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1Le mythe individuel du névrosé est une conférence prononcée par Lacan en 1953. Le texte, qui n’avait pas été publié, fut finalement établi par J.- A. Miller en 1978. Dans cet article, il était question de démontrer comment le cas de l’homme aux rats était l’effet singulier de l’histoire particulière de sa famille, c’est-à-dire de son père. Le syntagme « mythe individuel », tout contradictoire qu’il paraisse, rappelle le Roman familial du névrosé de Freud à cela près qu’un mythe, à la différence d’un roman, n’est écrit par personne. Collectif et individuel, loin de s’exclurent, sont articulés par le fantasme. Pour Lévi-Strauss, le mythe est une combinatoire signifiante qui va bien au-delà d’un individu particulier. Ce même décentrement est avancé par Lacan lorsqu’il soutient : « le mythe est ce qui donne une formule discursive à quelque chose qui ne peut être transmis dans la définition de la vérité » [1]. Nous postulons que cet article de Lacan est en quelque sorte anti-freudien (puisque anti-œdipien) : il ne pense pas la répétition sous la forme d’une répétition du même. Dans l’article dont il est question, Lacan commence par avertir que l’histoire fantasmatique du supplice (l’introduction d’un rat dans l’anus du supplicié qui donne le nom au cas clinique) est un point essentiel du cas mais, en même temps, « [dans] toute lecture attentive on s’apercevra que son intérêt principal vient de la particularité extrême du cas » [1]. Cette particularité consiste en ce que Lacan appelle la « constellation » du cas : cette constellation qui a « présidé à la naissance du sujet, à son destin, et je dirais presque à sa préhistoire, à savoir les relations familiales fondamentales qui ont structuré l’union de ses parents » [1]. Nous voyons déjà l’élément essentiel de la perspective de Lacan dans cet article : tout un tissu symbolique est déjà présent, même avant la naissance du sujet. L’élément essentiel est l’histoire du père du patient, car « ce père s’est trouvé dans la position de faire ce qu’on appelle un mariage avantageux » [1]. Mais, ce n’est pas tout, à cela s’ajoute le fait que, juste avant son mariage « avantageux », il soit semble-t-il vivement attaché à « une jeune fille pauvre mais jolie » [1]. À partir des données du cas clinique de l’Homme aux rats, semble tout à fait justifié le commentaire de Lacan à cet égard « l’attachement à cette fille pauvre mais jolie et le conséquent renoncement [...] a certainement impressionné profondément le jeune sujet qui deviendra plus tard notre patient » [1].

2Mais, encore une fois, ce n’est pas tout ce qui caractérise le passé paternel de l’homme aux rats : « Un autre élément du mythe individuel n’est pas de peu d’importance » car, le père avait eu au cours de sa carrière militaire (il était sous-officier) ce que Lacan appelle « des ennuis » : il avait dilapidé « au jeu les fonds du régiment, dont il était dépositaire au titre de ses fonctions. Et il n’a dû son honneur, voire même sa vie, au moins au sens de sa carrière, de la figure qu’il peut continuer à faire dans la société, qu’à l’intervention d’un ami, qui lui a prêté la somme qu’il convenait de rembourser, et qui se trouve ainsi avoir été son sauveur » [1].

3À partir de cette constellation, nous pouvons donc aborder ce qui est le conflit qui a, selon Freud, déclenché la névrose de l’homme aux rats : « Le conflit femme riche/femme pauvre s’est reproduit très exactement dans la vie du sujet au moment où son père le poussait à épouser une femme riche, et c’est alors que s’est déclenchée la névrose proprement dite » [1] car, n’oublions pas que le patient a une amie, ce qui fait que l’histoire de l’homme aux rats est l’histoire d’un choix : sa famille mais, surtout son père, lui impose de se marier avec une femme que Freud appelle « la femme riche », alors que l’homme aux rats aime cette autre femme, la « femme pauvre ».

4Dans ce contexte de choix, un autre élément s’ajoute : notre patient (qui est officier dans l’armée) est dans une région avec son régiment, où l’on fait des manœuvres militaires ; il perd ses lunettes et en commande une nouvelle paire. Quelqu’un paye à sa place et il doit rembourser cette dette. Nous épargnons les détails, car le patient n’explique pas ce qu’il sait dès le départ, c’est-à-dire qu’il doit cette somme à la dame de la poste qui a payé à sa place. Mais quelqu’un l’aurait informé qu’il devait cet argent à A. Il se dit : « tu dois payer cet argent à A », sinon « cela » (le fameux supplice du rat) arrivera « à la femme (pauvre) et à ton père » (déjà décédé). Autrement dit, il sait qu’il doit de l’argent à la dame de la poste, il a cette certitude mais, comme c’est un obsessionnel, c’est cette certitude qui nourrit le doute. Il s’était dit « payer à A » et tout se complique.

