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Sciences du Design

2015/1 (n° 1)


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Depuis sa fondation dans les années 1960, le champ de la recherche en design s’est développé lentement mais sûrement, en particulier dans les pays anglo-saxons. Toutefois, depuis le début des années 2000, son essor s’est considérablement accéléré, notamment grâce à l’apparition de nouvelles revues scientifiques (par ex., Journal of Design Research en 2001, Codesign en 2005, Artifact en 2006, International Journal of Design en 2007, Design and Culture en 2009). Ces nouvelles revues s’ajoutent à celles, historiques, qui existent déjà depuis plusieurs décennies mais, curieusement, on y reviendra, l’ensemble des revues internationales de recherche scientifique en design sont mal connues dans la Francophonie (surtout en France, à vrai dire), et ce, malgré leur ancienneté ou leur prestige.

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Dans cette revue des revues, nous proposons de faire le point, sans nécessairement prétendre à l’exhaustivité, sur les revues de recherche scientifique en design. Précisons que, par « revue de recherche scientifique », nous entendons une publication fondée sur le principe de l’évaluation par les pairs (peer review). Pour ce faire, nous nous appuierons sur deux études majeures, publiées entre 2008 et 2012 : la première a été menée par Ken Friedman (2008), alors à l’Université de Swinburne (Australie) ; la seconde par Gerda Gemser (2012), à l’Université de Technologie de Delft (Pays-Bas). Ces deux études sont remarquables par leur ampleur, leur méthodologie et le fait qu’elles sont sans précédent. Elles démontrent l’importance et la nécessité des revues scientifiques pour faire exister un champ de recherche. Comme le souligne Gerda Gemser, « une discipline scientifique porte sur les théories et les méthodes qui s’accumulent grâce à la recherche et la réflexion universitaires » (Gemser et al., 2012, p. 4) ; or, ces théories et ces méthodes sont consignées et débattues dans des revues scientifiques.

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Aussi, le premier problème de la recherche francophone en design est de savoir où se publie la recherche et où se partagent les connaissances qu’elle produit. En France, par exemple, la situation des publications de recherche en design est relativement fragmentée en raison de la dispersion disciplinaire (arts appliqués, ingénierie, sciences de l’information et de la communication, esthétique et sciences de l’art, etc.), ce qui constitue un obstacle non-négligeable au travail de recension nécessaire à la constitution d’un champ de recherche structuré. À l’échelle mondiale, en revanche, grâce à ces deux études (et même si les frontières épistémologiques anciennes n’ont pas disparu), il est désormais possible de saisir les contours du champ avec une relative précision.

1 - L’étude quantitative de 2008 : 173 titres, 44 revues influentes

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L’étude conduite par Ken Friedman repose sur un sondage en ligne envoyé à plusieurs listes de chercheurs en design [1][1] Les chiffres indiqués ci-après sont tirés de l’article..., dont la liste des membres de la Design Research Society (500 personnes), le bulletin électronique du Design Studies Forum de la North American College Art Association (400), le forum de discussion Anthropology in Design research (1500), la liste de diffusion PhD-Design (1400), une large sélection de rédacteurs en chef et membres de comité de rédaction de revues de recherche (200) et un certain nombre de chercheurs australiens (17). Sur 297 répondants comprenant des professeurs, des doyens, des maîtres de conférence, des chercheurs, des chargés de cours, etc., 240 réponses utilisables ont été isolées. Ces 240 réponses ont fait émerger 173 titres de revues.

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Fondée sur des critères adaptés de ceux proposés par l’autorité australienne d’évaluation de la recherche, une liste de 44 revues influentes a été mise en avant par Friedman et ses collaborateurs, toutes ayant en commun d’être citées au moins 6 fois (Tableau 1). Parmi elles, moins de 10 revues sont citées 25 fois ou plus, et seulement 2 revues sont citées plus de 100 fois : il s’agit de Design Studies publiée chez Elsevier (citée 152 fois) et Design Issues publiée chez MIT Press (citée 146 fois).

Tableau 1 - Liste des 44 revues de recherche en design jugées les plus influentes selon l’étude de 2008 dirigée par Ken FriedmanTableau 1

Dans ce tableau, les lettres A*, A, B reprennent la classification australienne adaptée par Ken Friedman et ses collaborateurs à la spécificité du champ du design.

Le chiffre indiqué après chaque titre représente le nombre de fois où la revue est citée par les chercheurs interrogés. Pour plus de détails, voir Friedman et al., 2008.

