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Le français aujourd'hui

2008/1 (n° 160)

  • Pages : 146
  • ISBN : 9782200924256
  • DOI : 10.3917/lfa.160.0103
  • Éditeur : Armand Colin

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Avec une régularité qui n’a rien à envier aux marronniers journalistiques, Erik Orsenna a livré en 2007 sa troisième chronique poético-conservatrice sur la langue française, La Révolte des accents. Après la chanson douce de la grammaire française sifflée en 2001 et la défense et illustration du subjonctif proclamée en 2004 [1][1]  Voir la chronique de linguistique consacrée dans Le..., ce sont certains des signes auxiliaires de la graphie française qui sont cette fois en première ligne… de défense. Sa thèse est vite résumée : les accents du français, oubliés, « maltraités ou méprisés » (p. 111), se sont enfuis et rassemblés dans une montagne avec les accents des autres langues. Les personnages du livre sont privés d’accents, « désaccentués », ce qui menace gravement la communication et l’identité de la langue française. La petite Jeanne, fidèle à son héroïsme linguistique habituel, part à leur recherche.

La « théorie » orsennienne : les accents, c’est comme les épices, ça relève la langue

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Sur un sujet aussi riche, complexe et passionnant que les accents, et plus généralement les signes auxiliaires suscrits et souscrits, l’ouvrage d’E. Orsenna est étonnamment pauvre. Son petit conte, par ailleurs très bien illustré, qui prétend traiter de sujets sérieux dans la fantaisie et la fiction, aborde à peine le fond de la question, la relation entre l’écrit et l’oral, point de départ obligé de toute réflexion sur les accents. Lacune extraordinaire, qui dit bien le peu de cas que l’académicien défenseur de la grammaire « familiale »  [2][2]  Rapport de mission sur l’enseignement de la grammaire... fait des travaux de linguistes spécialistes de la graphie et de l’orthographe ou de l’histoire de la langue (N. Catach, B. Cerquiglini, J.-P. Jaffré, J. Anis, J. David, etc.). La fonction essentiellement orale des accents est présentée de manière particulièrement rébarbative par le personnage de l’abominable inspectrice Jargonos, reprise à cette occasion d’une des crises d’incompréhensible jargon qui ont fait sa réputation, et dans laquelle on reconnaitra une épaisse caricature de la terminologie linguistique :

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– Les accents sont des signes diacritiques. […] Le signe diacritique peut être placé sur, sous, dans, après, devant un graphème ou tout autour…

Le maire jugea bon d’intervenir :

– Madame Jargonos ! Nous n’avons rien contre la belle langue grecque, mais un peu de clarte, s’il vous plait !  [3][3]  Les personnages ont perdu leurs accents sauf madame... (pp. 47-48).

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L’effort de clarté auquel elle est contrainte la mène à des explications plus simples en effet, mais assorties d’une expression mi-familière mi-argotique, comme si la vulgarisation devait obligatoirement passer par la vulgarité :

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– Les accents sont des signes qui se placent sur certaines voyelles ou certaines consonnes pour en indiquer la prononciation exacte. Sans accent, tous les « e » sembleraient tomber du cul de la poule, alors qu’il y a des « é », des « è », des « ê » (p. 48).

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Ce sera la seule mention du rapport entre l’écrit et l’oral dans l’ensemble de l’ouvrage, tous les autres commentaires sur les accents relevant de la thèse esthétique et érudite (l’analyse de la langue réduite au constat de la beauté des mots et au rappel de leurs origines), annoncée dès le début de l’ouvrage :

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Comme tout le monde, je cherchai un travail pour l’été. Forcément (très) mal payé. Mais (si possible) pas (trop) rébarbatif. À propos, savez-vous que ce joli mot, rébarbatif, qui veut dire « désagréable », « repoussant », vient du vieux français se rébarber, « s’affronter barbe contre barbe » ? (p. 9).

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C’est ainsi que les accents sont considérés comme la lumière de la langue : « […] leur absence éteignait les mots. On aurait dit que notre langue française avait, soudain, perdu tout élan, tout éclat, toute lumière » (p. 45). Plus loin, les accents sont comparés aux épices, en compagnie desquels ils se sont enfuis d’ailleurs, selon la métaphore aussi ancienne que rebattue du gout de la langue dont le gourmet se repait comme d’un plat gastronomique [4][4]  C’est d’ailleurs celle que les correcteurs du Monde... :

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« – Pourtant, nous sommes comme vous, les épices !