5Tous les éléments dans cette histoire constituent une répétition plus ou moins caractéristique du « passé paternel ». L’homme aux rats se trouve dans la situation de lui-même devoir rembourser une dette : il s’agit d’une somme d’argent qu’il doit à la dame de la poste et qui incarnerait la femme pauvre. Mais ce n’est pas si simple pour ce sujet « gravement névrosé » qui s’était dit de rembourser cet argent à un tel « lieutenant A ». Celui-ci, incarne dans sa propre histoire l’ami sauveur à qui le père devait l’argent dilapidé au jeu (il semblerait que le père du patient n’ait jamais remboursé la dette à cet ami). Nous citons Lacan : « Vous ne pouvez pas ne pas reconnaître, dans ce scénario qui comporte le passage d’une certaine somme d’argent du lieutenant A à la généreuse dame de la poste qui a fait face au paiement, puis de la dame à un autre personnage masculin, un schéma qui, complémentaire sur certains points, supplémentaire sur d’autres, parallèle d’une certaine façon et inverse d’une autre, est l’équivalent de la situation originelle » [1]. Et ensuite : « Il reflète en effet, d’une façon sans doute fermée au sujet, mais non pas seulement, loin de là, la relation inaugurale entre le père, la mère et le personnage, plus ou moins effacé dans le passé, de l’ami » [1]. Nous voyons donc que dans l’actualité se répète l’histoire du père. Mais ce qui est important n’est pas simplement la répétition plus ou moins évidente et plus ou moins cohérente du passé du père, mais bien plutôt sa variation : l’élément essentiel étant, justement, ce qui ne se répète pas. Lacan insiste : « Qu’est-ce qui donne son caractère mythique à ce petit scénario fantasmatique ? Ce n’est pas simplement le fait qu’il mette en scène une cérémonie qui reproduit plus ou moins exactement la relation inaugurale qui s’y trouve cachée – il la modifie dans le sens d’une certaine tendance » [1]. La répétition n’est pas simplement la répétition du même. Le paradigme structuraliste affirme : « on peut connaître seulement par différence », ce qui n’est pas sans effets sur la question de la répétition car, ce que l’on croit généralement c’est que la répétition est la répétition du même. Dans l’article, Lacan revient sur la question du déclin de l’imago paternelle et, ensuite, il nous rappelle l’importance, dans cette constellation, de l’histoire du père. Un père qui, loin d’être le père castrateur (comme le voudrait Freud, selon la version œdipienne) est au contraire, un « père châtré ».

6Cette histoire serait donc constituée, nous insistons, par deux éléments essentiels liés à l’histoire du père : le mariage avantageux que fait le père avec la mère de l’homme aux rats, en même temps que l’attachement du père à une jeune fille pauvre mais jolie et la dette du père et l’intervention d’un ami qui paye à sa place.

7Nous citons encore une fois Lacan : « Le conflit femme riche/femme pauvre s’est reproduit très exactement dans la vie du sujet au moment où son père le poussait à épouser une femme riche ; et c’est alors que s’est déclenchée la névrose proprement dite » [1]. Jusque-là, nous sommes dans ce que l’on pourrait appeler le mythe familial, déterminé par la préhistoire familiale. Mais, à partir de là, c’est le « fantasme » qui prend le relais, si l’on peut s’exprimer ainsi. Cette séparation n’est évidemment pas aussi nette mais, admettons-la car, désormais c’est la question du choix femme riche/femme pauvre qui va jouer pour le sujet. D’une part, nous avons à l’origine une dette du père à l’égard de l’ami ; d’autre part, il y a dans l’histoire du père substitution de la femme riche à la femme pauvre. Nous affirmons que, pour bien comprendre ce développement fait par Lacan, il faut se référer à l’Anthropologie structurale de Lévi-Strauss. Dans son chapitre intitulé « La structure des mythes », celui-ci montre l’existence de différentes versions d’un mythe qui ont, pourtant, une même structure. Nous n’allons pas développer ici les détails des différents mythes analysés par l’auteur, mais nous nous contenterons d’écrire « la formule canonique » des structures des mythes [2] :

8Fx(a) : Fy(b) : : Fx(b) : F a-l(y) où Fx(a) est à Fy(b) ce que Fx(b) est à… F a-l(y).

9On peut supposer que, logiquement, ce rapport devrait donner quelque chose comme un rapport symétrique du genre : Fx(a) : Fy(b) : : Fx(b) : Fy(a).

