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Psychologie clinique et projective

2010/1 (n° 16)

  • Pages : 276
  • DOI : 10.3917/pcp.016.0209
  • Éditeur : ERES

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1

Le Rorschach est l’épreuve de personnalité la plus utilisée dans le monde, essentiellement en psychologie clinique et en psychopathologie. Si le fonctionnement psychique à l’adolescence requiert une clinique à la fois rigoureuse et délicate, c’est bien la démarche projective qui permettra de remplir ces exigences : la méthodologie projective offre un éclairage privilégié sur le fonctionnement psychique et l’évaluation diagnostique différentielle à l’adolescence. Il était donc indispensable d’entreprendre une étude normative des facteurs quantitatifs du Rorschach dans la population adolescente turque, sans se contenter des données normatives appartenant à d’autres cultures.

2

Cette recherche porte sur la détermination des données normatives au Rorschach sur une population adolescente de 432 sujets de 13 à 19 ans en Turquie, répartie par tranche d’âge, sexe et catégorie socio-économique. Les résultats obtenus permettent des comparaisons intra-groupes et intergroupes entre les sexes, les tranches d’âge et les catégories socio-économiques.

BASES HISTORIQUES

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Dans le Psychodiagnostic (1921), Hermann Rorschach pose des bases méthodologiques et explicite les déductions tirées des résultats recueillis à partir de 405 protocoles dont 117 sont représentatifs d’un fonctionnement « normatif » et 288 sont des patients présentant des troubles divers. Le traitement quantitatif permis par la comparaison des données (le F%, le F+%, le G%, le D%, le H%, le A%, les Banalités) sert en partie d’armature à l’interprétation qualitative et rend compte en particulier de la possibilité qu’a — ou non — le sujet de s’inscrire dans un mode de fonctionnement adaptatif. Les conclusions sont « à prendre comme autant de résultats empiriques » et non « comme des déductions théoriques » ; à aucun moment il n’a affirmé que son test permet de saisir l’ensemble de la personnalité.

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En France, après un premier temps adoptant le mode de travail des genevois (Morgenthaler, Zulliger et Bohm), des éléments ont été introduits à partir des travaux de Klopfer (1954), Piotowski (1957) et Beck (1961). Beizmann (1966) a publié le Livret de Cotation des Formes au Rorschach d’après les cotations de H. Rorschach, Beck, Bohm (1961) et Loosli-Usteri (1958). La France connait une longue et profonde tradition dans l’utilisation des épreuves projectives. Toutefois, il est indispensable de citer l’apport de Nina Rausch de Traubenberg au développement de l’école française du Rorschach. Elle prône une approche issue des modes de pensée phénoménologique et psychanalytique et publie le premier manuel français du Rorschach (1970) et plusieurs autres ouvrages (1977, 1983). Par la suite, dans ses travaux sur l’interprétation psychanalytique du Rorschach, Catherine Chabert (1983, 1987, 1998) propose de dégager les conduites psychiques sous-jacentes aux différents facteurs Rorschach en utilisant la métapsychologie freudienne et post-freudienne : « L’hypothèse centrale de la méthodologie projective est que les opérations mentales, mises en œuvre au cours de la passation des épreuves projectives, sont susceptibles de rendre compte des modalités de fonctionnement psychique propres à chaque sujet dans leur spécificité mais aussi dans leurs articulations singulières. Elle consiste donc à repérer les conduites psychiques sous jacentes aux opérations mobilisées par les épreuves projectives [...]. La conception du fonctionnement psychique, telle que la transmet le corpus freudien dans l’affirmation de la continuité du normal et du pathologique, constitue le fondement de notre démarche » (1983, p.7).

5

Une recherche récente sur les normes adolescentes en France, sur laquelle nous avons fondé la méthodologie de notre propre recherche, a été dirigée par C. Azoulay et M. Emmanuelli (2007).

6

Rappelons aussi que l’école américaine est fondée sur le système intégré développé par John Exner (1974, 1978, 1982), un système qui utilise le Rorschach comme un test de recherche ou un test d’examen permettant un diagnostic.

7

En Turquie, le premier ouvrage concernant le Rorschach est la thèse du doctorat de Yani Anastasiadis (1937) intitulée Comparaison des normes d’associations verbales de Rorschach, Bernreuter et Kent-Rosanoff sur 100 sujets. Grâce aux travaux d’Anastasiadis, plus de 100 articles ont été écrits sur Rorschach entre 1937 et 2000, mais aucune recherche normative de la population turque n’a pu être effectuée. T. Tunaboylu-Ikiz (2001, 2002) a contribué à l’extension de la méthode dite française ; l’essentiel de ses travaux a été regroupé dans deux livres où elle expose la richesse et la complexité du Rorschach à partir de son interprétation et son utilisation en psychopathologie.

