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Introduction

1La consultation prénatale (CPN) est définie comme étant une activité préventive dirigée vers la population cible des femmes enceintes [12]. En effet, la grossesse est un événement naturel qui ne se déroule pas toujours normalement. Son suivi est alors nécessaire afin d’identifier d’éventuels risques et d’améliorer le pronostic de la grossesse. Les prestations délivrées par les professionnels des soins à l’occasion des CPN ont une incidence positive sur l’évolution de la grossesse (santé de la mère et de l’enfant à venir). La CPN favorise en outre la participation active de la femme enceinte dans le suivi de sa grossesse, ce qui va contribuer à l’amélioration de sa santé.

2Les visites prénatales sont également une occasion pour les prestataires de permettre à la femme enceinte d’effectuer un bilan de santé, de lui fournir des soins préventifs et éventuellement un traitement et de lui apprendre des mesures à observer à domicile pour mieux suivre sa grossesse et améliorer les chances de survie de son nouveau-né.

3Les soins prénatals constituent un deuxième exemple de soins préventifs après la vaccination sur laquelle les autorités ivoiriennes ont gardé un réel espoir pour réduire la mortalité maternelle et infantile en conformité avec les principes de l’initiative de Bamako.

4Bien qu’il semble évident que les soins en services prénatals constituent le moyen privilégié de dépistage de grossesses à risque et éventuellement d’éviter les issues défavorables de la grossesse, leur déroulement dans de mauvaises conditions, particulièrement dans les pays en développement, fait douter de leur efficacité [7]. Compte tenu du risque élevé de morbidité et de mortalité liées à la grossesse dans notre contexte, nous avons réalisé ce travail avec comme objectif de décrire les structures sanitaires enquêtées et d’analyser les procédures appliquées dans les Consultations prénatales dans le district sanitaire de Grand Bassam.

Méthodologie

Cadre de l’étude

5Notre étude a été réalisée dans le District Sanitaire de Grand-Bassam, situé à 15 kilomètres à l’est de la ville d’Abidjan, capitale économique de la Côte d’Ivoire. L’offre des soins était assurée dans ce district par 13 établissements sanitaires à savoir : deux hôpitaux généraux à Grand-Bassam et à Bonoua ; deux Services de Protection Maternelle et Infantile (PMI) dont l’un à Grand Bassam et l’autre à Bonoua ; un dispensaire urbain à Bassam ; huit Centres de Santé Ruraux et Dispensaires Ruraux ; les PMI, les Centres de santé et dispensaires ruraux tenus généralement par des sages-femmes et infirmiers diplômés d’État, constituent des établissements sanitaires de premier contact tandis que les Hôpitaux Généraux de Grand Bassam et de Bonoua sont des hôpitaux de référence.

Type d’étude

6Nous avons réalisé une étude transversale à visée descriptive du 26 août au 30 septembre 2002. Nous avons procédé par une étude des structures et le mode de fonctionnement de l’établissement et des procédures (obser-vation de la pratique professionnelle).

Échantillonnage

7Ont été inclus dans ce travail les établissements sanitaires du district de Grand Bassam dont l’activité essentielle était les consultations prénatales et qui disposaient d’au moins deux agents qui exerçaient cette activité exclusivement. N’ont pas été inclus les établissements sanitaires ne répondant pas à ces deux critères.

Recueil des données

8Une équipe de deux médecins a été constituée. Cette équipe a visité chacun des établissements retenus pour le recueil des données par la technique d’observation. L’observation des pratiques professionnelles a été effectuée par un médecin enquêteur qui a assisté au déroulement des différentes prestations. Le nombre d’observations était défini selon le principe suivant : observer toutes prestations sur une période de cinq jours par centre retenu afin d’avoir une image la plus représentative de la réalité, ce qui a permis d’observer au total 210 consultations prénatales dans les trois centres.