– Et comme vous, les comédiens !

– Nous réveillons les phrases !

– Sans nous, vous avez entendu comme la langue française est fade ?

– Morne.

– Plate.

– Insipide.

– Monotone. » (p. 61)

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Et la fin de l’ouvrage propose une synthèse définitive de la théorie des accents selon Erik Orsenna :

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« – Monsieur, les accents, au fond, à quoi servent-ils ?

– Ils nous réveillent, Jeanne, ils vont chercher en nous ce que nous avons de plus fort, ils accentuent notre vie. Comme leur nom l’indique, ils accentuent. » (p. 136)

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Aussi limitée et tautologique soit-elle (les accents servent à… accentuer), cette « théorie » spontanée rencontre (et rend compte sans doute) de l’attachement passionnel des Français pour leur langue, en particulier dans sa version orthographique. Bernard Cerquiglini rappelle, dans L’Accent du souvenir paru en 1995, la sorte de guerre civile qui a opposé en 1990-1991 les partisans et les détracteurs de l’accent circonflexe, sorte de point de fixation pulsionnel de l’amour de la langue à la française. On trouve ainsi dans un collectif sur la défense de l’orthographe française, sous la plume de Raymond Jean, cette poétique défense de l’ « incomparable accent circonflexe », dont l’auteur n’hésite pas à déclarer qu’il aide « à respirer » :

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« Il y a cet incomparable accent circonflexe, si menacé. À lui seul, il justifierait bien des polémiques et des refus. Tout le monde aura remarqué avec quelle insistance il a été évoqué dans tous les débats récents qui ont eu lieu autour de l’orthographe. Il est clair que c’est un point sensible. À juste titre. Il suffit de relire L’Huitre de Francis Ponge pour voir combien toute la poésie, et au-delà peut-être toute la langue, peut se trouver suspendue à l’accent circonflexe. Alors épargnons-le, choyons-le. Il est de ces petits signes qui nous aident encore à respirer, à nous amuser et à retrouver notre enfance, c’est-à-dire la continuité de notre vie » (Collectif, 1990, p. 53).

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Le discours émotionnel flatte sans doute les tendances affectives et mémorielles des locuteurs mais n’explique pas grand-chose du fonctionnement de la langue.

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Comment approcher la question des accents ? Quelle est exactement leur fonction ? Pourquoi sont-ils souvent l’occasion de fautes pour les élèves et les scripteurs non experts ? Pourquoi la réforme de 1990 propose-t-elle de simplifier les signes auxiliaires en supprimant en particulier certains circonflexes ?

Les acquis de la linguistique de l’écrit : une zone de fragilité de la graphie française

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Les accents du français constituent ce que Jean-Pierre Jaffré et Michel Fayol appellent une « zone de fragilité » du système de la langue écrite : « […] il existe dans un système linguistique donné, indépendamment des scripteurs et des situations, des zones de fragilité, définies comme particulièrement propices à l’occurrence de variations non conformes aux conventions » (Jaffré et Fayol, 1997 : 102). Le scripteur du français est donc plongé dans des « zones de turbulence » où la rassurante phonographie (correspondance entre le son et la lettre) n’est d’aucun secours et où l’appel au contexte et le recours à la mémoire sont nécessaires. Si les accents ont été « inventés » par les imprimeurs à partir du XVIe siècle pour fixer les prononciations et résoudre des ambigüités, ayant donc une fonction essentiellement distinctive, les cas fréquents d’homophonie et les évolutions de la prononciation rendent le système des accents difficile à maitriser, même pour un scripteur expert. Examinons quelques difficultés :

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  • Les cas d’homonymie : l’accent grave et l’accent circonflexe, distincts graphiquement (deux signes) sont semblables phonétiquement (une même prononciation) dans les mêmes contextes, comme dans fenêtre et mètre, mêle et gèle, ou encore même et problème. Par ailleurs, ils entrent en concurrence homophonique avec la voyelle e non accentuée, en particulier quand elle est suivie d’une double consonne : pelle et pèle, mette et bête, belle et bêle, etc. La confusion fréquente à l’écrit entre les finales de participe passé en -é et d’infinitif en -er procède du même phénomène homophonique. Les scripteurs manquent donc d’indications phonographiques et doivent faire appel à des connaissances de type encyclopédique.