OBJECTIFS DE LA RECHERCHE

8

L’objectif de cette recherche est l’actualisation des données normatives du Rorschach, sachant que nous fonctionnons, pour les Rorschach d’adultes, d’adolescents et d’enfants, avec les normes d’une population européenne et datant d’une cinquantaine d’années. Il nous a donc semblé indispensable de pouvoir utiliser des références normatives issues d’une population adolescente turque actuelle et d’en étendre éventuellement l’étude sur une population d’adultes et d’enfants.

9

Dans le prolongement de l’orientation psychodynamique adoptée par l’Ecole de Paris, notre objectif a été d’établir des normes turques portant sur les facteurs Rorschach suivants :

10

— les modes d’appréhension (G%, D%, Dd%, Dbl%) pour l’évaluation de leur fréquence et pour établir une liste de D statistiquement validée ;

11

— les réponses formelles avec l’évaluation de leur fréquence et de leur qualité perceptive (F% et F+%) ;

12

— A% (animal) et H% (humain) ;

13

— les banalités et leur nombre.

14

Les résultats obtenus feront l’objet de la publication d’un Livret de cotation des formes poursuivant la présentation proposée par C. Beizmann (1966).

MÉTHODOLOGIE

15

Nous avons travaillé en collaboration avec le département de Psychologie Clinique et de Psychopathologie de l’université Paris

16

Descartes, et notamment avec C. Azoulay et M. Emmanuelli qui ont éclairé nos questions relatives à la méthodologie et à la cotation.

La population

17

Notre population de recherche est composée de 432 sujets non consultants adolescents, âgés de 13 à 19 ans, répartis selon 2 tranches d’âge, d’après le sexe et selon 3 catégories socio-économiques (CSE). Les sujets ont été recrutés dans des lieux divers : collège, lycée et université. Tous les sujets sont prévenus de l’objectif de la passation et de l’absence de restitution.

Mode de recueil et cotation des protocoles

18

Nous avons constitué une équipe de 9 personnes qui ont contribué au recueil des données et à la cotation. Les cotations des protocoles ont été accomplies à partir de La pratique de Rorschach de N. Rausch de Traubenberg. Toute l’équipe de recherche a procédé à un travail préalable d’harmonisation des cotations sur une centaine de protocoles pour éviter les divergences de cotations.

Grille de traitement des données

19

Nous avons dans un premier temps utilisé une liste de 18 variables réalisée par C. Azoulay, M. Emmanuelli et coll. (Cf. Annexe 1) pour la saisie informatique et le traitement statistique des données. L’analyse statistique réalisée concerne toutes les variables du Rorschach utilisées en tant que données normatives : le pourcentage de chaque mode d’appréhension, le F%, le F+%, le A%, le H%, la liste des Banalités ainsi que leur nombre moyen et pour finir le RC%. Au total, ce sont 6248 réponses qui ont été codées et analysées.

La détermination et la liste des réponses D

20

Löpfe avait proposé un critère de définition statistique des Dd en 1925, à partir d’une étude de groupes de pré-adolescents. D’après ce critère, une découpe choisie moins d’une fois sur 22 était considéré comme un Dd. Un D est donc une localisation utilisée par au moins un sujet sur 22, soit 4,5% des sujets. Ainsi, nous avons utilisé ce même critère qui a été adoptépar plusieurs auteurs tels que Loosli-Usteri (1958), Ames (1959), Hertz (1960), Beck (1961) et Azoulay, Emmanuelli, Rausch de Traubenberg et coll. (2007). Pour mettre à l’épreuve du critère statistique les détails fréquents, nous sommes partis des listes de D et Dd de Beck, Beizmann et la liste française, en ajoutant et numérotant à leur suite les localisations données par nos sujets. Toutes les localisations recensées, anciennes et nouvelles, ont été ensuite traitées statistiquement pour décider d’attribuer le statut de D ou de Dd. Suite à la mise à l’épreuve des D en référence au critère de fréquence, une liste de D a été constituée à partir de notre population (Cf. Annexe 2).

Les déterminants formels

21

Nous avons considéré F+ une réponse dont la fréquence s’élève à 2% des sujets, à partir du critère de John Exner (1974). En effet, nous considérons que même si certaines réponses sont données par un petit nombre de sujets, elles peuvent être de bonne qualité formelle. Donc nous avons introduit une liste de F+ selon deux critères : le critère de fréquence statistique et le critère d’évaluation qualitative basée sur l’appréciation de cinq juges. Nous avons obtenu alors le F+% moyen de la population adolescente turque. Le F+% est obtenu à partir des réponses où la forme est seule présente.

Traitement Statistique

22

Les indices calculées ont été comparés pour les sous-groupes « Sexe », « Age » et « Catégorie socio-économique ». Afin de comparer les moyennes, nous avons mis en œuvre une analyse de variance pour déterminer si la différence entre les sous-groupes est significative ou non. Les comparaisons de moyennes ont été effectuées à partir de l’analyse ANOVA [][] One way variance analysis (comparaisons entre trois... et Chi Carré (comparaisons entre 2 groupes).