10Cependant, dans la formule de Lévi-Strauss, il n’y a pas « a », mais « a » : ce n’est plus une variable mais une fonction, c’est-à-dire : Fx(a) est à Fy(b) ce que Fx(b) est à quelque chose qui suppose un double échange : des variables et des fonctions : « dans laquelle [formule], deux termes a et b étant donnés simultanément ainsi que deux fonctions, x et y, de ces termes, on pose qu’une relation d’équivalence existe entre deux situations, définies respectivement par une inversion des termes et des relations, sous deux conditions : 1) qu’un des termes soit remplacé par son contraire (dans l’expression ci-dessus : a et a-l) ; 2) qu’une inversion corrélative se produise entre la valeur de fonction et la valeur de terme de deux éléments (ci-dessus : y et a) » [2]. Lévi-Strauss veut expliquer ce type de relation : (Poshaiyanki : x) : (Lea : Poshaiyanki) : : (Poshaiyanki : Tiamoni) : (y : Poshaiyanki). Et c’est à partir de ce type de structure qu’il propose la fameuse formule, ces rapports n’étant pas symétriques et ne se réduisant pas à la simple répétition. Nous supposons qu’ici Lévi-Strauss ne se limite pas à la constatation d’une répétition, mais s’interroge sur l’élément changeant. Quel est l’élément qui ne se répète pas ? Lacan, de sons côté, ajoute : « Pour bien comprendre il faut voir que dans la situation originelle il y a une double dette […] il y a d’une part une sorte de castration du père [le renoncement à la femme pauvre mais jolie] ; et, d’autre part, une dette sociale […] la dette envers l’ami [car il n’a jamais pu rembourser la dette] » [1]. Pour clarifier cette première partie, nous proposons de revenir à la formule de Lévi-Strauss : il y a deux versions et une structure.

111) Première version du mythe : le père

12(Père : x) : (Ami : père) : : (Père : fp) : (FR : père) (dette sociale) ---------(castration du père) double dette cela veut dire que la dette du père face à l’Armée (Père : x) est à la dette payée par l’ami (Ami : père), ce que la « dette » envers la femme pauvre (Père : fp) est au « se faire payer » par la femme riche (FR : père). Pour l’homme aux rats, l’histoire du père c’est la dette non payée et le « se faire payer » et par l’ami et par la femme riche (« substitution du personnage dit de la femme riche à l’ami »).

132) Deuxième version du mythe : le fils

14($ : x) : (A : $) : : ($ : dame poste) : [$ : femme riche] (répétition de la scène originelle) : [choix : fille de Freud] où, il n’y a pas simplement répétition mais, nous l’avons déjà dit, ce qui nous intéresse : ce qui change d’une version à l’autre. La dette du sujet ($ : x) est à l’argent avancé par A (A : $) ce que la dette envers la femme pauvre ($ : dame de la poste) est à… et c’est là où tout se complique car, tandis que le père choisit de se faire payer par la femme riche (FR : père), l’homme aux rats, confronté au choix de payer la dette à la femme pauvre ou de se faire payer par la femme riche ne choisit ni l’un ni l’autre ou, mieux, il choisit les deux ; ce qui pourrait se résumer par un « payer la dette… à la femme riche » [$ : femme riche]. Lacan précise : « Pour éteindre la dette, il faut en quelque sorte la rendre, non à l’ami, mais à la femme pauvre, et par là à la femme riche que lui substitue le scénario imagé » [1].

15Ceux qui connaissent le cas de l’homme aux rats savent que le patient trouve cette situation en imaginant que c’est Freud qui veut lui offrir sa fille en mariage, en lui demandant (dans son fantasme) de « payer la dette à… la femme riche » : « le sujet se met à imaginer que Freud ne désire rien moins que de lui donner sa propre fille, dont il fait fantasmatiquement un personnage chargé de tous les biens de la terre » (c’est-à-dire, une « femme riche »). Autrement dit : il demande que Freud lui demande de payer la dette…Inversion donc des termes et des relations qui fera dire à Lacan : « Or, à l’intérieur du fantasme développé par le sujet, nous observons quelque chose comme un échange des termes terminaux de chacun de ces rapports fonctionnels » [1]. « Payer la dette à… la femme riche » étant la solution fantasmatique où il y a inversion des relations (« payer la dette à » au lieu de « se faire payer ») et des termes (non à la femme pauvre, ce qui aurait comporté un choix, mais à la femme riche). Comme le dit Lacan : « Eh bien ! à chaque fois que le névrosé réussit, ou tend à réussir, l’assomption de son propre rôle, à chaque fois qu’il devient en quelque sorte identique à lui-même, et s’assure du bien-fondé de sa propre manifestation dans son contexte social déterminé, l’objet, le partenaire sexuel, se dédouble – ici sous la forme femme riche ou femme pauvre » [1].

