOSSENS R, Euripide et Athènes, Bruxelles, 1962 (tendance parfois excessive à mettre l’œuvre en rapport étroit avec l’actualité)

17

REINHARDT K. Eschyle, Euripide (trad. française : Paris, 1972) ; le livre contient un essai assez court, datant de 1957, intitulé : « La crise du sens chez Euripide ».

18

ROMILLY J. de, La modernité d’Euripide, Paris, 1986.

19

–, L’évolution du pathétique d’Eschyle à Euripide, Paris, 1961.

20

WEBSTER T. B. L. The Tragedies of Euripides, Londres, 1967.

21

Aspects formels :

22

(scènes typiques, comme l’???? ou la scène de message, mais aussi style, images, figures récurrentes dans les parties lyriques, etc., autant de traits commentés et caricaturés avec beaucoup de finesse dans les Grenouilles d’Aristophane qu’il est toujours utile de relire)

23

BARLOW S. A., The imagery of Euripides ; a study of the dramatic use of picturial language, Londres, 1971.

24

HOSE M., Studien zum Chor bei Euripides, 2 vol., Stuttgart, 1990-1991.

25

DE JONG I., Narrative in Drama : the Art of Euripides’ Messenger-Speech, Leiden, 1991.

26

PANAGL O., Die « dithyrambischen Stasima » des Euripides, Vienne, 1971.

27

SCHWINGE E.R., Die Verwendung der Stichomythie in den Dramen des Euripides, Heidelberg, 1968.

28

STEVENS P.T. Colloquial expressions in Euripides, Hermes Einzelschriften 38, Wiesbaden, 1976.

29

STROHM H. Euripides. Interpretationen zur dramatischen Form, Zetemata 15, Munich, 1957.

30

Spectacle et mise en scène :

31

Outre les deux livres de O. TAPLIN (The Stagecraft of Aeschylus, Oxford, 1977 et Greek Tragedy in Action, Londres, 1978) auxquels il est toujours indispensable de se référer, voir :

32

HOURMOUZIADES N., Production and Imagination in Euripides : Form and Function of the Scenic Space, Athènes, 1965.

33

ROUX J., « À propos du décor dans les tragédies d’Euripide », REG 74, 1961, p. 25-60 (discussion qui concerne, entre autres passages, la Teichoscopie des Phéniciennes).

III - Les Phéniciennes

34

Thèbes et la légende thébaine :

35

Il est essentiel, pour mesurer l’originalité d’Euripide et la signification de ses choix, de relire les pièces thébaines conservées, surtout les Sept contre Thèbes d’Eschyle, dont le souvenir est si présent dans les Phéniciennes, sans oublier qu’Œdipe à Colone, représenté après la mort de Sophocle, est postérieur au drame d’Euripide. Voir sur ce point :

36

AÉLION R., Euripide héritier d’Eschyle, 2 vol., Paris, 1983 (le tome I contient, aux pages 197-247, une comparaison très précise des Sept et des Phéniciennes), et Quelques grands mythes dans l’œuvre d’Euripide, Paris, 1986.

37

VIAN F., Les origines de Thèbes : Cadmos et les Spartes, Paris, 1963.

38

ZEITLIN F.I., « Thebes, Theater of Self and Society in Athenian Drama », in Nothing to do with Dionysos ? Athenian Drama in its social Context, Winkler et Zeitlin edd., Princeton U.P. 1990, p. 130-167 (étude non de la légende thébaine elle-même mais de ce que symbolise Thèbes dans la tragédie classique).

39

Les Phéniciennes :

40

On se dispensera de citer ici les très nombreux travaux consacrés aux interpolations supposées dans les Phéniciennes, particulièrement dans l’exodos (voir par exemple E. FRAENKEL, Zu den Phoenissen des Euripides, Bayer. Akad. der Wissenschaften, Heft 1, Munich, 1963, et les études de Conacher, Erbse et Valgiglio citées ci-dessous) ; les éditions commentées résument la plupart des discussions. Pour le reste :

41

ARTHUR M., « The Curse of Civilization : the Choral Odes of Phoenissae », HSCP 81, 1977, p. 163-185.

42

CONACHER D.J., « Theme in the exodus of Euripides’ Phoenissae », Phœnix 21, 1967, p. 92-101.

43

ERBSE H., « Beiträge zur Verstandnis des Euripideischen Phönissen », Philologus, 110, 1966, 1-34.

44

FOLEY H. P., Ritual irony : poetry and sacrifice in Euripides, Ithaca, 1985 (étude critique de quatre pièces : Iphigénie à Aulis, les Phéniciennes, Héraclès et les Bacchantes).

45

GARLAN Y., « De la poliorcétique dans les Phéniciennes d’Euripide », REA 68, 1966, p. 264-277.

46

JOUANNA, « Texte et espace théâtral dans les Phéniciennes d’Euripide », Ktema 1, 1976, p. 81-97.

47

–, « Remarques sur le texte et la mise en scène de deux passages des Phéniciennes d’Euripide », REG 89, 1976, p. 40-56.

48

MORIN B., « La séquence des boucliers dans les Phéniciennes d’Euripide (v. 1104-1140) : un bestiaire mythique au service de l’unité athénienne ? », REG 114, 2001, p. 37-83.

49

NANCY C., ???????? ???????? : le mécanisme du sacrifice humain chez Euripide », in Théâtre et Spectacle dans l’Antiquité, colloque de Strasbourg, 1981, p. 17-30.

50

–, « La voix du chœur », ASNP (Pise) 16, 1986, p. 461-479.

51

PAPADOPOULOU T., « The prophetic figure in Euripides’ Phoenissae and Bacchae », Hermes 129, 2001, p. 21-31.

52

PODLECKI A. J., « Some themes in Euripides’ Phoenissae », TAPhA 93, 1962, p. 355-373.

53

RAWSON E., « Family and Fatherland in Euripides’ Phoenissae », GRBS 11, 1970, p. 109-127.

54

REBUFFAT R., « Le sacrifice du fils de Créon dans les Pheniciennes », REA 74, 1972, p. 14-31.

55

ROMILLY J. de, « Les Phéniciennes ou l’actualité dans la tragédie grecque », Rev. Phil. 39, 1965, p. 238-47.

56

–, « d’Euripide à Platon : l’exemple des Phéniciennes », Apophoreta Philologica (Mélanges E. F. Galiano), Serrano, 1984, p. 259-265.

57

–, « Le rôle du débat dans les Phéniciennes », Philanthropia kai Eusebeia (Mélanges A. Dihle), Göttingen, 1993, p. 398-403.

58

SAÏD S., « Euripide ou l’attente déçue : l’exemple des Pheniciennes », ASNP (Pise) 15, 1985, p. 501-527.

59

VALGIGLIO E., L’esodo delle Fenicie di Euripide, Turin, 1961.

60

Anne Lebeau

Platon, Phédon

61

Il est exclu de proposer ici une bibliographie exhaustive d’abord parce que cette dernière ne saurait correspondre aux exigences qui sont celles de l’agrégation, ensuite parce que la bibliographie platonicienne est bien trop importante pour que quiconque puisse prétendre la maîtriser tout à fait. Les candidats disposent d’excellents instruments de travail assez récents : la traduction de M. Dixsaut en GF et l’édition de C. J. Rowe, qui datent respectivement des années 1991 et 1993. Nous nous contenterons donc ici de signaler les travaux les plus importants. Même dans ces conditions, il est bien sûr impossible de tout lire, mais la connaissance des principaux titres de l’abondante bibliographie du Phédon est conçue pour constituer également une première présentation de l’œuvre [1][1] Pour ceux qu’intéresse une bibliographie un peu plus....

62

Mieux vaut, par ailleurs, avoir d’abord une bonne connaissance des dialogues platoniciens eux-mêmes : le Phédon, bien sûr, mais ausi le Criton, le Banquet (que l’on met souvent en parallèle avec le Phédon et qui fut probablement composé, comme le Cratyle, à la même période) ; à ces dialogues, on ajoutera : l’Apologie de Socrate, le Gorgias (notamment 523a-527e), le Ménon (notamment 80d-86c pour l’argument de la réminiscence), la République (notamment les livres I, III, IV, IX et X ; on comparera le mythe de la destinée des âmes dans le Phédon avec le mythe d’Er dans la République X, 612e-621d) et le Phèdre.

I - Éditions, traductions commentées, commentaires

63

• Les candidats seront probablement interrogés à l’oral sur le texte de l’édition d’Oxford (Oxford Classical Texts = OCT) [2][2] Les textes y sont classés par tétralogies, correspondant.... Il existe en fait deux éditions (attention aux différences de texte !) :

  • celle de J. Burnet, Platonis Opera, I, 1900 [NB : il existe une autre édition, celle de 1911, parue dans une autre collection, légèrement différente pour le texte et annotée ; voir infra] ;

  • une nouvelle édition, due à W. W. F. Hicken et E. A. Duke, Platonis opera, t. I : tetralogias I-II continens : Euthyphro, Apologia, Crito, Phaedo, Cratylus, Theaetetus, Sophista, Politicus, 1995.

• L’édition de travail sera l’édition de Paul Vicaire (1983) dans la Collection des Universités de France (CUF) ; de la précédente édition du dialogue dans cette collection, celle de Léon Robin (1926), on a conservé la très riche introduction (p. VII-LXXXII), toujours utile, mais qu’il faudra remettre à jour en s’aidant de travaux plus récents.

64

• On confrontera la traduction française de la CUF avec un certain nombre de traductions en français, notamment celle de L. Robin, Platon, Œuvres complètes (Pléiade, t. 1), 1940, réimpr. (quelques modifications par rapport à son édition dans la CUF, en 1926) et surtout celle de Monique Dixsaut (GF Flammarion n°489, 1991).

65

• Pour le commentaire et les notes, on consultera surtout M. Dixsaut (supra) et Plato, Phaedo, edited by C. J. Rowe, Cambridge, 1993 (Cambridge Greek and Latin Classics), tous deux très précis et bien documentés. On pourra aussi consulter les éditions et/ou traductions commentées suivantes [par ordre chronologique décroissant] :

66

– Th. Ebert, Platon, Phaidon, Übersetzung und Kommentar, Göttingen, 2004 (Platon Werke, Übersetzung und Kommentar I, 4).

67

– A. Lami, Platone Fedone, introduzione, premesa al testo e note, traduzione di P. Fabrini, Classici Greci e Latini, Milano, 1996 [notes philologiques très utiles sur l’établissement du texte et son interprétation].

68

– D. Gallop, Plato, Phaedo, translated with notes, Oxford, 1975 (Clarendon Plato series).

69

– R. Loriaux, Le Phédon de Platon, Commentaire et traduction (2 vol.), Namur, 1969/72 [également très utile].

70

– R. Hackforth, Plato’s Phaedo, translated with an introduction and commentary, Cambridge, 1955.

71

– R. S. Bluck, Plato’s Phaedo, translated with Intro-duction, notes and appendices, London, 1955.

72

– J. Burnet, Plato’s Phaedo, Oxford, 1911 [notes philologiques et index encore très utiles].

73

• On pourra aussi consulter les études suivantes :

74

D. Bostock, Plato’s Phaedo, Oxford, 1986.

75

R. Burger, The Phaedo : a Platonic Labyrinth, New Haven & London, 1984.

II - Instruments de travail : index, scholies et commentaires antiques, chronologie des dialogues

76

• L. Brandwood, A Word Index to Plato, Leeds 1976 [très utile ; attention, les termes sont classés par cas : occurrences au nominatif, puis à l’accusatif, etc. ; à défaut, voir aussi F. Ast, Lexicon Platonicum, 3 vol. 1835-1838 ; E. des Places, Lexique de la langue philosophique et religieuse de Platon, 2 vol., CUF, 1964-1970].

77

• G. C. Greene, Scholia platonica, Haverford, 1938 [Phédon : p. 8-15 et 424-426].

78

• L. G. Westerink (ed.), The Greek commentators on Plato’s Phaedo, I. Olympiodorus ; II. Damascius, Amsterdam 1976-1977.

79

• L. Brandwood, The Chronology of Plato’s Dialogues, Cambridge 1990 [à consulter simplement pour information : on peut ainsi apprécier les diverses méthodes modernes utilisées pour dater les dialogues et le caractère aporétique de la plupart de ces recherches].

III - Platon. Études générales

80

NB : Sur la philosophie antique en général, la meilleure introduction est celle de P. Hadot, Qu’est-ce que la philosophie antique ? Paris, Folio Essais, 1995.

81

• Pour une première initiation à la pensée platonicienne, on peut lire, en français, L. Robin, Platon, Paris, 1935 (rééd. « Quadrige », PUF, 1997) et, pour une introduction plus philosophique, les pages consacrées à Platon par M. Canto-Sperber dans le collectif Philosophie grecque (éd. M. Canto- Sperber, J. Barnes, L. Brisson, J. Brunschwig et G. Vlastos, PUF, 1997, p. 186-299). Consulter aussi M. Dixsaut, Platon, Vrin, 2003 [voir notamment dans le chapitre IV : Essences et formes, la troisième partie, consacrée essentiellement au Phédon : « L’âme, les essences et la participation », p. 109-125].

82

Voir aussi, en français :

83

F. Cossutta et M. Narcy (éd.), La forme dialogue chez Platon. Évolutions et réceptions, Grenoble, 2001.

84

A. Diès, Autour de Platon, Paris 1926 [lire notamment le livre IV, chapitre 1 : «la transposition platonicienne», p. 400-449].

85

M. Dixsaut, Le naturel philosophe. Essai sur les dialogues de Platon, Paris 1985 [voir notamment le c. IV, Hadès philosophe, p. 189-240 : le Phédon comme « le véritable dialogue sur la rectitude des dénominations »].

86

M. Dixsaut, Platon et la question de la pensée, Paris Vrin 2000 [voir, p. 71-91 : « Ousia, eidos et idea dans le Phédon »].

87

M. Dixsaut, Métamorphoses de la dialectique dans les dialogues de Platon, Paris, Vrin, 2001.

88

V. Goldschmidt, Les dialogues de Platon, Structure et méthode dialectique, Paris, 19632 (1re éd. 1947) [une mise au point remarquable tout en restant très claire] ; La religion de Platon, Paris, 1949 [notamment, sur l’âme, les p. 63-114] ; Le paradigme dans la dialectique platonicienne, 1947 (rééd. Vrin, Bibliothèque d’histoire de la philosophie, Vrin, 2003).

89

H. Joly, Le renversement platonicien : Logos, épistémè, polis, Paris, 19742.

90

J. Laborderie, Le dialogue platonicien de la maturité, Paris, 1978.

91

J.-F. Pradeau (éd.), Platon : les formes intelligibles, Paris, Vrin, 2001.

92

R. Schaerer, La question platonicienne, Paris, 19692 (1re éd. Neuchâtel, 1938).

93

P. M. Schuhl, L’œuvre de Platon, Paris, 19715 (1re éd. 1954)

94

P. Vicaire, Platon, critique littéraire, Paris, 1960.

95

• En dehors du domaine français, on aura intérêt à consulter aussi : en anglais, W.K.C. Guthrie, A History of Greek Philosophy, vol. 4 et 5, Cambridge, 1975 ; en allemand, P. Friedländer, Platon, 3 vol. 1928-1930 ; 3e éd. 1964-1975 ; trad. anglaise Plato, 2e éd. Princeton, 1969-77, ainsi que :

96

G. Casertano (ed.), La struttura del dialogo platonico, Napoli, 2000.

97

T. Irwin, Plato’s Ethics, Oxford, 1995.

98

C. H. Kahn, Plato and the Socratic Dialogue. The philosophical Use of a literary Form, Cambridge, 1996.

99

R. Kraut (ed.), The Cambridge Companion to Plato, Cambridge, 1992 [intéressant pour faire le point sur certaines questions platoniciennes].

100

N. Michelini (ed.), Plato as Author. The Rhetoric of Philosophy, Leiden, 2003.

101

W. Nightingale, Genres in Dialogue. Plato and the Construct of Philosophy, Cambridge, 1995 [comment Platon construit ses dialogues par un jeu d’intertextualité avec d’autres « genres » traditionnels – poésie, rhétorique, etc – et définit ainsi les frontières nouvelles de sa « philosophie » par opposition à ces derniers].

102

R. B. Rutherford, The Art of Plato. Ten Essays in Platonic Interpretation, Harvard, 1995.

103

• Sur Socrate, les Socratiques, le rapport entre le Socrate historique et le Socrate de Platon : voir le Que sais-je de L.-A. Dorion (Socrate, 2004) ; J. Humbert, Socrate et les petits socratiques, Paris, 1967 ; G. Vlastos, Socrate. Ironie et philosophie morale, Paris, Aubier, 1991 ; Th. C. Brickhouse-N. D. Smith, Plato’s Socrates, Oxford, 1994 ; lire l’introduction de L.-A. Dorion dans le tome I des Mémorables de Xénophon (CUF, 2000).

104

• Sur Anaxagore chez Platon : D. Babut, « Anaxagore jugé par Socrate et Platon », REG 91 (1978), p. 44-76.

105

• Sur Platon et les Pythagoriciens : L. Brisson « Platon, Pythagore et les Pythagoriciens », in M. Dixsaut, A. Brancacci (ed.), Platon. Source des présocratiques, Paris, Vrin, 2003, p. 21-46.

IV - Phédon. Études générales. Recueils et articles

106

NB : nous nous contenterons ici de présenter une liste d’ouvrages et d’articles récents, en complément de la bibliographie donnée par M. Dixsaut et C. J. Rowe.

107

P. J. Ahrensdorf, The death of Socrates and the life of philosophy. An interpretation of Plato’s Phaedo, Albany, 1995.

108

G. Casertano, « Dal logo al mito : la struttura del Fedone », in G. Casertano (ed.), la struttura del dialogo platonico, Napoli, 2000, p. 86-107.

109

J. Crooks, « Socrates’ last words. Another look at an ancient riddle », CQ 48 (1998), p. 117-125.

110

R. Di Giuseppe, La teoria della morte nel Fedone Platonico, Napoli, 1993.

111

M. Dixsaut, « Immortel et indestructible : le dernier problème du Phédon », in A. Havlicek-F. Karfik, 2001, p. 384-400 (Plato’s Phaedo. Proceedings of the Second Symposium Platonicum Pragense, Prague).

112

M. Dixsaut, « ousia, eidos et idea dans le Phédon », RPhilos 16 (1991), p. 479-500 [repr. dans Platon et la question de la pensée, Paris, Vrin, 2000, p. 71-91].

113

Th. Ebert, « Una nuova interpretazione del Fedone Platonico », in G. Casertano (ed.), la struttura del dialogo platonico, Napoli, 2000, p. 51-73.

114

Th. Ebert, « ‘Wenn ich einen schönen Mythos erzählen darf…’ Zu Status, Herkunft und Funktion des Schlussmythos in Platons Phaidon », in M. Janka, C. Schäfer (ed), Platon als Mythologe, Darmstadt, 2002, p. 251-269 [sur le mythe final du Phédon].

115

R. Gallop, « The Rhetoric of Philosophy : Socrates’s Swan-Song », in A. N. Michelini (ed.), Plato as Author. The Rhetoric of Philosophy, Leiden, 2003, p. 313-332.

116

Havlicek-F. Karfik (ed.), Plato’s Phaedo. Proceedings of the Second Symposium Platonicum Pragense, Prague, 2001.

117

V. Kanaya, « The methodology of the second voyage and the proof of the soul’s indestructibility in Plato’s Phaedo », OSAPh 18 (2000), p. 41-100.

118

G. Most, « A cock for Asclepius », CQ 43 (1993), p. 96-111.

119

J.-F. Pradeau, « Le monde terrestre : le modèle cosmologique du mythe final du Phédon », RPhilos 186 (1996), p. 75-105.

120

I. N. Robins, « Recollection and self-understanding in the Phaedo », CQ 47 (1997), p. 438-451.

121

C. J. Rowe, « Contre Platon. Philosophie et littérature dans le Phédon », in M. Dixsaut, Contre Platon, II, Paris, Vrin, 1995, p. 271-291.

122

C. J. Rowe, « L’argument par « affinité » dans le Phédon », RPhilos 116 (1991), p. 463-477.

123

P. C. Santilli, « Socrates and Asclepius ; the final words », ISPh 22 (1990), p. 29-39.

124

A. Silverman, « Metaphysics and individual Souls in the Phaedo », in A. N. Michelini (ed.), Plato as Author. The Rhetoric of Philosophy, Leiden, 2003, p. 267-286.

125

Marie-Pierre Noël

126

Université Paul Valéry (Montpellier III)

Denys d’Halicarnasse, Les Antiquités Romaines, livre I

I - Les éditions et les traductions modernes des Antiquités Romaines

127

Les Antiquités Romaines sont en cours d’édition et de traduction commentée au sein de la Collection des Universités de France. Sont déjà parus le livre I par V. Fromentin (accompagné d’une importante Introduction générale) et le livre III par J.-H. Sautel.

128

La traduction française du livre II est accessible dans :

129

V. Fromentin ; J. Schnäbele, Denys d’Halicarnasse, Les origines de Rome, livres I et II, Paris, Les Belles Lettres, coll. La Roue à Livres, 1990.

130

Pour le texte complet des livres I à XI, on se reportera à l’édition (avec traduction anglaise) de la collection Loeb :

131

E. Cary, Dionysius of Halicarnassus, « The Roman Antiquities », Loeb Classical Library, Cambridge-Massachussets-Londres, 1937-1950, 7 volumes, qui reprend (avec quelques modifications) le texte édité en 5 volumes par C. Jacoby pour Teubner :

132

C. Jacoby, Dionysii Halicarnassei Antiquitates Romanae, Lipsiae, Bibliotheca Teubneriana, 1885-1905.

133

On signalera la traduction espagnole de E. Jimenez ; E. Sanchez, Dionisio de Halicarnasso, Historia antigua de Roma (introduction générale de D. Placido), Madrid, [19841] 2002 ; la traduction italienne de F. Cantarelli, Storia di Roma arcaica : le antichità romane / Dionisio di Alicarnasso, Milan, 1984, et en français, P. M. Martin, Les Antiquités Romaines, livre I, traduction et commentaire, thèse dactylographiée, Tours, 1971. Toutes ces traductions sont fondées sur le texte de C. Jacoby.

134

Les fragments des livres XIV à XX ont été traduits et précisément commentés dans l’édition bilingue proposée par S. Pittia (ed.), Denys d’Halicarnasse, Rome et la conquête de l’Italie aux ive et iiie siècles avant J.-C., avec la collaboration de E. Caire, S. Collin Bouffier, P. Corbier, S. Crouzet, X. Lafon et R. Robert, Paris, 2002, p. 11-89 (coll. Fragments).

II - Généralités sur Denys d’Halicarnasse

135

1. Éléments biographiques

136

H. J. Gehrke, « Dionysios von Halikarnassos, Alte römische Geschichte », dans Hauptwerke der Geschichts-schreibung, ed. par V. Reinhardt, Stuttgart, 1997.

137

C. Innes, « Dionysius of Halicarnassus », dans The Cambridge History of Literary Criticism, 1 : Classical Criticism, ed. par G.A. Kennedy, Cambridge-New York, 1989, p. 267-272.

138

D. Musti, « Dionisio di Alicarnasso », dans Enciclopedia Virgiliana 2, Rome, 1985, p. 83-86.

139

R.J.H. Shutt, « Dionysius of Halicarnassus », G&R 4, 1935, p. 135-150.

140

E. Schwartz, « Dionysios von Halikarnassos », RE V (1905), col. 934-961 (réimprimé dans E. Schwartz, Griechische Geschichtschreiber, Leipzig, 1957, p. 319-360).