2 - L’étude qualitative de 2012 : 14 revues en tête

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L’étude de 2012 repose quant à elle sur une enquête plus large et plus approfondie, et traite les revues selon leur qualité perçue. Menée par Gerda Gemser et ses collaborateurs de l’Université de Technologie de Delft (Pays-Bas) mais co-signée par Ken Friedman, elle reproche à l’étude de 2008 de se fonder principalement sur le critère de la popularité des revues, sans établir de classement sur le critère de la qualité. Or, la qualité globale d’une revue scientifique en design dépend de facteurs complexes liés à la spécificité du champ. Celui-ci étant par nature profondément interdisciplinaire, ce qui fait à la fois sa faiblesse et sa force, les chercheurs en design peuvent être conduits à publier soit dans des revues relevant du champ, soit dans des revues relevant d’autres champs, étant donné qu’ils ont tendance, comme tous les chercheurs, à privilégier les revues à fort facteur d’impact (impact factor).

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Or, comme de nombreuses revues de design sont assez basses dans le classement des analyses de facteur d’impact (par exemple dans le Science Citation Index de Thomson-Reuters), les chercheurs en design sont facilement tentés de publier à l’extérieur du champ. Néanmoins, cela n’est pas pleinement satisfaisant pour eux car le fait qu’ils publient dans une revue hors du champ conduit à donner à leurs travaux une faible visibilité auprès de la communauté. En outre, le facteur d’impact des revues de recherche en design ne peut s’améliorer que si les chercheurs proposent à ces revues leurs meilleurs travaux.

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Un autre reproche fait à l’étude de 2008 est qu’elle prend en compte aussi bien des revues scientifiques que des revues professionnelles. À l’inverse, l’étude de 2012 se focalise uniquement sur les revues académiques, éliminant les revues centrées sur la pratique professionnelle (même quand elles ont un comité de lecture) ou les revues relevant de l’architecture, de l’économie, du management ou de la psychologie. L’approche est centrée sur les revues qui relèvent spécifiquement du Design comme discipline académique, ce qui, malgré tout, soulignent les auteurs, inclut une part irréductible de subjectivité. Pour déterminer la qualité perçue, l’étude prend aussi acte de plusieurs limites, comme le fait que les répondants impliqués dans le comité éditorial d’une revue vont avoir tendance à privilégier la revue à laquelle ils appartiennent ; ou le fait qu’ils vont avoir tendance à privilégier également les revues correspondant à leur formation initiale ou à leur discipline d’origine ; ou encore le fait qu’ils vont avoir tendance à privilégier des revues dont les membres du comité éditorial sont issus de la même zone géographique que la leur.

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Au niveau opératoire, comme pour l’étude de 2008, l’étude de 2012 a été conduite à l’aide d’un formulaire en ligne qui a été envoyé par e-mail. Mais, cette fois-ci, il a été envoyé uniquement à des rédacteurs en chef ou des membres de comités de rédaction de revues scientifiques publiant régulièrement des travaux de recherche en design. Le formulaire proposait une liste de revues issues en partie de la liste de 2008, tout en permettant aux répondants de proposer spontanément des revues non-mentionnées. Les répondants devaient sélectionner cinq revues qu’ils percevaient comme étant de haut niveau (sans que la notion de haut niveau soit définie) et devaient les noter sur une échelle graduée de 1 à 5, sans omettre de préciser s’ils avaient déjà publié dans ces revues ou s’il étaient membres de leur comité de rédaction.

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Sur 1129 chercheurs contactés, 316 réponses exploitables ont été reçues (soit un taux de 30,4 %, habituel pour ce genre d’enquête) ; 47 % d’entre elles venaient d’Europe, 34 % d’Amérique du Nord et 18 % d’Australie et d’Asie. Les résultats ont été établis sous la forme de quatre listes :

  1. un classement général à l’échelle mondiale ;

  2. un classement selon l’aire géographique d’appartenance ;

  3. un classement selon l’affiliation à la revue ;

  4. un classement selon la formation initiale.

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Ne pouvant restituer ici la totalité et la finesse des résultats de cette étude, nous nous contenterons de commenter uniquement le premier classement proposé, largement suffisant pour les besoins de notre propos. Il s’agit du classement des revues jugées les meilleures à l’échelle mondiale. Prenant en compte seulement les revues qui ont été évaluées par au moins 15 % des répondants, ce classement donne la liste des 14 revues qui ont été placées dans le « Top 5 » au regard de la qualité perçue, indépendamment de leur facteur d’impact (Tableau 2).