16Le raisonnement de Jacques Lacan concernant l’Homme aux rats doit être lu à la lumière de l’analyse de « la structure des mythes » de Lévi-Strauss et vice-versa, ce qui fait dire au premier : « Ce scénario fantasmatique se présente comme un petit drame, une geste, qui est précisément la manifestation de ce que j’appelle le mythe individuel du névrosé » [1] ; et au deuxième : « La formule ci-dessus prendra tout son sens si l’on se souvient que, pour Freud, deux traumatismes (et non un seul, comme on a si souvent tendance à le croire) sont requis pour que naisse ce mythe individuel en quoi consiste une névrose. En essayant d’appliquer la formule à l’analyse de ces traumatismes (dont on postulerait qu’ils satisfont respectivement aux conditions 1 et 2 ci-dessus énoncées), on parviendrait sans doute à donner, de la loi générique du mythe, une expression plus précise et plus rigoureuse » [2].

17Si « mythe individuel » il y a, c’est grâce à la découverte d’une combinatoire inconsciente qui va bien au-delà d’une personne particulière (de l’individu) – mais qui serait en même temps inconcevable en dehors de la « singularité » du cas.

Conclusion

18La formule canonique de l’analyse des mythes de Lévi-Strauss coïncide avec la situation clinique du cas de l’Homme aux rats de Freud, en même temps qu’elle peut expliquer la structure des mythes collectifs. Dans les deux cas, cette hypothèse montrerait que, dans toute situation clinique, ce sont les coordonnées symboliques qui définissent la particularité du cas, seule voie d’accès du traitement psychanalytique.

Remerciements

L’auteur remercie ici M. Claude Lévi-Strauss pour avoir lu cet article ainsi que pour les renseignements qu’il lui a donné à propos du contexte historique qui entourait l’étude de Lacan.
Français

À partir du cas de Freud connu comme « l’homme aux rats », Jacques Lacan dégage du comportement du patient toute une série de termes qui gardent entre eux des rapports d’analogie, opposition et différence, à la manière des analyses ethnologiques de Lévi-Strauss. Appliquant ce que celui-ci appelle la « formule canonique » des mythes, nous arrivons à donner plus de consistance à l’analyse de Lacan. La « formule canonique » de l’analyse des mythes de Lévi-Strauss peut formaliser la situation clinique du cas cité. Cette hypothèse montrerait que dans tout cas clinique, ce qui définit la particularité du cas est déterminé par des coordonnées symboliques. Cet examen devrait être appliqué à d’autres cas cliniques afin de mieux préciser sa validité.

Mots-clés

  • névrose
  • mythe
  • répétition
  • fantasme
  • Lévi-Strauss
  • Lacan
English

The individual myth revisited

The individual myth revisited

Jacques Lacan elicits from the behaviour of a Freudian case known as “the rat man” a whole series of terms interrelated by analogy, opposition and difference, along the same lines as the ethnological analyses of Levi-Strauss. Applying what the latter calls the “canonical formula” of myths, we manage to give more consistency to Lacan’s analysis. The “canonical formula” of Levi-Strauss’s analysis of myths can formalize the clinical situation of the case in question. This hypothesis would seem to show that in any clinical case, what defines the particularity of the case is determined by symbolic coordinates. This examination should be applied to other clinical cases in order to test its validity.

Keywords

  • neurosis
  • myth
  • repetition
  • fantasy
  • Levi-Strauss
  • Lacan
Español

El mito individual reconsiderado

A partid del caso de Freud conocido como “el hombre de las ratas” Jacques Lacan extrae del comportamiento del paciente toda una serie de términos que guardan entre ellos unas relaciones de analogía, de oposición y de diferencia, a la manera de los análisis etnológicos de Lévi-Strauss. Aplicando lo que este autor llama la « fórmula canóniga » de los mitos, se da más consistencia al análisis de Lacan. La « fórmula canóniga » del análisis de los mitos de Lévi-Strauss puede formalizar la situación clínica del caso citado. Esta hipótesis demostraría que en todo caso clínico lo que define la particularidad del caso está determinado por coordenadas simbólicas. Este examen debería aplicarse a otros casos clínicos para precisar mejor su validez.

Palabras claves

  • neurosis
  • mito
  • repetición
  • fantasma
  • Levi-Strauss
  • Lacan
  1. Conclusion

Références

  • 1
    Lacan J. Le mythe individuel du névrosé. Ornicar, 1979 ; 17-8.
  • 2
    Lévi-Strauss C. Anthropologie structurale. Paris : Plon, 1958.
Juan Pablo Lucchelli [*]
  • [*]
    Département universitaire de psychiatrie adulte, Centre hospitalier universitaire vaudois, 1008 Prilly, Suisse. <lucchelli@hotmail.com>
Dernière publication diffusée sur Cairn.info ou sur un portail partenaire
Mis en ligne sur Cairn.info le 20/02/2014
https://doi.org/10.3917/inpsy.8202.0155
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