RÉSULLTATS COMPARATIFS ET INTERPRÉTATION Le nombre de réponses (Tableau 1)

Image 18
23

Le nombre de réponses moyen par sujet est de 19. Ce nombre ne varie pas en fonction de l’âge réel (ANOVA : p=.188) ou de la catégorie socio-économique (Chi carré : p=.941), mais varie en fonction du sexe (P=0.023). Les filles ont donné plus de réponses aux planches de Rorschach que les garçons.

24

Le nombre de réponses varie d’une planche à l’autre. Le plus grand nombre de réponses est donné à la planche X alors que la planche V sollicite moins de productivité.

Commentaire

25

Le nombre moyen correspond aux norm s utilisées en France qui proposent entre 20-30 réponses. Cependant il est plus bas que celui de la dernière recherche sur les données normatives françaises (Azoulay, Emmanuelli, Rausch de Traubenberg et coll., 2007).

26

L’augmentation du nombre des réponses au profit des filles peut s’expliquer simplement par les capacités verbales plus développées des filles en général.

27

L’élévation du nombre de réponses à la planche X peut s’expliquer par la dispersion des tâches qui suggère une plus grande activité perceptive.

28

Egalement, la séparation qu’implique la fin de la passation pourrait conduire le sujet à la recherche du maintien du lien avec le test. Pour la diminution des réponses à la planche V, l’hypothèse envisagée serait qu’elle est la planche la plus proche de la réalité, une planche qui est considérée comme poussant voire forçant à la réalité objective par sa facture unitaire.

Les Refus de planche

29

Le nombre moyen de refus par sujet est de 0.59. C’est la planche IX qui provoque plus de refus, suivie par les planches II et VII. On observe un nombre très bas de refus aux planches I et V. Ces résultats concordent avec l’étude normative française récente.

Commentaire

30

La planche IX sollicite la régression et renvoie à une symbolique maternelle prégénitale et la planche VII pousse le sujet à se situer par rapport à l’image maternelle. Les sollicitations latentes de ces planches peuvent donc être complexes à manier, particulièrement pour les adolescents. La planche II est sous-tendue par une forte charge émotionnelle qui peut provoquer des réactions d’angoisse chez l’adolescent. Au contraire, la planche V, grâce à sa dimension unitaire, est sans doute rassurante dans la reconnaissance d’une réalité objective. Quant à la planche I, l’hypothèse mise en avant serait le camouflage de la tonalité émotionnelle vis-à-vis de cette planche par des références formelles banales.

Le mode global (G%)

31

Le G moyen de notre échantillon est de 28%. Ce chiffre est plus élevé que celui des normes françaises utilisées en France jusqu’à présent (entre 20 et 23%), mais comparable à celles utilisées en Suisse (Böhm : 25-30%) et aux Etats-Unis (Klopfer : 20-30%). L’âge n’a pas d’influence sur cette moyenne (P=0.66), mais il existe une différence significative pour les facteurs CSE et sexe (P<0.0001). Les sujets de la CSE-Défavorisée fournissent moins de réponses G que les autres CSE. Les garçons donnent plus de réponses G que les filles.

Commentaire

32

Le G% élevé chez les garçons peut renvoyer à la saisie immédiate du stimulus, sans effort d’élaboration de la pensée, ce qui est plus développée chez les filles. On peut aussi faire l’hypothèse que chez les garçons, la présence des mouvements défensifs est plus marquée.

33

Comme on s’y attendait, les planches compactes comme les planches V (78%) et I (61%) sollicitent le plus de réponses globales alors que la planche X — éventuellement due à la dispersion — est celle qui en induit le moins (7%).

34

La diminution des réponses G chez les sujets de la CSE-Défavorisée est aussi liée à l’augmentation des réponses D dans ce groupe, ce qui est discuté par la suite.

Le grand Détail (D%)

35

Les résultats indiquent un D% moyen de 66%. Notre résultat est comparable à celui des normes utilisées jusqu’à présent qui indiquent un D compris entre 60 et 68%, même si dans la dernière recherche normative des adolescents (Azoulay, Emmanuelli, Rausch de Traubenberg et coll., 2007) le D% moyen reste très inférieur (44%). Nous avons introduit une liste de D présentée en annexe. La liste de D issue de notre population totalise un ensemble de 61 D qui est proche de celui des français (68 D).

Commentaire

36

On note une grande différence dans la fréquence d’apparition des D suivant les planches. Les planches X et III sollicitent le plus de réponses D (90.2% et 85.7% respectivement). La planche qui mobilise le moins de réponses D est la planche V (20%), en raison de son caractère compact.