Tableau 2 - Classement des 14 revues de recherche en design jugées les meilleures du point de vue de la qualité perçue selon l’étude de 2012 dirigée par Gerda GemserTableau 2

Les titres suivis d’un astérisque (*) sont des revues de recherche en design généralistes.

Les autres sont spécialisées dans une sous-discipline du design qui peut être l’ergonomie (a), l’ingénierie (b), l’informatique (c) ou les arts (d). La liste ci-dessus est une version simplifiée ; pour plus de détails, voir Gemser et al., 2012.

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Une constante apparaît : les deux premières revues qui arrivent en tête sont à nouveau Design Studies et Design Issues, classées (dans le même ordre) devant toutes les autres dans les deux critères retenus (Index et Popularité), et ce, indépendamment de la région géographique, de l’affiliation à la revue ou de la formation initiale.

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De manière irréfutable, Design Studies et Design Issues sont donc les deux revues les plus importantes et les plus influentes pour la recherche en design. On ne peut donc que s’étonner qu’elles soient absentes de la liste des revues SHS établie par l’AERES [2][2] Agence d’Évaluation de la Recherche et de l’Enseignement... pour le champ disciplinaire « Arts » (non seulement dans la version de juin 2010 [3][3] Listes de revues SHS de l’AERES, liste « Arts » (juin... mais également dans la version de juillet 2014 [4][4] Listes de revues SHS de l’AERES, liste « Arts » (juillet...) ou pour le champ disciplinaire « Histoire de l’art » (version de mars 2009 [5][5] Listes de revues SHS de l’AERES, liste « Histoire,...). Plus étonnant encore : en-dehors du Journal of Design History, aucune autre (sic) des revues mentionnées par les deux études ne sont présentes dans les listes de l’AERES. Et réciproquement, comme on pouvait s’y attendre, aucune revue française de recherche scientifique en design ne se trouve citée dans les études de 2008 et de 2012. Dans ce dernier cas, la raison est simple : avant Sciences du Design, il n’existait pas de revue de recherche scientifique en design de langue française répondant aux canons internationaux et publiée chez un grand éditeur capable d’en assurer la diffusion. Dans un article au titre évocateur publié en 2012 dans Design Issues, Stéphane Laurent le disait déjà très bien : en France, il y a « très peu de périodiques spécialisés en design, et aucun d’entre eux n’est centré sur la recherche » (Laurent, 2012, p. 74).

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Remarque — Sans savoir quelle pourrait être leur qualité perçue, puisqu’elles ont été créées après la publication des deux études précédemment citées, on peut mentionner aussi deux nouvelles revues en langue anglaise de recherche scientifique en design : Design science (designsciencejournal.org), fondée en 2014 ; et l’International Journal of Design Creativity and Innovation, dont le premier numéro est paru en 2013 (www.tandfonline.com/loi/tdci20).

3 - De quelques initiatives francophones remarquables

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La situation des revues en langue française de recherche scientifique en design n’est pas aussi simple qu’il y paraît. Plusieurs initiatives remarquables sont à mentionner, même si certaines, anciennes, ont cessé leur activité — ce qui explique, en partie, le vide francophone en la matière. Nous en recensons quelques unes ci-dessous, sans prétendre à l’exhaustivité.

3.1 - Esthétique industrielle (1951 – 1965)

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Fondée en 1951 par Jacques Viénot, Esthétique industrielle n’est pas une revue de recherche, mais elle possède une dimension savante. À l’image de l’Institut d’Esthétique Industrielle, dont elle est l’organe et qui réunit à la fois des agences de design (par ex. Technès), des industriels (par ex. Gaz de France) et des universitaires (par ex. Étienne Souriau, Georges Friedman), son but est surtout d’informer les industriels, d’interpeller les pouvoirs publics, de faire de la publicité pour les agences. On y trouve ainsi les comptes-rendus des réunions de l’Institut ou des démarches pour la création de l’ICSID, des informations sur les produits (les « bancs d’essai »), des comptes-rendus de lectures, des actualités internationales (produits, salons, personnalités du design…), mais aussi des théories et des réflexions critiques [6][6] Je tiens à remercier Jocelyne Le Bœuf, à qui je dois.... Autrement dit, elle constitue un espace de pensée sur le design. Dès le premier numéro, Viénot parle de l’esthétique industrielle comme d’un « art qui ne relève ni des beaux-arts, ni des arts décoratifs, ni de la technique pure » (n° 1, 1951 ; cité par Le Bœuf, 2006, p. 13, 91). Par là, il revendique déjà la spécificité épistémologique et culturelle du design. Il ne s’agit pas seulement de défendre une profession, mais les principes mêmes de l’esthétique industrielle en tant que « discipline de pensée » [7][7] La formule est de Peter Muller-Munk, qui affirme avoir..., doctrine philosophique ou théorie. La preuve en est donnée en 1952, dans le numéro 7, dans lequel est publiée la Charte de l’Esthétique industrielle, un manifeste théorique qui tient en treize lois. À noter que la revue cesse ses activités après 74 numéros, en 1965, pour prendre le nom de Design industrie.