9Deux types de fiches ont été utilisés. La première fiche intitulée « Structures » comprenait les items suivants : description des locaux, inven-taire des équipements, ressources humaines, organisation générale, hygiène, volume d’activités, productivité du personnel et tarification des prestations. La seconde fiche, « Procédures » considérait plusieurs dimensions de l’activité :

  • « Respect physique et psychique » : salutations conformes aux convenances sociales en début de la consultation, aide la gestante à descendre de la table ;
  • « Respect de l’intimité » : examen à l’abri des regards, absence de tierce personne dans la salle d’examen à l’exception du personnel médical ou paramédical ;
  • « Hygiène pendant la CPN » : lavage des mains avant l’examen, port de gants ;
  • « Continuité des soins en CPN » : le praticien informe la femme sur son prochain rendez-vous et lui communique la date ; le praticien informe la femme sur les signes d’alerte et sur la conduite à tenir en cas d’apparition de ces signes ; le praticien lui indique où aller accoucher ; le praticien lui explique la prescription ; le praticien demande le carnet de la grossesse précédente pour les multi-gestes ;
  • « Autonomisation de la patiente en CPN » : annoncer à la femme la date probable de l’accouchement, dire à la femme enceinte comment évolue sa grossesse, expliquer les signes d’alerte et la conduite à tenir en cas de leur survenue ;
  • « Conseils donnés à la patiente » : le praticien donne des conseils sur l’alimentation de la femme enceinte ; le praticien donne des conseils sur le repos pendant la grossesse.
L’évaluation des différents niveaux de performance était la suivante : procédure exécutée ou non, existence de ressources matérielles fonctionnelles ou non, existence de ressources humaines qualifiées ou non.

Analyse des données

10Les données ont été saisies sur le logiciel Epi info 6 (version 6.4) ; une analyse essentiellement descriptive avec calcul de fréquence a été effectuée.

Résultats

Description des locaux

11Dans tous les services prénatals, il existait une salle de consultation prénatale, une salle ou un hall d’attente. Seule la maternité de l’Hôpital général de Grand Bassam disposait d’une salle d’examen clinique et gynécologique. Les deux autres services utilisaient un box d’examen clinique et gynécologique installé dans la salle de consultation.

12À la maternité de l’Hôpital général de Grand Bassam et à la PMI de Grand Bassam, la salle de consultation était munie d’une paillasse avec un lavabo et un robinet, tandis que le lavabo et le robinet d’eau étaient situés à l’extérieur de la salle de consultation à la PMI de Bonoua.

Équipement et matériels médicaux

13La Maternité de l’Hôpital général de Grand Bassam et la PMI de Bonoua possédaient une ambulance.

14Tous les services possédaient une table et une chaise de consultation, des armoires de rangement, des chaises pour les femmes enceintes et des bancs pour les salles ou halls d’attente.

15Tous les services disposaient d’une table d’examen gynécologique, d’un tensiomètre couplé d’un stéthoscope biauriculaire, d’un stéthoscope obstétrical, d’un mètre ruban, d’un pèse personne, d’une toise, de spéculums gynécologiques à usage unique vendus dans la pharmacie de chaque structure. Il n’y avait pas de dispositif d’éclairage pour spéculum dans les salles ou box d’examen clinique et gynécologique.

16À la Maternité de l’Hôpital général de Grand Bassam et à la PMI de Bonoua, se trouvait un Stérilisateur Poupinel fonctionnel.

17Les trois services possédaient un congélateur. Deux services avaient en plus un réfrigérateur.

Ressources humaines

18Tous les services CPN étaient tenus par les sages-femmes, dont le nombre variaient entre deux et trois. La productivité de ces sages-femmes est résumée dans le Tableau I.

19À la maternité de l’Hôpital général de Grand Bassam, il y avait en plus un gynécologue qui effectuait les Consultations Prénatales. Chaque service utilisait deux filles de salle.

20Les programmes de consultation variaient en fonction des activités des services. À la PMI de Grand Bassam et à la PMI de Bonoua, les consultations prénatales se déroulaient tous les jours ouvrables de la semaine.

21À l’Hôpital général de Grand Bassam, la salle de consultation était également utilisée pour d’autres activités telles que les séances de vaccination et de planification familiale, les CPN se faisaient trois jours ouvrables par semaine.

Tableau I

Productivité du personnel

Tableau I
Centre de CPN PMI Grand Bassam Maternité HG Grand Bassam PMI Bonoua Nombre de jours de travail par semaine 3 5 5 Nombre de jour de travail par année 156 260 260 Nombre d’actes par année 2 210 4 068 6 200 Nombre de sages-femmes 3 2 3 Actes par jour par personne 5 8 8

Productivité du personnel

22Le coût de la CPN variait de 550 à 750 FCFA et comprenait les frais de consultation, (200 à 500 FCFA), le carnet de santé (250 à 350 FCFA), les gants (50 FCFA) et les injections (50 FCFA).