141

2. La fortune des Antiquités Romaines : quelques jalons

142

F. Bellanger, Les Antiquités Romaines de Denys d’Halicarnasse traduites en français, Paris, 1723, Préface (un exemple d’éloge).

143

Des jugements plus sévères, de la querelle des Anciens et des Modernes jusqu’à l’hypercritique du XIXe siècle :

144

L. de Beaufort, Dissertation sur l’incertitude des cinq premiers siècles de l’histoire romaine, Utrecht, 1738 ; rééd. 1866.

145

J. B. Levesque de Pouilly, Sur l’incertitude des quatre premiers siècles de l’histoire de Rome (décembre 1722), dans Mémoires de l’Académie des Inscriptions VI, 1729.

146

Th. Mommsen, Römische Geschichte, Leipzig, 1854-1856.

147

E. Pais, Storia di Roma, Turin, 1898-1899.

148

La réhabilitation de Denys ne date que de la deuxième moitié du XXe siècle avec les travaux fondateurs d’E. Gabba (cf. sa synthèse publiée en 1991 : Dionysius and the History of Archaic Rome, University of California Press, Berkeley-Los Angeles-Oxford) et de D. Musti (« Tendenze nella storiografia romana e greca su Roma arcaica. Studi su Livio e Dionigi d’Alicarnasso », Quaderni Urbinati di Cultura classica 10, 1970, p. 1-155).

149

3. Denys historien et critique littéraire

150

Les œuvres rhétoriques de Denys d’Halicarnasse, éditées et traduites par G. Aujac, sont disponibles dans la CUF (Opuscules rhétoriques, 5 volumes) :

151

G. Aujac, Les orateurs attiques, Paris, CUF, 1978.

152

–, Démosthène, Paris, CUF, 1988.

153

–, La composition stylistique, Paris, CUF, 1981.

154

–, Thucydide - Seconde lettre à Ammée, Paris, CUF, 1991.

155

–, L’imitation (fragments, Epitomè) - Première lettre à Ammée - Lettre à Pompée Géminos - Dinarque, Paris, CUF, 1992.

156

Dans le tome IV (Thucydide - Seconde lettre à Ammée) avec sa Notice (surtout p. 9-33) et le tome V, on trouvera le jugement critique de Denys sur les modèles qui ont façonné ses propres principes historiographiques.

157

S. F. Bonner, The literary Treatises of Dionysius of Halicarnassus, Cambridge, 1939, réimp. Amsterdam, 1969.

158

M. Egger, Denys d’Halicarnasse. Essai sur la critique littéraire et la rhétorique chez les Grecs au siècle d’Auguste, Paris, 1902.

159

M. Fox, « History and rhetoric in Dionysius of Halicarnassus », JRS 83, 1993, p. 31-47.

160

–, « Dionysius, Lucian, and the Prejudice against Rhetoric in History », JRS 91, 2001, p. 76-93.

161

G. M. A. Grube, « Dionysius of Halicarnassus on Thucydides », Phœnix 4, 1950, p. 95-100.

162

–, « Greek historians and Greek critics », Phœnix 28, 1974, p. 73-80.

163

A. Hurst, « Denys d’Halicarnasse, un critique grec dans la Rome d’Auguste », ANRW II, 30, 1, 1982, p. 839-865.

164

K. S. Sacks, « Historiography in the rhetorical works of Dionysius of Halicarnassus », Athenaeum 61, 1983, p. 63-67.

III - Historiographie et contexte d’écriture

165

1. Historiographie et contexte augustéen

166

J. M. Alonso-Nunez, « L’opposizione contro l’imperialismo romano e contro il principato nella storiografia del tempo di Augusto », Riv. St. dell’Ant. 12, 1982, p. 131-141.

167

D. Briquel, Le regard des autres. Les origines de Rome vues par ses ennemis, Annales littéraires de l’Université de Franche-Comté, Besançon, 1997 (notamment p. 117-152 sur la propagande anti-romaine de l’entourage de Mithridate).

168

G. W. Bowersock, Augustus and the Greek World, Oxford, Clarendon Press, 1965.

169

–, « Historical Problems in Late Republican and Augustean Classicism », dans Le classicisme à Rome aux Iers siècles avant et après J.-C., Entretiens de la Fondation Hardt 25, Genève, 1979.

170

M. H. Crawford, « Greek intellectuals and the Roman Aristocracy in the first century B. C. » dans Imperialism in the Ancient World, p. 193-207, Cambridge, 1978.

171

B. Forte, Rome and the Romans as the Greeks saw them, Rome, 1972 (Papers and Monographs of the American Academy in Rome, 24).

172

E. Gabba, « Storiografia greca e imperialismo romano (III-I s. a. C.) », Rivista Storica Italiana 86, 1974, p. 625-642.

173

–, « The historians and August », dans Caesar Augustus, Seven aspects, Oxford, 1984, p. 61-88.

174

Oppositions et résistances à l’Empire, d’Auguste à Trajan, Entretiens de la Fondation Hardt, vol. 32, Vandœuvres-Genève, 1986.

175

2. Le cercle intellectuel de Denys

176

G. P. Goold, « A Greek professoral circle at Rome », Transactions and Proceedings of the American Philological Association 92, 1961, p. 166-192.

177

T. Hidber, Das klassizistische Manifest des Dionys von Halikarnass. Die Praefatio zu De oratoribus ueteribus. Einleitung, Übersetzung, Kommentar, Stuttgart-Leipzig, 1996 (Beitrage zur Altertumskunde, 70).

178

W. Rhys Roberts, « The Literary Circle of Dionysius of Halicarnassus », Classical Review 14, 1900, p. 439-442.

179

C. Schultze, « Dionysius of Halicarnassus and his Audience », dans Past Perspectives. Studies in Greek and Roman Historical Writing, édité par I. S. Noxon, J. D. S. Smart, A. J. Woodman, Cambridge, 1986, p. 121-141.

IV - Les Antiquités Romaines en général

180

1. Ouvrages de synthèse

181

Plusieurs tables rondes ou colloques ont été consacrés aux Antiquités Romaines ces dernières années :

182

Actes du colloque Denys d’Halicarnasse (Dijon, 16-17 juin 1988), Mélanges de l’Ecole Française de Rome, 101, 1989.

183

Denys d’Halicarnasse, historien des origines de Rome. Actes du colloque de Montpellier (20-21 mars 1992), Pallas 39, 1993.

184

Denys d’Halicarnasse, historien de l’Italie. Études des fragments des livres XIV-XX. Table ronde d’Aix-en-Provence, 28 avril 1999 (S. Pittia ed.), Pallas 53, 2000.

185

Monographies :

186

A. Delcourt, Lecture des « Antiquités Romaines » de Denys d’Halicarnasse. Un historien entre deux mondes, Bruxelles, Académie royale de Belgique, Classe des Lettres, 2005. Il s’agit de la publication de la thèse de l’auteur, téléchargeable sur internet http:// edoc. bib. ucl. ac. be:81/ ETD-db/ collection/ available/ BelnUcetd-04082003-003538/

187

E. Gabba, The History of Archaic Rome, University of California Press, Berkeley-Los Angeles-Oxford, 1991.

188

F. Mora, Il pensiero storico-religioso antico, Autori greci e Roma. I. Dionigi d’Alicarnasso, L’Erma di Bretschneider, Rome, 1995.

189

2. Les Antiquités Romaines et l’historiographie antique

190

Il convient d’avoir quelques repères sur les choix historiographiques des grands prédécesseurs de Denys (en particulier Hérodote, Thucydide et Polybe) :

191

L. Canfora, Teorie e tecnica della storiografia classica, coll. Universale Laterza, 292, Bari, 1974.

192

M. Casevitz - Fr. Hartog, L’histoire d’Homère à Augustin, coll. Points Seuil, Paris, 1999 (une synthèse commode).

193

D. C. Earl, « Prologue-Form in Ancient Historiography », dans ANRW I, 2, Berlin, 1972, p. 842-856.

194

V. Fromentin, « La définition de l’histoire dans le prologue des Antiquités Romaines de Denys d’Halicarnasse », dans Denys d’Halicarnasse, historien des origines de Rome (Actes du colloque de Montpellier 20-21 mars 1992), Pallas 39, 1993, p. 177-192 (fait le lien avec les théories esthétiques et stylistiques développées par Denys dans ses œuvres rhétoriques).

195

–, « Denys d’Halicarnasse, historien grec de Rome », Cahiers de la Villa Kérylos 11, Actes du colloque « Histoire et historiographie dans l’Antiquité » (13-14 octobre 2000), Paris, 2001, p. 123-142 (les grands enjeux idéologiques, littéraires et méthodologiques des AR).

196

E. Gabba, « La ‘Storia di Roma arcaica’ di Dionigi d’Alicarnasso » dans ANRW II, 30, 1, Berlin-New-York, 1982, p. 799-816 qui reprend, avec quelques modifications, l’article paru dans Association G. Budé, Actes du IXe congrès (Rome 13-18 avril 1973), Paris, Les Belles Lettres, 1975, II, p. 218-229.

197

S. Gozzoli, « Polibio e Dionigi d’Alicarnasso », Studi Classici e Orientali 25 (1976) p. 149-176 (important pour la filiation entre Polybe et Denys).

198

F. Halbfas, Theorie und Praxis in der Geschichtsschreibung bei Dionys von Halikarnass, Münster, 1910.

199

J. Marincola, Authority and Tradition in Ancient Historiography, Cambridge, 1997.

200

–, « Genre, Convention and Innovation in Graeco-Roman Historiography », dans The Limits of Historiography. Genre and Narrative in the Ancient Historical Texts, ed. par C. S. Kraus, Leyde, 1999, p. 281-324 (Mnemosyne Supplement 191).

201

P. M. Martin, « Le dessein de Denys d’Halicarnasse dans les Antiquités Romaines et sa conception de l’histoire à travers sa préface du livre I », Caesarodunum, 4, 1969, p. 197-206.

202

D. Musti, « Tendenze nella storiografia romana e greca. Studi su Livio e Dionigi d’Alicarnasso », Quaderni urbinati di cultura classica, 10, Rome, 1970, p. 1-155 (fondamental).

203

P. Pédech, La méthode historique de Polybe, Paris, 1964.

204

D. L. Toye, « Dionysius of Halicarnassus on the First Greek Historians », dans AJPh 116, 1995, p. 279-302.

205

H. Verdin, « La fonction de l’histoire selon Denys d’Halicarnasse », Ancient Society 5, 1974, p. 289-307 (très utile, notamment sur l’enargeia).

206

3. La langue et le style

207

M. Dubuisson, Le latin de Polybe. Les implications historiques d’un cas de bilinguisme, Paris, 1985.

208

A. Dihle, « Attizismus », dans Historisches Wörterbuch der Rhetorik, ed. par G. Üding, 1 : A-Bib, Tübingen, 1992, col. 1163-1176.

209

S. Ek, Herodotismen in der Römischen Archäologie des Dionys von Halikarnass. Ein Betrag zur Beleuchtung des beginnenden Klassizismus, Lund, 1942.

210

–, « Eine stiltendenz in der römischen Archäologie des Dionysios von Halikarnass », Eranos 43, 1945, p. 198-214.

211

L. Goetzeler, Animaduersiones in Dionysii Halicarnas-sensis Antiquitates Romanas, Munich, 1, 1893, p. 76-83 (en particulier sur les latinismes de Denys).

212

F. Lasserre, « Prose grecque classicisante », dans Le classicisme à Rome, Entretiens de la Fondation Hardt tome 25, Genève, 1979, p. 135-164, sp. p. 135-147 (l’atticisme).

213

D. Marin, « Dionisio d’Alicarnasso e il latino », Hommages à Marcel Renard, Bruxelles, 1969, p. 595-607 (latinismes).

214

S. Usher, « The style of Dionysius of Halicarnassus in the Antiquitates Romanae », ANRW II, 30, 1, 1982, p. 817-838 (une synthèse à lire en priorité sur cette question).

215

V. Nordström, De institutorum Romanorum vocabulis Dionysii Halicarnassensis, Helsinki, 1890.

V - Le livre I

216

1. L’histoire du texte

217

V. Fromentin, « La tradition directe des Antiquités Romaines (livre I) et la traduction latine de Lapus Biragus », MEFRA 101, 1989 (1), p. 37-62.

218

–, « Les manuscrits récents du livre I et l’Epitomè des Antiquités romaines de Denys d’Halicarnasse », RHT 24, 1994, p. 93-115.

219

2. Les sources

220

a) Problèmes généraux

221

T. J. C. Cornell, « The formation of the historical tradition on early Rome », dans Past Perspectives : Studies in Greek and Roman historical writing, Cambridge, 1986, p. 67-86.

222

B. W. Frier, Roman Historiography from the ‘Annales Maximi’ to Cato Censorius, Princeton, 1970, p. 152-225, sp. p. 160-168.

223

E. Gabba, « Considerazione sulla traditione letteraria sulle origini della Repubblica », dans Les origines de la République romaine, Entretiens sur l’Antiquité classique de la Fondation Hardt, 13, Vandœuvres-Genève, 1967, p. 133-169.

224

D. Timpe, « Fabius Pictor und die Anfänge der römischen Historiographie », dans ANRW I, 2, Berlin-New York, 1972, p. 928-996.

225

b) Les sources de Denys

226

A. Kiessling, De Dionysii Halicarnassei Antiquitatum auctoribus Latinis, Leipzig, 1858.

227

I. Kuschel, De fontibus et auctoritate Dionysii Halicarnassei in primo Antiquitatum Romanarum libro, diss. Breslau, 1846.

228

O. Tomasini, « Per l’individuazione di fonti storiografiche anonime latine in Dionisio d’Alicarnasso », AFLT 1, 1964-1965, p. 153-174.

229

3. Les aspects historiques

230

a) Quelques outils de référence

231

A. Pauly - G. Wissowa, Realencyclopädie der classischen Altertumswissenschaft, 1903-1980.

232

L. jr Richardson, A New Topographical Dictionary of Ancient Rome, Baltimore-Londres, 1992.

233

E. M. Steinby (ed.), Lexicon Topographicum Urbs Romae, Rome, 1993-2000.

234

b) Articles ou ouvrages de synthèse sur les origines de Rome

235

Au sein d’une ample bibliographie, on signalera ici les ouvrages ou articles particulièrement utiles à l’explication du livre I.

236

A. Alföldi, Early Rome and the Latins, Ann Arbor, 1965.

237

D. Briquel, Histoire romaine, tome 1 « Des origines à Auguste » (F. Hinard ed.), Paris, 2000 (et son importante bibliographie).

238

T. J. C. Cornell, The Beginnings of Rome, Londres-New York, 1995.

239

E. Gabba, « Sulla valorizazzione politica della leggenda delle origini troiane di Roma fra III e II secolo a. C. », dans I canali della propaganda nel mondo antico (sous la direction de M. Sordi), CISA 4, Milan, 1976, p. 84-101.

240

A. Grandazzi, La fondation de Rome. Réflexions sur l’histoire, Paris, Belles Lettres, 1991.

241

J. Heurgon, Trois études sur le ver sacrum, Bruxelles, 1957.

242

–, La vie quotidienne chez les Étrusques, Paris, 1961.

243

J. R. Jannot, À la rencontre des Étrusques, Rennes, 1987.

244

M. Palmer, The archaic community of the Romans, Cambridge, 1970.

245

J. Perret, Les origines de la légende troyenne de Rome, Paris, Belles Lettres, 1942.

246

J. Poucet, « Les origines mythiques des Sabins à travers l’œuvre de Caton, de Cn. Gellius, de Varron, d’Hygin et de Strabon » dans Études étrusco-italiques, Louvain, 1963, p. 155-225.

247

–, « Le Latium protohistorique et archaïque à la lumière des découvertes archéologiques récentes », L’Antiquité Classique 47, 1978, p. 566-601 ; 48, 1979, p. 177-220.

248

–, « Les origines et les premiers siècles de Rome. L’histoire d’une interprétation », Narration et interprétation, Bruxelles, 1984, p. 199-226.

249

–, Les origines de Rome, Bruxelles, 1985.

250

c) Denys d’Halicarnasse et les origines de Rome

251

Sur des sujets ou des passages plus précis, on pourra se reporter aux articles et ouvrages suivants :

252

A. Andrèn, « Dionysius of Halicarnassus on Roman Monuments » dans Hommages à Léon Herrmann, coll. Latomus, Bruxelles, 1960, p. 88-104.

253

M. Fox, Roman historical myths, the regal period in Augustean Literature, Oxford, 1996 (le chapitre 3 est consacré à Denys d’Halicarnasse).

254

V. Fromentin, « L’attitude critique de Denys d’Halicarnasse face aux mythes », Bulletin de l’Association Guillaume Budé 4, 1988, p. 318-326.

255

E. Gabba, « Il latino come dialetto greco », Studi alessandrini in memoria di A. Rostagni, Turin, 1963, p. 188-194.

256

–, « Un documento censorio in Dionigi d’Alicarnasso I, 74, 5 » dans Synteleia V. Arangio-Ruiz, a cura di A. Guarino & L. Labruna, Bibl. di Labeo II, Naples, 1964, p. 486-493.

257

–, « Dionigi, Varrone e la religione senza miti », Rivista Storica Italiana XCVI, 1984, p. 855-870.

258

H. Hill, « Dionysius of Halicarnassus and the origins of Rome », Journal of Roman Studies 51, 1961, p. 88-93.

259

P. M. Martin, « Le dessein de Denys d’Halicarnasse dans les Antiquités Romaines et sa conception de l’histoire à travers sa préface du livre 1 », Caesarodunum 4, 1969, p. 197-209.

260

–, « La propagande augustéenne dans les Antiquités Romaines de Denys d’Halicarnasse (livre 1) », REL 49, 1971, p. 162-179.

261

–, « À propos d’une notice de Denys d’Halicarnasse (AR I, 73, 3) », Latomus 30, 1971, p. 23-44.

262

–, « Contribution de Denys d’Halicarnasse à la connaissance du ver sacrum », Latomus, 32, 1973, p. 23-28 (sur AR I, 16 notamment).

263

–, « Denys d’Halicarnasse et l’autochtonie des Étrusques », Colloque Histoire et Historiographie. Clio. R. Chevalier ed., Paris, Les Belles-Lettres, 1980, p. 47-59.

264

–, « Deux interprétations grecques d’un rituel de l’Italie protohistorique », Revue des Études Grecques 85, 1972, p. 281-292.

265

–, « L’oracle aborigène de Mars à Tiora-Matiene. Essai de localisation et d’interprétation », Actes du colloque Ethno-histoire et Archéologie, Caesarodunum 19, 1984, p. 203-216.

266

–, « L’éloge de l’Italie chez Denys d’Halicarnasse », Bulletin des Antiquités luxembourgeoises 18, 1987, p. 63-80.

267

–, « Le témoignage de Denys d’Halicarnasse sur l’Etrusca disciplina », dans Les écrivains du Ier siècle et l’Etrusca disciplina, Caesarodunum suppl. 63, 1993, p. 93-114.

268

–, « De l’universel à l’éternel : la liste des hégémonies dans la préface des A. R. » dans Denys d’Halicarnasse, historien des origines de Rome (Actes du colloque de Montpellier 20-21 mars 1992), Pallas 39, 1993, p. 193-214.

269

C. Saunier, « L’histoire militaire de la Rome archaïque chez Denys d’Halicarnasse », BAGB 1972, p. 283-295.

270

Cl. E. Schultze, « Dionysius of Halicarnassus and Roman Chronology », PCPS 41, 1995, p. 192-214.

271

Certaines études sont centrées sur une migration ou un personnage mythique :

272

• Les Aborigènes

273

D. Briquel, « Denys, témoin de traditions disparues : l’identification des Aborigènes aux Ligures », MEFRA 101, 1989, p. 97-111.

274

J.C. Richard, « Varron, l’Origo Gentis Romanae et les Aborigènes », R. Ph. 57, 1983, p. 24-36.

275

• Les Pélasges et le problème de l’origine des Étrusques

276

D. Briquel, Les Pélasges en Italie, Rome, 1984 (notamment p. 355-406 sur AR I, 19).

277

–, « L’autochtonie des Étrusques chez Denys d’Halicar-nasse », Revue des Études Latines 61, 1983, p. 65-86.

278

–, L’origine lydienne des Étrusques, histoire de la doctrine dans l’Antiquité, Rome, 1991.

279

–, Les Tyrrhènes, peuple des tours, Rome, 1993.

280

F. Lochner-Hüttenbach, Die Pelasger, Vienne, 1960.

281

• Evandre

282

A. Delcourt, « Evandre à Rome. Réflexions autour de quatre interprétations de la légende », Latomus 60, 2001, p. 829-863.

283

P. M. Martin, « Pour une approche du mythe dans sa fonction historique. Le mythe d’Evandre », Caesarodunum 9, 1974, p. 132-151.

284

D. Musti, « Evandro », dans Enciclopedia Virgiliana 2, Rome, 1985, p. 437-445.

285

• Héraklès

286

J. Bayet, Les origines de l’Hercule romain, Paris, 1926.

287

P. Chuvin, La mythologie grecque du premier homme à l’apothéose d’Héraclès, Paris, Fayard, 1992.

288

P. M. Martin, « Héraklès en Italie d’après Denys d’Halicarnasse (A.R. I, 24-44) », Athenaeum n. s. 50, 1972, p. 252-275.

289

• Énée

290

Catalogue de l’exposition Enea nel Lazio, archeologia e mito, Rome, 1981.

291

L. Braccesi, « Il mito di Enea in Occidente » dans Roma. Romolo, Remo e la fondazione della città. Catalogo dell’Esposizione, Roma, Museo Nazionale Romano, 28 giugno-29 ottobre 2000, ed. par A. Carandini et R. Cappelli, Rome-Milan, 2000, p. 58-62.

292

F. Castagnoli, Lavinium I, Rome, 1972.

293

A. Dubourdieu, Les origines et le développement du culte des Pénates à Rome, coll. de l’Ecole Française de Rome, 1989.

294

T. J. C. Cornell, « Aeneas and the Twins, the Development of the Roman Foundation Legend », PCPhS 201, 1975, p. 1-32.

295

G. Dury-Moyaers, Énée et Lavinium, Bruxelles, 1981.

296

P.M. Martin, « Dans le sillage d’Énée », Athenaeum n. s. 53, 1975, p. 212-244.

297

–, « Sur un prodige délivré à Énée (A.R. I, 59, 4-5), essai d’interprétation », Revue des Etudes Latines 64, 1986, p. 35-58.

298

–, « Énée chez Denys d’Halicarnasse, problèmes de généalogie », MEFRA 101, 1989, p. 121 sq.

299

J. Poucet, « La diffusion de la légende d’Énée en Italie centrale et ses rapports avec celles de Romulus », Les Etudes classiques 57, 1989, p. 227-254.

300

–, « Denys d’Halicarnasse et Varron : le cas des voyages d’Énée », MEFRA 101, 1989, p. 63-95.

301

P. Sommella, « Heroon di Enea a Lavinium », Rendiconti della classe di scienze morale, storici e filologische dell’Accademia dei Lincei XLIV, 1971-1972, p. 47-74.

302

G. Vanotti, L’altro Enea. La testimonianza di Dionigi di Alicarnasso, Rome, 1995 (Problemi e ricerche di storia antica, 17).

303

• Romulus et Rémus

304

J. P. V. D. Baldson, « Dionysius on Romulus. A Political Pamphlet ? », JRS 61, 1971, p. 18-27.

305

J. N. Bremmer, « Romulus, Remus and the Foundation of Rome », dans Roman Myth and Mythography, ed. par J. N. Bremmer et N. M. Horsfall, Londres, 1987, p. 25-48 (BICS Supplement 52).

306

D. Briquel, « Les enfances de Romulus et Rémus » dans Hommages à R. Schilling, (H. Zehnacker et G. Hentz ed.), coll. Etudes Latines, Belles Lettres, Paris, 1983 p. 53-66.