3.2 - Culture technique (1980 – 1994)

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En 1978, à Neuilly-sur-Seine, un Centre de Recherche sur la Culture Technique (CRCT) est constitué, avec des directeurs d’études et de recherches de grandes entreprises françaises et étrangères et des universitaires. Deux ans plus tard, le CRCT lance sa revue, Culture technique, sous la direction de Jocelyn de Noblet, qui diffusera les recherches du centre pendant 14 ans et 30 numéros. Culture technique n’est pas une revue de recherche en design, mais elle a évidemment des liens intéressants avec le domaine (le numéro 5, en 1981, est explicitement consacré au design).

3.3 - Design Recherche / International Journal of Design and Innovation Research (1990 – auj.)

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Fondée en 1990 à l’initiative de Confère, un regroupement d’écoles (principalement d’ingénieurs), la revue Design Recherche se présentait à l’origine comme « La revue scientifique / Conception de produit / Design ». En 1998, elle est devenue l’International Journal of Design and Innovation Research (IJODIR), avec un positionnement assumé dans le champ du design-ingénierie (engineering design). Malgré un rythme de publications aléatoire, la revue existe toujours aujourd’hui et publie des articles théoriques ou de recherche appliquée. Son comité éditorial est largement constitué de représentants français d’écoles d’ingénieurs ou d’universités de technologie.

3.4 - Revue des sciences et techniques de la conception / International journal of design sciences & technology (1992 – auj.)

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De 1992 à 1994, paraît aux éditions Hermès la Revue sciences et techniques de la conception, qui devient en 1995 la Revue des sciences et techniques de la conception, publiée chez Europia jusqu’en 2000. À partir de 2001, faisant le choix de la langue anglaise, elle prend le nom de International journal of design sciences & technology (IJDST). Positionnée en SIC [8][8] Sciences de l’information et de la communication., la revue promeut le développement des technologies de l’information et de la communication (TIC) et leur application effective dans toutes les disciplines du design liées à l’environnement bâti, notamment l’architecture, la construction, le génie civil, l’urbanisme et le design industriel. Ses rédacteurs en chef actuels sont Reza Beheshti et Khaldoun Zreik.

3.5 - Autres initiatives

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Au fil des années, on peut relever plusieurs autres initiatives intéressantes visant à faire émerger des revues de recherche en design. Ces initiatives ne relèvent pas toutes de la recherche scientifique en design, mais elles témoignent d’une dynamique francophone. Ce sont principalement des « revues d’école », qui n’obéissent pas au principe académique de l’évaluation par les pairs, qui sont « faites maison » et qui ne sont pas publiées chez un éditeur proprement dit. Le relevé ci-dessous ne prétend pas être exhaustif.

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Informel — À la fin des années 1980, à l’initiative de Ron Levy et de Pierre de Coninck, un groupe de chercheurs québécois (parmi lesquels on trouve également Alain Findeli) lance la revue Informel, « une publication sur le design et la culture assemblée à l’École de design industriel de l’Université de Montréal ». Active au début des années 1990, la revue a cherché à élaborer une réflexion critique sur l’acte de conception en général et contribuer à l’essor du design industriel. Hélas, sa diffusion a été limitée et ses activités ont cessé (une dizaine de numéros sont parus). Les documents que nous avons pu consulter n’indiquent pas si elle était fondée sur l’évaluation par les pairs.

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Azimuts — Fondée en 1991 par les étudiants du post-diplôme de l’École des beaux-arts de Saint-Etienne, Azimuts est une revue semestrielle bilingue de design et de recherche publiée par l’École supérieure d’art et design Saint-Etienne et la Cité du design. Avec « l’objectif d’ouvrir le débat », elle se veut « un lieu de réflexion et d’échanges sur les enjeux actuels du design, un terrain d’expérimentations graphiques et un support de communication et de valorisation des projets ». À ce jour, plus de 40 numéros sont parus. Longtemps dirigée par Constance Rubini, la revue est aujourd’hui animée par Marc Monjou. Elle n’est pas fondée sur l’évaluation par les pairs.

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À noter : le double numéro 40-41 propose un panorama des « revues de recherche en design » différent de celui du présent article, incluant des revues de recherche non-scientifique.