23Avant le début des prestations dans les trois services visités, la propreté du sol était assurée par les filles de salle chaque matin. Des désinfectants étaient utilisés pour le nettoyage. Les paillasses et les tables d’examen n’étaient pas souvent nettoyées.

24Au cours des prestations, les seringues à usage unique après injections intraveineuses ou intramusculaires, étaient jetées dans un liquide de décontamination à base d’eau de Javel. Dans aucun service, le tissu posé sur?la table d’examen était remplacé entre 2 malades ; le lavage des mains avant l’examen des parturientes était pratiqué dans 23,30 % des cas (49 consultations prénatales). Le port des gants était observé dans 100 % des cas (210 consultations prénatales).

25Dans deux services, les gants d’examen gynécologique étaient directement jetés dans la poubelle après utilisation.

26Après les prestations, dans tous les services, les poubelles étaient vidées dans une fosse prévue à cet effet. Aucun centre ne possédait un incinérateur.

Observation des procédures

27Le tableau II présente les résultats d’observation des procédures.

Tableau II

Observation des procédures au cours des consultations prénatales

Tableau II
Procédures Centres PMI Grand Bassam (n = 49) Maternité HG Grand Bassam (n = 58) PMI Bonoua (n = 103) Total Salutations conformes entre prestataire et gestante 49 (100 %) 58 (100 %) 103 (100 %) 210 (100 %) Prestataire aide la gestante à descendre de la table d’examen 6 (12,2) 13 (22,4 %) 0 (0 %) 19 (9,05 %) Explication du déroulement de la consultation 0 (0 %) 0 (0 %) 0 (0 %) 0 (0 %) Présence d’une tierce personne pendant la consultation 13 (26,5 %) 0 (0 %) 0 (0 %) 13 (6,19 %) Demande d’examen de laboratoire et d’échographie 27 (55,1 %) 18 (31 %) 67 (65 %) 112 (53,3 %) Prescription d’une ordonnance 49 (100 %) 55 (94,8 %) 102 (99 %) 206 (98 %) Conclusion de la CPN 49 (100 %) 58 (100 %) 103 (100 %) 210 (100 %) Femme informée sur prochain RDV 49 (100 %) 58 (100 %) 103 (100 %) 210 (100 %) Femme informée sur les signes d’alerte 49 (100 %) 58 (100 %) 103 (100 %) 210 (100 %) Information sur la date probable de l’accouchement 22 (44,9 %) 35 (60,3 %) 13 (12,6 %) 70 (33,3 %) Lieu de l’accouchement 19 (38,8 %) 24 (41,4 %) 42 (40,8 %) 85 (40,5 %) Explication de l’ordonnance 47 (95,9 %) 51 (87,9 %) 98 (95,1 %) 1096 (93,33 %) Demande du carnet de la grossesse précédente 30 (61,2 %) 37 (63,8 %) 92 (89,3 %) 159 (75,7 %) Dire à la femme comment évolue sa grossesse 42 (85,7 %) 53 (91,4 %) 71 (68,9 %) 166 (79 %) Expliquer signes d’alerte et CAT en cas de survenue 49 (100 %) 58 (100 %) 103 (100 %) 210 (100 %) Praticien donne conseils sur alimentation 42 (87,7 %) 46 (79,3 %) 65 (63,1 %) 153 (72,8 %) Praticien donne conseils sur le repos 15 (30,7 %) 27 (46,5 %) 46 (44,7 %) 88 (41,9 %) Port des gants avant CPN 49 (100 %) 58 (100 %) 103 (100 %) 210 (100 %) Lavage des mains avant examen 0 (100 %) 49 (84,5 %) 0 (0 %) 49 (23,3 %)

Observation des procédures au cours des consultations prénatales

Discussion

28Les résultats obtenus nous permettent d’analyser la qualité des consultations prénatales dans le district sanitaire de Grand Bassam. Cependant, les limites méthodologiques existent : en effet, nous n’avons pas pris en compte dans ce travail un volet essentiel de la qualité des prestations à savoir la satisfaction des patientes. Par ailleurs, nous n’avons pas pris en compte les consultations prénatales effectuées au niveau des autres établissements sanitaires du district notamment les centres de santé ruraux. Malgré ces limites, des résultats intéressants ont été trouvés. En effet, l’inexistence de points d’eau dans l’enceinte de la salle d’examen rend difficile voire impossible le lavage des mains lors de l’examen clinique et obstétrical de la gestante. Cette situation s’est présentée dans un seul centre où les prestataires n’avaient souvent pas eu le réflexe de se laver les mains avant d’effectuer l’examen clinique des femmes. Le lavage des mains est un élément important de l’hygiène qui est prise en compte dans l’amélioration de la qualité des CPN [6].