307

–, « La légende de la mort et de l’apothéose de Romulus », dans La mythologie, clef de lecture du monde classique. Hommage à R. Chevallier 1, P. M. Martin et Ch. M. Ternes éd., Tours, 1986, p. 15-35 (Caesarodunum 21 bis).

308

–, « La leggenda di Romolo e il rituale di fondazione della città », dans Roma. Romolo, Remo e la fondazione della città. Catalogo dell’Esposizione, Roma, Museo Nazionale Romano, 28 giugno-29 ottobre 2000, A. Carandini et R. Cappelli ed., Rome-Milan, 2000, p. 39-44.

309

–, « La mort de Rémus ou la cité comme rupture », dans Tracés de fondation, M. Détienne ed., Louvain-Paris, 1990, p. 171-179.

310

E. Gabba, « Studi su Dionigi da Alicarnasso. I. La costituzione di Romolo », Athenaeum n. s. 38 (1960), p. 175-225.

311

J. Poucet, « Fabius Pictor et Denys d’Halicarnasse : les enfances de Romulus et de Rémus », Historia 25, 1976, p. 201-216.

312

R. Schilling, « Romlus l’élu et Rémus le réprouvé », REL 38, 1960, p. 182-199.

313

Mélina Lévy

314

Fondation Thiers

Properce, Élégies

315

Cette bibliographie se veut sélective, tant les références possibles sont abondantes; nous avons préféré une exposition chronologique des travaux cités, parce qu’elle nous a paru souvent plus respectueuse de l’évolution des réflexions sur le texte et son auteur.

I - Éditions, traductions et commentaires des Élégies de Properce

316

BUTLER H. E. et BARBER E. A., The Elegies of Propertius, Oxford, 1933, Olms, 1969, avec commentaire.

317

SHACKLETON BAILEY D. R., Propertiana, Cambridge, 1956 ; étude importante de l’œuvre même si le commentaire est parfois contestable.

318

CAMPS W. A., Propertius, Elegies, 4 vol., Cambridge, 1961-1967 ; avec commentaire.

319

BOYANCE P. Properce, Elégies, Collection des Univer-sités de France, Paris, 1968, avec traduction française seule.

320

SULLIVAN J. P., Propertius, a Critical Introduction, Cambridge, 1976.

321

FEDELI P. Properzio, Elegie, Florence, 1988 ; les notes, utiles pour l’explication littéraire, y sont abondantes.

322

CHARVET P., Properce Cynthia, Imprimerie Nationale, 2003, avec texte et traduction élégante des seules élégies -autrement dit la majorité du recueil- consacrées à Cynthie.

323

VIARRE S., Elégies, Collection des Universités de France, Paris, 2005.

324

GIARDINA G., Properzio, Elegie, Rome, 2005.

II - Éditions, traductions et commentaires du Premier Livre des Élégies

325

ENK P. J., Sex.. Propertii Liber I (Monobiblos), 2 vol., Leyde, 1946, avec introduction et commentaire en latin.

326

CAMPS W. A., Propertius, Elegies, vol.1, Cambridge, 1961; texte commenté.

327

HODGE R. I. V. et BUTTIMORE R. A., The Monobiblos of Propertius. An Account of the First Book of Propertius Consisting of a Text, Translation, and Critical Essay on Each Poem, Cambridge, 1977.

328

FEDELI P., Sesto Properzio : il primo libro delle Elegie, Florence, 1980, avec introduction, texte et commentaire; le commentaire est riche.

329

BAKER R. J., Propertius I, with an Introduction, Translation and Commentary, Warminster, 2e éd., 2000.

III - Ouvrages généraux (a) et Colloques (b) en rapport avec l’élégie propertienne

330

a) WIMMEL W., Kallimachos in Rom, Wiesbaden, 1960.

331

BOUCHER J. P., Etudes sur Properce. Problèmes d’inspiration et d’art, Paris, 1965, 1980. C’est l’ouvrage qui renouvela, en France, les analyses de l’œuvre et de son poète en mettant l’accent notamment sur l’art de l’allusion et les références vraisemblables aux arts.

332

LA PENNA A., L’integrazione difficile. Un profilo di Properzio, Turin, 1977. Ouvrage important.

333

GRIMAL P., L’amour à Rome, Paris, Les Belles Lettres, 1979; à compléter pour Properce par le

334

Dictionnaire de la mythologie grecque et romaine, Paris, 1951 (avec rééditions).

335

VEYNE P., L’élégie érotique romaine. L’amour, la poésie et l’Occident, Paris, 1983. Ce livre fit date pour avoir (trop ?) privilégié la lecture de l’élégie augustéenne comme genre fictionnel.

336

STAHL H. P., Propertius : “Love” and “War”. Individual and State under Augustus, Berkeley, Los Angeles, Londres, 1985.

337

PAPANGHELIS Th. D., Propertius : A Hellenistic Poet on Love and Death, Cambridge U. P., 1987.

338

MARTIN R. et GAILLARD J., Les Genres littéraires à Rome, Scodel, Paris, 1990.

339

CITRONI M., Poesia e lettori in Roma antica, forme della communicazione letteraria, Rome-Bari, 1995. Ouvrage fondamental pour l’étude du public de Properce (cf. ch.VII, p. 377-340).

340

DEREMETZ A., Le Miroir des Muses - Poétiques de la réflexivité, Lille, 1995.

341

LAIGNEAU S., La Femme et l’Amour chez Catulle et les Elégiaques augustéens, Latomus n° 249, Bruxelles, 1999.

342

DELBEY É., Poétique de l’élégie romaine : les âges cicéronien et augustéen, Paris, 2001. Le livre comprend notamment une recherche sur les emplois des adjectifs qualifiant la beauté (formosus, pulcher, decorus) chez Properce (p. 21-29), sur le sujet éthique qu’est le poète et son pathétique doux-amer (p. 63-69), sur l’expression mythique du sentiment amoureux chez Properce (p. 115-199).

343

RAMBAUX C., Properce ou les difficultés de l’émancipation féminine, Coll. Latomus n° 261, Bruxelles, 2001. L’auteur veut démontrer,par la composition numérique, la cohérence d’une histoire d’amour. Chaque Livre du recueil est interprété en ce sens.

344

SALAT P., Poetarum officina. l’Atelier des poètes, Presses Universitaires Blaise Pascal, Collection “Erga”, vol. 4, Clermont-Ferrand, 2004. Le vocabulaire de Properce y est étudié par des méthodes statistiques qui mettent en évidence les mots les plus fréquents et les moins fréquents.

345

COUTELLE E., Poétique et métapoésie chez Properce : de l’Ars amandi à l’Ars scribendi, Bibliothèque d’Études Classiques, Peeters-France, Paris, 2005.

346

b) L’ élégie romaine. Enracinement - Thèmes - Diffusion. Actes du Colloque international organisé par la Fac. des Lettres et sciences humaines de Mulhouse en mars 1979 sous la direction d’A. Thill, Bulletin de la Fac. des Lettres de Mulhouse, fasc. 10, Paris, 1980.

347

À compléter par :

348

Colloquium Propertianum, Assisi, 26-28 marzo 1976, Atti, Assise, 1977.

349

Colloquium Propertianum (secundum), Assisi, 9-11 novembre 1979, Atti, Assise, 1981.

350

Colloquium Propertianum (tertium), Assisi, 29-31 maggio 1981, Atti, Assise, 1983.

351

Bimillenario della morte di Properzio. Atti del convegno internazionale di studi properziani, Roma-Assisi, 21-26 maggio 1985, Assise, 1986.

IV - Choix d’articles en rapport avec le Premier Livre des Élégies

352

ÉVRARD É., Properce 1, 6 dans Les études classiques, XLII/1, 1974, p. 39-49. L’auteur y étudie le système je/tu/il comme construction du texte.

353

FEDELI P., Properzio 1, 15 : arte allusiva e interpretazione, dans Colloquium Propertianum, Assise, 1977.

354

DESCHAMPS L., Latinitas et aemulatio dans Properce, dans Colloquium Propertianum (secundum), Assise, 1981.

355

VIARRE S., Les héroïnes mythologiques dans l’imaginaire de Properce, dans L’imaginaire religieux gréco-romain, Presses Universitaires de Perpignan, 1994, p. 203- 216.

356

DELBEY É, Lecture du livre 1 des Elégies de Properce, Revue des Etudes Latines n° 72, 1995, p. 116-121. À celles et ceux qui trouveraient “trop noire” l’interprétation du pathétique propertien, nous signalons du même auteur l’article sur Les utilisations de felix et de beatus dans les Elégies de Properce, dans Vita Latina n° 139, septembre 1995.

357

LIBERMAN G., Remarques sur le premier livre des Elégies de Properce, Revue de Philologie n° 76, 2001, p. 49-99.

358

LUTHER A., Ein “Terminus ante quem” für die “Monobiblos” des Properz, dans Latomus, 62 (4), 2003, p. 801-806.

359

COUTELLE E, Cynthia puella fallax ou la double face de l’élégie, dans L’Information littéraire n° 2, Les Belles Lettres, 2005, p. 10-17. Le travail porte sur les élégies 1, 2 et 1, 3 et cherche à mettre en évidence un métalangage.

360

Évrard Delbey

Ambroise de Milan, De officiis, I

I - Éditions et traductions

361

1. De officiis

362

Le programme officiel du concours n’indique aucune édition ; on pourra néanmoins privilégier celle de TESTARD, qui constitue une référence :

363

- Texte latin, trad. fr., intro. et notes : Saint Ambroise. Les Devoirs, tome 1, éd. M. TESTARD, Paris (« CUF »), 1984 (le tome 2, paru en 1992, contient les livres II et III du De officiis)

364

Autres éditions récentes, à consulter :

365

- Texte latin, trad. it., intro. et notes : Sant’Ambrogio. Opere Morali, I, I Doveri, éd. G. BANTERLE, Milano/ Roma (« Sancti Ambrosii Episcopi Mediolanensis Opera », 13), 1977

366

- Texte latin (éd. critique amendée), intro. et notes : Ambrosii Mediolanensis Opera, 5, Sancti Ambrosii Mediolanensis De officiis, éd. M. TESTARD, Turnhout (« Corpus Christianorum series latina », 15), 2000

367

- Texte latin, trad. angl., intro. et commentaire : Ambrose, De officiis, éd. I. J. DAVIDSON, 2 vol., Oxford (« Oxford early Christian studies »), 2001

368

2. Autres œuvres

369

Toutes les œuvres d’Ambroise figurent commodément dans la collection italienne « Sancti Ambrosii Episcopi Mediolanensis Opera » (texte latin et trad. it.) ; la plupart d’entre elles sont également disponibles dans le « Corpus Scriptorum Ecclesiasticorum Latinorum » (texte latin : CSEL 32, 62bis, 64bis, 73, 78, 79, 82) ; certaines ont été éditées et traduites en français, dans la collection des « Sources Chrétiennes » : Apologie de David (SC 239), Des Sacrements, Des Mystères, Explication du Symbole (SC 25 bis), La Pénitence (SC 179), Traité sur l’Evangile de saint Luc (SC 45 et 52) ; les Hymnes ont été publiés en 1992 sous la direction de J. FONTAINE dans la collection « Patrimoine-Christianisme », aux éditions du Cerf (texte latin, trad. fr., commentaire) ; les documents relatifs à l’affaire de l’Autel de la Victoire (relatio de Symmaque, lettres d’Ambroise) ont été édités et traduits par M. LAVARENNE dans son édition du Contre Symmaque de Prudence (« CUF », 1948, p. 107-131) ; on dispose également de traductions grand public pour Naboth, La mort est un bien, Explication du Psaume 39, Abraham, Sur la mort de son frère (« Les Pères dans la foi », 4, 14, 26-27, 74 et 76) ; enfin, les opuscules sur la virginité ont été traduits par M.-G. TISSOT (Saint Ambroise, écrits sur la virginité, Solesmes, 1980).

II - Ambroise de Milan

370

1. Instruments

371

- G. VISONÀ, Cronologia Ambrosiana. Bibliografia Ambrosiana (1900-2000), Milano/Roma (« Sancti Ambrosii Episcopi Mediolanensis Opera », sussidi, 25-26), 2004 (bibliographie systématique indexée et status quaestionis sur les questions les plus discutées de chronologie ambrosienne ; pour la datation du De officiis, cf. p. 127-129)

372

- le site des Sources Chrétiennes propose aussi quelques éléments bibliographiques, ainsi que plusieurs liens vers des œuvres ambrosiennes disponibles en ligne (http:// www. sources-chretiennes. mom. fr/ index. php? pageid= auteurs_anciens&id= 4)

373

2. Biographies et notices récentes

374

- N. B. MCLYNN, Ambrose of Milan. Church and Court in a Christian Capital, Berkeley (« Transformation of the Classical Heritage », 22), 1994 (biographie stimulante et audacieuse, mais parfois critiquée)

375

- H. SAVON, Ambroise de Milan (340-397), Paris, 1997

376

- C. PASINI, Ambrogio di Milano. Azione e pensiero di un vescovo, Milano, 19972

377

- G. NAUROY, « Ambroise de Milan. Un saint qui de ce qui était divisé a fait l’unité », dans NAUROY, Ambroise de Milan, écriture et esthétique d’une exégèse pastorale. Quatorze études, Bern (« Recherches en littérature et spiritualité », 3), 20032, p. 9-29 (présentation rapide et efficace de la vie et de l’action du pasteur milanais)

378

- E. DASSMANN, Ambrosius von Mailand. Leben und Werk, Stuttgart, 2004

379

3. Études ambrosiennes1

380

a) spiritualité – sacerdoce

381

- E. DASSMANN, Die Frömmigkeit des Kirchenvaters Ambrosius von Mailand. Quellen und Entfaltung, Münster, 1965

382

- R. GRYSON, Le prêtre selon saint Ambroise, Louvain (« Uniuersitas Catholica Lovaniensis, Dissertationes ad gradum magistri in Facultate Theologica vel in Facultate Iuris Canonici consequendum conscriptae », ser. 3, 11), 1968

383

b) Bible – exégèse

384

- H. SAVON, « Maniérisme et allégorie dans l’œuvre d’Ambroise de Milan », RÉL, 55, 1977, p. 203-221

385

- G. NAUROY, « L’Écriture dans la pastorale d’Ambroise de Milan. Les sens de l’Écriture, les formes et styles de l’exégèse : mimétisme biblique », dans NAUROY, Ambroise de Milan, écriture et esthétique d’une exégèse pastorale. Quatorze études, Bern (« Recherches en littérature et spiritualité », 3), 20032, p. 247-300

386

c) culture classique – philosophie

387

- G. MADEC, Saint Ambroise et la philosophie, Paris (« Études Augustiniennes », Antiquité 61), 1974 (étude de référence sur la culture philosophique d’Ambroise et sur sa défiance à l’encontre des sapientes mundi ; nombreuses références au De officiis)

388

- M. ZELZER, « Ambrosius von Mailand und das Erbe der klassischen Tradition », WS, 100, 1987, p. 201-226

389

d) style

390

- J. FONTAINE, « Prose et poésie dans la création littéraire d’Ambroise », dans Ambrosius Episcopus. Atti del congresso internazionale di studi ambrosiani nel 16 centenario della elevazione di Sant’Ambrogio alla cattedra episcopale, Milano 2-7 dic. 1974, Milano (« Studia Patristica Mediolanensia », 6), 1976, I, p. 124-170 (sur les hymnes, mais aussi sur la prose d’art ambrosienne)

391

- L. F. PIZZOLATO, « Ambrogio e la retorica : le finalità del discorso », dans Nec timeo mori. Atti del congresso internazionale di studi Ambrosiani nel 16 centenario della morte di sant’Ambrogio (Milano, 4-11 apr. 1997), Milano (« Studia Patristica Mediolanensia », 21), 1998, p. 235-265 (sur la composante « éthique » du style ambrosien)

III - Études sur le De officiis

392

1. Remarques critiques, établissement et compréhension du texte

393

- M. WINTERBOTTOM, « The Text of Ambrose’s De officiis », JThS, 46, 1995, p. 559-566

394

- S. MARRUZZINO, « Ambrogio, De officiis 1, 36, 180 », Orpheus, 19-20, fasc. 2, 1998-1999, p. 372-377

395

- S. MARRUZZINO, « Alter… alter in un passo di Ambrogio e nella Historia Augusta », Giornale italiano di filologia, 53/1, 2001, p. 117-123 (sur De off., I, 111)

396

- W.S. WATT, « The Text of Ambrose’s De officiis », JThS, 53, 2002, p. 112-118 (conjectures et corrections : cf. De off., I, 31, 51, 56, 69, 103, 111, 148, 250, etc.)

397

2. Le modèle cicéronien et sa récriture ambrosienne

398

a) objectifs et composition du traité ambrosien

399

- M. TESTARD, « Étude sur la composition dans le De Officiis ministrorum de saint Ambroise », dans Ambroise de Milan. 16e centenaire de son élection épiscopale. Dix études, Paris (« Études Augustiniennes », Antiquité 65), 1974, p. 155-197 (analyse linéaire de la composition)

400

- K. ZELZER, « Zur Beurteilung der Cicero-Imitatio bei Ambrosius, De officiis », WS, 90, 1977, p. 168-191 (situe le De officiis dans la continuité des Pères alexandrins, favorables à l’utilisation chrétienne de la philosophie)

401

- W. STEIDLE, « Beobachtungen zu des Ambrosius Schrift De officiis », VChr, 38, 1984, p. 18-66 (sur la logique scripturaire dans le livre I du De officiis, contre TESTARD, 1974)

402

- M. TESTARD, « Recherches sur quelques méthodes de travail de saint Ambroise dans le De officiis », RecAug, 24, 1989, p. 65-122 (ou comment Ambroise aurait composé son De officiis à l’aide de Cicéron et de ses propres homélies, prononcées antérieurement)

403

- K. ZELZER, « Randbemerkungen zu Absicht und Arbeitsweise des Ambrosius in De officiis », WS, 108, 1995, p. 481-493

404

- I. J. DAVIDSON, « Ambrose’s De officiis and the Intellectual Climate of the Late Fourth Century », VChr, 49, 1995, p. 313-333 (excellent status questionis sur les objectifs du traité ambrosien)

405

b) prologue du livre I

406

- H. SAVON, « Les intentions de saint Ambroise dans la préface du De officiis » dans Valeurs dans le stoïcisme, du Portique à nos jours. Textes rassemblés en hommage à Michel Spanneut, Lille, 1993, p. 155-169 (contre TESTARD, 1989, SAVON analyse le prologue ambrosien comme un manifeste anti-cicéronien)

407

- M. TESTARD, « Le De officiis de saint Ambroise. Observations philologiques et historiques sur le sens et le contexte du traité », RecAug, 28, 1995, p. 3-35 (réplique aux critiques de SAVON, 1993)

408

- I. J. DAVIDSON, « A tale of two approaches : Ambrose, De officiis 1.1-22 and Cicero, De officiis 1.1-6 », JThS, 52, 2001, p. 61-83 (status quaestionis des différentes interprétations du prologue ambrosien et de leurs implications respectives)

409

c) éthique

410

- M. TESTARD, « Observations sur le thème de la conscientia dans le De Officiis ministrorum de saint Ambroise », RÉL, 51, 1973, p. 219-261

411

- J. JANSSENS, « La uerecundia nel comportamento dei chierici secondo il De officiis ministrorum di S. Ambrogio », dans La formazione del sacerdozio ministeriale nella catechesi e nella testimonianza di vita dei Padri, Roma (« Biblioteca di Scienze Religiose », 98), 1991, p. 123-135

412

- M. BECKER, Die Kardinaltugenden bei Cicero und Ambrosius : De officiis, Basel (« X?????. Chrêsis. Die Methode der Kirchenväter im Umgang mit der antiken Kultur », 4), 1994 (étude minutieuse, et qui remplace avantageusement, pour le livre I, la synthèse vieillie de R. THAMIN, Saint Ambroise et la morale chrétienne au IVe siècle. Étude comparée des traités « Des devoirs » de Cicéron et de saint Ambroise, Paris, 1895)

413

d) Bible et exemples scripturaires

414

- C. RIGGI, « L’auxesis del salmo XXXVIII nel De officiis di S. Ambrogio », Salesianum, 29, 1967, p. 623-668

415

- F. E. CONSOLINO, « Gli exempla maiorum nel De Officiis di Ambrogio e la duplice eredità dei cristiani », dans La tradizione : forme e modi. XVIII Incontro di studiosi dell’antichità cristiana, Roma 7-9 maggio 1989, Roma (« Studia Ephemeridis Augustinianum », 31), 1990, p. 351-369

416

e) points de droit

417

- M. WACHT, « Privateigentum bei Cicero und Ambrosius », JAC, 25, 1982, p. 28-64

418

- J. HERMANN, « Fundamentum est iustitiae fides. Vergleichende Betrachtung zu Cicero (de officiis 1, 20ff.) und Ambrosius (de officiis ministrorum 1, 139ff), dans HERMANN, Kleine Schriften zur Rechtsgeschichte, München (« Münchener Beiträge zur Papyrusforschung und antike Rechtsgeschichte », 83), 1990, p. 315-320

419

Cécile Lanéry

420

EPHE, IVe section

La Suite du roman de Merlin

421

La bibliographie qui suit est sélective et elle ne comporte que les études qui peuvent éventuellement être utiles à la préparation des concours. Elle tient compte des livres et des articles parus depuis 1995, date à laquelle la bibliographie présentée aux pp. CXXIX-CXXXI de la première édition de la Suite du roman de Merlin (Droz, 1996) a été arrêtée.

422

Édition mise au programme :

423

La Suite du roman de Merlin, éd. G. Roussineau, Genève, Droz (TLF, n° 972), 2006 [programme de littérature limité aux §§ 1-418]. Cette deuxième édition, en un volume, est un retirage de la première édition (TLF, n°472), parue en 1996 en 2 tomes. La seule différence est la courte liste d’errata placée au verso de la page de titre.

424

Traduction en français moderne du texte mis au programme :

425

La Suite du roman de Merlin, traduit par Stéphane Marcotte, Paris, Champion (Traductions des classiques du Moyen Age, n°70), 2006. Cette traduction suit l’édition du programme et elle respecte la numérotation des chapitres et des paragraphes. Elle est assortie d’une importante introduction littéraire (pp. 13-84) et d’une copieuse annotation, d’orientation littéraire et parfois grammaticale. Elle comporte également un précieux index des éléments du récit (personnages, animaux, lieux, calendrier, allégories, notions abstraites et motifs arthuriens, objets et matières).

426

Ouvrages d’information générale sur la littérature arthurienne et sur le personnage de Merlin :

427

Sur les origines du personnage de Merlin ainsi que sur le Merlin (en vers, conservé en l’état de fragment, puis en prose) de Robert de Boron, voir :

428

Micha (Alexandre), Etude sur le Merlin de Robert de Boron, roman du XIIIe siècle, Genève, Droz (Publications Romanes et Françaises, CLI), 1980.

429

Trachsler (Richard), Merlin l’enchanteur. Etude sur le Merlin de Robert de Boron, Paris, Sedes, 2000.

430

Sur la place de la Suite du roman de Merlin (également appelée Suite-Huth, Merlin-Huth) dans le cycle du Graal, on pourra consulter :

431

Delcourt (Thierry), La littérature arthurienne, Paris, PUF (Que sais-je ? n°3578).

432

Les notices de Jean-Marie Fritz dans le Dictionnaire des Lettres françaises, Le Moyen Age, éd. revue sous la dir. de G. Hasenohr et de M. Zink, Paris, Fayard, 1992 : Graal. Cycle Vulgate, pp. 560-563 ; Graal. Cycle Post-Vulgate ou Roman du Graal, pp. 563-564 ; Merlin (l’Estoire de) ou Merlin-Vulgate, pp. 1009-1010 ; voir aussi la notice Merlin d’A. Micha, pp. 1008-1009 ; lire également les pp. 13-26 de l’introduction de S. Marcotte à sa traduction de la Suite.