37

Les sujets de la CSE-Défavorisée fournissent plus de réponses D et moins de réponses G que les autres CSE, ce qui peut être attribué aux efforts de ce groupe pour se faire reconnaître, de recherche de la pensée et à l’augmentation de la motivation. Cependant, une autre hypothèse peut être mise en avant : l’angoisse de l’adolescent appartenant à la catégorie socio-économique défavorisée devant le matériel et son effort pour la contrôler. En considérant que ce groupe est plus handicapé culturellement et plus conformiste aux normes sociales extérieures, cette augmentation peut marquer une tentative de contrôle par la réalité objective qui prend essentiellement des significations adaptatives et défensives.

Le Dd %

38

Le Dd% moyen de notre groupe (3,4%) est très inférieur aux données précédentes comprises entre 6 et 10%. La planche VI mobilise le plus de Dd (10%) et la planche V le moins (1.2%).

39

Les sujets de la CSE-Défavorisée fournissent plus de réponses Dd (P<0.0001) que les autres CSE, ce qui peut s’expliquer encore par un registre défensif de style rigide, prenant en compte les autres caractéristiques de la CSE-Défavorisée (D% et F% élevé).

Le Dbl%

40

Le Dbl% moyen est à 2% et reste proche des valeurs moyennes françaises de 3 à 4%. La planche IX sollicite le plus de réponses Bl (11.2%) alors que les planches III, IV, V et VI en sollicitent le moins (0.1%).

41

Les déterminants formels : F%

42

Le F% est à 62%. Il n’existe pas de différence avec les données normatives françaises adolescentes. Ce pourcentage est constant entre tranches d’âge et sexes, mais il varie en fonction de la catégorie socio-économique (CSE) puisque le F% de la CSE-Défavorisée est plus élevé (66%) que le CSE-Favorisée (59%) et CSE-Intermédiaire (59%).

Commentaire

43

L’augmentation de F% et D% de la CSE-Défavorisée peut être liée au contrôle et à la présence de mouvements défensifs qui prennent des formes différentes dans un groupe plus conservateur culturellement que les autres. En Turquie, cette population est plus liée aux normes traditionnelles où le refoulement est patent : ces familles exigent plus de contraintes aux adolescents que les autres CSE.

Qualité des réponses formelles : F+% et F+ élargi

44

Le F+% est à 76.5%. Il n’existe pas de différence avec les normes adultes existantes qui situent le F+% dans une fourchette de 70 à 80% du nombre total des réponses.

45

Le F+% élargi est à 77.2%. Étant identique au F+%, ce résultat nous indique que l’apport des réponses déterminées par la couleur (C), le mouvement (K) ou l’estompage (E) n’a pas d’effet sur la qualité de la forme.

Commentaire

46

Le F+% est plus bas à 14 et à 15 ans (67%), ce qui peut s’expliquer par la poussée pulsionnelle soudaine à cette période de la vie, qui affaiblit le contrôle sur la réalité externe. Un autre constat est la différence observée entre les CSE. Les adolescents appartenant à la CSE-Défavorisée donnent moins de F+, ce qui peut indiquer une moindre capacité d’adaptation perceptive et socialisante de ces sujets.

Les Couleurs

47

Le nombre moyen de réponses dominées par les déterminants sensoriels (C, E, Clob, C’) par sujet est de 3,1. Il n’y a pas de différence entre les tranches d’âge, de sexe et de CSE (P=0.74 ; P=0.079 ; P=0.082 respectivement). On remarque que la moyenne française (6.5) est très élevée par rapport à la nôtre, ce qui peut s’expliquer par les différences culturelles.

Les Kinesthésies

48

Le nombre moyen de réponses kinesthésiques (K, kan, kp, kob) par sujet est de 3,1. La moyenne de notre groupe reste proche de celle des données normatives françaises (4,7). Il n’y a pas de différence entre les tranches d’âge, de sexe et de CSE (P=0.16 ; P=0.764 ; P=0.082 respectivement).

Les contenus

49

Le A% est à 41% et le H% est à 13.7%.

Commentaire

50

Ces résultats sont très proches des normes françaises adultes et adolescentes pour lesquelles le A% est à 45% et le H% est compris entre

51

12% et 18%. Il n’existe pas de différence significative entre les sous-groupes.

Les Banalités

52

Rorschach propose qu’une réponse doit être donnée au moins par un sujet sur trois afin d’être considérée comme Banale. Klopfer et Exner reprennent les critères de Rorschach. Les psychologues suisses adoptent le critère de un sujet sur six, ainsi que N. Rausch de Traubenberg (1970). Dans la dernière recherche des données normatives françaises à l’adolescence, les auteurs ont formé deux listes des Banalités, une définie par le critère 1/6 et l’autre par 1/3.