  • Les cas de non-réalisation phonique : on sait que les circonflexes sur le i et le u ne « s’entendent » pas. Sur disparaît, apparaît et toute la série des verbes en -aître, sur des mots comme abîme, voûte, etc., l’accent devient, fonctionnellement parlant, inutile, puisqu’il n’oriente aucune prononciation particulière et qu’il ne distingue plus rien. En revanche il conserve sa fonction discriminante sur des paires comme : sûr et sur, mûr et mur, et fournit une indication de mode dans prît ou dût.

  • Les cas de neutralisation entre voyelle longue et brève (â et a, ô et o). Il n’y a désormais plus que dans le sud-ouest que l’on distingue pâte de patte, ou tache de tâche. Les prononciations actuelles du nord de la Loire témoignent d’une neutralisation en cours du o long et court (notre et nôtre, cote et côte prononcés de la même façon, apôtre prononcé avec o ouvert, etc.).

  • Les cas de non-correspondance entre graphie et phonie : pourquoi écrire événement alors qu’on entend un e ouvert ? même question pour des formes verbales de céder, régler, alléger, etc.

  • Les aberrations du tréma, placé sur la mauvaise lettre : ambiguïté devrait porter un tréma sur le u que l’on prononce exceptionnellement, et arguer devrait porter également le petit signe phonographique, ce qui éviterait le traditionnel couplet sur la prononciation de ce verbe dans tous les traités puristes.5

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On comprend donc que la vie est dure pour le scripteur du français, qu’il soit expert ou apprenant, et que les « difficultés » ou « pièges » du français dont raffolent les essais grand public à coloration puriste constituent en réalité des obstacles majeurs à l’appropriation de leur langue par les usagers.

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Ce sont d’ailleurs ces réalités et ces évolutions dument enregistrées par les usages que la réforme de 1990 avait pour but d’entériner, en proposant parmi d’autres trois rectifications concernant les accents, reproduites ici à partir du tableau résumé des règles figurant dans l’arrêté du 6 décembre et du récapitulatif proposé par le CILF (Conseil international pour la langue française) sur le site http://www.cilf.org/orthonet.fr.html [5][5]  Le texte intégral des rectifications orthographiques,....

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Détaillons les cas proposés :

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  1. Les rectifications se conforment aux règles de la phonographie : un accent grave quand on entend un e ouvert ( [?]), un accent aigu quand il s’agit d’un e fermé ( [e]).

  2. La suppression de l’accent circonflexe sur les voyelles i et u (et non sur a et o dont on a pensé qu’ils étaient encore discriminants) est elle aussi motivée par la régularisation : dans la mesure où il ne sert pas à distinguer des homophones (du et ), ni à indiquer une marque de conjugaison (le subjonctif), il peut disparaitre sans que la langue n’y perde rien ; en revanche les usagers y gagnent en maitrise du code.

  3. Le déplacement du tréma lui redonne sa fonction première : faire entendre la voyelle qu’il marque, le u ( [y]) dans les exemples donnés.

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Les accents, « maltraités ou méprisés » ? On comprend que la question est plus complexe et plus intéressante qu’une simple affaire d’épices orientales…

L’accent du désir ou la fabuleuse histoire du circonflexe

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« Merde, c’est d’un compliqué… Ah ! enfin, des mots que tout le monde connait… vestalat… vésullien… vétilleux… euse… ça y est ! Le voilà ! et en haut d’une page encore. Vêtir. Y a même un accent circonchose ». On aura reconnu le personnage de Zazie dans le métro de Raymond Queneau, et sa désignation humoristique de l’accent circonflexe, dont Nina Catach donne la définition suivante :

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« Aujourd’hui, cet accent a pratiquement perdu tout rapport avec une indication de longueur, sauf dans les paires spécifiques comme pâte/patte, côte/cote, etc., où certains locuteurs continuent, suivant en cela la norme, à sentir une opposition. En dehors du français de certaines régions, Belgique, Suisse, Canada, etc., l’accent circonflexe ne conserve aujourd’hui, pour la plupart des Français, que la seule fonction d’opposition phonémique, hôte/ hotte, tâche/tache, jeûne/jeune, etc., le reste étant senti comme simple rappel étymologique ou historique de lettres ou d’hiatus disparus. » (Catach (dir.), 1995, p. 1129)

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Ce « rappel étymologique » est l’un des arguments les plus forts pour la défense du circonflexe : il faut le maintenir car il signale une ancienne orthographe, entend-on fréquemment, il faut continuer à écrire fenêtre parce que fenestre, coût parce que coust, maître parce que maistre. Curieux argument que celui qui défend un signe fonctionnellement inutile comme rappel d’un signe inexistant (c’est la définition d’un signe diacritique), d’autant plus que le s en question a été lui-même diacritique pendant près de… sept siècles, signalant un s implosif au statut quelque peu instable.