433

Le texte du Merlin de Robert de Boron pourra être consulté dans l’édition d’A. Micha : Merlin. Roman du XIIIe siècle, Genève, Droz (TLF, n°281), 1979.

434

Le texte de la version dite Suite-Vulgate, très différent de celui de la Suite du roman de Merlin (Suite-Huth), pourra éventuellement être lu dans l’édition récente, faite d’après le ms. de Bonn S 526 par I. Freire-Nunes, présentée par Ph. Walter et annotée par A. Berthelot et Ph. Walter, dans Le Livre du Graal, éd. prép. par D. Poirion, publ. sous la direction de Ph. Walter, Paris, Gallimard (Bibl. de la Pléiade), 2001 : texte (Les premiers faits du roi Arthur), pp. 807-1662 ; présentation, notes et var., pp. 1803-1912).

435

Sur le contexte historique, voir :

436

Lorcin (Marie-Thérèse), La France au XIIIe siècle, Paris, Nathan (Université), 1975.

437

Ouvrages comportant d’utiles commentaires sur certains épisodes ou certains personnages de la Suite du roman de Merlin :

438

On consultera avec profit le livre de Francis Dubost, Aspects fantastiques de la littérature narrative médiévale (XIIe-XIIIe siècles). L’Autre, l’Ailleurs, l’Autrefois, t. I et t. II, Paris, Champion, 1991. De nombreux développements, d’un grand intérêt, sont consacrés à la Suite du roman de Merlin (appelée Merlin-Huth dans l’index).

439

Sur les personnages de Morgane et de Nivienne (la Dame du Lac) dans la Suite du roman de Merlin, voir l’ouvrage de Laurence Harf-Lancner, Les fées au Moyen Age. Morgane et Mélusine. La naissance des fées, Paris, Champion, 1984.

440

Sur le personnage d’Arthur, ses relations avec Merlin et sur l’institution de la Table Ronde, consulter le livre de Dominique Boutet, Charlemagne et Arthur ou le roi imaginaire, Paris, Champion, 1992.

441

Sur la constitution d’un hypothétique cycle postérieur au cycle de la Vulgate, dont la Suite du roman de Merlin constituerait la première partie, on pourra, si on le souhaite, consulter :

442

Bogdanow (Fanni), « The Suite du Merlin and the Post-Vulgate Roman du Graal » dans Arthurian Literature in the Middle Ages, éd. R. S. Loomis, Oxford, 1959, pp. 325-335.

443

Bogdanow (Fanni), The Romance of the Grail. A Study of the Structure and Genesis of a Thirteenth-Century Arthurian Prose Romance, Manchester, 1966.

444

Bogdanow (Fanni), La version Post-Vulgate de la Queste del Saint Graal et de la Mort Artu, troisième partie du roman du Graal, t. I, Introduction, Paris, Picard (SATF), 1991.

445

Pour une contestation de cette hypothèse, voir notamment :

446

Lathuillère (Roger), « Le Roman du Graal postérieur à la Vulgate (cycle du Pseudo-Robert de Boron) » dans Grundriss der romanischen Literaturen des Mittelalters, IV, 1 : Le Roman jusqu’à la fin du XIIIe siècle, éd. J. Frappier et R. Grimm, Heildelberg, 1978, pp. 615-622.

447

Roussineau (Gilles), édition citée de la Suite du Roman de Merlin, pp. XXXII-XL.

448

Choix d’études sur Merlin et sur la Suite du roman de Merlin :

449

Aguiriano (B.), Aramburu (F.), Benito (J.), Despres (C.), « Deux faces de la femme merveilleuse au Moyen Age : la magicienne et la fée », dans Fées, dieux et déesses au Moyen Âge. Bien dire et bien apprendre, 12 (1994), pp. 7-22.

450

Baumgartner (Emmanuèle), « La musique pervertit les mœurs », dans Miscellanea Mediaevalia. Mélanges offerts à Philippe Ménard, Paris, Champion, 1998, t. I, pp. 75-89 [en partie sur l’épisode des enchanteurs musiciens, §§ 335-340].

451

Berthelot (Anne), « Robert, le diable : instances d’énonciation et figures d’écrivain dans le Huth-Merlin », dans Figures de l’écrivain au Moyen Age, Actes du colloque du Centre d’études médiévales de l’Université de Picardie (Amiens, 18-20 mars 1988), Göppingen, 1991, pp. 49-61.

452

Berthelot (Anne), « De Niniane à la Dame du Lac : l’avènement d’une magicienne », dans L’Hostellerie de pensée. Etudes sur l’art littéraire au Moyen Age offerts à Daniel Poirion par ses anciens élèves, Paris, 1995, pp. 51-57.

453

Berthelot (Anne), « Merlin : du substrat celtique à la réalité politique du XIIIe siècle » dans Le Héros dans la réalité, dans la légende et dans la littérature médiévale, éd. D. Buschinger et W. Spiewok, Griefswald, Reineke Verlag (Wodan, 63), 1996, pp. 1-9.

454

Berthelot (Anne), « Merlin and the Ladies of the Lake », Arthuriana, 10 (2000), pp. 55-81.

455

Berthelot (Anne), « Merlin ou l’homme sauvage chez les chevaliers », dans Le Nu et le vêtu au Moyen Age (XIIe-XIIIe siècles), Aix-en-Provence, CUERMA (Senefiance n°47), 2001, pp. 17-28.

456

Bogdanow (Fanni), « Morgain’s role in the thirteenth-century Prose Romances », Medium Aevum, t. 38, 1969, pp. 123-133.

457

Bogdanow (Fanni), « La chute du royaume d’Arthur : évolution du thème », Romania, t. 107, 1986, pp. 504-519.

458

Bouget (Hélène), « L’apprentissage de Gauvain dans La Suite du Roman de Merlin », dans Enfances arthuriennes, Actes du 2e colloque arthurien de Rennes, 6-7 mars 2003, Orléans, Paradigme, 2006, pp. 217-236.

459

Cooper (Kate), « Merlin romancier : paternity, prophecy and poetics in the Huth Merlin », Romanic Review, t. 77, 1986, pp. 1-24.

460

Marx (Jean), « La quête manquée de Gauvain », dans Mélanges offerts à Etienne Gilson, Toronto, 1959, pp. 415-436.

461

Marx (Jean), « Le personnage de Merlin dans le Roman de Balain », dans Fin du Moyen Age et Renaissance, Mélanges de Philologie française offerts à Robert Guiette, Anvers, 1961, pp. 65-69.

462

Marx (Jean), « Le sort de l’âme de Merlin mis en cause par l’évolution de son caractère » dans Mélanges offerts à R. Crozet, Poitiers, 1966, t. II, pp. 981-983.

463

Marx (Jean), « Le thème du coup félon et le Roman de Balain », Le Moyen Âge, t. 72, 1966, pp. 43-57.

464

Noacco (Cristina), « Les métamorphoses de Merlin. Réminiscences antiques et celtiques dans le monde arthurien », dans Temps et histoire dans le monde arthurien, J.-C. Faucon éd., Editions universitaires du Sud, diffusion Champion, 1999, pp. 145-153.

465

Roussineau (Gilles), « Remarques sur les relations entre la Suite du roman de Merlin et sa continuation et le Tristan en prose » dans Miscellanea Mediaevalia. Mélanges offerts à Philippe Ménard, Paris, Champion, 1998, t. II, pp. 1149-1162.

466

Vinaver (Eugène), Introduction au Roman de Balain, éd. M. D. Legge, Manchester, 1942, pp. IX-XXX.

467

Vinaver (Eugène), « La genèse de la Suite du Merlin », dans Mélanges de Philologie romane et de Littérature médiévales offerts à Ernest Hoepffner, Paris, 1949, pp. 295-300.

468

Vinaver (Eugène), « The Dolorous Stroke », Medium Aevum, t. 25, 1956, pp. 175-180.

469

Vinaver (Eugène), « King Arthur’s Sword or the Making of a Medieval Romance », Bulletin of the John Rylands Library, t. 40, 1958, pp. 513-526.

470

Vinaver (Eugène), À la recherche d’une poétique médiévale, Paris, Nizet, 1970 [en particulier « La création romanesque », pp. 129-149 et « Les enchantements de Bretagne », pp. 151-161].

471

Vinaver (Eugène), « La fée Morgain et les aventures de Bretagne », dans Mélanges de langue et de littérature du Moyen Âge et de la Renaissance offerts à Jean Frappier, Genève, 1970, t. II, pp. 1077-1083.

472

Wais (Kurt), « Morgain amante d’Accalon et rivale de Guenièvre », Bulletin bibliographique de la Société internationale arthurienne, t. 18, 1966, pp. 137-149.

473

Walter (Philippe), « Merlin, l’enfant vieillard », dans L’imaginaire des âges de la vie, éd. Danièle Chauvin et Gilbert Durand, Grenoble, ELLUG, 1996, pp. 117-133.

474

Wilson-Okamura (David Scott), « Adultery and the Fall of Logres in the post-Vulgate Suite de Merlin », Arthuriana, 7, 1994, pp. 16-46.

475

Zumthor (Paul), Merlin le prophète. Un thème de la littérature polémique, de l’historiographie et des romans, Lausanne, 1943.

476

En conclusion, on se permettra de rappeller aux candidats que l’essentiel est de bien connaître le texte, qu’il convient de lire attentivement avant de se lancer dans la consultation d’études critiques.

477

Gilles Roussineau

478

Université de Paris-Sorbonne

Clément Marot, L’Adolescence clémentine

I - Le texte de référence

479

Clément MAROT, L’Adolescence clémentine, édition par François Roudaut, Livre de Poche classique, 2005, p. 67 à 382.

480

Au programme publié dans le BO du 27 avril 2006 il faut ajouter les précisions suivantes (rectificatif paru ultérieurement) :

481

« Pour les agrégations externes de grammaire, lettres classiques, lettres modernes, l’œuvre du 16e siècle est : Marot, L’Adolescence clémentine, édition F. Roudaut, Le livre de Poche classique n° 21009, 2005, pages 67 à 382 ». Ce qui signifie concrètement que nous étudions toute L’Adolescence et rien qu’elle ! Ne figurent pas au programme les pièces liminaires des Œuvres de 1538 (p. 59-66) et les pièces rassemblées dans le très utile « Dossier » constitué par Fr. Roudaut (p. 395-492). Cela n’empêchera pas les agrégatifs de lire très attentivement ces textes : cette lecture est même vivement recommandée. Ce dossier sera une aide précieuse le jour de l’oral : il convient de connaître les ressources qu’il offre.

482

Pour les agrégations internes de lettres classiques et de lettres modernes, le programme se limite aux pages 161 à 382, ce qui exclut les « Opuscules ».

483

Enfin pour l’étude grammaticale, le programme est limité aux pages 161-212 (« Epîtres ») et 277-382 (« Rondeaux » et « Chansons »).

484

Le plus difficile sera de rendre compte d’une poétique ancienne avec une édition dont l’orthographe et la ponctuation ont été modernisées. Il faudra jouer entre l’édition au programme et la dernière édition de Gérard DEFAUX (Œuvres poétiques, Classiques Garnier, t. I, 1990) dont les notes et l’introduction surtout sont fort précieuses, mais le texte malencontreusement déparé par une abondance d’erreurs typographiques. Le salut viendra sans doute à l’automne de l’édition électronique du texte de 1538 sur le site du Centre d’Etudes Supérieures de la Renaissance à Tours : Epistemon.

485

L’édition Roudaut reproduit l’édition faite par Dolet à Lyon en 1538 ; l’autre édition de Lyon 1538, qui a été faite chez Gryphe, est parfois utilisée par G. Defaux : or les deux textes ont des différences, ainsi qu’avec l’originale de 1532 et les éditions intermédiaires. Cela complique le travail, mais rend perceptible qu’un recueil poétique est une conception dynamique.

486

Les aventures bibliographiques du texte sont précisées dans l’édition Defaux, ou C. A. MAYER, Bibliographie des œuvres de Clément Marot publiées au xvie siècle, Nizet, 1975, ou J. VEYRIN-FORRER, « Les Œuvres de Clément Marot : Questions bibliographiques », in Humanism and Letters in the Age of François Ier. Proceedings of the Fourth Cambridge French Renaissance Colloquium, ed. Ph. Ford et G. Jondorf, Cambridge, Cambridge UP, 1996. Ces travaux permettent de se rendre compte du fait que l’œuvre de Marot fut le best-seller du siècle poétique et qu’il fut l’organisateur conscient de son œuvre.

II - Les incontournables

487

Marot a été au programme de l’agrégation en 1996 pour accompagner les travaux du 500e anniversaire de sa naissance ; cette année-là et la suivante ont vu la parution d’ouvrages qui sont à la fois des bilans des recherches antérieures et une exploration méthodique du texte de L’Adolescence. Vous commencerez donc par eux, ils vous évitent de courir après des articles éparpillés.

488

La génération Marot : poètes français et néo-latins, 1515-1550. Actes du colloque international de Baltimore, 5?7 décembre 1996 réunis et présentés par Gérard Defaux, Paris, H. Champion; Genève, diff. Slatkine, 1997 (abrégé ensuite Génération).

489

Clément Marot, « Prince des poëtes françois » : 1496-1996. Actes du colloque international de Cahors-en-Quercy, 21-25 mai 1996, réunis et présentés par Gérard Defaux et Michel Simonin, Paris, H. Champion, 1997 (CM).

490

Clément Marot et « L’adolescence clémentine ». Actes des cinquièmes Journées d’études du XVIe siècle de l’Université de Nice, textes réunis par Christine Martineau?Génieys, Nice, Association des Publications de la Faculté des lettres de Nice, 1997 (Nice).

491

L’ Adolescence clémentine. Actes de la journée d’étude du 8 novembre 1996, textes réunis par Simone Perrier, Cahiers Textuel n° 16, Paris, Université Paris VII, 1997 (Textuel).

492

Le Génie de la langue française, Autour de Marot et de La Fontaine, sous la direction de Jean-Charles Monferran, Fontenay-aux-Roses, ENS éditions, 1997 (Génie).

493

Les Cahiers du Centre Jacques de Laprade. IV. Clément Marot. À propos de L’Adolescence clémentine, Biarritz, J&D éditions, 1996 (Laprade).

494

Op. cit. Revue de littératures française et comparée, n° 7, Pau, Publications de l’Université de Pau, 1996. (Op. cit.)

III - Domaines d’étude

495

Les principaux axes de réflexion sont évidemment mêlés et en interrelation dynamique. Nous les séparons par commodité de classement. Marot a cette particularité d’être novateur sur tous les plans.

496

1. La constitution d’un nouveau statut de l’auteur par la constitution d’une persona d’auteur particulière

497

Les articles de COLARD, DESAN, DUVAL (CM), RIGOLOT (Génération).

498

Florian PREISIG. Clément Marot et les métamorphoses de l’auteur à l’aube de la Renaissance, Genève, Droz, 2004 (écriture individuelle, connivence de groupe, relations au lecteur).

499

Sur les tons et ethos divers, en particulier pour les relations avec des destinataires et interlocuteurs :

500

- l’humour : MOREAU et TOURNON (Textuel)

501

- le rire : LESTRINGANT (Nice)

502

- la louange : LANGER (CM)

503

- la lyrique : ROUGET (CM)

504

- le dialogue : DE BUZON (Textuel)

505

- la requête : ROSENTHAL (CM)

506

Les modalités d’énonciation sont associées à la stylistique qui s’ensuit :

507

sur le style bas : GALAND-HALLYN (Génération), mais voir aussi infra « chant royal » pour le grand style

508

les contrastes énonciatifs : KOTLER (Nice)

509

L’essai de G. DEFAUX, Le Poète en son jardin. Étude sur L’Adolescence Clémentine, Champion, coll. Unichamp, 1996, est suggestif, mais moins important que les commentaires de son édition ou ses articles.

510

2. La constitution d’une poétique nouvelle fondée sur la diversité et la souplesse énonciative, avec un renouvellement des formes et genres

511

Poétique de l’époque :

512

- Premiers combats pour la langue française, édition et présentation par C. Longeon, Poche classique, 1989.

513

- Traités de poétique et de rhétorique de la Renaissance, édition et présentation par F. Goyet, Poche classique, en particulier L’Art poétique français de Sébillet (1548) qui prend ses exemples chez Marot. La Rhétorique de Fouquelin (qui prend ses exemples dans les poésies de la Pléiade) ne sera pourtant pas inutile pour percevoir le lien entre poétique et rhétorique.

514

- Horizon savant : Poétiques de la Renaissance, éd. P. Galand-Hallyn et F. Hallyn, Droz, 2000.

515

Sur la poétique de Marot : BERRIOT (OC), COLARD (Laprade), CORNILLIAT (CM), I. PANTIN (Génie).

516

Rime : MANTOVANI (Textuel), CORNILLAT, « La rime équivoque », Renaissance Humanisme Réforme, n° 33, 1981. On étudiera avec attention la note sur la prononciation p. 383 de l’éd. Roudaut, et les pages 457-464. Le cas échéant, les Arts de seconde rhétorique de Pierre Fabri (1521, rééd. Slatkine, 1969) et Gratien Du Pont (1539, rééd. Slatkine, 1972) permettent de trouver des détails.

517

On pourra compléter par l’un ou l’autre des ouvrages relatifs aux Rhétoriqueurs (F. CORNILLAT, « Or ne mens » : Couleurs de l’éloge et du blâme chez les Grands Rhétoriqueurs, Paris, Champion, 1994, ou, pour l’évolution du milieu et des formes, Pre-Pleiade Poetry, A Symposium, ed. Jerry Nash, French Forum Publishers, 1985 ; Humanism and Letters in the Age of François Ier. Proceedings of the Fourth Cambridge French Renaissance Colloquium, ed. Ph. Ford et G. Jondorf, Cambridge, Cambridge UP, 1996, ou Literature and the Arts in the Reign of Francis I. Essays Presented to C. A. Mayer, ed. P. Smith and I. Mac Farlane, Lexington, French Forum Publishers, 1985.

518

Les groupes constitués autour des concours poétiques ont été étudiés par G. GROS, Le poème du puy marial. Étude sur le serventois et le chant royal du xie s. à la Renaissance, Paris, Klincksieck, 1996, et D. HUE, La poésie palinodique à Rouen, Paris, Champion, 2002.

519

Le renouvellement de l’intertextualité enrichit cette poétique nouvelle. Intertextes classiques : LUCK et MARECHAUX (CM), JONDORF (Humanism and Letters…) ; intertextes italiens : BALSAMO et GORRIS (CM) ; intertextes néo-latins : MAC FARLANE (Literature and the Arts) et GALAND-HALLYN (Génération).

520

3. L’organisation du recueil et les stratégies de publication

521

Recueil ? addition ? composition chronologique ? constitution d’une persona du « jeune » poète ? Marot ayant suivi certaines éditions et ayant déplacé des poèmes, sa maîtrise sur la composition est certaine, à la différence des recueils récapitulatifs de ses œuvres, posthumes, qui voient s’affronter à travers les choix éditoriaux le principe d’une organisation par genre, ou par chronologie (voir dans l’édition Defaux). Voir les articles de VIGNES (Op. cit.), GOYET (CM), ROSENTHAL (Textuel), LESTRINGANT (Textuel), HUCHON (Génie) et E. DUVAL, « L’Adolescence clémentine et l’œuvre de Clément Marot », in Le simple, le multiple : la disposition du recueil à la Renaissance, éd. J.-P. Beaulieu, Études Françaises, Montréal, n° 38 (3), 2002.

522

4. Les genres

523

L’Art poétique français de Sébillet se révèle fort utile.

524

Ballade : NOTZ (Laprade).

525

Chant Royal : RIGOLOT (CM) ; voir supra les colloques sur le début de siècle, et Première poésie française de La Renaissance : autour des Puys poétiques normands, actes du colloque de Rouen, 1999, réunis par J.-C. Arnould et T. Mantovani, Paris, Champion, 2003.

526

Chanson : B. BUFFARD-MORET, « Le statut de la chanson poétique en France, du Moyen Age au xixe siècle » in La langue, le style, le sens. Études offertes à A.-M. Garagnon, Paris, L’improviste, 2006. Il est peu probable qu’on interroge sur les mises en musique, mais il est bon de garder à l’esprit l’importance que revêt au xvie s. la diffusion musicale du texte poétique. Voir COEURDEVEY et DOBBINS (CM), et MAC CLELLAND (Génération).

527

Épitaphes : TOMARKEN (Génération)

528

Épîtres : HUCHON (Nice)

529

Fable : DEMERSON et MARECHAUX (CM)

530

Rondeau : MANTOVANI (Nice) et M. ZINK, « Le lyrisme en rond. Esthétique et séduction des poèmes à forme fixe au Moyen Age », CAIEF, 1980.

531

5. La poésie varie les thèmes autant que les tons

532

Esthétique de la diversité autant que reflet de circonstances de composition où la poésie est en droit de se mêler de tous les aspects de la vie individuelle et collective, donc de tous les aspects de l’idéologie et de l’imaginaire.

533

Sur l’histoire de la Renaissance, voir Dictionnaire et Histoire de la Renaissance, sous la dir. d’Arlette JOUANNA, Paris, coll. Bouquins, 1998, et A.-M. LECOQ, François Ier imaginaire, Paris, Macula, 1990.

534

Sur le thème amoureux, prétexte de « Juvenilia » ou allégorie d’une conquête de l’idéal ?

535

PERRIER (Textuel), T. MANTOVANI, « D’un temple l’autre : Martin Le Franc et Clément Marot », in Poétique des passions à la Renaissance, Mélanges F. Charpentier, Champion, 2001.

536

Politique : conquérir un statut par la faveur royale, et néanmoins être libre de sa pensée ? faire de la « propagande » ou suivre sa conviction ? CLÉMENT et BAMFORTH (Génération).

537

Mort : C. MARTINEAU-GENYES, Le thème de la Mort dans la poésie française de 1450 à 1550, Paris, Champion, 1978 et C. BLUM, La représentation de la mort dans la littérature française de la Renaissance, Paris, Champion, 1989 (chap. « La représentation évangélique de la mort (1511-1554) ou la mort devient intérieure »).

538

Évolution spirituelle : BERRIOT (Laprade et Op. cit.).

539

Religion : Encore que Marot soit bien certainement un des acteurs du mouvement religieux, en particulier par sa traduction des Psaumes, on évitera de voir Dieu partout dans un recueil où, durant quinze ans, la poétique vise avant tout l’agrément et la maîtrise de la diversité.

540

P. LEBLANC, La poésie religieuse de C. Marot, Paris, Nizet, 1955.

541

M. SCREECH, Marot évangélique, si possible dans sa réédition augmentée en anglais : Clement Marot : a Renaissance Poet discovers the Gospel, Lutherian, Fabrism and Calvinism in the Royal Courts of France and of Navarre and in the Ducal Court of Ferrara, Leyden, Brill, 1994.

542

I. GARNIER-MATHEZ, L’épithète et la connivence. Écriture concertée chez les Évangéliques français (1523-1534), Genève, Droz, 2005.

543

Marie-Madeleine Fragonard

544

Université de Paris III-Sorbonne Nouvelle

Molière, L’Amour médecin, Monsieur de Pourceaugnac et Le Malade imaginaire

545

Édition

546

Il faut se familiariser avec l’édition de référence, procurée par Georges Couton (dont l’édition des Œuvres complètes dans La Pléiade fait autorité), dans deux volumes de Folio classique, les n° 996 et 3300. Avant tout, lire et relire, de manière personnelle et approfondie, les trois comédies-ballets, plume à la main. La bibliographie moliéresque est immense et passionnante, mais doit rester, pour l’essentiel, secondaire aux yeux des agrégatifs. Le choix donné ci-dessous, déjà fort copieux, propose quelques études indispensables, d’autres importantes ou intéressantes ; il permettra à chacun de faire sa cueillette sur tel ou tel point particulier.