53

Voici notre liste de Banalité :

54

Planche III

55

Deux personnages (en globalité) Papillon (dans le D médian)

56

Planche V

57

Chauve-souris (en globalité) Planche VI

58

Peau d’animal (en globalité) Planche VII

59

Deux personnages (en globalité) Planche X

60

Araignée (D bleu latéral)

Commentaire

61

Ces six Banalités — puisqu’elles ont été définies selon le critère 1/3 — sont très fréquentes et banales. Elles sont donc nécessaires pour qu’un protocole soit considéré comme adaptatif. Si nous comparons notre liste avec la liste française définie par le critère 1/3, on peut noter quelques différences comme l’apparition, chez nous, d’une réponse banale (« deux personnages » à la planche VII), qui n’existe même pas dans la liste française définie par le critère 1/6. Une autre différence est l’absence de Banalité de la planche VIII (« deux animaux latéraux ») et de la planche I (« papillon ou chauve souris ») dans notre liste. Il serait sans doute intéressant de reprendre le critère de 1/6 et de comparer les résultats avec la liste française.

Le RC% : Les réponses aux planches Pastel

62

Le pourcentage des réponses aux trois dernières planches (RC%) est à 37%. Ce pourcentage est très proche de celui obtenu dans l’étude des normes adolescentes effectuée en France (35%) ainsi que des normes adultes situées entre 30 et 35%.

CONCLUSION

63

Cet article expose les résultats d’une étude normative sur le Rorschach à partir d’une population de 432 adolescents turques. Nous avons essayé de situer nos résultats en fonction des variables d’âge, de sexe et de niveau socio-économique. L’ensemble des résultats est aussi discuté par rapport aux résultats de l’étude récente sur les normes adolescentes françaises. Une comparaison des résultats est présentée à l’annexe 3.

64

Comme dans l’étude française, nous ne relevons pas de différence significative entre les groupes, sauf l’augmentation de F% dans la CSE-Défavorisée. Cela pourrait s’expliquer par l’utilisation de la réalité extérieure, « objective », pour éviter l’expression nourrie par les pressions pulsionnelles et fantasmatiques. Les sujets de la CSE-Défavorisée viennent d’un milieu socio-culturel plus traditionnel et conservateur où le refoulement est patent. Le pourcentage élevé de réponses formelles met l’accent sur la rigidité des mécanismes de défense dans ce groupe.

65

La comparaison avec les normes adolescentes françaises montre l’absence de différences importantes, exceptée la baisse du nombre de réponses Couleur dans notre population. Le nombre moyen français de réponses dominées par les déterminants sensoriels (C, Clob, C’, E) par sujet est le double du nôtre : 6.5 et 3.1 respectivement. On peut avancer l’hypothèse que la population adolescente turque a plus tendance au refoulement que la population adolescente française, ceci serait dû à son caractère plus traditionnel. Il s’agit alors d’une mise en place de barrières qui tentent de se dresser contre l’impact des excitations externes et/ou contre les pressions internes qu’elles déclenchent.

66

Cette hypothèse confirme le nombre de réponses réduit dans la population turque, comparé à celui de la population française. On observe une restriction dans la production, la verbalisation et dans la participation subjective (pourcentage très réduit des Dd). Tous ces éléments marquent l’importance des mécanismes qui visent à lutter contre une implication projective ressentie comme dangereuse. Nous ne pouvons pas expliquer le frein apporté à l’expression fantasmatique et affective seulement par les caractéristiques du milieu familial en Turquie ; il n’est pas sans intérêt de constater l’impact de l’éducation. Souvent conservatrice et moralisante, l’éducation formelle ou non formelle ne s’adapte pas toujours ni à la dynamique culturelle ni aux besoins sociaux en mutation, responsable ainsi d’une demande croissante et insatisfaite.

67

Ces résultats concernant une population d’adolescents seront discutés par rapport aux résultats d’une recherche sur les données normatives de la population adulte qui vient d’etre terminée. Avec l’ensemble des résultats, nous parviendrons à distinguer des différences fines entre les groupes de population.


Annexe

ANNEXE 1

68

Variables prises en compte dans le traitement statistique des données

69

VI = I = Individu par n°

70

a) Sexe

71

1 : Homme

72

2 : Femme

73

b) Catégorie Socio -Economique

74

1 : CSE Défavorisée

75

2 : CSE Intermédiaire

76

3 : CSE Favorisée

77

c) Groupe d’âge

78

1 : 10-14

79

2 : 15-19

80

3 : 20-34

81

4 : 35-50

82

5 : 51-64

83

V2 = X = Sexe

84

1 = H : Homme

85

2 = F : Femme

86

V3 = A = Age : 2 chiffres (16 ans 11 mois = 16)

87

V4 = G = Groupe d’âge : 5 valeurs de 1 à 5

88

1 : 10-14 ans

89

2 : 15-19 ans

90

3 : 20-34 ans

91

4 : 35-50 ans

92

5 : 51-64 ans

93

V5 = N = ESE= CSE : 1 - 2 ou 3

94

V6 = R = n° de la réponse

95

Une ligne par réponse (plusieurs lignes par sujet)

96

V 7 = P = Planche

97

de 1 à 10 (sur tableau) avec une correspondance en chiffres romains de I à X 1 = I ; 2 = II ; 3 = III etc.