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Résumons : le circonflexe, c’est compliqué, c’est presque inutile sur le plan linguistique, ça sert surtout à rappeler des lettres disparues et à faire des fautes d’orthographe. Alors pourquoi un tel attachement de la part des Français ? Quelle est la raison du désir graphique qu’inspire le petit signe pointu ?

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B. Cerquiglini a donné en 1995, quelques années après ce qu’il appelle « la cruelle guerre civile qui divisa la France », une magistrale et passionnante explication de cette passion française dans son ouvrage L’Accent du souvenir. Il y retrace toute l’histoire du circonflexe, et, partant, presque toute l’histoire de la graphie française. Il explique longuement que le fameux s implosif dont la présence mémorielle est rappelée par le circonflexe est lui-même une sorte de fantôme graphique : « Pour les phonéticiens en effet le son [s] ainsi noté, et que l’on entendait par exemple dans le latin bestia et le très ancien français beste, a disparu de la prononciation autour de 1066 » (p. 11). On comprend donc que le défenseur du circonflexe en 2007 milite pour le rappel d’un son disparu… près de dix siècles auparavant. Ne serait-ce pas une manière quelque peu excessive de solliciter la mémoire de la langue ? Mais comme rien ne se fait sans raison en matière de langue, B. Cerquiglini décrit précisément la source de cette compulsion mémorielle : le plus vieux traité d’orthographe française, l’Orthographia Gallica, rédigé à la fin du XIIIe siècle. On y trouve des indications tout à fait explicites sur la chute du s implosif : « Pour l’auteur du traité, l’s devant consonne sonore n’est plus prononcé. […] Mais alors, pourquoi l’écrire ? » (p. 33). Le traité lui-même donne deux réponses : d’abord, l’s est maintenu pour des raisons proprement orthographiques (rapport de l’écrit à lui-même ou à la morphologie) et non phonographiques (rapport de l’écrit à l’oral), servant à distinguer le passé simple (fit, lut) de l’imparfait du subjonctif (fist, lust) ; ensuite, l’s est maintenu pour des raisons esthétiques, l’auteur du traité conseillant de maintenir l’s « pur bele ecriture », pour la belle écriture. Voilà donc une des sources de cet attachement passionnel au circonflexe à l’aube du XXIe siècle, la transmission d’une préoccupation esthétique fixée sur la consonne s, et surtout la naissance même de la logique orthographique ainsi décrite par B. Cerquiglini :

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« L’s, placé devant le t (avec lequel, dans l’écriture médiévale, il forme ligature), est beau ; il est bon de l’employer, sans autre raison ; […] l’s implosif est une butte-témoin, la dernière résistance à l’érosion phonique, une pièce maintenue de l’ossature du mot. Utiliser un tel signe, de pure graphie, c’est noter une appartenance ; l’employer par la seule grâce de l’effet esthétique, c’est figurer l’appartenance générale de la langue, faire allégeance, la valoriser. […] Employé par la graphie médiévale, transmis à l’orthographe renaissante, l’s préconsonantique ne transcrit pas un son. Il est un lieu de mémoire et d’hommage, l’inscription d’une esthétique et d’une culture. Plus qu’une graphie, c’est un graphisme. En cela, il est au fondement de l’orthographe française, tout comme l’accent circonflexe, qui lui succèdera. » (pp. 35-36).