547

Deux spécificités du programme : il s’agit de comédies-ballets, genre de spectacle fort original, inventé par Molière, et composite ; les trois pièces sont reliées par le thème de la médecine.

548

Des spectacles

549

Comme l’avait parfaitement démontré René Bray (Molière homme de théâtre, Paris, Mercure de France, 1954), Molière, acteur et directeur de troupe, est guidé par le souci de la représentation. Ce qui est vrai de son théâtre en général l’est encore plus des comédies-ballets, qui mêlent au dialogue théâtral une forte partie musicale et une partie dansée. La Comédie-Française a donné, la saison dernière, un très joli Amour médecin (mis en scène par Jean-Marie Villégier, spécialiste de ce répertoire ancien), qui tressait justement ensemble le jeu des acteurs et ce qu’on appelait les « ornements », c’est-à-dire les interventions des danseurs et des chanteurs. On peut au moins écouter, grâce au disque, des enregistrements du Malade imaginaire ; à défaut de voir évoluer les danseurs et les acteurs, cela donnera une idée plus juste de ce que furent ces spectacles et de ce qu’est encore leur charme quand on ne les mutile pas. Le jury n’interrogera pas sur la musique de Lully et de Charpentier, ni sur les ballets ; mais leur présence fait sens pour le spectacle global et il conviendrait de ne pas l’oublier dans l’interprétation. Deux références récentes pour aider à apprécier ces ornements : Molière et la musique. Des États du Languedoc à la cour du Roi-Soleil, dir. Catherine Cessac, Montpellier, Les Presses du Languedoc, 2004 ; Charles MAZOUER, « Les ornements comiques dans les comédies-ballets de Molière et Lully », [in] Le Théâtre en musique et son double (1600-1762), éd. Delia Gambelli et Letizia Norci Cagiano, Paris, Champion, 2005, pp. 29-42. Sur un aspect particulier du jeu de l’acteur comique, les lazzi : Claude BOURQUI et Claudio VINTI, Molière à l’école italienne. Le « lazzo » dans la création moliéresque, Torino et Paris, L’Harmattan, 2003.

550

Études d’ensemble sur Molière

551

La meilleure biographie reste celle de Roger DUCHÊNE, Molière, Paris, Fayard, 1998.

552

Pour se rafraîchir les idées sur la carrière et l’œuvre de Molière, au choix : Marcel GUTWIRTH, Molière ou l’invention comique. La métamorphose des thèmes et la création des types, Paris, Minard-Lettres Modernes, 1966 (repris en 1978) ; René JASINSKI, Molière, Paris, Hatier, 1969; Georges FORESTIER, Molière, Paris, Bordas, 1990. Pour la fin de la carrière : Robert GARAPON, Le Dernier Molière. Des « Fourberies de Scapin » au « Malade imaginaire », Paris, C.D.U.-S.E.D.E.S. réunis, 1977.

553

Sur la pensée de Molière : Gérard DEFAUX, Molière ou les métamorphoses du comique, 2e éd. Paris, Klincksieck, 1992 ; la thèse de Defaux (la pensée de Molière prend une nouvelle orientation, précisément avec l’usage de la forme de la comédie-ballet) a été discutée, notamment par Patrick DANDREY, « Le dernier Molière : continuité, évolution ou rupture ? », dans la revue Op. cit., novembre 1992, pp. 61-73.

554

Patrick DANDREY, Molière ou l’esthétique du ridicule, 2e éd. Paris, Klincksieck, 2002.

555

Anthony McKENNA, Molière, dramaturge libertin, Paris, Champion, 2005.

556

Sur la pensée spécifiquement médicale et les problèmes de la maladie : Patrick DANDREY, La Médecine et la maladie dans le théâtre de Molière, Paris, Klincksieck, 1998, 2 vol. ; mais cette véritable somme constitue aussi une étude d’ensemble des pièces médicales considérées.

557

Des comédies-ballets

558

L’étude de base est celle de Charles MAZOUER, Molière et ses comédies-ballets, nouvelle édition revue et corrigée, Paris, Champion, 2006 ; on y trouvera une bibliographie très copieuse et à jour, ainsi qu’une discographie.

559

Sur des aspects particuliers, on pourra consulter en complément des travaux de Bénédicte LOUVAT-MOLOZAY (« La comédie-ballet ou l’impossible fusion des langages », [in] Les Arts du spectacle au théâtre (1550-1700), éd. Marie-France Wagner et Claire Le Brun-Gouanvic, Paris, Champion, 2001, pp. 197-218 ; Théâtre et musique. Dramaturgie de l’insertion musicale dans le théâtre français (1550-1680), Paris, Champion, 2002), ou de Marie-Claude CANOVA-GREEN (« Figures d’auteur dans les comédies-ballets de Molière », [in] Molière et la fête, éd. Jean Emelina, Ville de Pézenas, 2003, pp. 157-172 – ce volume contenant d’autres articles qui donnent à réfléchir ; « Marginale ou marginalisée ? La comédie-ballet moliéresque », Littératures classiques, n° 51, 2004, pp. 317-334).

560

Le vocabulaire et le style

561

Hubert de PHALESE, Les Mots de Molière. Les quatre dernières pièces à travers les nouvelles technologies, Paris, Nizet, 1992, rend des services.

562

Gabriel CONESA, Le Dialogue moliéresque. Étude stylistique et dramaturgique, rééd. Paris, C.D.U.-S.E.D.E.S., 1992, est indispensable.

563

Le rire et le comique

564

Tout agrégatif doit connaître son Bergson, Le Rire, 1re éd. 1900.

565

Jean EMELINA, Le Comique. Essai d’interprétation générale, Paris, C.D.U. et S.E.D.E.S. réunis, 1991, est éclairant. Le même auteur a réuni un certain nombre d’articles touchant le comique moliéresque dans Comédie et Tragédie, Publications de la Faculté des Lettres, Arts et Sciences humaines de Nice, 1998 ; voir enfin, du même, « Les comiques de Molière », Littératures classiques, n° 38, janvier 2000, pp. 103-115.

566

Sur Monsieur de Pourceaugnac

567

Jules BRODY, « Esthétique et société chez Molière », [in] Dramaturgie et société, dir. Jean Jacquot, Paris, C.N.R.S., 1968, t. 1, pp. 307-326 ; repris dans ses Lumières classiques, Charlottesville, Rookwood Press, 1996.

568

Fausta GARAVINI, « La fantaisie verbale et le mimétisme dialectal dans le théâtre de Molière », R.H.L.F., 1972, n° 5-6, pp. 806-820.

569

Jean-Marie APOSTOLIDES, « Le diable à Paris : l’ignoble entrée de Pourceaugnac », [in] L’Esprit et la lettre. Mélanges offerts à Jules Brody, éd. Louis van Delft, Tübingen, Gunter Narr, 1991, pp. 69-84.

570

Marie-Claude CANOVA-GREEN, « Image et spectacle dans Monsieur de Pourceaugnac », Le Nouveau Moliériste, III, 1996-1997, pp. 35-45.

571

Molière et les pays d’Oc, dir. Claude Alranq, Presses Universitaires de Perpignan, 2005, deux articles : Jean EMELINA, « Les gens du Midi dans le théâtre de Molière », pp. 93-111, et Patrick SAUZET, « Les scènes occitanes de Monsieur de Pourceaugnac », pp. 147-175.

572

Sur Le Malade imaginaire

573

Jacques PINEAU, « La constellation des personnages dans Le Malade imaginaire (Propos méthodologiques) », La Licorne, 1978/2, pp. 135-143.

574

Élisabeth FICHET-MAGNAN, « Argan et Louison : Molière, l’enfant et la mort », Romanische Zeitschrift für Literaturgeschichte – Cahiers d’histoire des Littératures romanes, 1982 (VI), pp. 306-321.

575

Marc FUMAROLI, « Aveuglement et désabusement dans Le Malade imaginaire », [in] Vérité et illusion dans le théâtre au temps de la Renaissance, éd. M.-Th. Jones-Davies, Paris, J. Touzot, 1983, pp. 105-114.

576

René POMMIER, « Argan et le “danger de contrefaire le mort” », R.H.L.F., 1991-6, pp. 927-931.

577

Jean SERROY, « Argan et la mort. Autopsie du malade imaginaire », [in] L’Art du théâtre. Mélanges R. Garapon, Paris, P.U.F., 1992, pp. 239-246.

578

Anne-Marie DESFOUGERES, « Le jeu d’Argan », [in] Thèmes et genres littéraires aux xviie et xviiie siècles. Mélanges J. Truchet, Paris, P.U.F., 1992, pp. 349-355.

579

Littératures classiques, Supplément annuel, janvier 1993 : Gabriel CONESA, « La question des tons dans Le Malade imaginaire », pp. 45-54 ; Christian DELMAS, « Molière et la comédie fantasmatique », pp. 61-67 ; Jean SERROY, « “Guenille si l’on veut…”. Le corps dans les dernières comédies de Molière », pp.89-100.

580

Patrick DANDREY, Le « cas Argan ». Molière et la maladie imaginaire, Paris, Klincksieck, 1993 ; intégré en grande partie à la grande étude de 1998 sur Molière et la médecine.

581

Patrick DANDREY, « Réflexions sur la mort de M. de Molière en habit de médecin imaginaire », Le Nouveau Moliériste, I, 1994, pp. 199-212.

582

Laurent THIROUIN, « L’impiété dans Le Malade imaginaire », [in] Libertinage et philosophie au xviie siècle, 4 : « Gassendi et les gassendistes » et « Les passions libertines », Publications de l’Université de Saint-Etienne, 2000, pp. 121-143 ; étude importante.

583

Je signale pour finir le bon site web : www. toutmolière. net, conçu et élaboré par Gabriel Conesa.

584

Charles Mazouer

585

Université Michel de Montaigne-Bordeaux III

Prévost, Le Philosophe anglais ou Histoire de M. Cleveland (1731-1739)

I - Éditions modernes

586

- éd. Ph. Stewart, avec la collaboration de J. Deprun pour les notes, in Œuvres de Prévost, PUG, t. II, 1977.

587

- Le Philosophe anglais ou Histoire de M. Cleveland, éd. J. Sgard et Ph. Stewart, Desjonquères, 2003. La préface de 1731 a disparu de l’édition. Elle est reproduite dans le volume collectif Cleveland de Prévost, l’épopée du xviiie siècle (Desjonquères, 2006). On peut la lire également sur deux sites :

588

- en version moderne avec les notes des PUG : « hhttp:// www.duke.edu/pstewart/PrefaceCleveland.doc»

589

- sur le site de la BNF : « http:// www. bnf. gallica », mais dans un texte fautif, celui de l’édition Leblanc (1810).

II - Études générales sur Prévost romancier

590

Prévost et le récit bref, éd. J. Herman et P. Pelckmans, Rodopi, 2006.

591

R. A. FRANCIS The Abbé Prévost’s First-person Narrators, SVEC, n°306, 1993.

592

E. LEBORGNE Bibliographie de Prévost d’Exiles, Paris, Memini, 1996.

593

J.-P. SERMAIN Rhétorique et roman au xviiie siècle. L’exemple de Prévost et de Marivaux (1728-1742), Oxford, Voltaire Foundation, coll. VIF, 2000 [1985].

594

J. SGARD Prévost romancier, Corti, 1989.

595

- L’abbé Prévost. Labyrinthes de la mémoire, PUF, 1986.

596

A. J. SINGERMAN L’Abbé Prévost. L’Amour et la morale, Genève, Droz, 1987.

597

R. VIROLLE Art. « Prévost », in Dictionnaire des littératures de langue française, Bordas, 1987, p. 1916-1925.

598

Pour une première approche de Prévost : l’article de R. Virolle. Pour prendre connaissance de l’ensemble de l’œuvre : le Prévost romancier de J. Sgard. Pour une lecture croisée des stratégies narratives chez Prévost et Marivaux : le livre de J.-P. Sermain. Et si vous souffrez d’insomnies : la biblio Prévost de Leborgne.

III - Livres consacrés intégralement au Cleveland

599

Cleveland de Prévost, l’épopée du xviiie siècle, éd. par J.-P. Sermain, Paris, Desjonquères, 2006.

600

LEBORGNE (Erik) Figures de l’imaginaire dans le Cleveland de Prévost, Paris, Desjonquères, 2006.

601

PELCKMANS (Paul) Cleveland ou l’impossible proximité, Amsterdam et New York, Rodopi, 2002.

IV - Articles et sections d’ouvrage portant sur Cleveland

602

1. Réception du Cleveland dans les années 1730

603

- Bibliothèque Belgique [compte rendu (ou « extrait ») du Cleveland], Leyde, vol. II, oct. 1731, p. 419-455 et vol. III, janv. 1732, p. 70-101 (articles reproduits dans l’étude de T. Goruppi cité plus bas).

604

- PREVOST [réponse au premier article de la Bibliothèque Belgique], Journal littéraire, 1731, t. XVIII, p. 432-437 (article intégré à la préface du Doyen de Killerine en 1735 et à celle du t. VI de Cleveland en 1738).

605

- J.-B. LA VARENNE [Compte rendu du Cleveland], Le Glaneur historique, moral, littéraire et galant, La Haye, n°79, 26 nov. 1731.

606

- DESFONTAINES [Compte rendu du Cleveland], Le Nouvelliste du Parnasse, vol. IV, 1732, p. 38-45.

607

- LA BARRE DE BEAUMARCHAIS [Compte rendu du Cleveland], Lettres sérieuses et badines, t. IV, 1732, p. 224-227.

608

- BOUGEANT Voyage merveilleux du prince Fan-Férédin dans la Romancie (1735), éd. J. Sgard et G. Sheridan, Univ. de St-Etienne, coll. « Lire le xviiie siècle », 1992.

609

- Mémoires de Trévoux [critique du t. V du Cleveland], nov. 1735, p. 2386-2388.

610

- PREVOST « Tome V du Philosophe Anglais » (1734), « Ouvrages d’autorité douteuse » (1735), « Vérités des caractères historiques de Cleveland » (1739), articles publiés dans Le Pour et contre, reproduits in Œuvres de Prévost, PUG, t. VII, p. 485, 494-497, 523-525.

611

- « Réception du Cleveland du vivant de Prévost », textes commentés par P. Stewart, in Cleveland de Prévost, l’épopée du xviiie siècle, Desjonquères, 2006.

612

Le pamphlet du Père Bougeant contre les romans présente un témoignage féroce de la réception critique du Cleveland. Des extraits significatifs du CR de Desfontaines sont reproduits dans les notes des PUG. Sur la controverse avec la Bibliothèque Belgique (l’accusation de déisme notamment), voir l’article de t. Goruppi cité ci-dessous.

613

2. Critique moderne

614

Abréviations utilisées :

615

Aix 1965: L’Abbé Prévost. Actes du Colloque d’Aix-en?Provence (décembre 1963), Éditions Ophrys, 1965.

616

CAIEF : Cahiers de l’Association Internationale des Études Françaises

617

CPE : Cahiers Prévost d’Exiles (10 numéros, 1984-1994)

618

RHLF : Revue d’Histoire Littéraire de la France

619

RSH : Revue des Sciences Humaines

620

SVEC : Studies on Voltaire and the Eighteenth Century (Oxford, Voltaire Foundation)

621

Vérone 1997 : La sensibilité dans la littérature française au dix-huitième siècle (colloque de Vérone, 1997), éd. F. Piva, Schéna-Didier, 1998.

622

Nottingham 1997 : L’abbé Prévost au tournant du siècle (colloque de Nottingham, 1997), éd. R.A. Francis, Oxford, Voltaire Foundation, Studies on Voltaire…, n°2000 / 11.

623

ANSART (Guillaume) Réflexion utopique et pratique romanesque au siècle des Lumières. Prévost, Rousseau, Sade, Paris, Minard, 1999.

624

–, « Jansenist themes and influences in Prévost’s Cleveland », SVEC, 2001/12, p. 47-55.

625

BERCHTOLD (Jacques) « Le Manuscrit trouvé à Saragosse et les parfums tentateurs de Cleveland », in Le Manuscrit trouvé à Saragosse et ses intertextes, éd. J. Herman, P. Pelckmans et F. Rosset, Louvain, Peeters, 2001, p. 151-166.

626

–, « La concurrence des genres. La figure du ‘‘tigre’’ féroce dans Cleveland », in Cleveland de Prévost, l’épopée du xviiie siècle, Desjonquères, 2006.

627

BERNOUSSI (Mohamed) « De la métaphysique de la malédiction au roman noir », in Nottingham 1997, p. 199-207.

628

BERTHIAUME (Pierre) « Furori sacrum », in Nottingham 1997, p. 47-54.

629

–, « Abaquis et Nopandes, ou l’Herméneutique inversée du Philosophe anglais de Prévost », Tangence 72, 2003, p. 93-107.

630

BOSQUET (Marie-Françoise) « Aventure maritime et féminité. L’espace utopique de Cleveland (la colonie rochelloise) », in L’Aventure maritime, éd. J.-M. Racault, L’Harmattan, 2001, p. 145-156.

631

CAZENOBE (Colette) « La parodie de Manon et de Cleveland dans Les Aventures du chevalier de Beauchêne », in Le roman des années trente : la génération de Prévost et de Marivaux, éd. A. Rivara, P.U. de St-Etienne, 1998, p. 9-25.

632

CHALVIGNAC (Julie) « Liberté et pouvoir dans les fictions politiques de Cleveland », in Cleveland de Prévost, l’épopée du xviiie siècle, Desjonquères, 2006.

633

CHERPACK (Clifton) « Literature and Belief: the Example of Prévost’s Cleveland », Eighteenth-century Studies, n°6, 1972-73, p. 186-202.

634

–, « Reply to Philip Stewart », Eighteenth-century Studies, n°7, 1973-74, p. 210-212.

635

CHOUILLET (Jacques) « La caverne, ses habitants et ses songes : de Platon à Prévost et au-delà », CPE, n°1, 1984, p. 59-72.

636

COULET (Henri) “De l’utopie romanesque en général et des utopies de Cleveland en particulier”, in Utopie et fictions narratives, Parabasis 7, Alberta, 1995, p. 169-175.

637

–, « Le monde falsifié de Prévost », Nottingham 97, p. 291-308.

638

DECOBERT (Jacques) « Prévost et la colonie rochelloise », RSH, n°155, 1974, p. 493-505.

639

DEMORIS (René) Le Roman à la première personne, du classicisme aux Lumières, Genève, Droz, 2002 [Paris, Colin, 1975], p. 433-440 sur Cleveland.

640

DEPRUN (Jean) « Thèmes malebranchistes dans l’œuvre de Prévost », in Aix 1965, p. 155-172 (repris in De Descartes au romantisme, Paris, Vrin, 1987, p. 71-88).

641

DELOFFRE (Frédéric) « La version anglaise du Cleveland », CAIEF, n°46, 1994, p. 275-293.

642

DUQUAIRE (Alexandre) « Des Illustres Françaises au Philosophe anglais : une lecture de Challe dans les années 1730 », in Robert Challe. Sources et héritages, éd. par J. Cormier, J. Harman et P. Pelckmans, Louvain, Paris, Dudley, Éditions Peeters, 2003, p. 181-193.

643

ESCOLA (Marc) « Longueur de Cleveland », in Cleveland de Prévost, l’épopée du xviiie siècle, Desjonquères, 2006.

644

FABRE (Jean) « Prévost et la tradition du roman noir », in Aix 1965, p. 39-55.

645

FAUCHERY (Pierre) La Destinée féminine dans le roman européen du xviiie siècle (1713-1807), Paris, Colin, 1972 (Sur Élisabeth Cleveland, Cécile et Fanny)

646

FAVRE (Robert) La Mort dans la littérature et la pensée françaises au siècle des Lumières, P.U. de Lyon, 1978, p. 386-388 et 429-440.

647

–, « Sur un regret de l’abbé Prévost : ‘‘L’usage de France est incommode pour le transport d’un cadavre’’ », Dix-huitième siècle, n°5, 1973, p. 304-310.

648

FOUGERE (Eric) « Lecture de déserts: Defoe, Lesage et Prévost », in Ailleurs imaginés: littérature, histoire, civilisations, éd. J.-M. Racault, Paris, Didier Érudition, 1990, p. 219-231 (repris dans Le Voyage et l’ancrage. Représentation de l’espace insulaire à l’Age classique et aux Lumières (1615-1797), L’Harmattan, 1995).

649

FRANCIS (Richard A.) The Abbé Prévost’s First-person Narrators, SVEC, n°306, 1993.

650

–, « Prévost’s Cleveland and Voltaire’s Candide », SVEC, n° 208, 1982, p. 295-303.

651

–, « Prévost’s Cleveland and its Anonymous Continua-tion », Nottingham French Studies, n°23 (1), 1984, p. 12-23.

652

–, « L’abbé Prévost, romancier de la quête », CAIEF, n°46, 1994, p. 313-328.

653

–, « Le Cleveland de Prévost : sensibilité ou critique de la sensibilité ? », in Vérone 1997, p. 81-95.

654

FUJIWARA (Mami) « Le Cleveland et sa continuation apocryphe », Études de langue et de littérature française (Tokyo), n°66, 1995, p. 29-43.

655

GARAGNON (Jean) « L’abbé Prévost et l’utopie », Studies in Eighteenth-Century Culture, n°6, 1977, p. 439-457.

656

GEVREY (Françoise) « L’ingénu et le philosophe anglais », in L’Esprit et les lettres. Mélanges offerts à G. Mailhos, Toulouse, P. U. du Mirail, 1999, p. 241-253.

657

GIAVARINI (Laurence) « Expérience et roman. Remarques sur l’utopie du savoir dans Cleveland », in Le Travail des Lumières. Pour Georges Benrekassa, Paris, Champion, 2002, p. 265-287.

658

GILOT (Michel) « Cleveland et Jacques le fataliste », CPE, n°1, p. 73-83.

659

GILROY (James P.) « Peace and the Pursuit of Happiness in the French Utopian Novel : Fénelon’s Télémaque and Prévost’s Cleveland », SVEC, n°176, 1979, p. 169-187.

660

GORUPPI (Tiziana) « La Bibliothèque belgique contro Le Philosophe anglais: Storia di una polemica sulla religione dell’abbé Prévost », Biblioteca della Nuova Rivista Storica, n°34, 1976, p. 5-45 (compte rendus reproduits en appendice, p. 47-68)

661

GREVLUND (Merete) « Remarques sur l’ordre du récit dans l’Histoire de Monsieur Cleveland », in Lettres et réalités. Mélanges offerts au professeur Henri Coulet, Aix-en-Provence, P. U. de Provence, 1988, p. 131-144.

662

HAAC (O. A.) « Comedy in Utopia: the Literary Imagi-nation of Marivaux and the Abbé Prévost », SVEC, n°191, 1980, p. 684-685.

663

HERMAN (Jan) « Illusion et désillusion: vraisemblance et vérité dans le roman-mémoires », in Le Mensonge romanesque. Paramètres pour l’étude du roman épistolaire en France, Amsterdam, Rodopi, 1989, p. 151-173.

664

–, « Cleveland et l’invraisemblable vraisemblance », in Nottingham 1997, p. 181-192.

665

–, « Cleveland, l’honnête homme et la palingénésie », in Cleveland de Prévost, l’épopée du xviiie siècle, Desjonquères, 2006.