98

V8 = Y = n° de la réponse par planche

99

V9 = O = Orientation de la planche

100

1 = N = normale

101

2 = E = envers

102

3 = D = côté droit

103

4 = G = côté gauche

104

V10 = L = Localisation

105

1 = G

106

2 = D

107

3 = DD

108

4 = B

109

5 = D n° loc à Dd

110

6 = B n° loc à DB

111

7 = DB n° loc à DdB

112

V11 = CL = Code localisation

113

si G = indiquer 1 n° des D de 1 à x n° des Dd de 1 à x

114

V12 = BI= Blanc intégré

115

1 = A = Absence de blanc

116

2 = B = Présence de blanc

117

V13 = B = Code localisation B1

118

n° des BL de 1 à x n° des bl de 1 à x

119

V14 = F = Forme2

120

1 = A = Absence de forme

121

2 = N = Forme non dominante

122

3 = D = Forme dominante

123

4 = 1 = Forme indéterminée

124

V15 = K = Kinesthésies

125

1 = A = absence de kinesthésie

126

2 = K

127

3 = KAN

128

4 = KP

129

5 = KOB (Sans nécessité de différenciation entre Fkob et kob)

130

V 16 = C = Couleur ou expression sensorielle

131

1 = A = absence réponse couleur ou sensorielle

132

2 = C

133

3 = CP*

134

4 = E

135

5 = CLOB

136

* CP = C’ = C prime = couleur noire, grise, ou blanche)

137

V17 = S = Substantif

138

Indication du substantif tel qu’il apparaît dans la réponse du sujet (Autre variable à créer dans le second temps de la recherche : la variable « Substantif » qui permettra le dégagement d’une série de catégories de contenus.)

139

V18 = H = Contenu humain ou animal

140

1 = N = contenu ni humain ni animal

141

2 = H = Humain entier

142

3 = HD = Humain partiel

143

4 = A = Animal entier

144

5 = AD = Animal partiel

145

6 = HA = Humain autre = (H) - (Hd) - H/A - H/Ad - (H/A) - (H/Ad) - H/H : tout contenu humain à l’exclusion du H et du Hd

146

7 = AA = Animal autre = (A) - (Ad) - A/H - A/Hd - (A/H) - (A/Hd) - A/A : tout contenu animal à l’exclusion du A et du Ad


ANNEXE 2

147

Liste de D correspondant à la population d’adolescents turcs

148

PLANCHE I

149

D4 : 42.1% Détail médian en entier

150

D1 : 7.9% Petits détails médians supérieurs (« les pinces »)

151

D2 : 5.2% Détails latéraux, droit ou gauche, ou les deux

152

PLANCHE II

153

D3 : 24.8% Détail rouge inférieur

154

D6 : 19.1% Les deux parties latérales

155

D1 : 3.8% Les détails noirs latéraux droit et/ou gauche

156

D4 : 3.6% Détail pointe médiane supérieure noire

157

D2 : 3% Deux détails rouges supérieurs droit et/ou gauche

158

PLANCHE III

159

D3 : 21.8% Détail rouge central

160

D1 : 20.2% Deux détails latéraux noirs et détail noir médian

161

D7 : 10.8% Détail noir médian entier

162

D2 : 3.9% Détail rouge supérieur latéral, droit ou gauche, ou les deux.

163

D15 : 3.8% G-les deux parties rouges extérieures

164

D9 : 1.6% toute la partie noire latérale

165

D5 : 1.4% Partie inférieure de côté

166

D11 : 0.6% Partie supérieure du détail noir latéral

167

D12 : 0.6% Deux parties latérales noires supérieures + la partie noire inférieure médiane D4

168

D6 : 0.3% Détail supérieur latéral (« tête ») : chacun des côtés.

169

PLANCHE IV

170

D1 : 26.4% Détail médian inférieur

171

D4 : 6.3% Détails latéraux supérieurs droit ou gauche ou les deux (« cou de cygne »)

172

D3 : 6% Détail médian supérieur

173

D2 : 3.5% Extrémité des détails latéraux inférieurs droit, gauche ou les deux (« tête de chien »)

174

D6 : 3.2% Détail latéral inférieur droit ou gauche, ou les deux (« bottes »)

175

PLANCHE V

176

D6 : 11.2% Détail médian supérieur

177

D7 : 9.7% partie médiane entière

178

D9 : 9.7% Détail médian inférieur (« pince à sucre »)

179

D10 : 6% Deux détails latéraux droit ou gauche, ou les deux (« crocodiles » ou « jambes »)

180

D1 : 4.5% Saillie supérieure située a une extrémité latérale

181

D4 : 3% Détails latéraux entiers droit ou gauche

182

PLANCHE VI

183

D (G-D3) : 19.3%

184

D3 : 15.2% Détail supérieur de la tache (« oiseau ») D6+D5 : 8.4%

185

D1 : 7 % Détail principal inférieur de la tache

186

D5 : 4.2% Axe médian entier avec ou sans les détails supérieurs latéraux (D6)