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On comprend donc que l’s implosif et son héritier le circonflexe président partiellement à la naissance de l’orthographe comme pratique de réglementation de l’écrit, pratique qui n’est pas exempte d’un souci esthétique. Nous avons là une explication forte du maintien du circonflexe et du fréquent discours conservateur sur les accents, qui passe souvent, on l’a vu, par l’argument de l’étymologie. Ce n’est pas pour autant une justification : B. Cerquiglini considère que « l’étymologisation, tendance ancienne et constante de l’orthographe française, est […] une tentative désespérée, car nécessairement intermittente et disparate, de réduire par l’écrit la béance qu’a creusée l’évolution phonique propre au français » (p. 95). Mais en linguiste documenté, historien de la langue et observateur des usages et des représentations, il montre que le petit signe est le lieu d’un enjeu important, qui est la nature même de la graphie française. Le circonflexe est décoratif, c’est un fait, et les conservateurs ont tort, selon B. Cerquiglini, de ne pas le dire plus clairement. Mais cet ornement figure selon lui « l’ambigüité de l’orthographe française, prise depuis toujours entre l’écrit et l’oral, les lettres et les sons, la mémoire et l’oubli » (p. 161). Et il allie de manière paradoxale, mais bien réelle, son inutilité linguistique à sa légitimité culturelle : « Le circonflexe, figure double au destin paradoxal, est l’icône tutélaire de cette orthographe équivoque, qui arbore et vénère un signe que plus rien ne justifie, mais que tout légitime » (p. 161).


Éléments bibliographiques

  • • BIEDERMANN-PASQUES L. & JEJCIC F. (éd.) (2006), Les Rectifications orthographiques de 1990. Analyses des pratiques réelles (Belgique, France, Québec, Suisse, 2002-2004), ministère de la Culture et de la Communication, Délégation générale à la langue française et aux langues de France, CNRS, Laboratoire de médiévistique occidentale de Paris, Cahiers de l’observatoire des pratiques linguistiques, n° 1, Presses Universitaires D’Orléans.
  • • CATACH N. (1989), Les Délires de l’orthographe en forme de dictioNaire, Paris, Plon.
  • • CATACH N. (dir.) (1995), Dictionnaire historique de l’orthographe française, Paris, Larousse.
  • • CATACH N. (2005) (8e édition), L’Orthographe, Paris, PUF, « Que sais-je ? ».
  • • CERQUIGLINI B. (1995), L’Accent du souvenir, Paris, Minuit.
  • • Collectif (1990), Contre la réforme de l’orthographe. Va-t-on se laisser mordre la langue ?, collection Temps-choc, Marseille, éditions Autres temps.
  • • DAVID J. & DUCARD D. (1998), « Des conflits en orthographe », Le français aujourd’hui, Paris, AFEF.
  • • JAFFRÉ J.-P. & FAYOL M. (1997), L’Orthographe, des systèmes aux usages, Paris, Flammarion, coll. « Dominos ».
  • • JAFFRÉ J.-P. (2005), « L’orthographe est un château-fort. Commentaires sur l’enquête du collectif “Sauver les lettres” », www.cafepedagogique.net, consulté le 27.07.2006.
  • • ORSENNA E. (2007), La Révolte des accents, Paris, Stock.
  • Textes officiels
  • • Conseil supérieur de la langue française (1990), « Les rectifications de l’orthographe », Journal officiel de la République française, Édition des documents administratifs, arrêté du 6 décembre 1990.
  • • Conseil supérieur de la langue française (2005), Mémoire sur l’orthographe, Québec, 22 novembre, en ligne sur http://www.cilf.org

Notes

[1]

Voir la chronique de linguistique consacrée dans Le Français aujourd’hui aux Chevaliers du subjonctif (n° 149, 2005, pp. 117-124).

[2]

Rapport de mission sur l’enseignement de la grammaire élaboré par A. Bentolila, D. Desmarchelier et E. Orsenna, novembre 2006. Voir la chronique proposée sur ce rapport par M. Wilmet dans Le Français aujourd’hui n° 156, pp. 97-106.

[3]

Les personnages ont perdu leurs accents sauf madame Jargonos.

[4]

C’est d’ailleurs celle que les correcteurs du Monde ont choisie pour nommer leur blogue « Langue sauce piquante », http://correcteurs.blog.lemonde.fr/correcteurs/.

[5]

Le texte intégral des rectifications orthographiques, assorti de commentaires et de tableaux récapitulatifs figure sur plusieurs sites internet, dont celui de l’Académie française.

Plan de l'article

  1. La « théorie » orsennienne : les accents, c’est comme les épices, ça relève la langue
  2. Les acquis de la linguistique de l’écrit : une zone de fragilité de la graphie française
    1. L’accent du désir ou la fabuleuse histoire du circonflexe

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