29Pour les CPN, les centres enquêtés disposaient essentiellement de sages-femmes diplômées d’état, ce qui constitue un facteur d’acceptabilité des CPN. En effet, le refus de la CPN faite par un prestataire homme a été retrouvé par Ndiaye [9] au Sénégal.

30L’organisation des CPN était faite de telle sorte que les prestataires puissent donner le meilleur d’elles-mêmes. La productivité des sages-femmes variait d’un service à un autre. Le nombre de CPN par jour et par personne est compris entre cinq et huit actes. Ané [2] avait retrouvé une charge moyenne de neuf actes par jour ouvrable par sage-femme affectée en CPN.

31Nous avons constaté dans les centres visités une insuffisance d’équipement. Cette remarque porte surtout sur le matériel de stérilisation qui n’était pas souvent fonctionnel. De ce fait, le matériel utilisé dans les salles de soins n’était pas toujours stérilisé. Le risque d’infections nosocomiales reste toujours majeur compte tenu de la pénurie de matériel médico-chirurgical, de la défaillance de la stérilisation et aussi de l’inexistence d’incinérateur. Ce fait a été constaté par Yéo [12] dans une étude réalisée en 2002 à Abidjan.

32Le manque d’ambulance dans un centre entraîne un grand problème d’évacuations sanitaires qui étaient souvent effectuées par des véhicules de transport en commun. Ce constat est corroboré par une étude réalisée par Akoi [1] qui a montré que le malade évacué en taxi ou en véhicule privé n’est pas souvent réceptionné dans les services de références.

33Dans tous les centres de CPN, la gestante paye la consultation. La politique du ministère de la santé publique à ce sujet est bien respectée. La tarification en vigueur dans les formations sanitaires représente un facteur décisif de la qualité des services dans la mesure où elle permet d’équiper le service en matériel de base, d’en assurer la maintenance et de pourvoir à la propreté et à l’hygiène des locaux.

34Les relations interpersonnelles entre les prestataires de soins et les patientes dans l’amélioration de la qualité des soins ont fait l’objet de plusieurs études [4, 5, 11, 12]. Les résultats de notre étude sont identiques à ceux de Duponchel [6] et Kouassi [8] qui avait noté que cet aspect des soins présentait d’énormes lacunes.

35Malgré le fait que la salutation entre prestataires et gestantes était conforme, les sages-femmes n’avaient donné aucune explication préalable sur le déroulement de l’examen clinique. Elles n’avaient également pas toujours aidé les gestantes à monter et à descendre de la table d’examen. Ces gestes d’antipathie des prestataires envers les gestantes ont également été retrouvés par Tano-Aké [11]. Les prestataires avaient tendance à accorder peu d’intérêt à l’accueil des patientes. En général, lorsqu’une patiente entre dans la salle de consultation, elle salue spontanément et est invitée par la sage-femme à s’installer souvent sans y mettre la manière. Un bon accueil rassure les patientes et les met en confiance pour la suite de la consultation. Par contre, Sangho [10] montrait que le respect physique et psychique était de bonne qualité durant l’accueil des gestantes reçues en consultation prénatale au centre de santé de la MIPROMA à Bamako.
Pour ce qui est de la confidentialité, nous avons constaté dans la grande majorité des cas que les CPN se déroulaient sans la présence d’une tierce personne. La confidentialité était donc respectée. Une étude similaire menée par Aké-Tano [11] a retrouvé des résultats contraires. Dans les centres enquêtés, elle a noté qu’il y avait souvent la présence d’une tierce personne dans la salle pendant l’interrogatoire. Dans un tel cas, il ne pouvait pas y avoir un tête-à-tête entre le prestataire et la patiente.
Dans notre étude, les prestataires avaient le souci de donner les informations à toutes les gestantes sur la date du prochain rendez-vous, sur les signes d’alerte et la conduite à tenir en cas de survenue de ces signes. Par contre, elles n’avaient pas accordé une grande importance aux informations portant sur la date probable de l’accouchement et le lieu de l’accouchement. Ce qui explique souvent que plusieurs femmes étaient surprises par l’accouchement. Ce constat a été fait par d’autres auteurs : Barennes [3] a trouvé qu’après la CPN, 89 % des femmes ne connaissaient pas la date prévue de leur accouchement. Kouassi [8] a noté que 97 % des gestantes en fin de grossesse n’avaient reçu aucune information sur le mode de l’accouchement et sur le lieu de l’accouchement. Sangho [10] a noté que seul 3,5 % des praticiens ont expliqué les signes d’alerte et la conduite à tenir à leurs patientes.