666

KOZUL (Mladen) « Maladies du corps, maladies de l’âme : le savoir médical dans Cleveland », in Cleveland de Prévost, l’épopée du xviiie siècle, Desjonquères, 2006.

667

KREMER (Nathalie) « Le philosophe aveugle. Voyage au-delà des apparences », in Cleveland de Prévost, l’épopée du xviiie siècle, Desjonquères, 2006.

668

LAFON (Henri) Les Décors et les choses dans le roman français du xviiie siècle de Prévost à Sade, SVEC, n°297, 1992, p. 18-20, 41-46, 64-66, 360-367.

669

LARKIN (Steve) « J.-J. Rousseau, the Histoire de Cleveland and the Confessions », SVEC, n°192, 1980, p. 1295-1297.

670

–, « Cleveland et Les Confessions », CPE, n°3, 1986, p. 15-26.

671

LAZZARO-WEISS (Carol Marie) Confused Epiphanies: l’Abbé Prévost and the Romance Tradition, New-York et Bern, Peter Lang, 1991, p. 95-139.

672

LEAL (Eugenia) « Cleveland : les discontinuités d’une voix singulière », in Nottingham 1997, p. 193-198.

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LEBOIS (André) « Amitié, amour et inceste dans Cleveland », in Aix 1965, p. 125-137.

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LE COAT (Nanette) « The Spiritual Journey in Prévost’s Cleveland », Transactions of the Samuel Johnson Society of the Northwest, n°7, 1974, p. 135-144.

675

LETOUBLON (Françoise) « Les Leçons de Ténèbres », in Nottingham 1997, p. 261-271.

676

LEWIS (B.L.H.) « The influence of Challes’s Illustres Françaises on Prévost’s Cleveland », SVEC, n°219, 1983, p. 153-158.

677

MALL (Laurence) « Prévost ou l’exotisme tragique : l’épisode américain dans Cleveland », Studies in Eighteenth-Century Culture, n°33, 2004, p. 255-276.

678

MAGNOT (Florence) « De la folie aveugle à la folie spectacle : double registre et théâtralité dans les Mémoires et aventures d’un homme de qualité et dans Cleveland », in R. Démoris et H. Lafon (éd.), Folies romanesques au siècle des Lumières, Desjonquères, 1998, p. 237-251.

679

MARTIN (Christophe) Espaces du féminin dans le roman français du dix-huitième siècle, Oxford, SVEC, 2004 / 01, p. 153-156, 174-180, 230-232, 293-294, 464-468.

680

–, « L’éducation négative de Cleveland », in Cleveland de Prévost, l’épopée du xviiie siècle, Desjonquères, 2006.

681

MAUZI (Robert) L’Idée du bonheur en France dans la littérature et la pensée française au xviiie siècle, Paris, A. Michel, 1994 [1960], p. 142-144, 259-261, 410-412, 451-452, 504-505, 569, 646-648.

682

–, « Le thème de la retraite dans les romans de Prévost », in Aix 1965, p. 185-195.

683

MONNET (Simone) « Le vocabulaire du sentiment dans Cleveland (Livres I-V) », CPE, n°6, 1989, p. 123-149.

684

MONTY (Jeanne) Les Romans de l’abbé Prévost : procédés littéraires et pensée morale, SVEC, n° 78, 1970, p. 65-120.

685

MOUTTAPA (François) « L’intertexte religieux dans Cleveland », in Cleveland de Prévost, l’épopée du xviiie siècle, Desjonquères, 2006.

686

NAUDIN (Pierre) « Tragiques solitudes de l’abbé Prévost », in L’expérience et le sentiment de la solitude de l’aube des Lumières à la Révolution, Klincksieck, 1995. p. 245-294.

687

NONNENMACHER (Hartmut) « Knapp vermiedener Inzests in Prévosts Histoire de M. Cleveland und Diderots Fils Naturel », in Natur und Fatum. Inzest als Motiv und Thema in der französischen und deutschen Literatur des 18. Jahrhunderts, Peter Lang, 2002, p. 254-261.

688

ORSINI (Dominique) « La mer dans Cleveland, une esthétique stochastique », in Cleveland de Prévost, l’épopée du xviiie siècle, Desjonquères, 2006.

689

PELCKMANS (Paul) Le Sacre du père. Fictions des Lumières et historicité d’Œdipe, Amsterdam, Rodopi, 1983. [chap. « L’abbé Prévost et l’amour de famille », p. 111-197]

690

–, « Le récit de Fanny, résumé ou réécriture », in Cleveland de Prévost, l’épopée du xviiie siècle, Desjonquères, 2006.

691

PIOFFET (Marie-Christine) « L’espace américain comme figure du désenchantement dans l’œuvre romanesque de l’abbé Prévost », Études francophones, XVII (1), 2002, p. 77-92.

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PIVA (Franco) Sulla genesi di Manon Lescaut. Problemi e prospettive, Milano, Univ. Cattolica del Sacro Cuore, 1977.

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PRINCIPATO (Aurelio) Il Raggio nella cripta. Ricerche su Prévost romanziere, Ospedaletto (Pisa), Pacini, 1988.

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–, « Romanesque e retraite nella narrativa dell’abbé Prévost (1728-1740) », Rivista di Letterature Moderne e Comparate, vol. 25 (3), 1972, p. 165-204.

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–, « Prévost e ‘‘cette noire disposition de l’âme’’ », in Atti del XV convegno, t. I, 1991, p. 25-36.

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RACAULT (Jean-Michel) « Le récit des origines ou la nécessaire imposture: la fondation de l’État dans la littérature utopique à l’aube des Lumières », in Représentations de l’origine. Littérature, histoire, civilisation, Didier Érudition et P.U. de la Réunion, 1987, p. 143-155.

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699

ROUSSET (Jean) Narcisse romancier, Paris, Corti, 1972, p. 130-132.

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701

–, « L’infanticide dans Cleveland » (article revu par R. Démoris), in Cleveland de Prévost, l’épopée du xviiie siècle, Desjonquères, 2006.

702

–, Réception et influence de l’œuvre romanesque d’Antoine-François Prévost d’Exiles en France au cours du xviiie siècle, thèse dirigée par R. Démoris (Univ. de Paris III).

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SERMAIN (Jean Paul) Rhétorique et roman au xviiie siècle. L’exemple de Prévost et de Marivaux (1728-1742), Oxford, Voltaire Foundation, coll. Vif, 1999 [1985], p. 105-113, 122-129.

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SGARD (Jean) Prévost romancier, Paris, Corti, 1989 [1968], p. 119-250.

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–, Vie de Prévost, P. U. de Laval, 2006 (chap. 5 et 6 sur Cleveland).

708

–, « De Prévost à Sade », Eighteenth Century Fiction, n°1, 1988-89, p. 25-35.

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–, « Prévost en Romancie », Nottingham French Studies, n°29(2), 1990, p. 92-98.

710

–, « Trois ‘‘philosophes’’ de 1734 : Marivaux, Prévost et Voltaire », Études Littéraires, n°24 (1), 1991, p. 31-38.

711

–, « Prévost et le problème du libertinage », CPE, n°9, 1993, p. 3-14.

712

–, « Challe et Prévost », in Séminaire Robert Challe : Les Illustres Françaises, éd. M. Weil, Montpellier, Univ. Paul Valéry, 1995, p. 119-127.

713

–, « De Cleveland à René : le ‘‘vide du cœur’’ », in Vérone 1997, p. 97-111.

714

–, « Cleveland, roman dynastique », in Cleveland de Prévost, l’épopée du xviiie siècle, Desjonquères, 2006.

715

SINGERMAN (Alan J.) L’Abbé Prévost. L’Amour et la morale, Genève, Droz, 1987, p. 75-159.

716

STEWART (Philip) « Prévost’s English Philosopher », Eighteenth-Century Studies, n°7, 1973-74, p. 207-210.

717

–, « L’armature historique du Cleveland », SVEC, n°137, 1975, p. 121-139.

718

–, « L’Amérique de l’abbé Prévost: aspects documentaires de Cleveland », French Review, n°49, 1975-76, p. 868-882.

719

–, « Prévost et son Cleveland : essai de mise au point historique », Dix-huitième siècle, n°7, 1975, p. 181-208.

720

–, « Sur la conclusion du Cleveland de Prévost : l’influence de la Suite apocryphe », Revue de Littérature Comparée, janvier-mars 1977, p. 54-58.

721

–, « Les désillusions de l’heureuse île : l’épisode de Sainte-Hélène dans Cleveland », Saggi e Ricerche di Letterature Francese, n° 16, 1977, p. 213-240.

722

–, « Utopias that self-destruct », Studies in Eighteenth Century Culture, n°9, 1979, p. 15-24.

723

–, « Holding the mirror up to fiction : generic parody in Candide », French Studies, n°30, 1979, p. 411-419.

724

–, « Vox Naturae : a Reading of Prévost », Romanic review, n° 71, 1980, p. 141-148.

725

–, Note sur l’établissement du texte, commentaires et notes (avec J. Deprun), in Prévost, Œuvres, P.U.G., 1977-86, t. II, p. 5-6 et t. VIII, p. 81-186.

726

–, « The English Preface to Cleveland », Nottingham French Studies, n°29 (2), 1990, p. 85-91.

727

–, « Le Philosophe anglais et la crépuscule de l’Édit de Nantes », in Nottingham 1997, p. 55-64.

728

–, « L’analyse des émotions dans Le Philosophe anglais », in Cleveland de Prévost, l’épopée du xviiie siècle, Desjonquères, 2006.

729

TROUSSON (Raymond) « L’Utopie en procès au siècle des Lumières », in Essays on the Age of Enlightenment in Honour of Ira O. Wade [J. Macary, éd.], Genève, Droz, 1977, p. 313-327.

730

VERNIERE (Paul) « L’abbé Prévost et les réalités géographiques. À propos de l’épisode américain de Cleveland », RHLF, n°73, 1973, p. 626-635.

731

VERSINI (Laurent) « L’abbé Prévost et la mort de Madame », in Thèmes et genres littéraires au xviie et xviiie siècles. Mélanges J. Truchet, P.U.F., 1992, p. 125-131.

732

VIAL (Fernand) « America in the Works of the abbé Prévost », American Society Legion of Honor Magazine, n°50, 1979, p. 105-117.

733

WILLIAMS (Ioan) « Enlightenment and Absurdity. Prévost’s Le Philosophe anglais », in The Idea of the Novel in Europe, 1600-1800, London, Macmillan, 1978, p. 154-162.

734

ZAGAME (Antonia) « La leçon de lecture de Prévost: l’avertissement du t. VI de Cleveland », in Cleveland de Prévost, l’épopée du xviiie siècle, Desjonquères, 2006.

V - Le Cleveland et l’histoire du roman au dix-huitième siècle

735

CHALLE Les Illustres Françaises, éd. F. Deloffre et J. Cormier, Livre de Poche, 1996.

736

DEFOE Robinson Crusoe, Moll Flanders (Folio)

737

LESAGE Histoire de Gil Blas de Santillane, éd. R. Laufer, GF, 1977.

738

MARIVAUX Œuvres de jeunesse, éd. F. Deloffre, Pléiade, 1972.

739

Madeleine et Georges de SCUDÉRY Artamène ou le Grand Cyrus (extraits), éd. C. Bourqui et A. Gefen, GF, 2005.

740

PRÉVOST Manon Lescaut (GF ou Livre de poche), Histoire d’une Grecque moderne (GF)

741

VEIRAS Histoire des Sévarambes, éd. A. Rosenberg, Champion, 2001.

742

VOLTAIRE L’Ingénu (Pochothèque)

743

Critique moderne :

744

COULET (Henri) Le Roman jusqu’à la Révolution, A. Colin, coll. « U », rééd. 1997.

745

DEMORIS (René) Le roman à la première personne, du classicisme aux Lumières, Droz, 2002 [1975].

746

HUGUES (Micheline) L’Utopie, Nathan Université, 1999.

747

KIBEDI-VARGA (A.) « La Désagrégation de l’idéal classique dans le roman français de la première moitié du xviiie siècle », SVEC, n°26, 1963, p. 965-998.

748

MAY (Georges) Le Dilemme du roman au 18e siècle. Rapports du roman et de la critique (1715-1761), Paris, PUF, 1963.

749

ROUSSET (Jean) Narcisse romancier, Paris, Corti, 1972.

750

SGARD (Jean) Le Roman français de l’âge classique (1600-1800), Le livre de poche, « références », 2000.

751

WEIL (Françoise) L’interdiction du livre et la librairie (1728-1750), Presses de la Sorbonne, 1986.

752

Erik Leborgne

Chateaubriand, Itinéraire de Paris à Jérusalem

753

Édition de référence

754

L’édition de référence est celle procurée récemment par Jean-Claude Berchet : Chateaubriand, Itinéraire de Paris à Jérusalem, Gallimard, coll. Folio classique, 2005.

755

On peut savoir gré à Jean-Claude Berchet de permettre la redécouverte de ce texte, souvent délaissé par le lecteur moderne au profit des Mémoires d’outre-tombe, dans une édition exemplaire, tant par son érudition que par la richesse et par la pertinence de ses suggestions interprétatives. C’est dire que l’étudiant devra absolument commencer par lire l’« Introduction » (p. 7-49), dans laquelle il trouvera présentés les principaux axes de lecture qu’il aura à développer dans ses différents exercices sur l’œuvre (réflexion sur le genre - hybride - du récit de voyage, sur le sens du pèlerinage effectué par le voyageur, présentation du contexte politique et retour critique sur la dénonciation par Chateaubriand du despotisme oriental, analyse de sa sensibilité esthétique). Lui seront encore particulièrement utiles la chronologie (p. 615-621) et les notes, abondantes, dans lesquelles il trouvera des indications sur le trajet, supposé réel, du voyageur (et donc sur les probables distorsions du récit), des notices biographiques, l’indispensable identification des sources de Chateaubriand (illustrées le plus souvent par de précieuses citations), mais aussi des précisions lexicographiques à ne pas négliger, notamment dans le cadre d’une explication de texte.

756

Comme l’indique Jean-Claude Berchet lui-même dans sa « Note sur le texte » (p. 51-52), l’édition qu’il présente reproduit le texte donné par Chateaubriand à l’occasion de l’édition de ses Oeuvres complètes chez Ladvocat (dernière édition ne varietur de l’Itinéraire, en 1826), à l’exception d’une longue Introduction historique et bibliographique et de pièces justificatives, dont Chateaubriand fait mention dans la « Préface de la première édition », p. 56 et p. 57. On ne regrettera pas l’absence de ces mémoires et opuscules, que Chateaubriand, conscient de leur « extrême aridité », invitait du reste son lecteur à « passer » (p. 56), et que remplacent avantageusement dans la présente édition les renseignements fournis dans l’annotation du texte. Dans le cadre de la préparation à l’agrégation, il semble donc peu utile de consulter l’édition de l’Itinéraire en Pléiade par Maurice Regard (tome II des Oeuvres romanesques et Voyages, 1969), dans laquelle sont reproduits les documents sacrifiés par Jean-Claude Berchet (vous trouverez la liste complète de ces documents sacrifiés p. 628, dans la note 2 de la page 56, et dans la note 1 de la page 57). On gardera par contre en mémoire que dans l’édition Ladvocat, l’Itinéraire était accompagné de documents traitant de la « question grecque », et notamment d’une Note sur la Grèce, brochure composée par Chateaubriand bien plus tard, en 1825, pour soutenir le mouvement philhellène et pour réclamer l’indépendance de la Grèce. Jean-Claude Berchet n’avait certes pas à reproduire ces textes, témoins d’un engagement en faveur d’une cause que l’auteur de l’Itinéraire croyait perdue. Il n’est toutefois pas sans intérêt de savoir que c’est bien à ce combat politique en faveur de la libération de la Grèce que Chateaubriand tentera finalement de rallier son Itinéraire.

757

Comme l’avait fait Maurice Regard dans son édition de la Pléiade, Jean-Claude Berchet fait suivre le récit de Chateaubriand du Journal rédigé par son domestique et compagnon, Julien Potelin. On ne peut qu’en recommander la lecture, pour le contrepoint savoureux et éclairant qu’il constitue au récit de son maître. Chateaubriand lui-même se plaira à confronter les deux relations dans le livre XVIII de ses Mémoires d’outre-tombe. Par contre, Jean-Claude Berchet ne donne pas dans son édition l’avant-texte à l’Itinéraire qu’est le Journal de Jérusalem, rédigé par Chateaubriand avant son retour en France et publié par Georges Moulinier et Amédée Outry chez Belin en 1950. Cette lacune est ici encore en partie comblée par l’annotation, qui s’y réfère souvent. On pourra néanmoins suivre plus précisément le travail de récriture consenti par Chateaubriand, en lisant l’article dans lequel Jean-Claude Berchet a analysé le Journal du voyageur : « Les enseignements du Journal de Jérusalem », dans Sortir de la Révolution, sous la dir. de Béatrice Didier et de Jacques Neefs, Presses Universitaires de Vincennes, 1994, p. 237-257. Outre le cas du Journal de Jérusalem, on sera attentif aux différents états du texte signalés par les variantes mentionnées dans les notes.

758

Nous renvoyons à la bibliographie établie par Jean-Claude Berchet dans cette édition pour la liste des principales sources de l’Itinéraire (p. 625-626).

759

Autres œuvres de Chateaubriand

760

Dès les premières lignes de son récit de voyage, Chateaubriand rappelle qu’il partit pour voir « les pays » où la « scène » des Martyrs « était placée », et invite son lecteur à lire les deux œuvres en parallèle, à compléter l’une par l’autre, en allant chercher dans l’épopée les descriptions de « lieux célèbres » retirées de l’Itinéraire. Il paraît donc difficile de ne pas lire quelques pages de cette épopée en prose qu’il publie en mars 1809, au moins pour comparer les paysages dépeints dans les deux textes (par exemple Sparte et la vallée de la Laconie, décrites au livre XIV des Martyrs) et pour avoir un autre exemple de la description par Chateaubriand des terres classiques : vous trouverez cette épopée dans le tome II des Œuvres romanesques et Voyages éditées par Maurice Regard en Pléiade, en 1969. On complètera utilement cette lecture par le parcours des « Remarques » que Chateaubriand ajoute à son épopée, à partir de la troisième édition, en 1810 (ibid., p. 501-678) : il y commente ses descriptions et y fait souvent référence à l’Itinéraire. Plusieurs critiques se sont arrêtés sur ce protocole de lecture que propose Chateaubriand, au gré de ses renvois de l’Itinéraire aux Martyrs, ou inversement. Tous en ont marqué les limites, en faisant notamment ressortir les différences de traitement du descriptif en fonction du cadre générique. On verra sur ce point :

761

- Philippe Antoine, « Des lieux décrits à l’écriture : unité et pluralité d’une œuvre », dans Chateaubriand. La Fabrique du texte, sous la dir. de Christine Montalbetti, Rennes, Presses Universitaires de Rennes, 1999, p. 47-58.

762

- Guyot Alain, « Variations sur le paysage méditerranéen : la description dans Les Martyrs et l’Itinéraire de Paris à Jérusalem de Chateaubriand », Il Confronto letterario, n° 6, 1996, p. 505-521.

763

- « Du voyage à ses récits : mettre le monde en intrigue », dans Roman et récit de voyage, textes réunis par Marie-Christine Gomez-Géraud et Philippe Antoine, Presses de l’Université de Paris-Sorbonne, 2001, p. 205-215. La fin de l’article compare des fragments du Journal de Jérusalem, de l’Itinéraire et des Martyrs, pour montrer que déjà habilement remanié, le récit de voyage obéit, autant que le texte fictionnel, à un souci de dramatisation.

764

- Montalbetti Christine, « Autarcie du narrataire », Poétique, n° 122, 2000, p. 243-252. L’auteur démontre l’impossibilité du geste substitutif auquel Chateaubriand convie son lecteur et conclut que l’appel au narrataire sert davantage à « promouvoir l’œuvre comme totalité ».

765

Ainsi que l’a reconnu plus tard Chateaubriand, son pèlerinage en Terre Sainte s’inscrivait aussi dans une quête amoureuse : renouant avec les codes de l’amour courtois, il s’agissait pour lui de se couvrir de « gloire » pour « se faire aimer » de celle qui l’attendait à Grenade, Natalie de Noailles. De ce rendez-vous d’amour au milieu des ruines de l’Alhambra, Chateaubriand a tiré une nouvelle, Les Aventures du dernier Abencérage, écrite en février-mars 1810, mais publiée seulement en 1826 (pour être intégrée aux Œuvres complètes), qu’il faut lire pour la séduction sans égale de son romanesque héroïque et tragique, mais aussi parce que s’y poursuit la méditation amorcée dans l’Itinéraire sur les origines et sur les phases successives de la civilisation chrétienne occidentale. On trouvera ce récit en forme de conte arabo-andalou le plus souvent associé à Atala et à René dans les éditions modernes. Qu’il soit permis de recommander celle de Jean-Claude Berchet, Atala. René. Les Aventures du dernier Abencérage, GF-Flammarion, 1996.

766

Avec son voyage en Orient, Chateaubriand découvre un paysage habité d’Histoire qui tranche avec l’immensité vierge de la nature américaine et qui l’oblige à renouveler la manière descriptive par laquelle il s’était d’emblée assuré une réputation d’« Enchanteur ». Pour bien percevoir la singularité de ces paysages historiques qui le retiennent pour leur épaisseur temporelle et culturelle, on les comparera aux tableaux de la nature américaine insérés dans ses premières œuvres, tout particulièrement le prologue d’Atala, consacré à la description des rives contrastées du Mississipi. Il convient également de lire les descriptions par Chateaubriand du paysage découvert lors de son séjour à Rome, en tant que secrétaire de légation, en 1803. On peut pour cela se reporter au Voyage en Italie, montage de différentes lettres et pages de journal qu’il réalise à l’occasion de l’édition de ses Oeuvres complètes chez Ladvocat en 1827 : dans cet ensemble, on privilégiera la célèbre « Lettre à Fontanes sur la Campagne romaine », publiée dans Le Mercure de France du 3 mars 1804, très belle méditation sur les ruines et sur la beauté lumineuse des environs de Rome, qui marque une étape importante dans la formation de la sensibilité esthétique de Chateaubriand, et qui prépare sa conversion à la description des terres classiques. Bien des articles qui ont été écrits sur les descriptions italiennes de Chateaubriand méritent d’être consultés pour la pertinence de leurs analyses, y compris à propos des paysages également humanisés et historicisés de l’Itinéraire. Citons :

767

- Chateaubriand romain, Catalogue de l’exposition présentée à la Maison de Chateaubriand du 9 avril au 4 juillet 2004, Maison de Chateaubriand, 2004, notamment Jean-Paul Clément, « Chateaubriand et la campagne romaine », p. 115-137 et Olivia Sanchez, « À la gloire de Poussin », p. 187-196.

768

- Glaudes Pierre, « Le sublime de la campagne romaine », Bulletin de la Société Chateaubriand, n° 48, 2006, p. 33-42.

769

- Lebègue Raymond, « Chateaubriand entre le monde américain et le monde méditerranéen », dans Chateaubriand e l’Italia, Roma, Accademia Nazionale dei Lincei, 1969, p. 33-40.

770

- Tripet Arnaud, « Chateaubriand et le paysage romain », Entre humanisme et rêverie, Champion, 1998.