187

D6 : 4.2% Détails supérieurs latéraux seuls (« plumes », « flammes »)

188

D2 : 1.5% Partie supérieure de l’axe médian noir

189

PLANCHE VII

190

D4 : 19.9% Troisième tiers ou détail inférieur entier

191

D2 : 5% Premier tiers (Dl) et deuxième tiers (D3) droit, gauche, ou les deux

192

D3 : 3.6% Deuxième tiers, ou détail médian droit, gauche, ou les deux

193

D6 : 3.6% Axe central du tiers inférieur

194

D5 : 2.3% Saillie supérieure de D1

195

D1 : 1.7% Premier tiers, ou détail supérieur droit, gauche, ou les deux

196

D11 : 0.6% Détail gris au dessous de D6

197

PLANCHE VIII

198

D2 : 12.7% Détail rose et orange

199

D4 :10.1% Détail gris supérieur

200

D1 : 9.2% Détail rose latéral droit, gauche, ou les deux

201

D5 : 8.9% Détail bleu

202

PLANCHE IX

203

D6 : 16.4% Détail rose inférieur entier

204

D1 : 5.3% Détail vert droit ou gauche

205

D5 : 5.3% Axe central

206

D3 : 3.5% Détail orange droit, gauche, ou les deux

207

D4 : 2.3% Moitié ou quart latéral du détail rose

208

PLANCHE X

209

D1 : 8.9% Détail bleu latéral, droit, gauche, ou les deux.

210

D8 : 7.6% Détails latéraux du gris supérieur

211

D11 : 6.3% Détail gris supérieur entier

212

D4 : 5.2% Détails latéraux du vert médian

213

D10 : 5.1% Détail vert médian entier

214

D6 : 4.8% Détail bleu médian

215

D7 :3.9% Détail gris brun externe, droit ou gauche, ou les deux

216

D2 : 2.2% Détail jaune intérieure, droit ou gauche, ou les deux

217

D9 : 1.7% Détails roses, droit ou gauche, ou les deux


ANNEXE 3

Comparaison entre les normes du Rorschach de la population adolescente turque et française
Indice Moyenne française Moyenne turque
R 25.8 19.0
G% 43.3 28.1
D% 43.6 66.0
Dd% 10.2 3.4
Dbl% 9.2 2.0
F% 61.3 62.0
F+% 65.2 76.5
F+% élargi 66.0 77.2
H% 16.0 13.7
A% 44.5 41
RC% 34.6 37.0

RÉFÉRENCES

  • Ames L.B., Métraux R.W, Walker R.N. (1959). Adolescent Rorschach responses, Hoeber, New York.
  • Anastasiadis Y. (1937). Comparaison des normes d’associations verbales de Rorschach, Bernreuter et Kent-Rosanoff sur 100 sujets, thèse du doctorat à l’Université d’Istanbul.
  • Azoulay C., Emmanuelli M., Rausch de Traubenberg N. et coll.(2007). Les données normatives françaises du Rorschach à l’adolescence, Psychologie Clinique et Projective, vol 13, 371 -394.
  • Beck S.J. (1961, Trad. Franç. 1967). Le test de Rorschach, 2 vol., traduit par D. Anzieu, Paris, PUF.
  • Beizmann C. (1966). Livret de cotation des formes dans le Rorschach, Paris, Editions du Centre de Psychologie Appliquée.
  • Böhm E. (1961). Psychodiagostisches Vademecum, Berne, H. Huber.
  • Chabert C. (1983). Le Rorschach en clinique adulte, Interprétation psychanalytique, Paris, Dunod.
  • Chabert C. (1987). La Psychopathologie à l’épreuve du Rorschach, Paris, Dunod.
  • Chabert C. (1998). Psychanalyse et méthodes projectives, Paris, Dunod, Les topos.
  • Exner J. E. (1974, 1978, 1982). The Rorschach, a Comprehensive System, New York, John Wiley and Sons, 3 volumes.
  • Hertz M. (1960). The Rorschach in adolescence, in Rabin A.I. Projective techniques with children, Grun and Straton, New York.
  • Klopfer B. et coll. (1954). Developments in the Rorschach Technique, 2 vol., New York, World Book Company.
  • Loosli Usteri M. (1958). Manuel pratique du test de Rorschach, Hermann, Paris, réed. 1965.
  • Löpfe A. (1925). Über Rorschachsche Formdeutversuche mit 10-13 jahrigen Knaben. Ztschr. F. ang. Psychol. 26, 202-253.
  • Piotowski Z., (1957). Perceptanalysis, New York, The MacMillan Company.
  • Rorschach H. (1921). Psychodiagnostic, Verlag Hans Huber, Bern.
  • Rausch de Traubenberg N. (1970). La Pratique du Rorschach, PUF, le Psychologue.
  • Rausch de Traubenberg N., Boizou M.F.(1977). Le Rorschach en clinique infantile, Paris, Dunod.
  • Rausch de Traubenberg N.(1983). Activité perceptive et activité fantasmatique au test de Rorschach, Psychologie Française, Techniques Projectives II., Tome 28, no 2, 100-103.
  • Tunaboylu-Ikiz, T. (2001). Approche Psychanalytique du Test du Rorschach I : Cotation et Pratique de l’épreuve (Rorschach Testinin Psikanalitik Yorumu I : Kodlama ve Uygulama), Editions Baglam, ? stanbul.
  • Tunaboylu-Ikiz, T. (2002). Approche Psychanalytique du Test du Rorschach II : Psychopathologie Adulte (Rorschach Testinin Psikanalitik Yorumu II : Eriskin Psikopatolojisinin Degerlendirimesi), Editions Baglam, Istanbul.