Conclusion

36Cette étude nous permet de noter que les consultations prénatales dans le district sanitaire de Grand Bassam souffraient d’insuffisances au niveau des locaux et des équipements. De plus, toutes les procédures d’une consultation prénatale de qualité n’étaient pas observées par le personnel ; une étude de satisfaction des parturientes est indispensable pour compléter notre travail. Des actions correctives telle que l‘équipement correcte des structures, la supervision régulière des centres et la formation de l’ensemble du personnel impliqués permettrait d’améliorer la qualité des CPN.

Notes

  • [1]
    UFR des Sciences Médicales, Université de Cocody (Abidjan), BPV 14, Abidjan, Côte d’Ivoire.
  • [2]
    Institut National d’Hygiène Publique, BP V 14, Abidjan, Côte d’Ivoire.
Français

Résumé

La mortalité maternelle constitue un problème majeur de santé publique en Côte d’Ivoire. Une prise en charge des femmes enceintes à travers des consultations prénatales de qualité pourrait contribuer à résoudre ce problème. Mais qu’en est-il de la qualité de ces consultations prénatales dans le district sanitaire de Grand-Bassam ? Pour répondre à cette question, nous avons réalisé une étude transversale à visée descriptive du 26 août au 30 septembre 2002 dans les trois établissements sanitaires en charge des consultations prénatales dans ledit District. Nous avons noté que l’intimité et la confidentialité lors de?l’examen étaient respectées ; par contre, les structures étaient inadaptées et insuffi-samment équipées, la communication interpersonnelle insuffisante et les prestataires peu accueillantes. Des recommandations ont été faites pour remédier à ces insuffisances.

Mots-clés

  • qualité
  • consultations prénatales
  • Grand-Bassam
  • Côte d’Ivoire

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Issaka Tiembré [1], [2]
  • [1]
    UFR des Sciences Médicales, Université de Cocody (Abidjan), BPV 14, Abidjan, Côte d’Ivoire.
  • [2]
    Institut National d’Hygiène Publique, BP V 14, Abidjan, Côte d’Ivoire.
Joseph Vroh Benie Bi [1]
  • [1]
    UFR des Sciences Médicales, Université de Cocody (Abidjan), BPV 14, Abidjan, Côte d’Ivoire.
Odile Aké-Tano [1]
  • [1]
    UFR des Sciences Médicales, Université de Cocody (Abidjan), BPV 14, Abidjan, Côte d’Ivoire.
Simplice Dagnan [1], [2]
  • [1]
    UFR des Sciences Médicales, Université de Cocody (Abidjan), BPV 14, Abidjan, Côte d’Ivoire.
  • [2]
    Institut National d’Hygiène Publique, BP V 14, Abidjan, Côte d’Ivoire.
Daniel Ekra [1], [2]
  • [1]
    UFR des Sciences Médicales, Université de Cocody (Abidjan), BPV 14, Abidjan, Côte d’Ivoire.
  • [2]
    Institut National d’Hygiène Publique, BP V 14, Abidjan, Côte d’Ivoire.
Brigitte Dogou-Wawayou [1]
  • [1]
    UFR des Sciences Médicales, Université de Cocody (Abidjan), BPV 14, Abidjan, Côte d’Ivoire.
Janine Tagliante-Saracino [1]
  • [1]
    UFR des Sciences Médicales, Université de Cocody (Abidjan), BPV 14, Abidjan, Côte d’Ivoire.
Paul Odehouri-Koudou [2]
Correspondance : I. Tiembré
Réception : 16/10/2008 – Acceptation : 05/11/2009
Maître Assistant, Département de Santé Publique, UFR des Sciences Médicales, Université de Cocody
(Abidjan) - B P V 14 Abidjan - Côte d’Ivoire
  • [2]
    Institut National d’Hygiène Publique, BP V 14, Abidjan, Côte d’Ivoire.
Cette publication est la plus récente de l'auteur sur Cairn.info.
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Mis en ligne sur Cairn.info le 01/05/2010
https://doi.org/10.3917/spub.102.0221
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