771

Le pèlerinage accompli par le voyageur oriental impose de prendre en compte ses idées en matière de religion. Il faut donc connaître les thèses développées dans le Génie du christianisme (Pléiade, 1978), en particulier en ce qui concerne l’esthétique (chapitres sur les ruines dans le livre V de la troisième partie). Enfin, on n’oubliera pas de se reporter à la Correspondance générale de Chateaubriand (Gallimard, 1977, t. I, 1789-1807) pour y retrouver les lettres envoyées ou reçues par l’auteur au moment de son voyage, et bien sûr, un détour s’impose par les Mémoires d’outre-tombe, dans lesquels on lira par exemple le récit par Chateaubriand de son voyage en Orient, en dialogue avec celui de son domestique Julien (éd. Jean-Claude Berchet, Classiques de Poche, 1992, t. II, livre XVIII). Sur la relation du pèlerinage oriental dans les Mémoires d’outre-tombe, sur le dispositif dialogique qu’y adopte Chateaubriand en confrontant les deux récits, voir l’article de Philippe Berthier, « Maître et serviteur ou le double registre du voyage », Bulletin de la Société Chateaubriand, n° 41, 1998, p. 114-121 et celui de Philippe Antoine, « Des voyages de Chateaubriand aux Mémoires d’outre-tombe. Survie ou disparition de la relation de voyage », dans Miroirs de textes : Récit de voyage et intertextualité, Publications de la Faculté de Nice, n° 49, 1998, p. 271-282.

772

Outils bibliographiques

773

Pour une bibliographie exhaustive des travaux critiques sur l’ensemble de l’œuvre de Chateaubriand, on se reportera à la Bibliographie de la Critique sur François-René de Chateaubriand, 1801-1986, établie par Pierre et Ann Dubé (Nizet, 1988), complétée ensuite par la Nouvelle Bibliographie refondue et augmentée de la critique sur François-René de Chateaubriand, 1801-1999, Champion, 2002.

774

Biographie de Chateaubriand

775

On consultera de préférence la biographie de Chateaubriand par Jean-Paul Clément (Chateaubriand, Flammarion, 1998) qui, comme le sous-titre l’indique (« Biographie morale et intellectuelle »), met l’accent sur les valeurs qui ont guidé l’homme dans son œuvre et dans son action politique. Lire tout particulièrement le chapitre 2 de la deuxième partie, p. 192-198 (sur le voyage en Grèce, la méditation sur l’avenir de l’Europe au Cap Sounion, l’idéal de la liberté), ainsi que le chapitre 2 de la troisième partie, sur l’homme politique au temps de Napoléon.

776

Ouvrages critiques portant sur l’ensemble de l’œuvre de Chateaubriand, mais comportant des pages utiles à la compréhension de l’Itinéraire :

777

- Chateaubriand, actes du congrès de Wisconsin, edited by Richard Switzer, Genève, Droz, 1970, surtout l’article de Jean-Claude Berchet « Chateaubriand poète de la nuit », p. 45-62.

778

- Fumaroli Marc, Chateaubriand Poésie et Terreur, éd. de Fallois, 2003. À lire, surtout p. 435-452.

779

- Pinel Marie, La Mer et le Sacré chez Chateaubriand, Claude Alzieu éditeur, 1993. Sur les descriptions du paysage marin. Sur le portrait de Chateaubriand en homme de mer et sur les descriptions qu’il tire de son expérience de navigateur, voir également l’article de Patrizio Tucci, « L’écrivain de plein vent », dans Chateaubriand. La Fabrique du texte, sous la dir. de Christine Montalbetti, Rennes, Presses Universitaires de Rennes, 1999, p. 241-266.

780

- Richard Jean-Pierre, Paysage de Chateaubriand, Seuil, 1967. Une étude thématique qui a fait date. À lire impérativement.

781

- Roulin Jean-Marie, L’Exil et la Gloire. Du roman familial à l’identité littéraire dans l’œuvre de Chateaubriand, Champion, 1994, p. 205-216 sur l’Itinéraire.

782

- Sainte-Beuve, Chateaubriand et son groupe littéraire sous l’Empire, éd. M. Allem, Garnier, 1948, t. II, Vingtième Leçon.

783

Sur l’esthétique

784

Le livre de référence sur l’histoire de l’esthétique reste celui d’Annie Becq, Genèse de l’esthétique française moderne 1680-1814, Albin Michel, 1994 (rééd). Pour une étude plus ciblée, on consultera le livre récent de Hans Peter Lund, Aux Antres de Paros, Néoclassicisme littéraire au temps de Chateaubriand, Jaignes, La Chasse au Snark, 2004 (notamment le chapitre sur les « Éléments néoclassiques chez Chateaubriand », p. 129-142). Il est recommandé de se reporter aux textes qui redéfinissent les catégories esthétiques à la fin du xviiie siècle, notamment Kant, Le Jugement esthétique, Textes choisis, PUF, 1977 (rééd.) et Edmund Burke, Recherche philosophique sur l’origine de nos idées du sublime et du beau, trad. Baldine Saint-Girons, Vrin, 1998. À défaut, consulter attentivement les notices du Vocabulaire d’esthétique d’Étienne Souriau, PUF, 2004 (rééd.) Sur l’esthétique du paysage, sur la fonction de l’art dans son expérience et dans sa représentation, se reporter aux ouvrages d’Alain Roger, Nus et Paysages, Aubier, 1978, et surtout, Court Traité du paysage, Gallimard, 1997. Sur le contexte littéraire et artistique de l’Itinéraire, sur la politique culturelle de Napoléon, voir le recueil L’Empire des Muses, Napoléon, les Arts et les Lettres, sous la dir. de Jean-Claude Bonnet, Belin, 2004.

785

Sur la sensibilité esthétique de Chateaubriand, sur son expérience des arts, mais aussi sur les rencontres entre son œuvre et la peinture, l’architecture, la musique, voir :

786

- Berchet Jean-Claude, « Chateaubriand et le paysage classique », dans Chateaubriand e l’Italia, Rome, Academia nazionale dei Lincei, 1969, p. 67-85. Pour un parallèle entre les techniques descriptives de Chateaubriand et la manière du Lorrain et de Poussin. Sur le même sujet :

787

- Bergot François, « Poussin et Chateaubriand sur les chemins de l’Arcadie », Bulletin de la Société Chateaubriand, n° 38, 1995, p. 47-53.

788

- Berthier Philippe, « Ut pictura memoria », Bulletin de la Société Chateaubriand, n° 38, 1995, p. 73-80. Sur les Mémoires d’outre-tombe, mais utile pour une analyse de la dimension picturale des descriptions de Chateaubriand.

789

- Bescond L., « Esthétique du regard et poétique du paysage chez Chateaubriand », Revue des Sciences Humaines, n° 209, janvier-mars 1988, p. 95-102.

790

- Chateaubriand et les Arts, recueil d’études publié sous la dir. de Marc Fumaroli, Éditions de Fallois, 1999.

791

- Riffaterre Michael, « De la structure au code : Chateaubriand et le monument imaginaire », La Production du texte, Seuil, 1979, p. 127-151.

792

- Verlet Agnès, Les Vanités de Chateaubriand, Droz, 2001. Un très bel essai sur la théologie, la philosophie et l’esthétique des vanités dans l’ensemble de l’œuvre de Chateaubriand. Essentiel. Sur le même thème, l’article suggestif de Bernard Sève, « Chateaubriand, la vanité du monde et la mélancolie », Romantisme, n° 23, 1979, p. 31-42.

793

Enfin, sur la poétique des ruines qui est au cœur du paysage historicisé que dépeint l’auteur de l’Itinéraire, on consultera l’ouvrage de référence de Roland Mortier, La Poétique des ruines en France, Genève, Droz, 1974, surtout p. 170-192, « Un virtuose des ruines : Chateaubriand ». Voir également, en dépit de son décalage chronologique (l’étude porte sur la Renaissance), le livre de Sabine Forero-Mendoza, Le Temps des ruines, Champ Vallon, 2002, et plus rapidement, Ruines de Michel Makarius, Flammarion, 2004 ou Ferrante Ferranti, L’Esprit des ruines, Édition du Chêne, 2005. Signalons l’article de Joël Loehr, « Ruines écrites et écriture de soi. Chateaubriand/Stendhal », Poétique, n° 133, 2003, p. 109-123 : intéressant pour une réflexion sur le Moi au miroir des ruines, même s’il ne porte pas spécifiquement sur l’Itinéraire. Plus généralement, sur les liens entre architecture et littérature, voir le livre de Philippe Hamon, Expositions. Littérature et architecture au xixe siècle, Corti, 1989.

794

Sur la tradition du voyage en Orient

795

Le mieux est de consulter l’anthologie composée par Jean-Claude Berchet, Le Voyage en Orient, Robert Laffont, coll. Bouquins, 1985, dans laquelle l’Itinéraire est souvent cité, au milieu de récits de voyage contemporains. Outre l’intérêt des confrontations que l’anthologie permet, on lira de près l’« Introduction », dans laquelle Jean-Claude Berchet revient sur les conditions matérielles d’un tel voyage, sur sa fonction initiatique, mais aussi sur la réflexion politique qu’il nourrit. On peut compléter par une anthologie plus ciblée, celle de Hervé Duchêne, Le Voyage en Grèce, Robert Laffont, coll. Bouquins, 2003, où l’Itinéraire côtoie également des descriptions contemporaines des mêmes lieux ; sur le voyage en Égypte, voir le volumineux ouvrage de Jean-Marie Carré, Voyageurs et écrivains français en Égypte, Slatkine Reprints, 2006 (réimpr. de l’édition du Caire, 1932). Sur les transformations de l’image de l’Orient dans les récits de voyage contemporains de l’Itinéraire, voir le livre de Denise Brahimi, Arabes des Lumières et Bédouins romantiques, Le Sycomore, 1982 (de nombreuses pages sur l’Itinéraire). Signalons également le numéro récent de la revue Romantisme (2006) sur La Turquie.

796

Sur le contexte politique

797

Outre la biographie de Chateaubriand par Jean-Paul Clément déjà citée, on lira son article sur « Chateaubriand et le philhellénisme » dans le Catalogue de l’exposition Chateaubriand en Orient (voir plus loin). Voir également sur ce point l’article de Sarga Moussa, « Le débat entre philhellènes et mishellènes chez les voyageurs français de la fin du xviiie siècle au début du xixe siècle », Revue de littérature comparée, n° 4, 1994. Sur le jugement que porte Chateaubriand sur les Ottomans, l’article de référence est celui de Jean-Claude Berchet, « Chateaubriand et le despotisme oriental », Dix-huitième siècle, n° 26, 1994, p. 391-421. Sarga Moussa aborde également la question de la confrontation de Chateaubriand avec le pouvoir turc dans son livre La Relation orientale (voir plus loin). Pour un complément d’information sur l’Histoire des pays traversés par Chateaubriand, consulter l’Histoire de l’Empire ottoman, sous la dir. de Robert Mantran, Fayard, 1989 (notamment « Les débuts de la question d’Orient (1774-1839) »). Signalons que plusieurs communications dans les colloques annoncés (voir dernière rubrique) porteront sur les questions politiques qui traversent l’Itinéraire.

798

Sur le genre du récit de voyage :

799

- Antoine Philippe, Les Récits de voyage de Chateaubriand. Contribution à l’étude d’un genre, Champion, 1997. Le livre de référence sur la poétique du voyage chez Chateaubriand (le voyage comme pratique intertextuelle, la mise en texte du voyage, le voyageur et ses visions du monde).

800

- Berchet Jean-Claude, « Le voyageur et ses doubles : le trouble des identités dans le récit de voyage romantique », dans Miroirs de l’altérité et voyages au Proche-Orient, textes publiés sous la dir. d’Iliana Zinguer, Genève, Slatkine, 1991.

801

- « Les préfaces des récits de voyage », dans Écrire le voyage, sous la dir. de G. Tverdota, Presses de la Sorbonne nouvelle, 1994. Une réflexion nourrie sur la déconstruction du savoir dans l’Itinéraire, l’émergence du récit de voyage comme genre hybride, discontinu, jouant de la focalisation du regard pour échapper au risque de la redite.

802

- Chupeau Jacques, « Les récits de voyage aux lisières du roman », Revue d’Histoire Littéraire de la France, n° 3-4, 1977.

803

- Courtinat Nicolas, Philosophie, histoire et imaginaire dans le Voyage en Orient de Lamartine, Champion, 2003. Chateaubriand est très souvent cité dans cet ouvrage.

804

- Crouzet Michel, « Le voyage stendhalien et le travail du naturel », dans Stendhal en tout genre, Champion, 2004, p. 181-222. Une étude certes centrée sur Stendhal, mais de très stimulantes réflexions sur la rhétorique du récit de voyage.

805

- Guyot Alain, « Peindre ou décrire ? Un dilemme de l’écrivain voyageur au xixe siècle », Recherches et Travaux, n° 52, 1997, p. 99-119.

806

- Hafid-Martin Nicole, Voyage et Connaissance au tournant des Lumières, 1780-1820, Oxford, Voltaire Foundation, 1995. Sur Volney et sur Potocki, mais utile pour sa contribution à l’étude du genre.

807

- Le Huenen Roland, « Qu’est-ce qu’un récit de voyage ? », Littérales, n° 7, Les Modèles du récit de voyage, sous la dir. de Marie-Christine Gomez, Université Paris X Nanterre, 1990, p. 7-26. Une analyse très complète des marqueurs génériques, du statut de la description et de l’ordre du récit, mais aussi de l’instabilité formelle du genre. Dans le même numéro, lire également : Bideaux Michel, « Le voyage littéraire, genèse d’un genre ».

808

- Madelénat Daniel, article « Voyage » du Dictionnaire des Littératures de Langue Française, sous la dir. de Jean-Pierre de Beaumarchais, Daniel Couty et Alain Rey, Bordas, 1984, t. III.

809

- Montalbetti Christine, Le voyage, le monde et la bibliothèque, PUF, 1997. Sur l’intertextualité dans l’écriture du voyage. Très recommandé.

810

- Soler Patrice, Genres, formes, tons, PUF, 2001. Une présentation forcément succincte, mais très claire, du genre, de ses origines, de son écriture, de ses interférences avec d’autres genres.

811

- Le Voyage, Romantisme, n° 4, 1972. Notamment l’article de Michel Butor, « Le voyage et l’écriture ».

812

- Le Voyage, Revue des Sciences Humaines, n° 189, 1989.

813

- Voyager en France au temps du romantisme : poétique, esthétique, idéologie, textes réunis et présentés par Alain Guyot et Chantal Massol, Grenoble, Ellug, 2003. À lire dans ce recueil :

814

- Wolfzettel Friedrich, « “Souvenirs d’un voyage” : esquisse d’une théorie du souvenir au temps du romantisme », p. 91-113. Sur la qualité mémorialiste de l’expérience du voyage. Des références à Chateaubriand.

815

- Antoine Philippe, « Une rhétorique de la spontanéité : le cas de la Promenade », p. 131-146. Sur les vagabondages de l’écriture, sur l’exigence stylistique de simplicité liée à cet art de voyager. Quelques références à Chateaubriand.

816

- Wiel Françoise, « La relation de voyage : document anthropologique ou texte littéraire ? », dans Histoires de l’anthropologie, xvie-xixe siècles, Klincksieck, 1984.

817

Vu la place particulière faite à la description dans le récit de voyage, il paraît utile de connaître les travaux de narratologie qui lui ont été consacrés. On pense tout particulièrement aux travaux de Philippe Hamon, Introduction à l’analyse du descriptif, Hachette, 1981, ou La Description littéraire, Macula, 1991. Voir également Le Texte descriptif, de Jean-Michel Adam et André Petitjean, Nathan Université, 1989.

818

Lectures de l’Itinéraire de Paris à Jérusalem :

819

a) Ouvrages de synthèse :

820

- Bassan Fernande, Chateaubriand et la Terre Sainte, PUF, 1959. Ancien, mais toujours utile, sur la genèse de ce voyage et de son récit, sur sa composante autobiographique, sur son érudition et sur sa réception.

821

- Jaeghere Michel de, Le Menteur magnifique. Chateau-briand en Grèce, Les Belles Lettres, 2006. Le plus récent. Enquête rigoureuse sur la réalité du voyage de Chateaubriand qui donne lieu à de séduisants commentaires de l’œuvre.

822

- Chateaubriand en Orient. Itinéraire de Paris à Jérusalem 1806-1807, Catalogue de l’exposition présentée à la Maison de Chateaubriand du 26 avril au 13 juillet 2006, Maison de Chateaubriand, 2006. En plus d’une illustration particulièrement riche, l’étudiant trouvera dans ce catalogue des articles embrassant tous les aspects de l’Itinéraire (L’Orient au début du xixe siècle, circonstances et motifs de l’Itinéraire, arrière-plan politique et religieux, esthétique du paysage, postérité de l’Itinéraire), ainsi que de très utiles chronologies du voyage et de précieuses notices historiques et biographiques. Indispensable.

823

b) Articles

824

- Antoine Philippe, « Les déserts de Chateaubriand : la scène d’une écriture », Revue des Sciences humaines, n° 258, avril-juin 2000, p. 233-246. Sur le lien privilégié entre désert et création littéraire chez Chateaubriand.

825

- « Chateaubriand en Égypte : le voyageur désenchanté », Romantisme, n° 120, 2003, p. 27-35.

826

- Berchet Jean-Claude, « Un voyage vers soi », Poétique, n° 53, 1983, p. 91-108. Sur la dimension autobiographique du récit de voyage, mais aussi sur la poétique du nom, sur le paysage historique comme palimpseste de la mémoire humaniste. Essentiel.

827

- « Et in Arcedia ego ! Un topos néoclassique », Romantisme, n° 51, 1986, p. 85-104. Sur le mythe arcadien dans les arts et dans la littérature, et sur sa révision critique par Chateaubriand, au contact de la réalité grecque.

828

- Chateaubriand historien et voyageur. Plusieurs articles sur l’Itinéraire dans ce Bulletin de la Société Chateaubriand, n° 41, 1998 :

829

- Antoine Philippe, « L’explorateur, le promeneur et le pèlerin. Chateaubriand et l’art de voyager », p. 54-60.

830

- Montalbetti Christine, « Les représentations du lecteur dans l’Itinéraire de Paris à Jérusalem », p. 122-128.

831

- Seth Catriona, « Chateaubriand détourné : les parodies de René Périn et de Cadet de Gassicourt », p. 129-136.

832

- Chateaubriand. La Fabrique du texte, sous la dir. de Christine Montalbetti, Rennes, Presses Universitaires de Rennes, 1999. Outre l’article de Philippe Antoine déjà cité dans une rubrique précédente (« Des lieux décrits à l’écriture… »), on trouve dans ce recueil plusieurs études sur l’Itinéraire :

833

- Guyot Alain, « L’Orient de Chateaubriand : Florides ou Bourbonnais ? Sens et fonction des analogies dans l’Itinéraire de Paris à Jérusalem », p. 73-88.

834

- Moussa Sarga, « La Mer Morte dans l’Itinéraire de Paris à Jérusalem », p. 111-124.

835

- Dobie Madeleine, « La rhétorique du rapprochement dans l’Itinéraire de Paris à Jérusalem », Revue des Sciences Humaines, n° 247, juillet-septembre 1997, p. 63-87.

836

- Gunny Ahmad, « Chateaubriand’s Encounter with Islam in the Middle East », dans L’Invitation au voyage. Studies in honour of Peter France, éd. John Renwick, Oxford, Voltaire Foundation, 2000, p. 301-308.

837

- Le Huenen Roland, « L’Orient imaginaire dans l’Itinéraire de Paris à Jérusalem », dans Miroirs de l’altérité et voyages au Proche-Orient, sous la dir. de I. Zinguer, Genève, Slatkine, 1991, p. 141-150.

838

- Lund Hans Peter, « Les tombeaux vides. Le Voyage de la Grèce de Chateaubriand », dans « L’Instinct voyageur » : creazione dell’io scrittura del mondo in Chateaubriand, Padova, Unipress, 2001, p. 87-98.

839

- Moussa Sarga, « Chateaubriand en Orient : le voyage comme affirmation de soi », dans La Relation orientale, Klincksieck, 1995, p. 27-58. Un chapitre important sur l’affirmation du personnage du voyageur, sur la confrontation avec le pouvoir turc et sur la perception de la Grèce soumise.

840

- Pinel Marie, « La Grèce imaginaire de Chateaubriand à travers l’Itinéraire de Paris à Jérusalem », dans La Redécouverte de la Grèce et de l’Égypte au xviiie siècle et au début du xixe siècle, Publications de l’Université de Nantes, 1996, p. 107-115.

841

- Surdel Alain-Julien, « La peur de l’Autre dans les récits de pèlerinage en Terre Sainte », Travaux de littérature, XVII, 2004, p. 259-272.

842

Publications annoncées autour du programme d’agrégation :

843

- Alain Guyot et Roland Le Huenen, L’Itinéraire de Paris à Jérusalem, l’invention du voyage romantique, Presses de l’Université de Paris Sorbonne.

844

- Avant Noël paraîtront aux éditions Manucius, sous le titre Chateaubriand en Orient : son voyage, son Itinéraire, les Actes du colloque international organisé par la Société Chateaubriand, les 19 et 20 octobre 2006 à l’ENS (salle Dussane), 45 rue d’Ulm, Paris, sous la direction de Jean-Claude Berchet. Les communications porteront sur la genèse du récit de voyage, sur ses sources et sur sa réception, mais aussi sur son montage intertextuel, sur son style, sur son anthropologie et sur son contexte politique.

845

- On pourra également consulter en ligne, sur le site de l’Université Paris IV-Sorbonne (Centre de recherche sur la littérature du xixe siècle, « Chateaubriand. Colloque d’Agrégation »), les textes des communications présentées lors de la Journée d’étude sur l’Itinéraire organisée par la Société des études romantiques, à l’Université Paris IV-Sorbonne, le 9 décembre 2006 (Amphi Milne-Edwards).

846

Fabienne Bercegol

847

Florence Fournet

Saint-John Perse, Vents, Chronique, Chant pour un équinoxe

848

Le programme de l’agrégation propose une œuvre appartenant à ce que l’on a nommé « le cycle américain » de Saint-John Perse, Vents (1945), et deux œuvres de la période « provençale », Chronique (1959), Chant pour un équinoxe (1975). Il est nécessaire de lire les poèmes publiés entre ces ensembles, Amers (1956), Oiseaux (1963), ainsi que l’ensemble de l’œuvre poétique antérieure, particulièrement Exil qui contient en germe de nombreux thèmes développés dans Vents.

849

L’édition des Œuvres complètes dans la « Bibliothèque de la Pléiade » est un instrument de travail indispensable. Comme Saint-John Perse a conçu, agencé et rédigé tout seul les différentes sections de ce volume, la biographie, les discours, la correspondance, même les notes, doivent être tenus pour des parties de l’œuvre.

850

La lecture attentive des « Lettres d’exil » permet de comprendre le contexte dans lequel les poèmes ont été écrits.

I - Éditions

851

Édition du programme : Vents suivi de Chronique et Chant pour un équinoxe, collection Poésie / Gallimard, 1968.

852

Autre édition à consulter : Œuvres Complètes, « Biblio-thèque de la Pléiade », Gallimard, 1982 (première édition, 1972).

II - Œuvres de Saint-John Perse

853

Croisière aux Îles Éoliennes (« Aspara »), avec reproduction du manuscrit, Cahiers Saint-John Perse, n° 8-9, Gallimard, 1987.

854

Correspondances :

855

– Lettres à l’Étrangère, textes réunis et présentés par Mauricette Berne, Gallimard, 1987.

856

– Lettres à Frizeau, publiées par Albert Henry, Bruxelles, Académie royale de Belgique, 1993.

857

– Correspondance Saint-John Perse / Jean Paulhan, édition présentée, établie et annotée par J. Gardes Tamine, Les Cahiers de la NRF, Cahiers Saint-John Perse, n° 10, Gallimard, 1991.

858

– Correspondance Alexis Leger / Dag Hammarskjöld 1955-1961 : textes réunis et présentés par Marie-Noëlle Little, Les Cahiers de la NRF, Cahiers Saint-John Perse, n° 11, Gallimard, 1993.