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Mode de recherche — Créée en 2004 sous la direction éditoriale d’Olivier Assouly, Mode de recherche est à l’origine une publication semestrielle du centre de recherche de l’Institut Français de la Mode à Paris. Disponible au départ sous forme imprimée et en version électronique, elle est aujourd’hui accessible en ligne uniquement, sous la rubrique « Recherche & Édition » du site Web de l’IFM. Elle vise à « offrir un outil d’information et d’analyse scientifiques dans les domaines de la mode et des industries de la création ». À ce jour, plus de 20 numéros sont parus. Elle n’est pas fondée sur l’évaluation par les pairs.

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Collection — En 2010, paraît le premier numéro de la revue Collection, une initiative de la Parsons Paris School of Art & Design (puis de Paris College of Art) portée par Brigitte Borja de Mozota, rédactrice en chef. Revue de recherche internationale en Art & Design, à caractère professionnel, Collection est une revue thématique publiée à Paris, en anglais. Elle explore les liens entre le design et les autres disciplines (sociologie, psychologie, sémiotique, éducation, économie, etc.). Sa diffusion est limitée et moins de 10 numéros sont parus. Elle n’est pas fondée sur l’évaluation par les pairs.

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Échappées — Créée en 2012 par Chrystelle Desbordes et Corinne Melin, Échappées est une revue annuelle de recherche en art et design éditée par l’École supérieure d’art des Pyrénées — Pau Tarbes. Cherchant à dépasser les frontières disciplinaires et à faire état d’un croisement de points de vue et de perspectives, la revue interroge l’articulation entre théorie et pratique, au cœur des problématiques de recherche en école supérieure d’art. Elle n’est pas fondée sur l’évaluation par les pairs. Le premier numéro a été publié en janvier 2013.


Bibliographie

  • GEMSER, G., DE BONTA, C., HEKKERTA, P., FRIEDMAN, K. (2012). « Quality perceptions of design journals : the design scholars’ perspective », Design Studies, Volume 33, Issue 1, January 2012, p. 4-23, en ligne : http://goo.gl/K2tEg
  • FRIEDMAN, K., BARRON, D., FERLAZZO, S., IVANKA, T., MELLES, G., YUILLE, J. (2008). « Design research journal ranking study : preliminary results », Swinburne University of Technology, Faculty of Design, Melbourne, Australia, en ligne : http://goo.gl/2CgUxf
  • LAURENT, S. (2012), « Why a culture of design in France never took off », Design Issues, Volume 28, Number 2, p. 72-77.
  • LE BŒUF J. (2006), Jacques Viénot (1893-1959), pionnier de l’esthétique industrielle en France, Rennes, Presses universitaires de Rennes, « Art & Société ».

Notes

[1]

Les chiffres indiqués ci-après sont tirés de l’article de Ken Friedman daté de 2008, ils ont (parfois beaucoup) augmenté depuis. À titre d’exemple, la liste de diffusion PHD-Design recensait 2 550 abonnés en août 2014 contre les 1400 de 2008 mentionnés ici.

[2]

Agence d’Évaluation de la Recherche et de l’Enseignement Supérieur (France).

[3]

Listes de revues SHS de l’AERES, liste « Arts » (juin 2010), en ligne : http://goo.gl/3oumZE

[4]

Listes de revues SHS de l’AERES, liste « Arts » (juillet 2014), en ligne : http://goo.gl/CDc4w0

[5]

Listes de revues SHS de l’AERES, liste « Histoire, Histoire de l’art, Archéologie » (mars 2009), en ligne : http://goo.gl/AlCZKc

[6]

Je tiens à remercier Jocelyne Le Bœuf, à qui je dois ces précieuses indications.

[7]

La formule est de Peter Muller-Munk, qui affirme avoir cette idée en commun avec J. Viénot (Le Bœuf, 2006, p. 154).

[8]

Sciences de l’information et de la communication.

Plan de l'article

  1. 1 - L’étude quantitative de 2008 : 173 titres, 44 revues influentes
  2. 2 - L’étude qualitative de 2012 : 14 revues en tête
  3. 3 - De quelques initiatives francophones remarquables
    1. 3.1 - Esthétique industrielle (1951 – 1965)
    2. 3.2 - Culture technique (1980 – 1994)
    3. 3.3 - Design Recherche / International Journal of Design and Innovation Research (1990 – auj.)
    4. 3.4 - Revue des sciences et techniques de la conception / International journal of design sciences & technology (1992 – auj.)
    5. 3.5 - Autres initiatives

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