Notes

[1.]

Professeure associée en psychologie clinique, université d’Istanbul.

[2.]

Psychologue clinicienne, doctorante à l’université d’Istanbul et à l’université Paris Descartes.

[3.]

Maître de conférences en psychologie clinique à l’université d’Istanbul.

[4.]

Psychologue clinicienne, université Okan.

[5.]

Psychologue clinicienne, université d’Istanbul.

[6.]

Docteur, faculté médicale, département de biostatistique, université d’Istanbul.

[7.]

Professeur associé, faculté médicale, département de biostatistique, université d’Istanbul.

[8.]

One way variance analysis (comparaisons entre trois groupes).

Résumé

Français

Étude normative du Rorschach de la population adolescente turque. L’objectif de cette recherche est de déterminer les données normatives au Rorschach d’une population adolescente turque de 432 sujets, âgés de 13 à 19 ans, répartis par tranche d’âge, sexe et catégorie socio-économique. L’article présente la méthodologie de recherche et les résultats. Ces derniers sont comparés aux résultats de l’étude récente sur les normes adolescentes françaises ; comparaison montrant l’absence de différences importantes. L’article présente enfin la liste des Ban et des D issus de la population adolescente turque.

Mots-clés :

  • Rorschach
  • Normes turques
  • Adolescents.

English

Normative Rorschach data of the Turkish adolescent population. The aim of this research — which includes 432 subjects between 13 and 19 years of age, divided into different groups based on age, gender and socio-economic status — is to determine the normative Rorschach data of the Turkish adolescent population. The article presents the methodology used and the results obtained in this research. The data which were collected are compared to the French adolescent norms in their most recent revision. This comparison shows that there are no important differences between the two adolescent populations. The article also includes the lists of « Banal » and « Detail » Responses for the adolescent population from Turkey.

Key words :

  • Rorschach
  • Turkish norms
  • Adolescents.

Español

Datos normativos turcas del Rorschach en la adolescencia. El objetivo de esta investigación es determinar los datos normativos en la prueba de Rorschach, de una población adolescente turca de 432 sujetos, entre 13-19 anos, repartidos según las categorías socio-culturales y las de edad y sexo. El articulo presenta la metodologia de investigación y los resultados. El conjunto de los resultados es también discutido en relación con los resultados de un estudio reciente sobre las normas adolescentes francesas, que permite concluir una ausencia de diferencias importantes entre ambas poblaciones. Finalmente el articulo presenta la lista de los Ban y los D, provenientes de nuestra población.

Palabras claves :

  • Rorschach
  • Normas turcas
  • Adolescentes.

Plan de l'article

  1. BASES HISTORIQUES
  2. OBJECTIFS DE LA RECHERCHE
  3. MÉTHODOLOGIE
  4. La population
  5. Mode de recueil et cotation des protocoles
  6. Grille de traitement des données
    1. La détermination et la liste des réponses D
    2. Les déterminants formels
    3. Traitement Statistique
  7. RÉSULLTATS COMPARATIFS ET INTERPRÉTATION Le nombre de réponses (Tableau 1)
      1. Commentaire
  8. Les Refus de planche
      1. Commentaire
  9. Le mode global (G%)
      1. Commentaire
  10. Le grand Détail (D%)
      1. Commentaire
  11. Le Dd %
  12. Le Dbl%
      1. Commentaire
  13. Qualité des réponses formelles : F+% et F+ élargi
      1. Commentaire
  14. Les Couleurs
  15. Les Kinesthésies
    1. Les contenus
      1. Commentaire
    2. Les Banalités
      1. Commentaire
    3. Le RC% : Les réponses aux planches Pastel
  16. CONCLUSION

Pour citer cet article

Tunaboylu-Ikiz Tevfika, Zabci Neslihan, Pirim Dusgor Bengi, Erdem Atak Irem, Yavuz Elif, Purisa Sevim, Cagatay Penbe, « Étude normative du Rorschach de la population adolescente turque », Psychologie clinique et projective, 1/2010 (n° 16), p. 209-231.

URL : http://www.cairn.info/revue-psychologie-clinique-et-projective-2010-1-page-209.htm
DOI : 10.3917/pcp.016.0209


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