859

– « Correspondance André Breton / Saint-John Perse », Europe, n° 799-800, novembre-décembre 1995, p. 65-84.

860

– Correspondance Saint-John Perse / Roger Caillois : textes réunis et présentés par J. Gardes Tamine, Les Cahiers de la NRF, Cahiers Saint-John Perse, n° 13, Gallimard, 1996.

861

– Saint-John Perse et ses amis américains. Courrier d’exil, textes réunis, traduits et présentés par Carol Rigolot, Les Cahiers de la NRF, Cahiers Saint-John Perse, n° 14, 2001.

862

– Saint-John Perse, lettres à une dame d’Amérique, Mina Curtiss, textes réunis, traduits et présentés par Mireille Sacotte, Les Cahiers de la NRF, Cahiers Saint-John Perse, 2003.

III - Biographies et témoignages

863

Jean BERNARD, Mon beau navire, Buchet-Chastel, 1984. Témoignage du médecin qui a soigné Alexis Leger pendant sa dernière maladie.

864

Alain BOSQUET, La Mémoire ou l’Oubli, Grasset-Fasquelle, 1980.

865

Raymond BOYER DE SAINTE-SUZANNE, Une politique étrangère. Le quai d’Orsay et Saint-John Perse à l’épreuve d’un regard. Novembre 1938-juin 1940. Présentation de Henriette et Philippe Levillain, Paris, Viviane Hamy, 2001. Témoignage direct et analyse nuancée de l’action d’Alexis Léger au Ministère des Affaires étrangères.

866

Étienne de CROUY CHANEL, Alexis Léger, l’autre visage de Saint-John Perse, Paris, Picollec, 1989.

867

Joëlle GARDES, Saint-John Perse, les rivages de l’exil. Biographie, Éditions Aden, Paris 2006. Cette biographie, fondée sur des archives et de nombreux documents, éclaire de manière neuve le contexte de l’œuvre.

868

Pierre GUERRE, Portrait de Saint-John Perse, textes établis et présentés par Roger Little, Marseille, Sud, 1989. Où l’on voit comment le poète élabore sa légende…

869

Mireille SACOTTE, Saint-John Perse, Belfond, 1991, réédition l’Harmattan, 1997. Cett biographie met en relation la vie de l’auteur et les principaux thèmes de l’œuvre.

IV - Poétique de Saint-John Perse

870

Michèle AQUIEN, L’Être et le Nom, Seyssel, Champ Vallon, 1985.

871

Daniel ARANJO, Saint-John Perse et la musique, Pau, J & D, 1988.

872

Évelyne CADUC :

873

– Saint-John Perse, Connaissance et création, Paris, José Corti, 1977.

874

– Index de l’œuvre poétique de Saint-John Perse, Paris, Champion, 1993. Outil utile pour étudier les fréquences des mots et rechercher des citations.

875

Roger CAILLOIS, Poétique de Saint-John Perse, Gallimard, 1953, éd. revue et augmentée, 1972. Premier essai d’analyse du style de Saint-John Perse, la lecture en est stimulante.

876

Colette CAMELIN, Éclat des contraires. Poétique de Saint-John Perse, CNRS éditions, 1998. Retrace l’évolution de la pensée de Saint-John Perse en confrontant des analyses stylistiques des poèmes aux lectures du poète, dans le domaine philosophique principalement, et aux enjeux artistiques de son temps. La lecture de cette synthèse permet de situer les poèmes au programme dans l’ensemble de l’œuvre de Saint-John Perse.

877

– « L’imagination créatrice » de Saint-John Perse, Hermann, 2006.

878

Colette CAMELIN et Joëlle GARDES TAMINE, La « rhétorique profonde » de Saint-John Perse, Champion, 2002. Ce livre fait le point sur le travail du langage dans les poèmes et les proses de Saint-John Perse, montrant comment se construit la figure du poète, indissociable de son ontologie.

879

Saint-John Perse, Vents, Chronique, Chant pour un équinoxe, L’Atlande, 2006. Étude du contexte, des problématiques, de la langue et du style des œuvres au programme de l’agrégation.

880

Colette CAMELIN et Catherine MAYAUX, Bibliographie des écrivains français : Saint-John Perse, Champion-Memini, 2003. Cette bibliographie commentée comporte 1532 entrées, réparties en plusieurs rubriques telles que « études biographiques », « territoires », « bibliothèque, génétique, traduction », « stylistique, rhétorique », « ontologie, philosophie, spiritualité », « esthétique, histoire littéraire, réception ».

881

Joëlle GARDES TAMINE, Saint-John Perse ou la stratégie de la seiche, Publications de l’Université de Provence, 1996.

882

Colette CAMELIN, Joëlle GARDES TAMINE, Catherine MAYAUX, Renée VENTRESQUE, sous la direction de Joëlle GARDES TAMINE, Saint-John Perse sans masque, Poitiers, La Licorne, 2002, réédition aux Presses Universitaires de Rennes, 2006. Le commentaire de l’œuvre poétique, fondé sur l’étude des dictionnaires, encyclopédies, guides touristiques, coupures de presse, brochures diverses, annotés par le poète, constitue un instrument indispensable à la lecture de l’œuvre. La méthode a consisté, d’une part, à rédiger des notes lexicales, encyclopédiques, génétiques, et, d’autre part, des notices qui situent les poèmes dans les enjeux historiques et littéraires de leur parution.

883

Christian DOUMET, Les thèmes aériens dans l’œuvre de Saint-John Perse, Archives des Lettres Modernes, n° 165, Paris, Minard, 1976.

884

Madeleine FRÉDÉRIC, La répétition et ses structures dans l’œuvre poétique de Saint-John Perse, Paris, Gallimard, 1984. Typologie des différents phénomènes de répétition dans les poèmes de Saint-John Perse.

885

Mary GALLAGHER, La Créolité de Saint-John Perse, Paris, Gallimard, 1998.

886

Albert HENRY :

887

– Amers de Saint-John Perse. Une poésie du mouvement, Paris, Gallimard, 1986. Analyse thématique et stylistique d’une grande efficacité.

888

– Anabase de Saint-John Perse, Paris, Gallimard, 1983. Cette étude philologique menée à partir des manuscrits d’Anabase permet d’approcher « l’atelier » du poète.

889

Henriette LEVILLAIN :

890

Le rituel poétique de Saint-John Perse, Paris, Gallimard, 1977.

891

Sur deux versants. La création poétique chez Saint-John Perse. D’après les versions anglaises et françaises de son œuvre poétique, José Corti, 1987. La traduction de certains passages de Vents est analysée ici. L’ensemble de l’ouvrage expose les relations de Saint-John Perse avec la culture et les milieux intellectuels américains.

892

Catherine MAYAUX :

893

Le référent chinois dans l’œuvre de Saint-John Perse, Doctorat d’État, Université de Pau, 1991.

894

Les Lettres d’Asie de Saint-John Perse, les récrits d’un poète, Cahiers Saint-John Perse, n° 12, Gallimard, 1994. L’étude approfondie des Lettres d’Asie a montré que la plupart des lettres rassemblées sous ce titre dans « La Pléiade » avaient été écrites à cette occasion. Étude utile des proses de Saint-John Perse.

895

Dan-Ion NASTA, Saint-John Perse et la découverte de l’être, Paris, Presses Universitaires de France, 1980. Montre que l’être, conçu dans l’immanence la plus stricte, est au cœur du projet poétique de Saint-John Perse, qui vise à convoquer toutes les puissances du réel. L’analyse s’appuie pour l’essentiel sur Vents.

896

Carol RIGOLOT, Forged Genealogies : Saint-John Perse’s Conversations with Culture, Presses universitaires de Caroline du Nord, 2002. Études sur l’intertextualité, le chapitre sur Vents aborde la relation de Saint-John Perse à la poésie de Whitman.

897

Mireille SACOTTE, Parcours de Saint-John Perse, Champion, 1987. Les chapitres sur « La traversée du désert », « La géographie des limites », « Le modèle chamanique » apportent des éclairages intéressants pour lire Vents.

898

Pierre VAN RUTTEN, Le langage poétique de Saint-John Perse, Paris, Mouton, 1975. Étudie la phonétique, le rythme, le lexique, la combinatoire syntaxique et la combinatoire sémantique pour caractériser le style de Saint-John Perse.

899

Renée VENTRESQUE :

900

– Le Songe antillais de Saint-John Perse, l’Harmattan, 1996.

901

Les Antilles de Saint-John Perse, Itinéraire intellectuel d’un poète, l’Harmattan, 1993.

902

Ces deux ouvrages font le point sur la culture anthropologique, ethnologique et certains aspects de la culture philosophique de Saint-John Perse.

903

Steven WINSPUR, Saint-John Perse and the imaginary reader, Genève, Droz, 1988.

V - Articles

904

Michel AUTRAND, « Saint-John Perse et Claudel (1904-1914) », Revue d’Histoire littéraire de la France, lxxviii, 3, mai-juin, 1978, p. 355-378.

905

Jean BOLLACK :

906

– « Ailleurs », Honneur à Saint-John Perse, Paris, Gallimard, p. 338-344.

907

– « Une esthétique de l’origine, Saint-John Perse », La Grèce de personne, les mots sous le mythe, Paris, le Seuil, 1997.

908

Yves BONNEFOY, « L’Illumination et l’Éloge », Honneur à Saint-John Perse, Gallimard, 1965, p. 327-337, reprise dans La vérité de parole et autres essais, « Folio », Gallimard, 1995, p. 453-468. Comparaison stimulante entre Rimbaud et Saint-John Perse.

909

Gabriel BOUNOURE, « Saint-John Perse et l’ambiguïté poétique », Honneur à Saint-John Perse, Paris, Gallimard, 1965, p. 91-97. Montre les relations entre l’humanisme de Saint-John Perse, les maîtres du yoga et les taoïstes.

910

Colette CAMELIN :

911

– « Two gods in two major poems of Saint-John Perse : Hermes in Winds (1946), Aphrodite in Seamarks (1957) », Hermes & Aphrodite Encounters, Colloquium in contemporary Literature and Culture, dirigé par Metka Zupancic, 25-27 avril 2002, University of Tuscaloosa, Alabama, Summa Publications, Inc., Alabama, USA (article en anglais, traduit par Jane Martin), 2005 (p. 84-96).

912

– « “Les temples brillent de tout leur sel” : Amers (1957) ou le retour en Grèce de Saint-John Perse », Colloque international Le Voyage en Grèce, Institut français d’Athènes, 24-25 septembre 2004, École française d’Athènes, 2006.

913

Paul CLAUDEL, « Un poème de Saint-John Perse : Vents », la Revue de Paris, 1er novembre 1949, extraits repris par Saint-John Perse dans l’édition de « la Pléiade », p. 1121-1130. Le texte intégral est accessible dans Claudel, Œuvres en prose, Accompagnements, « Un poème de Saint-John Perse », Bibliothèque de la Pléiade, Gallimard, 1967, p. 615-628.

914

Lorand GASPAR, « De la poétique de Saint-John Perse et de la conception de l’art en Chine ancienne, rapports imaginés », Contribution de la Fondation Saint-John Perse aux rencontres de Brangues 1981, Claudel, Saint-John Perse, Segalen. Collection «Hommages» de la Fondation Saint-John Perse. Sur les relations entre la poétique de Saint-John Perse et la pensée chinoise.

915

Édouard GLISSANT, « Saint-John Perse et les Antillais », Le Discours antillais, Paris Seuil, 1981, p. 430-435. Article publié à la NRF en 1976. Montre comment, pour Saint-John Perse, le monde est en Ouest et l’Ouest est langage, passion de l’universel.

916

Julien GRACQ, « Comme on imagine bien Saint-John Perse », En lisant en écrivant, José Corti, 1980, p. 199-200.

917

Friedhelm KEMP, « Annotations de Saint-John Perse », Cahiers Saint-John Perse n°6, Paris, Gallimard, 1983.

918

Henri MESCHONNIC, « Historicité de Saint-John Perse », Critique du rythme, Lagrasse, Verdier, 1982, p. 359-389. Article publié à la NRF en 1979. Étude de la métrique de Saint-John Perse, dominée par des règles qui feraient de lui une manière de « parnassien ».

919

Jean MOLINO, « La houle et l’éclair, à propos de Vents de Saint-John Perse », Espaces de Saint-John Perse 3, Saint-John Perse et les États-Unis, édité par Antoine Raybaud, Aix-en-Provence, 1981, p. 247-266. Interprétation de Vents en fonction d’une pensée de l’histoire comme mouvement à la fois destructeur et fondateur. Très stimulant.

920

Jean PAULHAN, « Énigmes de Perse », La Nouvelle Revue Française, n° 119, novembre 1962, n° 133, janvier 1964, repris dans Œuvres IV, Paris, Tchou, 1969, et Babel, 1992. Extraits repris par Saint-John Perse dans l’édition de « la Pléiade », p. 1306 à 1327. Approche « critique », que Saint-John Perse n’a pas entièrement approuvée.

921

Jean-Pierre RICHARD, « Saint-John Perse poète de la vivacité » in Onze études sur la poésie moderne, Le Seuil, 1984 [première édition 1964].

922

Salah STÉTIÉ, « L’exil comme pouvoir », in Archer aveugle, Fata Morgana, 1985, p. 37-67.

923

Kenneth WHITE, « La face en Ouest », Détours d’écriture, hors série, 1987, p. 46-48. Défend la présence au monde de Saint-John Perse dans le contexte littéraire des années 1980.

924

Steven WINSPUR, « Vents et la rhétorique retournée de Saint-John Perse », Saint-John Perse I : L’obscure naissance du langage, Revue des Lettres Modernes, Paris, Minard, 1987, p. 215-227. Montre que la voix d’autorité de Vents est créée par les moyens rhétoriques de la citation et de l’intertextualité.

VI - Ouvrages collectifs

925

Honneur à Saint-John Perse, préface de Jean Paulhan, Gallimard, 1965.

926

Pour fêter un souvenir : Saint-John Perse, textes rassemblés par Lorand Gaspar, Alif n° 7, Tunis, hiver 1976.

927

Mots et Savoirs dans l’œuvre de Saint-John Perse, Espaces de Saint-John Perse 1-2, Publications de l’Université de Provence, 1979.

928

Saint-John Perse et les États-Unis, actes du colloque 1980, n° 3, Publications de l’Université de Provence, 1981.

929

Saint-John Perse 1, l’obscure naissance du langage, textes réunis par Daniel Racine, Minard, 1987.

930

Saint-John Perse, « Antillanité et universalité », textes réunis par Henriette Levillain et Mireille Sacotte, colloque de Pointe-à-Pitre 1987, Paris, éditions caribéennes, 1988.

931

Portulans pour Saint-John Perse, Actes du Colloque de Pau, ouvrage collectif sous la direction de Yves-Alain Favre, Pau, J. & D. éditions, 1988.

932

Pour Saint-John Perse, études et essais pour le centenaire de Saint-John Perse, textes réunis par Pierre Pinalie, Presses Universitaires Créoles, L’Harmattan, 1988.

933

Saint-John Perse 2, Saint-John Perse et les arts, textes réunis par Daniel Racine, Minard, 1989.

934

Saint-John Perse, Europe, n° 799-800, novembre-décembre, 1995.

935

Saint-John Perse : les années de formation, Actes du Colloque de Bordeaux (17, 18 et 19 mars 1994), textes réunis par J. Corzani, L’Harmattan, 1996.

936

Saint-John Perse face aux créateurs, actes du colloque d’Aix-en-Provence, décembre 1995, textes réunis par J. Gardes Tamine, Souffle de Perse 5-6, 1996.

937

Trois poètes face à la crise de l’histoire : André Breton - Saint-John Perse - René Char textes réunis par J.-C. Blachère, P. Plouvier et R. Ventresque, Actes du Colloque de Montpellier III (22-23 mars 1996), L’Harmattan, 1997.

938

Modernité de Saint-John Perse ? Textes réunis et présentés par Catherine Mayaux, Besançon, Annales littéraires de Franche-Comté, collection du Centre Jacques-Petit, 2001.

939

Souffle de Perse, revue des Amis de la Fondation Saint-John Perse.

940

Postérités de Saint-John Perse, textes réunis et présentés par Eveline Caduc, actes du colloque de Nice, 4, 5 et 5 mai 2000, Publication de l’ILF-CNRS, Bases, corpus, Langage et de l’Association des Amis de la Fondation Saint-John Perse, Nice, 2002.

941

La nouvelle anabase, revue d’études persiennes, sous la direction de Loïc Céry, L’Harmattan, n° 1, février 2006. Études de Patrick Chamoiseau, Ernest Pépin, Kenneth White, Claude Vigée, Pierre Brunel…

942

Saint-John Perse, une poétique pour l’âge nucléaire (1945-1960), textes réunis par Mireille Sacotte et Henriette Levillain, Klincksieck, novembre 2005. La plupart des communications s’appuient sur Vents et le Discours de Stockholm. Ouvrage très utile.

943

Colette Camelin

La question du roman

944

Cette bibliographie se veut pratique, et, bien entendu, non exhaustive… On ne cite ici que les titres qui ont un rapport direct avec la problématique de la naissance du roman, et qui sont les fondements de la critique contemporaine sur la question. Mais il est évident que les ouvrages de G. Genette, U. Eco et d’autres encore sont conseillés dans la perspective de la question.

945

Sur le genre

946

Antoine Compagnon, La notion de genre sur fabula.org

947

Ouvrages indispensables

948

J. Bessière, (éd) Commencements du roman, Conférences du séminaire de Littérature comparée de l’Université de la Sorbonne Nouvelle, Champion, 2001.

949

Pierre Brunel, Don Quichotte et le roman malgré lui, Klinksieck, 2006.

950

Jean Molino, Raphaël Lafhail Molino, Homo fabulator, théorie et analyse du récit, Léméac / Actes Sud, 2003.

951

Daniel-Henri Pageaux, Naissances du roman, Klincksieck, Études, 1995.

952

Sur la naissance du roman

953

Etiemble, Genèse du roman, Encyclopedia universalis vol14 pp. 315-318.

954

D. Souillier et W. Troubezkoy, « Aventures du roman », in Littérature comparée, PUF, 1997.

955

Massimo Fusillo, Naissance du roman, Seuil, 1989.

956

Hägg, T., The Novel in Antiquity, University of California Press, 1983.

957

Georges Molinié, Du roman grec au roman baroque, Presses Universitaires du Mirail, 1995.

958

Plazenet, L., L’Ébahissement et la délectation, Réception comparée et poétique du roman grec en France et en Angleterre au xvie et xviie s., Champion, 1997.

959

Stanesco et Zink, Histoire européenne du roman médiéval, PUF, 1992.

960

Deux ouvrages récents à consulter :

961

Encyclopédie italienne Il Romanzo a cura di F. Moretti, Einaudi, 2001.

962

The Routledge Encyclopedia of Narrative Theory D. Herman, Routledge, Londres, 2005.

963

Une anthologie de textes critiques

964

Shlomith Rimmon-Kenan, Narrative Fiction : Contempo-rary Poetics Londres et New York, Methuen, 1983.

965

Sur les théories du roman

966

Erich Auerbach, Mimésis, Tel Gallimard, 1re trad. 1968.

967

Michaïl Bakhtine, Esthétique et théorie du roman, NRF, 1975, 1re trad. 1978.

968

Esthétique de la création verbale, NRF, 1979, 1re trad. 1984.

969

Wayne C. Booth, The Rethoric of fiction, The University of Chicago Press, 1961.

970

Seymour Chatman, Story and Discourse : Narrative Structure in Fiction and Film, Ithaca, Cornell University Press, 1978.

971

Doody, D., The true story of the novel, Rudgers UP, 1996.

972

Käte Hamburger, Logique des genres littéraires, 1977, trad. française Seuil, 1986.

973

Milan Kundera, L’art du roman, Gallimard, 1986.

974

Georges Lukacs, La Théorie du roman, Paris Gonthier, 1963.

975

Thomas Pavel, La Pensée du roman, Gallimard, NRF/ Essais, 2003.

976

Marthe Robert, Roman des origines, origines du roman, Grasset, 1972.

977

Franz K. Stanzel, Typische Formen des Romans, Göttingen, 1964.

978

Franz K. Stanzel, Theorie des Erzählens, Göttingen, 1985. Trad. anglaise A Theory of narrative, Cambridge University Press, 1984.

979

I. Watt, The rise of the novel, Penguin Books, CA, 1957.

980

En ligne : Vox.poetica.org, Théorie et Critique. Articles sur la fiction et le romanesque.

981

Élisabeth Rallo-Ditche

Notes

[1]

Pour ceux qu’intéresse une bibliographie un peu plus (?) exhaustive du Phédon, se reporter à la bibliographie platonicienne recensée :

  • pour les années 1950 à 1990 par H. Cherniss, puis L. Brisson dans Lustrum, t. 4-5, 20, 25, 26, 30, 34 ;

  • pour les années 1990-1995 par L. Brisson, Platon 1990-1995, Paris, Vrin, 1999 ;

  • pour les années plus récentes (2000-2001 ; 2001-2002 ; 2003-2004 ; 2004-2005), on pourra consulter les mises à jour sur Internet par L. Brisson avec l’assistance de Frédéric Plin sur le site du CNRS et sur celui de l’International Plato Society (http:// www. platosociety. org), d’un accès très commode. Consulter aussi, sur ce site, la revue en ligne Plato.

[2]

Les textes y sont classés par tétralogies, correspondant au classement des manuscrits byzantins.

Plan de l'article

  1. Euripide, Les Phéniciennes
    1. I - Éditions, commentaires et traductions
    2. II - Euripide
    3. III - Les Phéniciennes
  2. Platon, Phédon
    1. I - Éditions, traductions commentées, commentaires
    2. II - Instruments de travail : index, scholies et commentaires antiques, chronologie des dialogues
    3. III - Platon. Études générales
    4. IV - Phédon. Études générales. Recueils et articles
  3. Denys d’Halicarnasse, Les Antiquités Romaines, livre I
    1. I - Les éditions et les traductions modernes des Antiquités Romaines
    2. II - Généralités sur Denys d’Halicarnasse
    3. III - Historiographie et contexte d’écriture
    4. IV - Les Antiquités Romaines en général
    5. V - Le livre I
  4. Properce, Élégies
    1. I - Éditions, traductions et commentaires des Élégies de Properce
    2. II - Éditions, traductions et commentaires du Premier Livre des Élégies
    3. III - Ouvrages généraux (a) et Colloques (b) en rapport avec l’élégie propertienne
    4. IV - Choix d’articles en rapport avec le Premier Livre des Élégies
  5. Ambroise de Milan, De officiis, I
    1. I - Éditions et traductions
    2. II - Ambroise de Milan
    3. III - Études sur le De officiis
  6. La Suite du roman de Merlin
  7. Clément Marot, L’Adolescence clémentine
    1. I - Le texte de référence
    2. II - Les incontournables
    3. III - Domaines d’étude
  8. Molière, L’Amour médecin, Monsieur de Pourceaugnac et Le Malade imaginaire
  9. Prévost, Le Philosophe anglais ou Histoire de M. Cleveland (1731-1739)
    1. I - Éditions modernes
    2. II - Études générales sur Prévost romancier
    3. III - Livres consacrés intégralement au Cleveland
    4. IV - Articles et sections d’ouvrage portant sur Cleveland
    5. V - Le Cleveland et l’histoire du roman au dix-huitième siècle
  10. Chateaubriand, Itinéraire de Paris à Jérusalem
  11. Saint-John Perse, Vents, Chronique, Chant pour un équinoxe
    1. I - Éditions
    2. II - Œuvres de Saint-John Perse
    3. III - Biographies et témoignages
    4. IV - Poétique de Saint-John Perse
    5. V - Articles
    6. VI - Ouvrages collectifs
  12. La question du roman

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